Étiquette : nature

Bio et supermarché sont-ils compatibles ?

090213164954Depuis quelques années, les grandes surfaces s’emparent du marché du bio, mais qu’en est-il de ce bio qu’elles nous vendent ?

C’est ce que le jeune magazine Kaizen dans sa rubrique “Désenfumage” tente d’éclaircir.

En France, près de 97 % des produits alimentaires passent par 5 grandes centrales d’achat, leur conférant une position maîtresse pour négocier les prix à la baisse vis-à-vis des producteurs. Citant Michel Morisset, un agriculteur conventionnel, “la grande distribution fixe des prix en dessous du coût de production, 1kg de tomates, c’est environ 80 centimes à 1 euro, pourtant la grande distribution nous l’achète à 60 centimes”. Pour tenir, les agriculteurs qui acceptent ces conditions, qu’ils soient bio ou conventionnels, sont forcés d’ adopter des modes de production industriels – champs cultivés en monoculture, terres dénudées à l’extrême, forte mécanisation –. Par ailleurs, comme la France n’est pas encore en mesure de répondre à la demande croissante, le bio vient souvent de produits lointains … et là, quid des labels et de la traçabilité ?

Acheter du bio dans une grande surface revient donc à appauvrir la valeur éthique du bio en renforçant le pouvoir de domination – et d’exploitation – des centrales sur les paysans, les consommateurs, leur pouvoir de destruction d’emplois et d’environnement. Car enfin, il y a toute une philosophie de respect de la nature, de commerce équitable et d’économie durable derrière la démarche bio. Cela revient également à appauvrir la valeur intrinsèque et nutritive du produit, en le réduisant à un label plus ou moins frelaté dans lequel il doit entrer coûte que coûte. Bref, un sacré enfumage !

Aujourd’hui, il se vend autant de produits bio en grandes et moyennes surfaces qu’en réseaux spécialisés et en vente directe. Il est donc important de développer les alternatives qui respectent les producteurs, l’intégrité du produit et le client.

Lire plus : Magazine KAIZEN, changer le monde pas à pas, numéro 6, janvier-février 2013, “Peut-on changer le système de l’intérieur ? L’exemple du bio au supermarché”. Rubrique “Désenfumage”, pages 10-12.

Publié par Mandarine pour Notre Terre

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Cultivons notre jardin !

AutomonieAlimentaireJournaliste spécialisée dans les questions de préservation de la nature, en 2006  Dominique Basset saute le pas, prend une année sabbatique pour se former à la botanique. De stage en stage, en France et en Inde, elle revient très au fait de l’agriculture biodynamique selon la méthode bio du japonais Masanobu Fukuoka et crée son jardin potager en plein Paris dans le 12ème arrondissement…  fait pousser tomates, radis, concombre, poireaux, mâche et épinards sur le parvis d’une église orthodoxe.

Aujourd’hui elle sort un livre : « Vers l’Autonomie Alimentaire ». Autant dire qu’elle sait de quoi elle parle…

Alors pourquoi ? L’enchérissement des hydrocarbures, en raison de leur raréfaction et la difficulté croissante d’extraction, engendrera une augmentation du prix des denrées alimentaires liée aux coûts de production et d’acheminement.  Selon Dominique Basset, « Il devient aujourd’hui essentiel de relocaliser notre alimentation… Il nous faut désormais apprendre à nous réapproprier nos racines. Aux antipodes d’une pseudo-nostalgie pour l’éclairage à la bougie, l’agriculture biologique et locale représente l’alliance du passé et du présent. »

Partout on peut créer son jardin, les expériences le montrent dans le monde entier, au Québec, à Détroit, en Haute Savoie, qu’elles soient spontanées ou imposées par la nécessité. Comme à Cuba, où pris entre le blocus américain et la chute de l’URSS dans les années 90  les habitants ont souffert de la faim. «  Ils ont donc décidé de lancer les orgaponicos, des jardins à haut rendement. Aujourd’hui, il existe 26 000 jardins bio en pleine ville, à la Havane ! Rappelons aussi pendant la 2ème guerre mondiale, les Victory Gardens lancés par Eleanor Roosevelt.» 20 millions de potagers ont fleuri,  produisant 8 millions de tonnes de légumes par an, soit 42% de la production nationale américaine !

“La preuve qu’un mouvement vers l’autonomie alimentaire n’est pas une utopie.”

Plus : http://www.place-publique.fr/spip.php?article6670

Frédérique Basset : VERS L’AUTONOMIE ALIMENTAIRE –  Pourquoi, comment et où cultiver ce que l’on mange ?  Éditions Rue de l’Échiquier, 128 pages, 13 euros.

