Archives de Tag: traditions

Le Matariki des Maoris

Matariki a deux sens pour les Indiens Maori de Nouvelle-Zélande: c’est le nom du groupe d’étoiles connu comme l’amas des Pléiades ou les Sept Sœurs, et le jour du nouvel an maori, Aotearoa. Chaque année, c’est vers la fin mai ou début juin que l’on peut voir avant l’aube ces étoiles Matariki. La nouvelle année correspond à la nouvelle lune suivant cette observation qui se produit au cours de Juin. La chronologie des événements varie en fonction  des tribus, Iwi, et des différences géographiques.

Dans les temps anciens, Matariki était le moment de préparer le terrain pour l’année à venir. On offrait les produits de la terre aux dieux, y compris Rongo, le dieu des cultures. C’était un moment propice à l’éducation des jeunes dans la science de la terre et la forêt. Certains oiseaux et les poissons sont particulièrement faciles à récolter à cette époque de l’année.

Les amas d’étoiles qui signalent le Nouvel An et les fêtes pour les Maoris sont aussi observés et largement célébrés dans tout le Pacifique.
Les Pléiades sont aussi observés et célébré dans le monde entier car ils se rapportent à d’importants événements culturels et mythologiques qui célèbrent les concepts et les activités liées à l’unité, aux rassemblements, aux récoltes et aux plantations… Au fil des siècles, les Pléiades ont été célébrés par les Grecs, les Japonais, les Chinois, les Vikings, les Africains, les Indiens d’Amérique, les aborigènes d’Australie et dans le Pacifique. Certains disent que les âmes supérieures vivent sur les  Pléiades, mais ce ne sont pas des planètes mais des étoiles, des boules gazeuses chaudes de lumière. La lumière qui émane des Pléiades viendrait de la lumière des êtres de conscience supérieure…

Aujourd’hui, lors de Matariki, les Maoris célébrent la place unique qu’ils occupent dans le monde : ils offrent leur respect et leur admiration à la Terre Mère, Papatuanuku.
Tout au long de Matariki, c’est le moment de se souvenir de ses ancètres et d’apprendre à travers leur histoire, celle de la famille. Matariki est une période de changement, un temps pour se préparer, et un temps d’action. Pendant Matariki, les Maoris rendent grâce pour ce qu’ils ont et ce qu’ils ont à donner.
Matariki célèbre la diversité de la vie. C’est une célébration de la culture, la langue, de l’esprit et des gens. 

Publié par notre Terre Mère

8 mars, Journée Internationale de la Femme

En hommage au principe éternel féminin, cette grande force maternelle et nourricière, source de fécondité, de clémence et d’intégration sans laquelle la vie ne serait pas…

À Dame Nature, notre Terre Mère…

William Shakespeare :

“Vous, Nature, êtes ma déesse; à votre loi mes services sont soumis”.

 “Les modes peuvent changer, les idéologies peuvent  aller et venir, mais il demeure que la nature fonctionne comme elle l’a toujours fait, selon des principes qui nous sont familiers. Les éléments nutritifs dans les sols sont recyclés, la pluie est générée par les forêts, et la vie est soutenue par les cycles annuels de la mort et de la renaissance. Chaque animal mort devient nourriture pour d’autres organismes. Brindilles et feuilles en décomposition enrichissent les sols et permettent aux plantes de pousser, alors que les déchets des animaux sont traités par les microbes et les champignons qui les transforment d’une manière totalement efficace, le tout sans créer de grands tas de détritus. Ce processus magique tout entier est réalisé par cycles. Nous savons tous comment les saisons s’enchaînent, cependant une multitude d’autres cycles interdépendants règnent à l’intérieur de ces cycles primordiaux, par lesquels plein de cycles de vie animale et végétale s’harmonisent et font marcher les plus grands cycles. Par exemple, au Printemps, des oiseaux planifient l’éclosion de leurs oeufs pour coïncider avec l’explosion de la population des chenilles dont ils vont nourrir leurs oisillons. Dans ces nombreux cycles sont intégrés des phénomènes d’autorégulation par lesquels les relations entre les prédateurs et leurs proies, le taux de croissance de l’arbre, et la reconstruction de la fertilité du sol vont tous être soumis à des facteurs qui facilitent le changement programmé, la progression à travers les saisons et maintiennent l’ensemble en équilibre. Pas un seul aspect de l’ordre naturel ne fonctionne hors de proportions avec les autres – ou du moins par pour longtemps.”(Citation et extrait de « Harmony »)

