Archives de Tag: réchauffement

Méga-pollueurs de la planète, qui sont-ils ?

Alors que 8 pays sont réunis à Camp David (USA) pour décider des conditions de vie sur toute la planète, il est temps d’en finir avec le mythe du progrès, anonyme et inéluctable. Certes nous sommes tous responsables par notre mode de vie gaspilleur, mais il y a plus …

Le Forum International de la Globalisation (IFG), institut indépendant installé à San Francisco, qui regroupe économistes et chercheurs dont Vandana Shiva,  a tenté d’y voir plus clair, tant le sujet est opaque. Dans un rapport « Outing The Oligarchy », 50 méga-pollueurs ont ainsi pu être identifiés. Ils sont milliardaires, leurs fortunes cumulées représentent 613 milliards d’euros, soit plus que le Fonds européen de stabilité, censé défendre la zone euro contre la spéculation. Ils dépensent des millions pour contrôler et influencer gouvernements et opinions, anesthésier la conscience collective.

Quelques exemples :
Le Mexicain Carlos Slim, l’homme le plus riche détient 222 entreprises à travers le monde, aussi bien dans les télécommunications, la banque, l’industrie minière, l’énergie, la restauration ou la santé, employant 250 000 personnes et générant un chiffre d’affaires annuel de 386 milliards de dollars. Depuis la sortie du rapport, sa fortune a cru de 59 à 74 milliards : la concentration des richesses s’accélère et s’aggrave. Les industries de Carlos Slim ne reculent devant rien : déplacement forcé de populations pour ériger des barrages, contamination de sols à l’arsenic, destruction de villages, conditions de travail exécrables… Mais « ses partenariats, comme son initiative en faveur de la santé avec le gouvernement espagnol et Bill Gates, lui permettent de construire et de soigner une image positive… », regrettent les chercheurs de l’IFG.

Lakshmi Mittal, patron d’Arcelor, non content de ses 19,2 milliards de dollars, continue de vider les hauts-fourneaux français et européens, pour  » rationaliser » les coûts et profiter des pays où la réglementation publique est faible, ou inexistante. Son réseau d’influence est tentaculaire : de Wall Street où il est administrateur de Goldman Sachs, à l’Europe, où il est administrateur d’EADS, en passant par l’Afrique du Sud, le Kazakhstan ou l’Ukraine.

David et Charles Koch, dans l’état du Kansas, sont à la tête d’un vaste conglomérat d’entreprises opérant principalement dans le secteur de la pétrochimie. Leur fortune est estimée à 50 milliards de dollars. « Koch Industries » est un des 10 plus grands pollueurs des États-Unis, et a été poursuivi sous l’administration Clinton pour plus de 300 marées noires dans six États.

Les 2 frères Koch sponsorisent le cercle des climato-sceptiques, qui nient le changement climatique. Entre 2005 et 2008, ils ont dépensé plus d’argent que Exxon Mobil (18,4 millions d’euros) pour financer des organisations qui, selon Greenpeace, « répandent des informations erronées et mensongères à propos de la science du climat et des politiques d’énergies propres ». Ils sont les financiers à l’origine du Tea Party qui contrôle 100 représentants sur 435 à la chambre !!

Comme le préconise le rapport de l’IFG il y a urgence à prendre des mesures pour assurer une véritable distribution des richesses, prévenir et sanctionner les dégradations environnementales.  Car « une augmentation de 4 °C de la température mondiale (…) est une condamnation à mort pour l’Afrique, les petits États insulaires, les pauvres et les personnes vulnérables de l’ensemble de la planète », alertait Nnimmo Bassey, président des Amis de la Terre International. Ou bien,  les 1 % les plus riches de la planète ont-ils décidé qu’il était acceptable d’en sacrifier les 99 % ?

