Archives de Tag: psychologie

Le témoignage spirituel de la scientifique Jill Bolte

Après son accident cérébro vasculaire, la neurologue spécialiste du cerveau Jill Bolte a perdu les compétences de son « cerveau gauche » (côté droit du corps, mais à gauche sur le front). Finies les facultés liées à la catégorisation, à l’organisation, à la capacité de décrire, juger et analyser de manière critique les choses.
C’est en général ce qu’on utilise le plus dans nos sociétés, comme le centre du langage et donc de l’ego. La conscience de Jill s’est éloignée de la réalité normale que l’on a du mode.
En l’absence des circuits neuronaux de son cerveau gauche, sa conscience s’est déplacée pour ne connaître que le moment présent. Elle s’est alors sentie ne faisant qu’un avec l’Univers (l’expérience du Soi).
« Je crois que plus nous passons de temps à gérer nos circuits de paix intérieure profonde et plus nous projetons ce sentiment de paix dans le monde.  »
Jill Bolte
Puis elle a décrit ses expériences artistiques et sa nouvelle vision de la fraternité humaine.
Un témoignage extraordinaire à ne pas manquer.

Publié par notre terre mère

L’ombre » selon Jung.

L’ombre est un des archétypes que Jung a décrit dans ses œuvres. Il montre qu’un aspect qui pourrait apparaître comme négatif, donc nuisible, est en fait un tremplin pour avancer. Avec cette notion, on sort enfin de la dichotomie instaurée par une mauvaise interprétation de la chrétienté.

Dans « L’âme et la vie », on peut lire ceci:
« L’ombre est quelque chose d’inférieur, de primitif, d’inadapté et de malencontreux, mais non d’absolument mauvais….Il n’y a pas de lumière sans ombre et pas de totalité psychique sans imperfection. La vie nécessite pour son épanouissement non pas de la perfection mais de la plénitude. Sans imperfection, il n’y a ni progression, ni ascension. »

Jung, dans « L’homme et la découverte de son âme »,  parle de la projection que nous faisons de cette ombre personnelle sur autrui, afin d’essayer de sortir du sentiment de culpabilité qui imprègne notre culture. A la manière des contes pour enfant, cette ombre serait la mauvaise fée, et la découvrir chez quelqu’un d’autre que soi serait une façon de conjurer le mauvais sort, destin malheureux enfermé dans cette ombre. Mais, une autre façon de voir les choses, c’est de penser que cette ombre est une clé pour faire son introspection :
« De deux choses l’une, nous connaissons notre ombre ou ne la connaissons pas ; dans ce dernier cas, il arrive souvent que nous ayons un ennemi personnel sur lequel nous projetons notre Ombre, dont nous le chargeons gratuitement, qui, à nos yeux, la porte comme si elle était sienne, et auquel en incombe l’entière responsabilité  ; c’est notre bête noire, que nous vilipendons et à laquelle nous reprochons tous les défauts, toutes les noirceurs et tous les vices qui nous appartiennent en propre! Nous devrions endosser une bonne part des reproches dont nous accablons autrui! Au lieu de cela, nous agissons comme s’il nous était possible, ainsi, de nous libérer de notre Ombre; c’est l’éternelle histoire de la paille et de la poutre. »

On pourrait aller plus loin et penser que ce même travail d’introspection peut se faire à l’échelle d’un pays. On pourrait donc imaginer que la zone d’ombre serait un méchant pays en guerre, qui a lui seul focaliserait toutes les peurs de voir ressurgir le spectre de la guerre européenne, et que de s’en occuper « de loin » pourrait éloigner le mauvais sort. Mais encore, « l’introspection collective » aiderait à mettre à jour cette « ombre collective », d’aucuns l’appelleraient « karma », et aiderait à vraiment affronter les vrais problèmes de société, au lieu de courir après des désirs inassouvissables par nature.
Radha, pour notre Terre Mère

TV: lobotomie ou loisir préféré des Français?

Tout ce qui est neuroscience, recherches fondamentales sur le cerveau, est utilisé par une nouvelle catégorie de publicitaires : le neuro-marketing. Des consultants en marketing utilisent donc les découvertes en neurosciences chez l’enfant pour mieux cibler leurs futurs clients.
Par exemple, quand on regarde un film, les moments de suspens, les passages violents qui font peur, tiennent le cerveau en alerte. La pression que l’on met à suivre avec toute notre attention l’histoire créée une tension dans notre cerveau. Or c’est à ce moment-là que la pub se produit en général, avec plus ou moins de liberté selon les pays. En France, il y a la règle d’une pub par 45 minutes de projection alors qu’aux Etats-Unis ou en Grande Bretagne cela peut aller jusqu’à 3 coupures dans le même temps.
Pourquoi cette coupure de pub ?
Parce qu’après la tension précédente, le cerveau se relâche et devient très disponible car il est en phase de relaxation.
Après la tension, le cerveau est en état d’absorption et assimile les pubs sans « se méfier ».