À la nature biologique en nous
« La manière dont notre corps fonctionne reflète étroitement la manière dont tous les systèmes dans la nature fonctionnent… les rivières coulent comme le sang circule, en dessinant des spirales ».    (Extrait de « Harmony »)

À la Femme et à la Mère, pilier de la famille et transmetteur de la connaissance, celle qui a trait à la vie, à la nourriture et au bien-être…

« L’alimentation a toujours été le domaine où la femme avait le pouvoir. Elle conservait les semences, s’occupait des légumes, transformait la nourriture, la distribuait. Tant qu’elle avait ce rôle, la société était libre et protégée ». (Propos de Vandana Shiva)

… la femme qui transmet le savoir,  expliquant comment des tapis faits aujourd’hui par des peuples semi-nomades reprennent des motifs vieux de 10,000 ans enfouis dans les sables :

“Ils emportent leurs petits métiers dans leurs voyages et les motifs qu’ils tissent ne sont écrits nulle part. Les femmes qui comptent les noeuds les connaissent tout simplement. Le langage est le langage, quelle que soit sa forme et ainsi, parce qu’un enfant est né avec la capacité naturelle d’apprendre le langage, les petites filles assises aux côtés de leurs mères saisissent ces modèles comme elles saisissent les mots de la langue maternelle. Lorsqu’on leur demande quels motifs elles produisent, ces enfants sont incapables de le dire, et pourtant elles sont capables de passer du tissage d’un motif à un autre sans se référer à un dessin écrit où que ce soit. Les observer travailler, c’est être témoin d’une sagesse intemporelle en action, transmise sur des milliers d’années selon une tradition qui garantit que ce qu’elles produisent aujourd’hui est aussi vibrant qu’au premier jour.”  (Extrait de « Harmony »)

Vandana Shiva, dans le film de Coline Serreau  « Solutions locales pour un désordre global » 

Prince Charles,  livre “Harmony”, paru en novembre 2010 chez Harper Collins, en Français chez Odile Jacob

Publié par Mandarine pour notre Terre Mère

Le Coq Gaulois en voie de disparition


Le Coq Gaulois, le mâle de la Gauloise Dorée, est probablement la race de poule française la plus ancienne et donc génétiquement la proche des coqs sauvages.

On dit que lorsque César envahit la Gaule, il trouva tant de ces poules qu’il nomma les habitants, ceux du pays des Coqs, Gallus en latin, ce qui donna Gallia  la Gaule.

Au Moyen Âge, le coq était un symbole religieux d’espoir et de foi. Puis à la Renaissance, il était associé à l’idée de nation ; les effigies des rois sont souvent accompagnées d’un coq. Il se trouve toujours sur la grille de l’Élysée. Dans la symbolique chrétienne, le coq qui annonce une nouvelle journée est associé au Christ annonce une nouvelle ère.

La Gauloise Dorée n’est pas très grande. La poule peut voler sur plusieurs dizaines de mètres et  à 5-6 mètres de hauteur ce qui est exceptionnel. Le coq lui a un caractère très particulier : si on lui donne de la nourriture, il appelle tout de suite ses poules et la leur distribue. Il ne mange qu’après ! Si ses poules se disputent il intervient immédiatement pour les séparer. Ce sont ces qualités qui ont fait de lui sa popularité, plus que celles liées aux combats de coq autrefois fréquents.