Plus sur: http://www.bastamag.net/article1988.html?id_mot=80
“Outing The Oligarchy”, billionaires who benefit from today’s climate crisis, International Forum on Globalization (IFG) : http://ifg.org/programs/plutonomy.html#OTO
Publié par Mandarine pour notre Terre Mère

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Les abeilles meurent…les bourdons aussi

En 20 ans, les bourdons ont presque disparu aux Etats-Unis et en Europe. Aux Etats Unis, il y a  15 espèces de bourdon sur les 250 connues dans le monde : sur ces 15 espèces, 4 ne sont plus qu’à 10% de leur population initiale (voire 6% ). La cause de leur mortalité est due à la combinaison de plusieurs facteurs, comme pour les abeilles, mais surtout  au microscopique Nosema bombi.
Et pourquoi ce champignon est-il devenu si pathogène ?
Les Annales de l’Académie nationale américaine des sciences (PNAS) n’expliquent pas ces mortalités. Mais il faut dire que les pesticides et le changement climatique n’ont pas été pris en compte dans leurs études. Etonnant non ?
C’est sûr, quand on ne cherche pas, on ne trouve pas.

En plus,  le pollen des fleurs est  un « nid à  virus » pour tous les pollinisateurs notamment les bourdons, les abeilles et les papillons. Même si la science ne sait pas encore mesurer, dans le cas de fortes populations, la durée de vie d’un virus sur une fleur, il y a des chances que les insectes se transmettent les maladies.
Les bourdons sont le vecteur de pollinisation des plantes sauvages par excellence. Et aussi, pour les  tomates, les fraises et les les baies pour lesquelles ils sont les polinisateurs essentiels.
Ces productions représentent des récoltes dont la valeur est estimée en milliards de dollars. C’est ce qui fait réagir les producteurs de fruits et légumes. En Europe, au Japon et en Israël, des bourdons sont élevés pour ensuite être loués chez des producteurs de tomates… Idem pour la location de ruches d’abeilles dans les immenses vergers de pommes américains.
Les pays émergents ne sont pas en reste : le Mexique et la Chine sont en train de créer ses élevages de bourdons.

Malgré tout, ce n’est pas une réponse écologique au problème, c’est de la survie.

Plus sur: http://www.maxisciences.com/bourdon/la-disparition-des-bourdons-inquiete_art11589.html
Photo sur: http://photosazur.wordpress.com/
Publié par notre Terre Mère

Beauté empoisonnée des champs de tulipes

Des tulipes à perte de vue, océan de fleurs et de …pesticides, piège mortel pour les abeilles.

La floriculture à grande échelle comme ce qui se pratique en Hollande ou depuis peu dans le Finistère en Bretagne, est surtout une standardisation des fleurs. Les cultures en plein champ ou en serre, poussent sur des « sols » artificiels, qui sont désormais la norme pour les productions en pots.

Elles sont arrosées de phytorégulateurs : ce sont des produits phytopharmaceutiques comme les insecticides, antiacariens, nématicides, fongicides, bactéricides…
Ces floricultures utilisent donc beaucoup de produits chimiques et de pesticides. On peut dire que leur impact environnemental est négatif, sans parler de celui sur la santé des floriculteurs !

Ces cultures sont à l’évidence une perte de biodiversité, car elles utilisent des espaces naturels pour planter des souches homogènes, souvent clonées. Elles sont responsables de la mortalité de plusieurs insectes : les abeilles, les papillons, qui sont attirés par les plantations mais tués par les insecticides.

L’éclairage est artificiel et la température, l’humidité, sont contrôlées par un système électronique. Nous sommes loin du jardin de grand père.

Les serres étant fortement éclairées la nuit, contribuent d’abord à la pollution lumineuse, mais surtout au réchauffement climatique et à la production de gaz à effet de serre, notamment par leur transport qui se fait souvent par avion.

Une réponse possible à ce problème :
Obtenir un label bio ; pour cela, il faudrait avoir recourt à l’utilisation d’insectes prédateurs contre les pucerons, les acariens et beaucoup d’autres insectes ravageurs. Ces insectes seraient des auxiliaires qui éviteraient l’utilisation de produits chimiques.