Publié par Mandarine pour Notre Terre

Le festival du Diwali en Inde

Le festival du Diwali vient de s’achever en Inde, c’est une fête très appréciée et très joyeuse qui correspond à notre Noël, car le Diwali est un temps pour se rassembler en famille et entre amis, souvent marqué de la bonne nourriture et de la danse et où les gens s’offrent des cadeaux. C’est aussi un temps pour la prière et la réflexion sur les moins fortunés, car la déesse qui est vénérée est celle de la prospérité, de la générosité et du foyer. On illumine pour l’occasion les rues et leurs maisons de bougies variées pour célébrer la victoire de la lumière sur l’obscurité, dans tous les sens du terme, autant spirituel que matériel.

« Nous sommes ici, nous tous, pour célébrer une fête de quatre jours appelée « Diwali ». « Diwali » vient du mot en sanskrit « dipali », où « dipa » mot signifie lumière et « ali » signifie rangées, lignes. Or, beaucoup de choses se sont passées durant ces quatre jours et c’est la façon dont cette fête est célébrée, avec un tel enthousiasme. La première chose, c’est le jour de la naissance de (la déesse de la prospérité) Lakshmi, qui est le treizième jour de la lune: on appelle ce jour « dhanteras ». C’est le véritable jour où Lakshmi est née de la mer, c’est pourquoi elle est appelée « Miriam » ou « Mariam ». Le mot « Marie » vient aussi du mot « mer ». Donc, elle est née de la mer, a été créé à partir de la mer. Et à ce jour, grâce à Dieu, les êtres humains n’ont pas encore exploité la richesse de la mer, mais ils pourraient un jour commencer à le faire également. Et il y a là encore beaucoup de richesses. Alors, quand les gens commencent à s’inquiéter d’épuiser la Terre Mère, il faut savoir que la mer en regorge beaucoup plus que la terre n’en a. Donc rien n’est épuisé, il existe toujours beaucoup de réserves pour vous, et il ne faut pas s’inquiéter des réserves de richesse qui peuvent provenir de la mer. »
Shri Mataji, Londres, novembre 1982

ce discours a été tenu en 1982, il n’y avait pas encore les continents dérivants de plastiques, ni ces particules très fines de plastique qui détruisent l’appareil digestif des mammifères marins et poissons qui les confondent avec le plancton… Espérons que ces réserves attendent qu’on sache en profiter. Déjà, les vertus des algues commencent à être connues et (re)commercialisées en Occident.

Publié par notre Terre Mère

Réponses préhistoriques aux problèmes d’aujourd’hui

J’aimerais partager et vous donner envie de lire le livre de François Couplan « la Nature nous sauvera «  !
Depuis plusieurs années  la cueillette sauvage m’interpellait. Je me limitais aux tisanes avec les plantes aromatiques de mon jardin principalement, et je me nourrissais de quelques ouvrages sur les plantes sauvages et remèdes anciens sagement rangé sur une étagère ! …
Cet ouvrage est tombé à point nommé sur mon chemin, comme la pierre qui manquait à l’édifice ! Une vraie révélation acceptée spontanément et attendue.

Avec son livre « la Nature nous sauvera », François Couplan nous explique clairement qu’être très proche de la Nature, se nourrir de plantes sauvages ( spontanées ) nous permet de mieux ressentir la nature des choses, des êtres humains et de nous-même. Cela nous aide à avoir une vision globale et claire, tout en nous apportant une indépendance vis a vis de la société de consommation.

La qualité extrêmement plus nutritive des plantes spontanées nous permet d’être en meilleure santé, de moins manger et donc d’avoir moins de besoins que l’agriculture actuelle veut bien nous faire croire, elle qui nous propose des plantes dénaturées, affaiblies. Un exemple simple: l’ortie a 7 fois de vitamine C que les oranges, qui viennent d’ailleurs, et le cynorhodon 15 fois plus. Les parties vertes des végétaux renferment autant de protéines que le lait et la viande qui demande une surface énorme en équivalence, elle encrasse et fatigue l’organisme.
Au Moyen-Age, l’église à détruit une partie des forêts afin de balayer les cultes païens liée à la Nature. Elle s’est opposée au culte de la nature « sauvage » / spontanée et a occulté la part maternelle et féminine que chacun trouvait en la Terre Mère, ce qui a définitivement écarté les femmes de la société et du pouvoir. L’agriculture a été alors le premier pas de la domination du masculin sur le féminin, et cela a naturellement engendré la peur profonde de manquer, contrairement à la cueillette qui permet de rester dans l’instant et d’accepter le don spontané de la nature, ce qui renforce la confiance en la vie!

