Archives de Tag: poésie

Face à la barbarie, laisse la colère aux impuissants

guerrierLaisse la colère aux impuissants.
Laisse le vent du désert de leur cœur assécher leur âme!
Laisse le temps faire son œuvre.
L’érosion de Dieu est puissante.
Oublie.
Donne à la gazelle du désert le message qu’il y a une Eau qui donne Vie,
elle l’apportera aux vrais pèlerins et reviendra à toi.
Sois un Bouddha.
Regarde en toi et souris.
Pose à tes pieds toute colère et foule-la,
afin qu’elle retourne à la Terre Mère.
Celui qui te voudra du mal
s’y prendra les pieds.

Regarde en toi et médite.
La danse est déjà commencée.
Seul le Guerrier pacifique danse avec son sabre,
sans blesser personne.
A peine entend-on le souffle de la lame.
Sa danse est légère, souple, fluide.
Mais gare à celui qui n’est pas dans le rythme!
Le tempo?
Les battements du cœur.

Sois un gourou pour toi même.
Regarde-toi dans le secret de la prière.
Là, tu peux être nu.
En dehors, couvre-toi du voile de l’humilité.
Tes muscles serviront à te maîtriser;
ton intelligence, à regarder;
ton attention, à maîtriser le Serpent sur le sable de ta conscience.
Vivant ou mort,
il ne t’attaquera pas
car il n’aura plus de raison
de te mordre.
Ta parole,
utilise-la à louer Dieu.
Autrement,
économise-la.

Lisse le miroir de ta personnalité,
afin de refléter l’Amour qui t’est donné.
Sois miroir.
Sois écho du divin qui résonne en toi.
Trouve la note qui est tienne.
Mon Frère, ma sœur, tu es le cadeau de Dieu,
afin que je grandisse.
La paix soit en toi et en nous. »
Hubert
Publié par notre Terre Mère

Publicités

PRIÈRE POUR LA VIE de Jeff Foster

Jeff Foster

PRIÈRE POUR LA VIE
« Que la vie
Brise en moi tout ce qui doit être brisé.
Installe l’espoir de voir chaque être installé.
Qu’elle m’utilise, dessine chaque once en moi de créativité, m’aide à vivre une vie fondamentalement unique
Forgeant dans la forêt un chemin pour toujours hors des sentiers battus
Me montre comment aimer plus profondément que je ne l’aurais jamais cru.

Tout ce dont je me détourne encore, met le moi face à face.
Tout ce contre quoi je me bats encore, fais que je m’adoucisse, me détende, pleinement l’embrasse.
Là où mon cœur se ferme encore, montre-moi comment sans violence l’ouvrir.
Ce que j’accroche encore, aide-moi à le laisser partir.

Montre-moi les défis, les luttes, les obstacles insurmontables en apparence,
qui apportent une humilité encore plus profonde et une confiance
dans la vie et son l’intelligence.
Aide-moi à rire de ma propre gravité.
Permet-moi de trouver l’humour dans l’obscurité.
Montre-moi un profond sentiment de calme au milieu des tempêtes.
Ne m’épargne pas la vérité. Jamais.

Que la gratitude soit mon maître.
Que mon mantra soit le pardon.
Que ce moment soit un constant compagnon.
Laisse-moi voir ton visage en chaque être.
Sentir ta présence chaleureuse en ma propre présence.

Tiens-moi si je suis trébuchant.
Inspire-moi si je ne peux inspirer.
Laisse-moi mourir en vie plutôt que vivre en mourant.

Amen. »

Pour en savoir plus sur Jeff Foster:  http://www.lifewithoutacentre.com/

PRAYER FOR THE LIVING
Life,
Break in me whatever needs to be broken.
Fix my hope of ever being fixed.
Use me. Draw every ounce of creativity out of me. Help me live a radically unique life, forever forging a never-before-trodden path in the forest.
Show me how to love more deeply than I ever thought possible.

Whatever I am still turning away from, keep shoving in my face.
Whatever I am still at war with, help me soften towards, relax into, fully embrace.
Where my heart is still closed, show me a way to open it without violence.
Where I am still holding on, help me let go.