Publié par notre Terre Mère

Une catastrophe naturelle, une réaction artificielle

Le Pakistan est un pays complexe, mais on l’aborde souvent sous l’angle du  terrorisme ou de la corruption de son gouvernement.

Cela en fait un pays effrayant qui est en plus musulman et doté de l’arme nucléaire !
La communauté internationale et tout particulièrement les Américains sont extrêmement mal à l’aise.

Pour les médias internationaux,  le Pakistan reste le méchant de service. Connaissez-vous ses incroyables paysages, sa cuisine épicée, sa tradition musicale en constante évolution, ou encore ses nombreux sportifs de talent ? Non, car notre attention est bloquée par des apriorismes négatifs.

Pourtant, devant la catastrophe liée aux innondations on devrait réagir, mais visiblement peu de gens sont touchés…

La catastrophe est pourtant très importante, mais, serait-ce une punition divine ? Encore une idée qui nous empêche d’avancer vers la compassion face à une catastrophe humanitaire sans précédant.

Ce sont sans doute les premiers grands tourments d’un réchauffement climatique ..

Plus sur : http://fr.news.yahoo.com/3/20100826/twl-pakistan-inondations-2f4e741.html

Publié par Notre Terre Mère

Taxe carbone: aux frontières de l’Europe

Appliquer la taxe carbone française sans établir de taxation aux frontières de l’Europe signifierait mettre la charue avant les boeufs, plus une grosse pénalité pour les Français !

Le chef de l’Etat, Nicolas Sarkosy vient sans doute d’avoir la même idée :
« Je dis très clairement que la France montrera l’exemple, que nous voulons tenir nos engagements de limitation des émissions de gaz à effet de serre, mais que nous voulons dans le même temps une taxe carbone aux frontières de l’Europe…
Nous n’imposerons pas à nos industriels des contraintes si, dans le même temps, on autorise les importations venant de pays qui ne respectent aucune des règles environnementales à inonder nos marchés », a-t-il déclaré dans un entretien accordé au Figaro.

Plus sur le dossier du Figaro :http://www.lefigaro.fr/vert/taxe-carbone.php
Publié par notre Terre Mère

Les Américains: climat-septiques

Le président américain Barack Obama tente de convaincre le Sénat puis le Congrès d’adopter un projet de loi sur le climat. Mais beaucoup d’élus américains hésitent car ces derniers temps, leurs concitoyens sont préoccuppés par le chomage et la crise.

L’institut de sondage « Gallup » vient de révéler les résultats de son enquête faite début mars : 48% des Américains pensent que l’inquiétude face au réchauffement est exagérée. Ce qui est inquiétant, c’est qu’ils étaient 41% l’an dernier et 31% en 1997.

35% sont totalement dans l’irréel et pensent que rien ne se produira au cours de leur vie.

L’Union des scientifiques inquiets (UCS) a publié mardi une lettre pressant le Congrès américain d’adopter une loi sur le changement climatique, plus de 2.000 scientifiques climatiques et économistes, dont des Prix Nobel ont signé cette lettre. Les Etats-Unis se sont engagés à réduire 17% de leurs émissions de carbone d’ici à 2020 par rapport à 2005 : si le Congrès ne vote pas cette loi, comment atteindre cet objectif ?

Remarque : ce chiffre qui paraît assez bas reste toutefois supérieur à celui enregistré dans certains pays européens !

Publié par notre Terre Mère

Copenhague, la suite

A ce jour, 56 pays ont respecté leur promesse d’agir contre le réchauffement climatique et ont présenté à l’ONU un plan d’action. C’est d’autant plus positif qu’ils produisent 80% des émissions mondiales de gaz à effet de serre!

Le Premier ministre danois Lars Loekke Rasmussen, en est réjoui même s’il estime qu’il reste un long chemin à parcourir.

Il appelle à de nouvelles négociations pour « rendre opérationnels les éléments dans l’Accord de Copenhague ».