Le Coq Gaulois est considéré par les Français comme un symbole national de la France, même si ce n’est pas officiel. Mais il est en voie de disparition !

Jacques Berger fait parti des rares éleveurs qui sauvegardent cette race, avec patience et intelligence. Toutes les semaines, deux races d’animaux d’élevage disparaissent.  C’est très grave car un millier environ ont été perdues au cours du 20e siècle. De plus, les animaux de races locales sont mieux adaptés à leur terroir et donc plus résistants aux maladies, la biodiversité est une assurance contre l’expansion de maladies, d’éventuelles famines ou catastrophes naturelles.

La fédération ProNaturA France rassemble les personnes qui veulent agir contre la disparition des animaux qu’ils soient sauvages ou d’élevage. Jacques Berger a créé le Conservatoire des Races Rustiques de Sologne pour promouvoir la poule de Contres et le dindon noir de Sologne. La magnifique poule de Contres était pratiquement disparue. Comme la plupart des race très anciennes, elle était dire élevée à la fois pour sa chair et sa ponte, contrairement aux races industrielles actuelles qui sont spécialisées.
Petit récapitulatif :Le mâle de la poule est le coq, le jeune est appelé poussin. Jusque là c’est simple. Mais un pré-adulte mâle s’appelle coquelet puis poulet, si c’est une femelle, on parle de poulette. Un coquelet châtré est un chapon, une poulette sans ovaires est une poularde. Chapons et poulardes ont une chair plus grasse qui intéresse les éleveurs.

Vous pouvez protéger la biodiversité de votre région en adoptant une ou plusieurs de ces races en voie de disparition. N’hésitez pas à contacter Jacques Berger:  02 38 75 51 04 (heures des repas) bergerj45@aol.com
Fédération ProNaturA France : http://pronaturafrance.free.fr/Berger.html

Publié par notre Terre Mère

Le lin traditionnel et familial de Normandie

Si vous êtes à la recherche de terroir normand et d’artisanat local, venez visiter la ferme de lin d’Anne-Claude Bouquet, une passionnée qui a appelée sa ferme familiale « ACB » des initiales de son nom.

Le lin est une histoire de coeur; il faut beaucoup de temps et de patience pour arriver au produit fini : à partir de la semence de la fleur de lin, il faudra attendre 2 ans afin d’obtenir le tissus que l’on connait.

Rustique, résistant, brut ou blanchi, le lin est un tissus parfait pour les broderies. 

La ferme est un clos masure dans le bocage normand qui vous permettra de plonger un peu dans le passé des bodeuses, tisseuses et fermières, celles que l’on appelle de nos jours agricultrice.  

Les groupes sont aussi invités à venir du  lundi au jeudis à la ferme afin de voir les opérations de teillage de lin, qui sont les premières opérations que l’on pratique sur la plante après récolte.

Cette ferme adhère au groupe « Masters of Linen » qui garantie la qualité du lin dans plus de 60 pays. Cette marque « Masters of Linen » signifie que le  lin est  cultivé et transformé en Europe, dans le respect des règles environnementales et sociales.  

Cette ferme offre depuis 10 ans des produits en boutique. Elle se trouve entre Rouen et Dieppe:

La boutique du Lin d’ACB
650 route du val
76890 Biville la Baignarde
tel: 02 35 32 88 86

Plus sur la ferme : http://lin-acb.oxatis.com/PBCPPlayer.asp?ID=332463

Plus sur  www.mastersoflinen.com

Publié par notre Terre Mère

Herboriste, métier en voie de disparition

En France, les plantes médicinales sont inscrites à la pharmacopée, c’est-à-dire que seuls les pharmaciens peuvent les vendre. Heureusement, 145 espèces et une centaine d’aromates et épices sont encore (?) en vente libre suite à la loi de 2008.

Mais si l’on peut justifier d’un usage non thérapeutique en Europe, lié à la tradition culinaire par exemple, une plante cesse alors d’être sous le monopole des pharmaciens. Il faut cependant pouvoir le prouver.

