Étiquette : pollution

Tchernobyl ne nous a pas oubliés: et vous?

-
Depuis 1986, une enveloppe de béton contenait les radiations émises par la vieille centrale accidentée. Enfin, c’est la théorie.

Car en pratique, cette réparation faite en urgence à l’époque est en réparation depuis avril 2012 ! Ce sont les entreprises Bouygues et Vinci qui s’en occupent car elle laisse toujours s’échapper des particules radioactives dans l’atmosphère et dans l’eau !

Et hier, mardi 12 février, une partie des murs et du toit s’est écroulée !

Les autorités déclarent que «les constructions en question ne constituent pas une partie substantielle de l’enceinte de confinement …. Aucun changement de la situation radiologique sur le site n’est détecté. »

La nouvelle construction aura 108 mètres de hauteur, 162m de longueur et 12m d’épaisseur. On espère ainsi régler la question jusqu’en 2100…

Qui va payer ? La CEE surtout.

Plus sur : http://www.20minutes.fr/ledirect/708939/economie-tchernobyl-barroso-annonce-110-millions-euros-construction-nouveau-sarcophage
Publié par notre Terre Mère

Publicités

Pollution intérieure: attention au formaldéïde

On parle de pollution automobile, de rejets d’usines… mais l’air intérieur de nos maisons est 5 à 6 fois plus pollué que celui de l’extérieur.
Pourquoi? Parce que la majorité des matériaux de construction, les meubles de déco modernes, les jouets, les colles de plancher et d’aggloméré, les tissus modernes, les peintures… contiennent des composés chimiques, notamment du formaldéïde.
Ce produit est le produit miracle des industriels car c’est un liant, un conservateur et un durcisseur. Mais jusqu’ici 100 études scientifiques différentes ont prouvé que le formaldéïde était cancérigène. Il était très agressif pour le rhinopharynx. Il faut dire que 3 études en 2004, 2005, 2006 ont conclu que le formaldéïde n’était pas cancérigène. Ces 3 études ont été faites par le même médecin et financée par l’industrie chimique le CEFIC « Conseil européen financé par l’industrie chimique »
Depuis, un nouveau groupe d’expert a montré une augmentation du risque de leucémie en plus du cancer du rhinopharynx avec le formaldéïde. On sait aussi que le formaldéïde agrave l’asthme…
En bref, depuis 8 ans, la CE n’a toujours pas interdit le formaldéïde.

Pourtant, un ingénieur a mis au point un système de feuille de papier de 50cm2 qui absorbe tous les polluants chimiques. Il suffit de mettre 5 à 6 feuilles de ce papier dans une armoire, à raison de 2 euros la feuille, et la pollution est divisée par 3. Un laboratoire indépendant a validé cette invention. Mais cet ingénieur n’a toujours pas trouvé de partenaires industriels : en effet, les industriels ne veulent sûrement pas admettre que leur meubles polluent pour ne pas inquiéter les consommateurs.

On est tous des apprentis chismistes:

L’utilisation de plusieurs détergents dans une maison créée aussi un effet cocktail et ses substances régissent entre elles : le formaldéide est recréée par les différentes substances mises en contact. C’est alarmant. Il faut envisager en urgence un étiquetage des détergents.

Une alternative:

Peut-on avoir zéro solvant dans les peintures? C’est possible. Un produit moins polluant est commercialisé avec une huile de tournesol. Même si cela revient à 3 fois plus cher en production, l’entreprise a choisit un mode de conditionnement pratique et la peinture que la marque vend est au même prix que les autres. C’est grâce à une réduction des coûts sur le poste de transport que cela a été possible : l’invention de poches de peinture qui prennent moins de place dans les camions que les pots. On en met 4000 sur une palette au lieu de 968 pots.

Que faire alors?

Au minimum, si on ne peut pas acheter de meubles anciens, ni poser de sols naturels, il faut aérer au moins 15 minutes matin et soir les pièces de la maison. Il faut aérer en grand pour changer rapidement l’air intérieur sans refroidir les murs de la maison en hivers. Le mieux serait de lire les étiquettes et de boycotter tous produits faits avec du formaldéïde.
Publié par notre Terre Mère

Abeilles: toujours autant menacées

abeille-2

La famille des pesticides néonicotinoïdes a été reconnue comme très nocive pour les abeilles. Malgré les études validées en mars 2012 et revalidées en juin 2012, qui ont conduit à l’interdiction du Cruizer OSR en juin 2012, les imidaclopride, clothinidine, thiametoxam sont toujours sur le marché français.

