Archives de Tag: travail

Le lin traditionnel et familial de Normandie

Si vous êtes à la recherche de terroir normand et d’artisanat local, venez visiter la ferme de lin d’Anne-Claude Bouquet, une passionnée qui a appelée sa ferme familiale « ACB » des initiales de son nom.

Le lin est une histoire de coeur; il faut beaucoup de temps et de patience pour arriver au produit fini : à partir de la semence de la fleur de lin, il faudra attendre 2 ans afin d’obtenir le tissus que l’on connait.

Rustique, résistant, brut ou blanchi, le lin est un tissus parfait pour les broderies. 

La ferme est un clos masure dans le bocage normand qui vous permettra de plonger un peu dans le passé des bodeuses, tisseuses et fermières, celles que l’on appelle de nos jours agricultrice.  

Les groupes sont aussi invités à venir du  lundi au jeudis à la ferme afin de voir les opérations de teillage de lin, qui sont les premières opérations que l’on pratique sur la plante après récolte.

Cette ferme adhère au groupe « Masters of Linen » qui garantie la qualité du lin dans plus de 60 pays. Cette marque « Masters of Linen » signifie que le  lin est  cultivé et transformé en Europe, dans le respect des règles environnementales et sociales.  

Cette ferme offre depuis 10 ans des produits en boutique. Elle se trouve entre Rouen et Dieppe:

La boutique du Lin d’ACB
650 route du val
76890 Biville la Baignarde
tel: 02 35 32 88 86

Plus sur la ferme : http://lin-acb.oxatis.com/PBCPPlayer.asp?ID=332463

Plus sur  www.mastersoflinen.com

Publié par notre Terre Mère

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Connaissez-vous Diébédo Francis Kéré ?

L’architecte Diébédo Francis Kéré est un fervent défenseur d’une architecture durable, avec une approche écolo et solidaire.
Il a été d’abord un artisan charpentier à Ougadougou au Burkina Fasso. Puis il étudie l’architecture en Allemagne. 

L’association  « Schulbausteine fuer Gando » ( Une pierre pour l’école de Gando) a germé dans la cafétéria de l’université : « Se retrouver entre copains à cet endroit habituel pour boire un café,  discuter et  vouloir changer le monde, c’était beau. Mais comment  le faire, c’est toujours la question. J’ai donc réussi à convaincre mes copains étudiants qu’au lieu de prendre une deuxième tasse de café, mieux vallait contribuer à la construction d’une école à Gando ».

Aujourd’hui, son association compte une trentaine de membres et de nombreux bénévoles. Ceux-ci développent de nombreuses initiatives permettant de financer les projets de construction d’écoles et les prises en charges des élèves.

Il devient lauréat 2009 du « Global Award for Sustainable Architecture » pour son projet d’école à Gando, ce qui le fait connaître aux yeux du grand public.

Dans son village natal de Gando, il a eu l’idée de créer une école à partir des matériaux traditionnels locaux : du bois et de la brique séchée très compressée. Mais il sait aussi que le secret de la réussite passe par l’adhésion de la population à son projet.

Il enseigne alors les techniques de soudure et de construction de briques à l’ensemble des villageois. Tout le monde participe à l’entreprise, des femmes en passant par les enfants, jusqu’aux anciens.
Diébédo Francis Kéré a réussi à sensibiliser les villageois à la lutte contre le danger climatique.

Mais il n’en est pas moins toujours soucieux d’intégrer une architecture « durable » dans des lieux ou les populations ont peu de moyens.
S’il suit les règles traditionnelles de la construction en terre, il trouve des idées novatrice pour l’aération par exemple, et arrive à construire dans des conditions difficiles. C’est pourquoi il a aussi l’intention de poursuivre des projets identiques en Inde et au Yémen, qui ont en plus l’avantage de permettre l’alphabétisation des enfants non scolarisés.

Plus sur son blog: http://www.kere-architecture.com/index.html

ou sur l’association :http://www.fuergando.de/fr/home.html

Cet architecte est présenté en ce moment à l’exposition au MOMA (Musée de l’art moderne) sur « la nouvelle architecture d’engagement social »,   du 3/10/ 2010 au 3/01/ 2011:  http://www.moma.org

Idée proposée par Marie Odile
Publié par notre Terre Mère

Le commerce équitable version ragga muffin

« L’EQUITE COMPTE  » est une animation autour d’une chanson de style « ragga muffin », illustrant la chaîne des métiers intermédiaires entre le producteur et le consommateur de café.

C’est la base du commerce mondial actuel des matières premières comme le coton, les bananes, le cacao et café.

La chanson se termine en disant qu’on peut changer et repenser les échanges commerciaux, de manière plus équitable pour les producteurs.
Plus sur : http://www.artisansdumonde.org
Publié par notre Terre Mère

Parle-nous du travail

« Pour vous la terre produit ses fruits, et vous ne serez jamais dans le besoin si vous savez comment emplir vos mains.

C’est dans l’échange des dons de la terre que vous trouverez l’abondance et serez satisfaits.

Pourtant, s’il n’est fait avec amour et aimable justice, l’échange peut conduire les uns à l’avidité et les autres à la famine.

Quand, sur la place du marché, vous travailleurs de la mer, des champs et des vignes, rencontrez les tisserands, les potiers et les cueilleurs d’épices –

Invoquez alors le maître esprit de la terre, qu’il vienne au milieu de vous et sanctifie les poids et les mesures qui comparent valeur contre valeur.

Et ne tolérez pas que ceux dont les mains sont stériles prennent part à vos transactions, eux qui vendent leurs mots contre votre travail… »

khalil Gibran, Le prophète, 1923 première édition
Peinture à l’huile de Gibran par Yusef Hoyiek, 1908.
Publié par notre Terre Mère

La beauté du travail

khalil gibran-1« Vous travaillez pour pouvoir aller au rythme de la terre et de l’âme de la terre.
Car être oisif, c’est devenir étranger aux saisons, et s’écarter de la procession de la vie,
qui avance majestueusement et en fière soumission vers l’infini.
Lorsque vous travaillez, vous êtes une flûte à travers laquelle le murmure des heures se transforme en musique.
Qui parmi vous voudrait être un roseau muet et silencieux, alors que le monde entier chante à l’unisson ?

On vous a toujours dit que le travail est une malédiction et que le labeur est une malchance.

Mais je vous le dis, quand vous travaillez, vous accomplissez une part du rêve le plus ancien de la terre, qui vous fut assignée lorsque ce rêve naquit.

Et en vous gardant proche du travail, vous êtes dans le véritable amour de la vie.

Et aimer la vie par le labeur est devenir intime avec le plus profond secret de la vie.

…..Le travail est l’amour rendu visible.
Et si vous ne pouvez travailler avec amour mais seulement avec dégoût, il vaut mieux abandonner votre travail et vous asseoir à la porte du temple et recevoir l’aumône de ceux qui oeuvrent dans la joie.
Car si vous faites le pain avec indifférence, vous faites un pain amer qui n’apaise qu’à moitié la faim de l’homme.
Cependant, à moins que l’échange ne se fasse dans l’amour et la justice bienveillante, il conduira les uns à l’avidité et les autres à la faim. »

Khalil Gibran, Le prophète, édition Casterman, p.25

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