Les peuples dits primitifs, vivent en harmonie avec la nature sans avoir jamais entendu parler de chimie ou de biochimie. Ils ont acquis un savoir faire exemplaire dans la manipulation des plantes médicinales qui les entourent, mais c’est un savoir empirique qui ne peut pas plaire aux industries pharmaceutiques.

Certaines plantes sont dangereuses et même toxiques si l’on ne sait pas s’en servir, mais la plupart recèlent des substances curatives si savamment dosées qu’aucun chimiste ne serait capable de reproduire un tel dosage.

Par exemple, l’ail sous forme de gélules peut provoquer un accident cardiovasculaire si on arrête soudain d’en prendre après une longue cure de plusieurs gélules par jour. Mais, le consommer sous sa forme naturelle est tout de bien mieux adapté à notre organisme !
De même, le millepertuis devient photosensibilisant s’il est pris en usage externe sur la peau mais pas par voie orale.

Le diplôme d’herboriste n’est plus reconnu depuis 1945 en France, et sa formation est maintenant obsolète. Malgré le nombre de dossiers déposés au parlement pour redéfinir une formation digne de ce nom, il ne semble que le sujet n’ait pas encore intéressé suffisamment de personnes pour que les autorités daignent s’atteler à un dossier aussi difficile.

Il faudrait portant rapidement recréer un vrai statu pour l’herboriste sinon cette profession va totalement mourir au profit des industries pharmaceutiques qui vendent gélules sur gélules.

D’ailleurs, ce qui rend les plantes dangereuses, c’est aussi leur transformation par les laboratoires qui concentrent énormément leurs principes actifs et dont la consommation sous cette forme répond surtout à des critères économiques.

Pour obtenir la liste des 145 plantes :
http://www.passerelleco.info/article.php?id_article=407

Photo : la fleur de bourrache est la fleur du courage.
Publié par notre Terre Mère

Bombay, capitale mondiale du SIDA

La situation :
L’Inde est à la première place des pays ayant des personnes contaminées par le VIH. Dans le monde, 1/8 des personnes contaminées vivent en Inde.

Bombay détient le record des décès liés au VIH, car 1/5 des personnes souffrant du VIH en Inde, vivent dans cette ville du Maharastra, qui compte 23 millions d’habitants. Beaucoup de ces malades développent la maladie du SIDA car ils n’ont pas un réel accès aux soins.

Selon l’Onu Sida, l’Inde aurait le plus grand nombre de malades du SIDA, bien plus que l’Afrique du Sud : 5,7 millions de cas (chiffres de 2006).

En 2004, une unité pour maladies opportunistes comme la méningite ou la tuberculose est créé dans un hôpital prestigieux de la ville, le J.J. Hospital. Le professeur Alaka Deshpande, chef du service, fait ce qu’elle peut avec les faibles moyens qui lui sont attribués : 200 personnes par jour pour un médecin, 300 visites par jour pour recevoir les médicaments contre le VIH. Cela représente de longues heures d’attente pour les patients qui viennent souvent de très loin, car ici, les médicaments sont gratuits, enfin ceux de première ligne (les anciennes trithérapies).

Une crise sanitaire :
Seuls 10 hôpitaux en Inde possèdent des médicaments de deuxième ligne qui ne sont donnés qu’à ceux qui ne répondent plus aux anciens médicaments car ils sont payants. Depuis six ans les produits de première ligne sont gratuits mais les effets secondaires sont très graves. Mais seulement 30% des malades ont accès à ces médicaments gratuits au Maharastra.

Par exemple, le docteur Alaka Deshpande ne peut pas faire le test qui mesure la charge virale, c’est-à-dire qui mesure la quantité de VIH qu’il y a dans le sang, même si son hôpital est l’un des meilleurs du pays. C’est très frustrant pour un médecin de travailler ainsi mais selon ses propos Alasha « n’a plus la force de se battre contre la bureaucratie. »

Même si l’Inde est au 11 rang des puissances mondiales, la plus grande démocratie du monde, elle ne consacre que 1% de son budget à la santé, contre 11% en Afrique du Sud par exemple.