Give me challenges and struggles and seemingly insurmountable obstacles, if that will bring an even deeper humility and trust in the intelligence of life.
Help me laugh at my own seriousness.
Allow me to find the humour in the dark places.
Show me a profound sense of rest in the midst of the storm.
Don’t spare me from the truth. Ever.

Let gratitude be my guide.
Let forgiveness be my mantra.
Let this moment be a constant companion.
Let me see your face in every face.
Let me feel your warm presence in my own presence.

Hold me when I stumble.
Breathe me when I cannot breathe.
Let me die living, not live dying.

Amen. »
Traduit et publié par notre Terre Mère

Sarah Addison Allen, une histoire de transmission

femmes-amitié

« Nous sommes connectées, en tant que femmes. C’est comme une toile d’araignée. Si une partie de la toile vibre, s’il y a des problèmes, nous le savons toutes, mais la plupart du temps, nous sommes tout simplement trop effrayées ou égoïstes, ou ressentons trop d’insécurité pour nous entraider. Mais si nous ne nous entraidons pas, qui le fera? »

« Il y avait une compréhension étrange mais universelle parmi les femmes. À un certain niveau, toutes les femmes savaient, avaient toutes compris la peur d’être en infériorité numérique, d’être impuissantes. Leur cœur battait la chamade au souvenir de cette époque, ou, sortant d’un magasin, elles se sentaient suivies. Les « toc toc »  sur les vitres de leur voiture  aux feux rouges quand elles étaient seules au volant, ces étrangers qui demandaient à être pris en stop…Toutes les femmes se souvenaient de ces choses, même si elles n’avaient jamais connu cela personnellement. C’était une partie de leur inconscient collectif. »

Peinture de Claudia Tremblay at PrintIllustrations@etsy.com

Citations tirées du livre de Sarah Addison Allen, The Peach Keeper

http://www.sarahaddisonallen.com/books.html

Publié par notre Terre Mère

William Blake: une découverte extraordinaire!

Des centaines de gravures de William Blake ont été découvertes dans une bibliothèque Manchester, alors qu’on les avait perdues depuis le XVIIIe siècle. William Blake, qui est né en 1757 et mort en 1827, a été largement méconnu de son vivant, voire méprisé par ses contemporains. Plus tard, il a été et est toujours considéré comme l’un des poètes les plus importants de la période romantique.

Des chercheurs de l’Université de la bibliothèque John Rylands de Manchester ont débusqué ces œuvres du poète et artiste William Blake. Après deux ans de travail, les étudiants supervisés par des spécialistes de Blake et historiens de l’art de l’université de Manchester Colin Trodd. Ils ont trouvé 350 planches gravées et conçues par Blake ainsi que des illustrations colorées à la main des poèmes d’Edward Young du recueil Nights Thoughts, (Pensées Nocturnes). Mais l’équipe soupçonnait qu’il y en avait plus encore, cachés à l’intérieur de la collection d’un million de livres et de registres. La documentaiste de la bibliothèque de John Rylands, Stella Halkyard a déclaré: « Les élèves ont eu une formation spécialisée dans l’identification des empreintes de David Morris à la Galerie d’art de Whitworth. Ils ont découvert que nous avions un très grand nombre de gravures commerciales gravées par Blake.»

Beaucoup seront exposées à la bibliothèque en février 2013.

Plus sur : http://www.independent.co.uk/arts-entertainment/art/news/hundreds-of-lost-william-blake-etchings-discovered-at-a-manchester-library-8460784.html

Publié par notre Terre Mère

L’anniversaire de William Blake

William Blake, artiste incompris et poète sulfureux pour l’angleterre du XIX siècle est reconnu comme étant l’un des plus grands poètes visionnaires de son époque.
Admirez comment l’artiste Victor Vertunni a su mettre en musique ces « Chants de l’Expérience » d’où est tiré le poème « Le Tigre ».