C’est très sérieux, car la France est le troisième utilisateur de pesticides les Etats-Unis et le Japon, donc le premier en Europe! Sur les 62700 tonnes de pesticides utilisés en agriculture, c’est presque un usage exclusif (80 %) pour le maïs, le colza et la vigne.
En fait, la vigne utilise 20 % de fongicides, alors que sa culture représente une infime partie du territoire français (moins de 3 % de la surface agricole utile).

Les usages des particuliers sont beaucoup moins connus, et pas du tout analysés en France ! On n’a que les statistiques américaines qui sont très inquiétantes : 82 à 90% des ménages possèdent des pesticides ! Il y a 3 à 4 produits différents, et 22% sont utilisés au jardin. Les usages sont difficiles à décrire même pour ces enquêtes, donc imaginez en France… C’est une pollution qu’il va falloir un jour intégrer aux analyses. Sans réelle prise en compte, comment peut-on parler de précaution ? Car est-ce que tout le monde porte des gants et un masque pour vaporiser ce genre de produits ? Non, sans doute.
Pour les inconditionnels de la chimie, si l’on se contentait de trouver la bonne dose et le bon moyen de vaporiser un pesticide, on réduirait très rapidement l’utilisation de ceux-ci, donc de leur pollution. C’est ce qu’on appelle l’agriculture raisonnée.

Il existe de plus en plus d’informations sur les alternatives aux produits chimiques pour écarter les insectes nuisibles, qui souvent font partie de la sagesse populaire. Par exemple, planter telle espèce de fleur au milieu du potager qui éloignera tel type d’insecte. Utiliser de la bière pour noyer les limaces…Mais c’est aussi un domaine où l’on innove.

Pour l’instant, Générations Futures est encore obligée de demander le retrait immédiat du marché de ces pesticides et dénonce le détournement de la loi par des industriels avec la complicité des Etats membres de l’UE : http://www.mdrgf.org/news/news030412_resoumission.html

Plus sur le jardin potager bio: http://www.bio-dynamie.org/a-faire-au-jardin/
Sur les pesticides :
http://www.info-pesticides.org/Dossiers/Les-enjeux-de-demain

Publié par notre Terre Mère

Gaz de schiste, les traces se voient de l’espace

Les États-Unis brillent de mille feux la nuit, il y a les lampadaires des villes, les flammes venant du gaz naturel, il y a les incendies qui expliquent cet éclairage nocturne etc… Toutes les pollutions visuelles liées à l’activité humaine et que nous connaissons bien .
Le nord-ouest de l’État est l’une des régions les moins peuplées des Etats-Unis mais elle a été embrasée ces dernières années. Alors pourquoi le Dakota du nord brille-t-il dans la nuit ?

Le Dakota du nord est le foyer de la formation Bakken schiste, qui extrait le gaz de schiste par fracturation, ce qui a conduit à un boom pétrolier. La plupart des lumières viennent du gaz naturel provenant des puits qui brûlent en permanence car la région n’a pas encore les moyens de mettre en place l’infrastructure nécessaire pour récupérer le gaz.
La production de gaz de schiste est en rapide augmentation depuis ces dernières années, mais 30% de cette production part en fumée !
C’est donc cette trace lumineuse que l’on peut voir sur la photo prise par le satellite Suomi NPP en Avril et Octobre 2012.
Image: NASA Earth Observatory image par Jesse Allen et Robert Simmon
Article inspiré par le blog: http://sciencesenviro.com/

Publié par notre Terre Mère

Gaz de schiste : cela ne fait que commencer !

José Bové, eurodéputé d’Europe Écologie-Les Verts (EELV) et Cécile Duflot, ministre du Logement, sont satisfaits des propos de François Hollande qui vient d’annuler 7 demandes de permis d’exploration pour rechercher du gaz de schiste. Mais est-ce suffisant ?

Le gouvernement va-t-il vraiment tenir bon contre les propositions alléchantes de milliers d’emplois que la présidente du MEDEF prédit ? Va-t-il tenir face à l’industrie pétrolière ?

Le plus inquiétant face à tant d’incertitudes, c’est le discours du secrétaire général de la CGT, qui présentait, ce dimanche 16 septembre, le gaz de schiste comme une possibilité d’énergie future comparable aux autres : « il ne faut pas fermer la porte aux recherches dans le domaine de l’énergie, y compris pour les gaz de schiste ».

Mais le vrai problème, c’est qu’on ne sait pas encore prévoir où se trouverait le gaz de schiste dans le sol : pour savoir, il faut forer profondément et compter sur la chance. Or le forage, quel qu’il soit, même « traditionnel », implique pratiquement de traverser la nappe phréatique, ce qui génère un risque très élevé de pollution. 