Si vous en doutez, regardez ce très intéressant reportage de Michel Desmurget.
Dans les cinq premières minutes, on voit à quel point le monde de la TV n’est pas un monde d’éthique, cela on s’en doutait, mais pas non plus un monde d’ambition culturelles ou me^me de recherche d’expressions visuelles originales. Ce qu’il faut, c’est satisfaire les annonceurs qui sont les payeurs.
Donc l’objectif de la TV est de vendre et non pas de faire des programmes.

On voit aussi que notre cerveau est vraiment faillible. Par exemple, lors d’une pub pour le tabac, les images sont tellement séduisantes, la plastique tellement attirante que le message conscient « il n’est pas bon de fumer » n’a pas assez d’importance pour lutter. En fait ces annonceurs ‘adressent au cerveau reptilien, cela qui est le plus ancien et qui résonne par analogie, au contraire du lobe frontal qui est plus sophistiqué et qui peut faire des analyses.
Comme le fumeur est toujours un héros positif, l’enfant qui voit une pub pour les cigarettes emmagasinera l’image qu’un héros qui fume est « cool ». Il sera impressionné par les non dit et non par le message verbal.
Idem pour ce qui concerne la séduction sexuelle : cela marche très bien.
C’est ainsi que les chercheurs parlent d’attention captée, celle qui fait intervenir l’inconscient ou le cerveau reptilien, et d’attention dirigée, celle qui utilise les fonctions neuronales les plus complexes.
De plus, certains psychologues véhiculent une idée assez fausse et très ancienne, puisqu’elle nous vient d’Aristote, qui s’appelle la catharsis: on projetant sa propre violence sur un film, on pourrait s’en débarrasser. Or, nombre d’études dans différents pays ont montré que c’était l’inverse qui se produisait. Plus on regarde de films violents, plus on est agité, et plus notre seuil de tolérance vis-à-vis de al violence est élevé ; il y a une sorte d’accoutumance qui fait qu’on s’habitue, tout simplement, et on perd notre inhibition face à notre propre violence. Dans cette culture audiovisuelle de violence et de sexe facile, il suffit de regarde n’importe quel clip musical, le passage à l’acte devient plus facile. C’est d’autant plus vrai chez l’enfant.
Or, l’attention se développe tout au long de notre vie et non pas seulement durant l’enfance. Donc tout n’est pas perdu, on peut encore se déprogrammer !

Finalement, que faire ? Regarder la TV 3 à 4 heures par semaine et vous garderez votre indépendance tout en donnant des vacances à votre cerveau !

Une bonne façon de retrouver sa liberté est de recourir à la méditation qui permet de prendre du recul par rapport à toutes ces infos plus ou moins parasite qui inondent notre cerveau. La méditation détend notre mental et permet ensuite de le booster pour toutes les activités cognitives. Retrouver ces moments sur le film, pour ceux qui n’ont pas le temps, regardez en 4 minutes cette analyse scientifique remarquable sur le fonctionnement de l’attention :
Minute 23 : deux formes d’attention : captée et dirigée
Minute 26 : la méditation développe l’attention dirigée chez l’adulte

Sur la catarsis : La catharsis est l’épuration des passions par le moyen de la représentation dramatique : en assistant à un spectacle théâtral, l’être humain se libère de ses pulsions, angoisses ou fantasmes en les vivant à travers le héros ou les situations représentées sous ses yeux. La catharsis désigne donc, d’abord, la transformation de l’émotion en pensée.
Article de Jean-Michel Frodon dans Les Cahiers du cinéma, 07-08/ 2009 p. 75

« Nous voyons ces mêmes personnes, quand elles ont eu recours aux mélodies qui transportent l’âme hors d’elle-même, remises d’aplomb comme si elles avaient pris un remède et une purgation. C’est à ce même traitement, dès lors, que doivent être nécessairement soumis à la fois ceux qui sont enclins à la pitié et ceux qui sont enclins à la terreur, et tous les autres qui, d’une façon générale, sont sous l’empire d’une émotion quelconque pour autant qu’il y a en chacun d’eux tendance à de telles émotions, et pour tous il se produit une certaine purgation et un allégement accompagné de plaisir. Or, c’est de la même façon aussi que les mélodies purgatrices procurent à l’homme une joie inoffensive. »
Extrait de la « Politique » d’Aristote, qui lui, ne connaissait pas la violence télévisuelle….
Publié par notre Terre Mère

Plus on est riche, moins on est moral!