La maladie taboue :
Il y a 6 ans, la maladie du VIH n’avait pas d’existence officielle. Le gouvernement masquait le problème sanitaire pour ne pas nuire à son image. Les chiffres annoncés pour cette année, un peu plus  2 millions de cas, sont bien loin de la réalité, d’autant que beaucoup ne sont pas recensés dans les petites villes.

La majorité des malades croit qu’il existe un remède pour devenir séro négatifs et guérir du SIDA. La plupart ne sait pas comment ils ont attrapé la maladie.

L’analphabétisme, la misère mais aussi la tradition n’aident pas à lutter contre le SIDA.

C’est toujours la maladie de la honte qu’il faut cacher.

La propagation :
Il semble que les prostituées soient le maillon le plus important de transmission de la maladie car 95% des séro positifs sont hétérosexuels. Les malades sont des gens qui n’avaient jamais entendu parler de la maladie avant d’être eux-mêmes atteint, et qui ne prennent pas de précautions comme les préservatifs.

Certains médecins refusent toujours d’opérer des malades atteints du VIH.

Depuis le 7 novembre 2009, la Haute Cour de Justice a dépénalisé l’homosexualité, car avant, un médecin ne pouvait pas soigner un patient dont l’homosexualité était révélée. Hors, 1/10 des homosexuels sont séro positifs en Inde. Depuis un an, des associations peuvent agir au grand jour pour informer ces populations et distribuent des préservatifs.

Il faudrait faire de même pour le reste de la population d’ailleurs.

L’industrie pharmaceutique :
Pourtant, à Goa, l’entreprise SIPLA produit beaucoup de médicaments génériques. Entre 1972 et 2005, l’Inde ne reconnaissait pas les brevets internationaux, donc SIPLA a produit 90% des médicaments qui vont en Afrique du Sud ou dans les autres pays pauvres. Leurs machines sont importées d’Europe et leur entreprise de 7000 salariés est régulièrement contrôlée. Ils sont à la pointe et très compétitifs : leurs médicaments, pas seulement pour le SIDA,  coûtent 10 à 50 fois moins chers qu’en occident.

Donc depuis 2005, l’industrie pharmaceutique ne peut plus produire de médicaments sans payer les brevets, donc ne produira pas de médicaments de deuxième ligne (nouvelles trithérapies) d’une façon bon marché ; que va-t-il arriver aux patients des pays pauvres ?

Les charlatans :
12% des médicaments vendus en pharmacie sont issus de la contrebande et sont insuffisamment dosés, d’autant que les médecins n’ont en général pas les moyens de vérifier si le traitement marche puisqu’ils ne peuvent calculer la charge virale.

De plus, les Indiens s’en remettent à Dieu à leur gourou au lieu de se prendre en charge et se soigner. Des médecins charlatans vendent des traitements à base d’herbe : bien sûr, des procès ont engagés contre eux mais ils ont tellement d’influence sur la population.

Certains faux gourous surfent sur la vague et proposent de se soigner par l’Ayurveda, disant que cette médecine, à l’origine des autres, est plus efficace que l’allopathie et laissant croire que l’on peut guérir en 3 mois du SIDA. Mais ces faux gourous ont de forts appuis politiques et sont intouchables. Ce manque d’information touche tout le monde, aussi la classe moyenne.

La réponse :
Le gouvernement indien doit réagir avec honnêteté à cette situation dramatique qui ne fera qu’empirer s’ils ne prennent pas les choses en main.

Il faut impérativement briser le tabou qui entoure le SIDA en Inde et informer la population des modes de propagations, de la virulence du virus et de notre incapacité à le contrer. Il faut juguler l’épidémie en Inde, il en va de notre survie à tous, car si on abandonne le sous-continent indien, on n’éradiquera jamais cette maladie.