N’oubliez pas que le 22 septembre sera une journée d’action mondiale contre les gaz et pétroles de schiste, contre la fracturation hydraulique. Même si en France la fracturation hydraulique est interdite depuis 2011, les collectifs anti-gaz de schiste se mobilisent avec des associations comme Attac, Les Amis de la Terre ou France Libertés ; on est jamais trop prudent….
Image: carte récente et non complète des sites possibles de forage en France.
Plus sur:  http://www.eco-sapiens.com/gaz-de-schiste.php

Publié par notre Terre Mère

Algues vertes : le retour

Et voici de nouveau les algues vertes sur les plages de Bretagne. Il faut impérativement les ramasser car leur fermentation est dangereuse. Par exemple, pour nettoyer une plage, il faut un budget de 700 000 euros par an.
La Bretagne est le terrain idéal pour ces algues: elle a de vastes baies, une bonne luminosité et l’azote, le phosphore sont offerts gracieusement par l’agriculture intensive qui y sévit.
Selon le dernier rapport commandé par l’Etat, réalisé sous l’égide des ministères de l’écologie et de l’agriculture et publié fin mai, c’est bien l’agriculture intensive qui est responsable des algues vertes, enfin, c’est dit !
Par exemple, la culture du maïs produit 90% de l’azote et 50 à 60% du phosphore qui se retrouve dans les cours d’eau par lessivage des sols, puis sur les plages. Les pratiques agricoles sont vraiment à revoir; si l’on arrête de nourrir son bétail avec du maïs, comme l’a fait Paul Cresseveur à Plestin-les-Grèves, les vaches se nourrissent avec de l’herbe, quoi de plus naturel ?
C’est plus écologique mais les vaches produisent alors moins de lait. Il faut donc avoir un cheptel plus important.
Il existe aujourd’hui 10 fermes pilotes dont les agriculteurs suivent cette pratique selon une démarche volontaire. Si les agriculteurs ne changent pas, c’est le métier lui-même qui est en péril. Mais les choses ne sont pas si simples :
« L’évolution d’un système maïs à un système herbager autonome est un travail de longue haleine qui se fait par étape et implique de déconstruire certains apprentissages et accepter de travailler différemment.

Au niveau du GAEC de l’Orière, la démarche a pris 20 ans. La conduite de son troupeau à l’herbe implique une grande technicité, un sens de l’observation et une volonté d’expérimenter pour trouver des solutions adaptées à son propre système. Charles et Jean-Marie ont fait de l’autonomie un choix économique. La volonté de faire pâturer le plus possible et de limiter la fauche limite les investissements en matériel et permet de ne pas créer de charges supplémentaires. La faible pluviométrie leur permet de se passer de séchoir. »

Pour gérer l’urgence, on pratique l’épandage de l’algue sur les terres pour faire de l’engrais. On pourrait aussi se servir de l’algue verte pour faire de l’électricité. L’Europe va pénaliser la France pour ses eaux polluées par les nitrates.

Plus sur : http://www.lannion-tregor.com/files/CALT_38921_1323696886064_CR_Voyage_Mayenne.pdf
de la page 7 à 11.
http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/05/30/algues-vertes-un-rapport-confirme-la-responsabilite-des-nitrates-agricoles_1709940_3244.html
Publié par notre Terre Mère

Les microplastiques tuent la Méditerranée

Des microfragments de plastiques, mesurant environ un demi-millimètre, se retrouvent dans les estomacs des plusieurs animaux et poissons marins.
Tous les ans, 1 million d’oiseaux et 100.000 mammifères marins meurent d’avoir confondus ces déchets plastiques avec le plancton, car, bien sûr, leur estomac ne les digère pas. De plus, ces microfragments contiennent des polluants comme le polyéthylène, le polypropylène, et des polyphénols qui sont avalés par la faune sauvage.
Les petits poissons qui avalent ce plastique sont à leur tour mangés par de plus gros, comme les thons, et finissent dans nos assiettes.
Un autre danger moins visible:
Ces plastiques sont colonisés par des microorganismes qui voyagent avec eux et sont disséminés ici ou là. Ils menacent ensuite la biodiversité marine.

Une équipe de divers scientifiques venant de  pays européens nous informe :
« Ces constats préoccupants nous poussent aujourd’hui à poursuivre nos recherches dans le cadre d’une seconde phase d’action ambitieuse de 2012 à 2014, pour mieux comprendre cette pollution et prendre toute la mesure des dangers qu’elle recèle afin de trouver des solutions pour limier cette catastrophe écologique en Méditerranée »,
Ils ont lancé une action en ligne « Un million de clics pour sauver la Méditerranée » qui tente recueillir plus d’un million de signatures afin d’interpeller l’UE sur ce désastre. Il faut absolument réglementer les emballages et arrêter de produire ces sacs ou bouteilles en plastique non biodégradables, qui ne disparaissent jamais vraiment.
Pour signer la pétition :
1 million de clics
Publié par notre Terre Mère