Le psychologue Paul Piff et son équipe américano-canadienne de l’Université de Californie à Berkeley a démontré, dans une étude publiée le lundi 27 dans Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), qu’il y a bien une relation entre la hiérarchie sociale et la morale : plus vous êtes riche, moins vous êtes moral. C’est le résultat des 7 situations qu’ils ont étudiées. En voici quelques unes.
Premier test : à un carrefour on observe les véhicules pris en flagrant délit de refus de priorité, ou respect de la priorité du piéton engagé sur un passage.
Les véhicules sont classés en 5 catégories, des plus vieilles, groupe 1, aux plus modernes, groupe 5.
Résultat: près d’un tiers des voitures de luxe ne respectent pas ces deux aspects du code de la route. Les groupes 1 et 2 respectent le code 4 fois plus, les groupes intermédiaires, 3 et 4, 3 fois plus.
Mais souvent, une belle voiture est une voiture fiable, très protectrice ce qui libère le conducteur de la peur de l’accrochage. Ce test montrerait plutôt l’absence d’inhibition.

Deuxième test : en laboratoire, 100 sujets doivent choisir dans des situations ou les valeurs morales doivent être bafouées pour atteindre l’objectif.
– arriver à un bon prix avec entorse à la morale
– prendre un bien au détriment d’un autre
– mensonge au cours d’une négociation
– caution d’une faute dans le cadre professionnel.
Résultat : plus le niveau social est élevé, plus les sujets sont immoraux.

Troisième test : 200 personnes jouent à lancer 5 fois les dés avec une somme d’argent en jeu. Plus le score est élevé plus la somme l’est.
Le jeu étant truqué, pour dépasser les 12 points, il fallait tricher.
Résultat : c’est la classe sociale élevée qui triche le plus.

Quatrième test : celui des bonbons. 129 étudiants de premier cycle ont été manipulés à se considérer comme riche ou pauvre. On leur a ensuite présenté un pot de bonbons qui devait aller à  des enfants dans un laboratoire voisin, mais dans lequel ils pouvaient se servir.
Résultat : les étudiants de premier se croyant de revenus supérieurs ont pris plus que ceux qui se croient de faibles revenus.

Cette étude tord le cou au préjugé qui consiste à dire que les nécessiteux sont plus enclins à voler : mais non, ce sont les plus riches ! En fait, elle indique que la valorisation de la cupidité conduit à un comportement contraire à l’éthique, (et moins que la catégorie de hauts revenus provoque un mauvais comportement.) Elle s’appuie sur des recherches antérieures démontrant que les gens riches ont une intelligence émotionnelle moins développée et ne sont pas aussi engagés dans leurs interactions sociales que les autres ; en gros, ils sont plus égoïstes.

Il faudrait savoir ce que ce genre de test pourrait donner en France où l’argent n’est pas le seul critère de réussite comme pour la société américaine. Mais tout bien réfléchi, ce n’est pas vraiment un scoop…

Plus sur : http://www.psychologytoday.com/blog/am-i-right/201202/are-the-rich-morally-bankrupt

http://business.financialpost.com/2012/02/27/wealthy-more-likely-to-lie-cheat-study/

Publié par notre Terre Mère

« Le meilleur de soi » de Guy Corneau

Guy Corneau, psychanalyste jungien québécois, a écrit un livre  « le meilleur de soi » qui développe toute une partie sur l’âme. Il donne une grande place à la créativité pour se « retrouver soi-même ».

«…Je constate souvent que la plupart des gens n’ont pas une bonne image d’eux-mêmes. Les heurts de la vie les assombrissent. Or, la partie la plus large, la plus lumineuse et la plus vivante de leur être est restée intacte et les attend avec patience. C’est le meilleur de soi… déjà présent en chacun de nous. Il n’a pas à être créé, ni inventé; il ne s’agit pas d’une tâche à accomplir, il s’agit de permettre le ressenti qui va lui ouvrir la porte. … Rencontrer le meilleur de soi, c’est éprouver la force de notre élan créateur…»

« Si nous osons exprimer notre essence créatrice, nous avons de bonnes chances de nous épanouir et de trouver le bonheur. Ne serait-ce qu’en ouvrant notre cœur, en laissant l’amour émaner de nous… »

Guy Corneau est aussi une personne engagée socialement, et publiquement. Il a écrit, joué et mis en scène plusieurs pièces, donné des centaines de conférences, participé à plusieurs magazines à la TV au Québéc.