Article fait à partir du magnifique travail d’investigation de Sophie Ent et de Ted Sand, documentaire sur Arte 2010

Plus sur: http://inde.aujourdhuilemonde.com/au-jj-hospital-de-bombay-le-sida-est-soigne-gratuitement

Publié par notre Terre Mère

Du charbon contre le choléra ?

Un choléra impitoyable attaque en ce moment Haïti.

Le choléra est une infection diarrhéique aiguë provoquée par l’ingestion d’aliments ou d’eau contaminés par le bacille Vibrio cholerae ou bacille virgule, qui est très nocive pour l’homme et peut tuer une personne en moins de 24 heures.

Même si 75% des sujets infectés par le virus n’ont aucun symptôme et que les 25 %restant ont en général des symptômes peu invalidants, il reste environ 5% des cas pour qui la diarrhée aiguë peut être mortelle, si la déshydratation n’est pas traitée immédiatement.

Voici une recette qui pourrait aider ceux qui souffrent de cette maladie, et qui n’ont, comme les Haïtiens, que très peu de moyens.

Elle est à base de charbon de bois qui arrête la diarrhée et nettoie aussi le transit intestinal.
On conseillera plutôt le bois provenant de coques de noix de coco, peuplier, tremble ce qui n’est pas forcément facile à obtenir.

Pourquoi ça marche ?

Le charbon végétal retient les virus dans sa structure et permet de les éliminer par les selles car il a un fort pouvoir absorbant au niveau de l’intestin.

Le charbon végétal est aussi utilisé pour traiter les troubles digestifs tels que douleurs abdominales, ballonnements, troubles du transit. Il supprime l’aérophagie, les éructations, les gaz intestinaux, et la mauvaise haleine due à une trop forte fermentation intestinale.

La recette :

– écraser le charbon jusqu’à obtenir une poudre fine.
– mettre entre 50 et 100g de cette poudre mélangée à 1 verre d’eau de 25cl
– laisser reposer pendant 20mn
– puis boire la solution obtenue.

Posologie: 1 verre 3 fois par jour.
On peut boire jusqu’à 4 ou 5 verres par jour en cas de crise aigüe.

Qu’en pensez-vous ?
Recette proposée par Echimane Anoh, Ethnopharmacologue, Abidjan- Cote D’ivoire.

Publié par notre Terre Mère

Connaissez-vous Diébédo Francis Kéré ?

L’architecte Diébédo Francis Kéré est un fervent défenseur d’une architecture durable, avec une approche écolo et solidaire.
Il a été d’abord un artisan charpentier à Ougadougou au Burkina Fasso. Puis il étudie l’architecture en Allemagne. 

L’association  « Schulbausteine fuer Gando » ( Une pierre pour l’école de Gando) a germé dans la cafétéria de l’université : « Se retrouver entre copains à cet endroit habituel pour boire un café,  discuter et  vouloir changer le monde, c’était beau. Mais comment  le faire, c’est toujours la question. J’ai donc réussi à convaincre mes copains étudiants qu’au lieu de prendre une deuxième tasse de café, mieux vallait contribuer à la construction d’une école à Gando ».

Aujourd’hui, son association compte une trentaine de membres et de nombreux bénévoles. Ceux-ci développent de nombreuses initiatives permettant de financer les projets de construction d’écoles et les prises en charges des élèves.

Il devient lauréat 2009 du « Global Award for Sustainable Architecture » pour son projet d’école à Gando, ce qui le fait connaître aux yeux du grand public.

Dans son village natal de Gando, il a eu l’idée de créer une école à partir des matériaux traditionnels locaux : du bois et de la brique séchée très compressée. Mais il sait aussi que le secret de la réussite passe par l’adhésion de la population à son projet.

Il enseigne alors les techniques de soudure et de construction de briques à l’ensemble des villageois. Tout le monde participe à l’entreprise, des femmes en passant par les enfants, jusqu’aux anciens.
Diébédo Francis Kéré a réussi à sensibiliser les villageois à la lutte contre le danger climatique.