Aujourd’hui, nous mangeons au-delà nos besoins pour compenser nos angoisses, nos peurs, nos soucis affectifs ou bien par habitude… Continuer de manger de la viande au rythme où nous le faisons est un luxe d’enfants gâtés: nous devrions enfin devenir raisonnables ! Manger sobrement , avec moins de calories , est un facteur de santé et de longévité …

L’évolution se fera dans le sacré, en prenant conscience de la beauté magique de la vie qui mérite d’être profondément respectée !
Pour ma part, il ne me reste plus qu’ à m’extirper de mes conditionnements alimentaires, mais le désir est là, car plus le temps avance, plus je constate que la nourriture devient un problème….
« La Nature nous sauvera » de François Couplan aux éditions Albin Michel 2008
Christian Tournebize pour notre Terre Mère

S’occuper de Dame Nature

« Au lieu de détruire cette nature, essayer de la construire, essayer de voir comment vous pouvez en faire un beau jardin, ou un lieu magnifique. A chaque fois que je suis ici, je pense à ce que devrais faire avec cette terre, qui est très stérile, comment la changer. Tout le temps j’ai une pensée pour la façon de la rendre belle.
Et en cela, s’il y a de l’innocence, il n’y a pas de cupidité, pas de compétition, pas d’attachement, mais juste le fait de profiter de la beauté de votre propre création, de regarder comment les choses se passent. Les gens ont outrepassé les limites de la compréhension.
Par exemple, ici ou ailleurs en Europe, vous ne sont plus censés faire pousser des fruits. Pourquoi? Parce que le prix doit être maintenue à la baisse. Si vous avez tant de fruits pourquoi ne pas les envoyer là où ils n’ont pas de fruits? Ils vont les détruire, en finir avec les fruits, mais ils ne les (donneront) pas. Donc, l’amour et les sentiments pour les autres n’existent pas, et ils détruisent ce qui est en surproduit par la Terre Mère juste pour maintenir des prix élevés. C’est très cruel! Ils sont très cruels encore. Ils ne pensent qu’à l’argent, l’argent, l’argent, l’argent. »
Shri Mataji, 07/09/1997
Publié par notre Terre Mère

l’harpagophytum, un anti-inflammatoire naturel


L’harpagophytum est une plante qui pousse en Afrique du Sud et en Namibie et dont les racines servent à fabriquer des substances anti-inflammatoires et analgésiques. Le soulagement que l‘harapagophytum procure aux personnes souffrant de rhumatismes est rapide et sans effet secondaire.

En Allemagne, le docteur Wegener T. a conduit une étude en 2003 qui montre comment l’harpagophytum réduit la douleur et les symptômes de l’arthrose chez un groupe de patients.
L’harpagophytum serait aussi efficace que des médicaments pour calmer les inflammations et les douleurs de l’arthrose.

En France, une autre étude a été conduite en 2000 pendant 4 mois sur 122 personnes, pour évaluer l’efficacité et l’innocuité de l’harpagophytum dans le traitement de la hanche et l’arthrose du genou, comparativement au médicament « diacerhéine ». Le critère d’évaluation était le score de douleur, les doses étaient de 2610 mg d’harpagophytum par jour, comparées avec la prise de diacerhéine à 100 mg par jour.
Des améliorations considérables dans symptômes de l’arthrose ont été observées dans les deux groupes, sans différence significative pour la douleur. Toutefois, l’utilisation d’analgésiques (acétaminophène caféine) et anti-inflammatoires (diclofénac) des médicaments allopathiques a été significativement réduite dans le groupe prenant de l’harpagophytum, qui a eu également un taux nettement plus faible d’effets indésirables.
Donc, on peut en conclure que l’harpagophytum était au moins aussi efficace qu’un médicament de référence (diacerhéine) dans le traitement de l’arthrose du genou ou de la hanche et réduit la nécessité d’analgésique et d’anti-inflammatoires.

Sources sur : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/14669250

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/11143915

Publié par notre Terre Mère

Changer de l’intérieur

« Vous devez arrêter cet excès d’industrialisation. Pour un tel petit pays comme celui-ci, l’Angleterre, il y a tant d’industrialisation! Et c’est pourquoi les gens sont sans emploi. Si certaines industries s’arrêtent, et si nous commençons à faire des choses à la main, ce serait mieux, les gens auraient des emplois, vous voyez, il y aurait un certain équilibre.

Mais j’ai vu des arbres brûlés vraiment, sur la canopée,  ce qui signifie que (les pluies acides) doivent avoir un effet ici aussi.
La nature, voyez-vous, équilibre toujours les choses. Non seulement cela, mais elle vous enseigne une leçon. Vous ne pouvez pas mettre la nature sans dessus dessous; vous devez être sensible à ce sujet. La façon dont nous avons essayé de l’exploiter est allée trop loin, à tous les niveaux, et c’est ainsi que l’on doit payer pour cela. Dieu merci, les pays sous-développés sont mieux lotis, car ils n’ont pas besoin de travailler (d’avoir de l’argent pour vivre). Mais maintenant, ils suivent le même chemin. Je ne sais pas ce qui va se passer pour eux, mais ils prennent le même chemin…

Vous ne pouvez pas résoudre les problèmes mondiaux par des méthodes superficielles. Cela doit venir de l’intérieur, il faut comprendre les implications de ce type d’économie déséquilibrée, les procédures qu’ils utilisent sont déséquilibrées, absolument déséquilibrées. »
Shri Mataji, Londres, 1985
Photo : Mandarine
Publié par notre Terre Mère