C’est donc un homme de paroles et de dialogues qui a animé des ateliers de développement personnel, des séminaires un peu partout dans le monde. Il est le fondateur de réseaux de paroles et de soutien : ‘les Réseau Hommes Québec et Réseau Femmes Québec’, qui aident les gens par le dialogue et le développement de la création artistique, pour devenir capable « d’ouvrir son coeur. »
Plus sur : http://www.productionscoeur.com/fichiers/mot.htm
Le Meilleur de soi, Editions Robert Laffont,  2007, J’ai lu, 2009

Publié par notre Terre Mère

Les Français accros aux médicaments !

Selon le dernier rapport de la Cour des Comptes, nous faisons face à un déficit historique de la sécurité sociale de 29,8 milliards d’euros !

Presque 30 milliards ont été dépensés donc en 2010 et de déficit a plus que triplé depuis deux ans. Il y a plusieurs raisons à cela :  

–  la vieillesse qui augmente et dont la prise en charge est de plus en plus longue et chère
–  le recul de la prescription des génériques
–  les remboursements liés au scandale du Médiator, dont les dossiers à charge continuent de pleuvoir

Il faut dire que la France est championne d’Europe pour ses dépenses de santé, et surtout pour sa consommation de médicaments, (notamment des antibiotiques malgré les campagnes d’informations à ce sujet) alors que l’état de santé de sa population n’est pas nettement meilleure… Par exemple, depuis 20 ans, on consommé 2,5 fois plus de médicaments.

Dans l’esprit des gens, et c’est parfois vrai, la molécule est moins active dans les produits génériques. Donc certains patients insistent pour avoir de la marque. La Cour des Comptes dénonce ce manque d’information qui se produit autant à l’hôpital qu’en cabinet, car les médecins ne prescrivent pas beaucoup de génériques.

En plus, les assurances vont augmenter de 3,5% par an, ce qui représente 65 euros par personne, environ 40 pour l’assurance maladie. Les tarifs définitifs seront annoncés fin octobre.

Remarque :

Attention, pour changer d’assureur ou modifier votre contrat, vous devez le faire 2 mois avant l’échéance soit avant le premier novembre 2011 et par lettre recommandée pour une assurance en 2012. A moins de trouver un problème dans le contrat, des délais de remboursements trop longs, des changements de tarifs non annoncés…ce qui n’est pas simple.

Quand va-t-on cesser de vouloir soigner les maladies de l’âme par des médicaments ? Taire le stress, la mélancolie, l’inadaptation à la société de compétition par des molécules chimiques ? Il serait grand temps de rembourser tout ce qu’on appelle maladroitement, les médecines parallèles, ce fourre-tout bien mal compris… 

Publié par notre Terre Mère

Bécassine à la sécurité sociale

La médecine allopathique ne serait pas la seule possibilité pour se soigner ! Dixit la Haute Autorité de santé (HAS) dans son rapport « Développement de la prescription de thérapeutiques non médicamenteuses validées », remis mardi 7 juin 2011. Et comme toujours en France, c’est la morale du porte monnaie qui prime avant tout, mais tout va bien car on va vers le bon sens.

Pour pouvoir parler intelligemment d’économies pour la sécurité sociale, la direction de la Sécurité sociale a ouvert le débat en commandant ce rapport.

Ce rapport met en lumière que :
– de nombreuses études montrent que l’alimentation et le mode de vie ont des effets sur la santé, comme par exemple le stress qui joue un rôle très important, ou que les thérapies ont aussi des effets sur notre corps. Et pourtant, en France, on ne s’y intéresse pas trop ou alors, si c’est le cas, on est taxé de farfelu si ce n’est de sectaire.
– le médecin généraliste, payé à l’acte, n’a peut-être pas intérêt à rester longtemps avec un patient. Soulignons au passage cette fabuleuse découverte.
– le manque d’information des médecins sur les méthodes dites alternative n’aide pas vraiment ceux-ci à connaître d’autres professionnels spécialisés comme des psychothérapeutes, diététiciens, kinésithérapeutes….
– l’information des médecins serait trop souvent fournie par l’industrie pharmaceutique. Etonnant, qui l’eut cru ?
La HAS compte évaluer les traitements psychologiques et autres alternatives aux médicaments en fonction des maladies, décerner quelles sont les plus efficaces pour voir jusqu’à quel point la sécurité sociale peut les rembourser. Car l’aspect financier est en effet frein important pour la majorité des Français.