Plus sur: http://music.victorvertunni.com/track/the-tyger-2

Publié par notre Terre Mère

Les nouveau guerriers

Au delà de toutes nos pensées,
au delà de toutes nos différences,
nous avons tous un lien magique,
toujours présent,
cette présence intérieure qui fait fi de toutes tempêtes.
 
Nous devons nous unir,
tous ensemble.
Nous avons tous
avec nous la lumière.
Nous avons tous,
avec nous la Vérité, la Force.
Alors avec nos tripes nous disons :
ça suffit !!!
Où est notre Ame de Guerriers ?
mettons nous en ordre de marche 
chacun d’entre nous a sa place,
toute sa place,
pour le but commun.
Mettons ensemble notre attention et notre amour
sur ce pays dont les aspirations doivent s’élever ;
pour illuminer la politique
et combattre jours après jours
la corruption et la perte de valeurs.
Didier.
Saluons cet auteur inspiré sans doute par le poème « Jérusalem » de William Blake
Publié par notre Terre Mère

Les jours du jugement

Ces jours du jugement
promis par toutes les Écritures
sont ici certainement,
quand les démons et les anges
ensemble se mélangent
en diverses nuances et allures.
 
Si nous persistons à regarder
avec nos yeux de chair
tout semble si perturbé,
mais quand nous laissons l’Esprit
éclairer notre vision
en un clin d’œil, ce qui se fond
paraît si net et clair.

Ces jours-ci pour lesquels
aucune échappatoire n’existe, tout simplement
vous ne pouvez ni les fuir, ni les esquiver,
tous les tours que vous avez joués
jusqu’ici pour les tenir cachés
perdent leur puissant enchantement
car tout est démystifié.

Vos propres actions vous trahissent
car ce qui été longtemps dissimulé
sort à l’air libre
et se voit maintenant exposé
pour que tous entendent,
que la musique qui sonnait
jusque-là si mélodieusement
s’avère être un bruit assourdissant.
Armaity.

Plus sur : http://armaitybhabha.wordpress.com/
Image: peintures de William Blake
Publié par notre Terre Mère

L’axe de la Terre

« En fait, il n’existe pas de grand pôle intérieur de la Terre Mère que l’on pourrait appeler un axe. Il n’y a rien de concret à l’intérieur de la Terre Mère que nous pouvons appeler un axe, mais c’est la force de l’énergie qui agit d’une manière telle que la Terre se déplace avec une extrême rapidité…Cet ne fait pas que se déplacer, mais il crée pour nous les jours et les nuits, afin que nous puissions travailler le jour et dormir la nuit, afin de nous donner un équilibre. Il se déplace aussi d’une telle manière circulaire autour du soleil que la moitié des pays reçoivent un soleil d’été, et l’autre moitié un soleil hivernal. C’est l’axe qui agit et s’occuper de tout. En dehors de cela, cet axe conserve les distances nécessaires avec  les autres planètes et autres corps en mouvement dans le cosmos.

Cet axe est l’intelligence de la Terre Mère, pas seulement l’intelligence mais il est son parfum, et en plus de cela, c’est la colonne vertébrale, le Sushumna nadi, peut-on dire, de la Terre Mère. Or, c’est grâce à ce seul axe que tous ces swayambhu, (des créations naturelles de la roche qui sont souvent considérées comme sacrées dans le monde entier) et tous ces grands événements comme les tremblements de terre se produisent.

C’est cet axe qui se déplace, c’est une énergie, nous pouvons appeler cet axe énergie, qui déplace la lave dans diverse directions et perce (le croûte terrestre) dans différentes zones pour créer des tremblements de terre, et aussi des volcans.