Cet accord respecte la limite d’un réchauffement de 2°C comme les experts du climat le préconisent. Mais, et c’est pourquoi on a crié à l’échec,  il n’est pas non contraignant et ne fixe aucun calendrier.

Fin novembre 2010 à Mexico, la prochaine conférence pourra se dérouler plus sereinement, sans épée de Damoclès au-dessus de la tête de Barack Obama, comme c’était le cas avec sa réforme de la santé.
Plus sur Maxisciences

 Publié par notre Terre Mère

Copenhague, victoire ou échec ?

Un verre à moitié vide ou à moitié plein


Les écologistes français sont furieux contre les politiques : pour eux, Copenhague est un fiasco.
Mais après deux semaines de débats houleux, la dernière ligne droite, la réunion des 130 chefs d’Etat suivie d’une nuit de tentatives tendues, ont abouti à un accord adopté vendredi par 28 pays industrialisés et émergents.
Il a été impossible d’adopter un texte commun au vu des divergences entre les pays en développement.
Jugé « insuffisant » par Barack Obama et Nicolas Sarkozy, ce dernier admet pourtant que c’est « le meilleur accord possible » au vu des circonstances. Le document est très court (3 pages) mais fixe l’objectif d’un réchauffement à 2 degrés par rapport aux niveaux pré-industriels.
Ouf, c’est beaucoup mieux qu’un cul de sac sans accord du tout.

« Ce n’est peut-être pas tout ce que nous espérions, mais cette décision de la conférence des parties est une étape essentielle », dit le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon.


En tous les cas, le sommet de Copenhague est une victoire pour la citoyenneté: jamais encore on avait vu une telle action populaire généralisée, partagée par tant d’organisations aussi diverses.
Cela prouve bien que le changement de mentalités et de comportement est en marche et que les citoyens du monde sont en avance sur leur dirigeants. C’est un bel espoir pour l’avenir, il ne faut pas lâcher…
Publié par notre Terre Mère

Copenhague, ça se passe aujourd’hui!

En attendant la fin des discussions, et en espérant toujours une conclusion positive, voici l’invitation de « Raise your voice » qu’ont lancé You tube et CNN il y a deux mois, à tous ceux qui ont bien voulu s’exprimer par l’image sur le problème du réchauffement climatique. Cela a abouti à un foisonnement libre et mondial de clips originaux et souvent très esthétiques.

Les quatre jeunes lauréats du concours ont pu assister aujourd’hui aux débats à l’intérieur du Bella Center, pas moins !
Ce sont : Gibran Chequer Fadlalah du Brézil, Paul Darwynn Garilao, des Philippines, Alfonso Oriostre des Philippines, Breno Almeida Coelho du Brézil.
Publié par notre Terre Mère

Copenhague, dixième jour, questions

Les dirigeants du monde commencent à se rassembler à Copenhague, afin de tenter de trouver en deux jours un accord sur le climat.
Certaines décisions clés n’ont toujours pas été faites.
Il est difficile de savoir comment financer un accord qui pourrait impliquer le transfert de milliards de dollars en provenance des pays industrialisés vers les pays en développement.

Les délégués restent à couteaux tirés pour décider des mécanismes à utiliser pour réduire les émissions, et il ya un débat continu sur la façon de contrôler le respect de ce traité.

Quelle sorte de traité contraignant les décideurs vont-ils produire l’an prochain, le nouveau délai qu’ils se sont fixé ?

Hier, l’ancien Vice President Al Gore a exhorté la foule du Bella à continuer de faire pression pour obtenir un accord constructif. « Ma requête est la suivante: réalisez ce qui est en jeu et arrivez à un résultat qui donne une impulsion au processus », a-t-il dit lors de son intervention qui dura une heure.

Plus en anglais sur : http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2009/12/15/AR2009121505077.html?hpid%3Dtopnews&sub=AR
Publié par notre Terre Mère