Plus avec l’interview de Clémence Thébaut, chef de projet à la HAS par le Monde :
 http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/06/07/sante-il-faut-ameliorer-l-acces-aux-pratiques-non-medicamenteuses_1533168_3224.html#xtor=AL-32280184

Publié par notre Terre Mère

Les femmes, la nourriture et Dieu

Manger a, dans nos sociétés d’abondance surtout, plusieurs significations. Pour Geneen Roth dont le dernier livre « les femmes, la nourriture et Dieu » vient de sortir, l’acte de manger est une façon de refouler ses paroles, ses émotions non dites.

Notre rapport à la nourriture serait alors le reflet de sentiments extrêmes comme l’amour parfois, la peur, la haine et même aussi ceux qu’on éprouve envers Dieu. En arrivant à s’extraire de cette relation étroite entre les émotions et la nourriture, on peut accéder et retrouver ce lien intérieur avec et plus profond nous-même, avec notre esprit ou notre âme. Ce nouveau lien retrouvé pourrait alors transformer notre vie quotidienne.

C’est en suivant des régimes à outrance que Geneen a suivi l’engrenage de l’anorexie et de l’obésité, deux maux très dangereux pour les jeunes femmes aujourd’hui, qui tuent encore des adolescentes sans qu’en France on ne sache vraiment les soigner. (désolé pour le docteur Marcel Rufo sympathique au demeurant). Au bord du suicide, elle a lâché prise avec ces batailles mentales, abandonné ces sentiments négatifs de honte et s’est ce détachement qui l’a sauvée.

Elle a retrouvé la confiance en ses propres sensations, non plus en des pensées parasites, et à remis en question ses croyances en la vie. C’est le début pour elle d’un voyage intérieur, donc spirituel, de réflexions qui l’ont conduites à retrouver un rapport sain et naturel avec la nourriture.

Voici ses recommandations:

1. Mangez lorsque vous avez faim.
2. Mangez assis dans un environnement calme (ça n’inclut pas la voiture).
3. Mangez sans distraction. Les distractions incluent la radio, la télévision, le journal, les livres, la musique rythmée et les conversations stressantes.
4. Mangez ce que votre corps veut bien.
5. Mangez jusqu’au rassasiement.
6. Manger intentionnellement au vu et au su de tous.
7. Mangez avec jouissance, enthousiasme et plaisir.

Femmes, la nourriture et Dieu, ed. Monde Différent,
Février 2011
ISBN : 9782892257304 (2892257301)

Publié par notre terre Mère

La « Solution Intérieure » de Thierry Janssen


Thierry Janssen est un cancérologue belge. Il s’est intéressé aux effets des médecines parallèles, aux bienfaits de la méditation contre le stress que la psycho-neuro-immunologie étudie de près dans ses laboratoires de neurosciences…. à tout ce que la science avait jusqu’ici laissé de côté comme par exemple, l’effet placebo qui prouve qu’il existe une réelle influence de la pensée sur la santé, même si on ne sait pas l’expliquer.
Il a réalisé un bilan des statistiques dans ces secteurs du « mieux être », dans son livre la « Solution Intérieure » (ed. de poche 2007). Pour Thierry Janssen, chacun de nous possède d’importantes capacités de prévention et de guérison à l’intérieur de son être dont il n’est pas conscient. Par exemple, le yoga, le tai-chi et le chikong (qiqong) mobilisent des énergies qui concourent à maintenir un bon équilibre dans l’organisme. L’acupuncture a des effets sur le cerveau. Les massages, la réflexologie stimulent l’immunité. …
Il a remarqué que le bien-être était relié à ‘un phénomène électrique qui se produisait sur l’hypothalamus et générait des hertz. Non seulement le cerveau, mais aussi  le coeur produisent un courant électrique, et on pourrait dire que tout notre organisme est un échange d’électricité.
Par exemple, lorsque l’on est immobilisé à la suite d’une fracture, Thierry Janssen fait en évidence des recherches cliniques qui montrent que pour accélérer la guérison, on fait passer un courant électrique au même niveau que celui que produit le muscle sain en mouvement. La guérison serait alors liée à un certain courant électrique. 
Il nous parle aussi de la gravité : cette force nous construit au niveau cellulaire… bref, à travers son expérience de médecin, il nous aide à réinventer ou reconstruire notre rapport au corps et à l’esprit, notre vision de la santé.  