Et tous ces événements se produisent parce que l’axe a un sens de ce qui doit être fait. Cet axe nous aime ; grâce à cet axe, nous avons des saisons. Les saisons sont magnifiquement créées pour nous donner différentes variétés de nourriture et de choses. Si nous perdions la chaleur de la Terre Mère, alors nous n’avons rien sur cette Terre, tout serait gelé et il n’y aurait que de la neige, et nous n’aurions aucune nourriture, rien, et ce serait comme vivre sur la lune. »

Shri Mataji, Bombay, 01/1988

Publié par notre Terre Mère

Anniversaire de William Blake

William Blake est né le 28 novembre 1757 à Londres. Son premier apprentissage de l’art s’est fait à la maison, puis il a étudié à la Par’s Drawing School dans le centre de Londres près de la Tamise. Ensuite il devient l’apprenti du graveur James Basire. En 1982, il épouse Catherine Boucher avec laquelle il entretient une relation complice très complémentaire car elle l’aide dans son art. Il est mort quatre ans avant sa femme en 1827.
On peut dire que son art a été mal compris, critiqué, jugé et c’est seulement maintenant, sans doute, qu’on découvre la profondeur d’un tel talent.
Voici un extrait de la pièce de Tim Bruce, « Eternité en une heure », scène 3, version Finlande 2008, une adaptation de la vie et de l’oeuvre de Blake. Elle est interprétée par la compagnie internationale du TEV.

Le BARDE: (du chant « Londres »’)
Dans chaque cri de chaque homme,
Dans chaque cri d‘effroi d’un petit,
Dans chaque voix, dans chaque interdit,
J’entends les chaînes forgées par l’esprit :

(Blake se rapproche du deuxième tableau et les silhouettes s’animent selon les paroles du verset 3. Les autres sont immobiles)

Le BARDE:
Comment le cri du Ramoneur
Épouvante chaque église souillée;
Et le soupir du Soldat empreint de malheur
S’écoule en sang le long des murs du Palais.

(la musique s’arrête au moment où Blake remarque une prostituée mourante. Comme il s’approche d’elle – la musique de “La rose malade” commence)
BLAKE:
Mais dans les rues de minuit j’entends surtout
Comment la malédiction de la jeune Prostituée
Détruit les larmes de l’Enfant nouveau né
Et entâche de plaies le corbillard du Mariage des époux.

Le BARDE: [Chant: ‘LA ROSE MALADE’]
O Rose, tu es malade!
Le ver invisible
Qui vole dans la nuit,
Dans la tempête hurlante,

A découvert ton lit
De joie cramoisie:
Et son obscur amour secret
Détruit ta vie.

(Blake berce la prostituée alors qu’elle se meurt. Il observe son esprit plonger dans l’éternité)
/
BLAKE: (se tenant près des pleureuses à côté de la tombe)
Quel est le prix de l’expérience? Les hommes l’achètent-ils pour une chanson? Ou achètent-ils la sagesse d’une danse dans la rue ? Non, son prix est ce qu’un homme possède – sa maison, sa femme, ses enfants. La sagesse se vend sur un marché désert où aucun acheteur ne vient, et dans un champ desséché où l’agriculteur laboure en vain pour son pain.

Plus sur la troupe : http://www.theatreofeternalvalues.com/
Plus sur la pièce: http://www.blakedivinehumanity.blogspot.com/
Publié par notre terre Mère

Deux amis, poème philosophique de Rumi

«Quelqu’un arriva devant la porte de son ami et frappa.
– Qui est là?
– C’est moi.
L’ami répondit:
– Va-t-en. Il n’y a pas de place pour de la viande crue à cette table.

La personne erra pendant un an. Rien d’autre que le feu de la séparation ne peut changer l’hypocrisie et l’ego. Elle revint, totalement prête, cuite à point, fit les cent pas devant la maison de son ami puis frappa doucement.
– Qui est là?
– Toi.
– S’il te plaît entre, mon autre moi, il n’y a pas de place dans cette maison pour deux personnes.

Les deux bouts du fil n’entrent pas à travers le chas d’une aiguille, seule une pointe unique, une extrémité effilée, pas un gros ego alourdi de bagages peut y pénétrer. »

Jalaluddin Rumi, “Seasons of Peace » du livre The essential Rumi, Traduit par Coleman Barks, 2004
Plus sur: http://soufis-sahajayoga.blogspot.com/search/label/Rumi

Publié par notre Terre Mère