Mais il n’en est pas moins toujours soucieux d’intégrer une architecture « durable » dans des lieux ou les populations ont peu de moyens.
S’il suit les règles traditionnelles de la construction en terre, il trouve des idées novatrice pour l’aération par exemple, et arrive à construire dans des conditions difficiles. C’est pourquoi il a aussi l’intention de poursuivre des projets identiques en Inde et au Yémen, qui ont en plus l’avantage de permettre l’alphabétisation des enfants non scolarisés.

Plus sur son blog: http://www.kere-architecture.com/index.html

ou sur l’association :http://www.fuergando.de/fr/home.html

Cet architecte est présenté en ce moment à l’exposition au MOMA (Musée de l’art moderne) sur « la nouvelle architecture d’engagement social »,   du 3/10/ 2010 au 3/01/ 2011:  http://www.moma.org

Idée proposée par Marie Odile
Publié par notre Terre Mère

Les Yawalapitis

Voici un groupe d’Indiens vivant au coeur de la forêt amazonienne et qui n’a presque jamais eu de contacts avec l’homme blanc.

La dernière fois remonte au années 1970 où la quasi totalité de leur tribu, à part 7 rescapés, mourut de la variole. Cependant, ils sont menacés par le projet du gouvernement brézilien de construire un gigantesque barage qui inonderait toute leur région de Xingu, leur forêt, toute leur vie en quelque sorte.

Malgré leur relative autarcie leurs jeunes gens qui sont allés « à la ville » en connaissent peu sur notre société, si ce n’est le nom de Mickael Jackson.

Dans leur culture, l’homme et la femme sont égaux bien qu’avec des rôles différents. Voici un aspect de leur spiritualité:  

« L’Indien vient au monde avec 3 âmes. La première et la deuxième, nées de l’homme et de la femme, meurent avec l’individu ; la troisième – le Yankatu, n’est que pure essence et beauté et c’est elle qui confère à l ‘être humain sa dignité. A sa mort, un Indien est enterré avec ses possessions. On place sur sa tombe son arc et ses flèches, armes dont il aura besoin au cours du périlleux voyage à travers les sombres régions du firmament, qui le mènera à l’Ivák, le village céleste où son âme vivra après sa mort. »

Publié par notre Terre Mère

La Terre est vénérée en Inde

Les Indiens ont encore un folklore très riche et une tradition de vénération de la Terre. Plusieurs fêtes rendent hommage aux ressources tirées du sol et ce qui est en rapport avec l’agriculture, le travail en mer ou sur terre, sont très respectés. Voici quelques exemples:

A la fin des Moussons, fin août, c’est l’époque où les marins reprennent la mer, ils célèbrent le Narali Purnima. « Naral  » signifie « noix de coco » et « Purnima » « pleine Lune ». Cette fête annonce le début de la saison de pêche. C’est une façon pour eux de demander la clémence de la mer et des éléments. Lors de ces réjouissances, les pêcheurs offrent des noix de coco à la mer, chantent et dansent ses louanges avant de s’élancer dans leurs bateaux joliment décorés.


La fête des récoltes « Pola » est célébrée par tous les fermiers. Ce jour, les bœufs, qui font parti et de l’économie du village, sont à l’honneur : on les nettoie, les orne de guirlandes de fleurs, on leur donne des sucreries. Un cortège se déplace à travers tout le village au son des tambours. Ce jour là, les bœufs ne travaillent pas.

Avant de construire sa maison, on rend en Inde hommage à Shri Bhoomi Devi qui est la déité de la Terre-Mère, en chantant ses louanges, offrant des fleurs, et en partageant des douceurs avec la famille et les amis sur le terrain, avant d’en construire les fondations.

Plus sur: http://ecotraditions-inde.over-blog.com/article-33795006.html

Publié par notre Terre Mère