Thierry Janssen a écrit plusieurs livres dont:
-Vivre en paix, ed. Marabout, poche, 2008

-La maladie a-t-elle un sens ? ed. Fayard, 2008

Plus sur : www.thierryjanssen.com.

Publié par notre Terre Mère

Connaissez-vous Pierre Lassus ?

Pierre Lassus est un psychothérapeute qui œuvre pour une reconnaissance de ce qu’est l’enfance, dans toutes ses particularités et surtout pour le respect de son innocence.

Suivant une direction prise depuis plus de 20 ans aux Etats-Unis, Pierre Lassus veut démystifier le concept d’ œdipe qu’aucune recherche sérieuse n’a réussi à prouver, bien au contraire. Cependant, en France, la psychanalyse est surtout freudienne, et les partisans de Freud ont établi une sorte de dogme qu’il est très difficile de remettre en cause, ce qui ralentit la recherche en matière de psychologie de l’enfant.

Or la maltraitance, qui est étudiée depuis le tout début du XXème siècle, ne cesse pas vraiment de diminuer en France. On est plus informé, les personnes savent un peu plus où trouver de l’aide, mais les mécanismes de reproduction de la violence sont encore aussi puissants. Ils se forment avant tout au sein de la famille, « cocon sacré » qu’il est difficile d’aborder, tant chacun se sent aussi interpeller par son attitude de parent. En effet, qui peut se dire un parent parfait ? Personne, et c’est pour cela que le champs d’action est plus réduit, car on se heurte aussi au sentiment de culpabilité qui atteint plus ou mois chaque parent.

Au-delà de cela, il existe malgré tout des critères objectifs liés tout simplement à la survie psychologique voire physique d’un enfant : le sentiment de peur qu’une famille violente peut engendrer peut s’avérer être le point de départ de beaucoup de psychoses, phobies, pathologies diverses… La plupart des êtres « tortionnaires » ont vécu la maltraitance de la part d’un parent : par exemple, Adolphe Hitler, pour n’en citer qu’un, était battu à mort par son père qui ne s’arrêtait que lorsque son fils faisait une syncope. Cela peut paraître réducteur et facile, et pourtant cela correspond bien à la réalité. La souffrance engendre la violence…

Pierre Lassus, en tant que directeur de l’association « l’Union française pour la sauvegarde de l’enfance » a aussi été sensibilisé par la banalisation d’images pornographiques qui envahissent de plus ne plus notre environnement. En effet la brutalité de ces images crues choquent l’innocence des enfants. En plus, la sexualisation de tous les objets qui prône la publicité à la télévision, rend confuse la hiérarchie des valeurs et des règles morales sur lesquelles un enfant peut et doit se construire. Vendre son corps pour avoir un objet ? Ëtre soi-même un objet de consommation ? Pour un adulte qui sait qui il est et quels sont ses objectifs, cela ne paraît pas forcément important, mais pour un enfant qui se construit, ce genre de confusion peut être source d’angoisses.

Il vient de publier « violence en héritage » qui approche la personnalité des criminels afin de montrer que leur socio-pathologie est toujours liée à un traumatisme venant de parents pervers, eux-mêmes victimes de maltraitance physique ou mentale, la plupart du temps.
Ainsi, Pierre Lassus va interroger l’Ancien Testament qui est la première longue histoire de la parentalité. Le départ est même tragique si on lit le texte au premier degré, car le premier enfant fut aussi le premier criminel. Puis, le Nouveau Testament, est sans doute le premier texte qui parle de la protection à apporter aux enfants, c’est à dire leur offrir ce qui répond à trois principes de base : Protéger, Pourvoir, Permettre.

Violence en héritage – Le tragique paradoxe des relations parents-enfants, ed. Bourrin Editeur, 2011ISBN : 978-2-84941-216-9

Voici quelques uns de ses autres livres:
– Le Mal de vivre, pourquoi? , ed. de l’Atelier, 2007
– Maltraitances, ed. Stock, 2001
– De la violence conjugale à la violence parentale, ed. Erès, 2001
Publié par notre Terre Mère