Étiquette : nature

Lever de lune en Australie

Profitez de cette minute très poétique et admirez ce beau lever de lune au-dessus du phare de Byron Bay à la pointe nord de la Nouvelle-Galles dans le Sud de l’Australie.
C’est le point le plus à l’est du continent. En raison de son emplacement géographique unique, il ne peut être vu et photographié que localement.

Mettez votre mobile à l’horizontal pour une meilleure vue.
Publié par notre Terre Mère.

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Claude Bourguignon nous parle de la Terre Mère

Claude Bourguignon est allé à la source: les anciens. Il a tout appris de ces agriculteurs qui sentent la terre pour connaître le jour des semences qui savent, en regardant un animal, s’il est en bonne santé…
Car tout est dans l’attention que l’on porte à la terre et aux végétaux.
Il est allé dans le monde pour revenir avec une sorte de connaissance universelle du rapport à la terre qu’il ressent comme féminine, « à force de la regarder ». Pour Claude Bourguignon, la façon dont on traite notre terre nourricière équivaut à la façon dont on traite les femmes: on les exploite, on ne les respecte pas. Il a appris que dans le monde entier, on considérait la terre comme féminine.Il prône un rapport de respect envers les animaux et la terre. Ce que nous faisons aux animaux aujourd’hui est terrifiant. Ils sont traités comme des objets, ont des numéros plus de noms, sont tendus et finissent à l’abattoir, sans identité. A-t-on le droit, sous prétexte qu’on les mange, de traiter les animaux ainsi?

« Il faut perdre vos illusions- les Illusions Perdues de Balzac- acquérir la lucidité, ne pas tomber dans le cynisme mais rayonner l’espoir. »
« Il y a d’autres voix, d’autres façons de vivre et de penser le monde.
Tout est lié.

Il faut réenchanter le monde et on y arrivera. »
Merci monsieur Claude Bourguigon
Publié par notre Terre Mère

Voulez-vous devenir herboriste?

Le monopole de la vente de plantes a été confié aux pharmaciens dès septembre 1941, sous Pétain: on supprimait en France le diplôme d’herboriste pour laisser la belle part à l’industrie pharmaceutique.
Les pharmaciens ont laissé mourir progressivement cette activité en raison du manque de formation et des marges beaucoup plus intéressantes procurées par la vente de molécules chimiques. N’oublions pas que les pharmaciens sont inscrits au registre du commerce et non à celui de la santé!

Devant l’intérêt porté à cette activité et l’absence de législation sur les plantes et la santé, une mission sénatoriale conduite par Joël Labbé veut rétablir un nouveau diplôme d’herboriste.

Dans les prochaines semaines, la mission d’information procèdera à une série d’auditions de producteurs de plantes médicinales, d’herboristes de comptoir et de pharmaciens. Elle devrait rendre son rapport fin septembre.

Évidemment, l’Ordre des Pharmaciens s’oppose fermement à la renaissance de la profession d’herboriste!
Alors à nous de choisir! Si l’on se soigner légalement avec des produits naturels et donner plus d’importance à la médecine ayurvédique en France et en Europe, c’est le moment de soutenir ce projet.

Ce problème est à mettre en parallèle avec celui de la sauvegarde des huiles essentielles en vente libre. En fait, le souhait d’intégrer les plantes dans la classe des médicaments date du plan élaboré en 1941 (et peut-être avant) par les lobbies pharmaceutiques.
D’abord, il y a la législation française qui dit que « tout ce qui n’est pas autorisé est interdit » en matière de santé. Mais pour être autorisés, les produits doivent faire l’objet d’un dossier d’agrément au niveau de l’UE (minimum 500 000 € et de longues années de travail et d’argumentation).

Ensuite, la notion de médicament est très subtile. L’article L. 5111-1 du code de la santé publique française précise: « On entend par médicament toute substances ou composition présentée comme possédant des propriétés curatives où préventives à l’égard des maladies humaines ou animales ainsi que tout produit pouvant être administré à l’homme ou à l’animal, en vue d’établir le diagnostic médical ou de restaurer, corriger ou modifier leurs fonctions organiques.« 

Cette définition peut s’appliquer à tous les aliments!
Ce que les Pouvoirs Publics veulent faire appliquer, c’est le détail de cette loi: aucune allégation pour les plantes, huiles essentielles et autres qui pourraient les faire classer dans la catégorie des médicaments et alors se voir interdire. Permettre au public d’utiliser librement les plantes ne sera pas remis en cause, mais dire que telle ou telle plante a tels effets sur la santé, cela revient à changer complètement les bases de la législation française et européenne (calquée sur la législation française), et c’est là que se situe le problème!

Par exemple, les carottes sont un aliment. Mais si on dit que les carottes sont dépuratives pour le foie et les reins, qu’elles éliminent les toxines, font baisser le taux de cholestérol, régénèrent le foie après une infection virale, rééquilibrent le système nerveux vago-sympathique intestinal, qu’on peut les utiliser dans les convalescences post-hépatite, le diabète et certaines maladies de la peau, alors les carottes deviennent un médicament!

Si l’on remet dans l’attention des Français et du monde le fait que les médicaments sont, à la base, des plantes, il y aura peut-être plus de respect pour l’écologie aussi. Il y a des gens qui travaillent avec patience et amour à la culture de ces plantes et qui ont un grand respect de la nature. Un diplôme reconnaîtrait leur art.
L’écologie ce n’est pas un grand (gros) mot: cela commence, par exemple, par le tri de ses déchets ménagers….

Essayez-vous aux tisanes de Maurice MESSEGUE, et à son livre Mon herbier de santé éditeur Laffont Tchou.
Pas pour vous soigner, bien sûr, mais pour le plaisir!
Plus sur: https://positivr.fr/mission-information-senat-statut-diplome-herboristerie/?utm_source=wsp&utm_medium=wsp_facebook&utm_campaign=1301_25
Louis-Marie pour notre Terre Mère
Publié par notre Terre Mère

Comment bio-dégrader le plastique

Avec plus de 150 millions de tonnes de plastique dans les océans, en 2050, il y aura plus de plastique dans l’océan que de poissons. Il ne faut pas oublier non plus les 300 millions de tonnes fabriqués chaque année… Il est admis qu’il faut entre 400 à 1000 ans pour que le plastique se décompose, c’est-à-dire celui des sacs, des bouteilles et autre contenants.
Au secours !
Mais la Terre Mère a des ressources insoupçonnées et vient encore une fois en aide à l’humanité: je vous présente la chenille qui mange et décompose le plastique: Galleria mellonella, la plus grande mite de cire.

Ce sont les scientifiques de l’Université de Cambridge qui ont découvert que la larve de la mite peut effectivement manger et décomposer le plastique de manière similaire à la cire d’abeille, que cette mite aime à consommer. Son système digestif rompt les liaisons chimiques du polyéthylène.
Maintenant que l’on connaît le nom de notre nettoyeuse, il reste encore à comprendre le processus unique de l’intestin de la chenille. Quand les chercheurs sauront comment la mite décompose le plastique, ils pourront appliquer ces connaissances pour bio-dégrader le plastique qui asphyxie l’océan par exemple.

Il y a aussi de l’espoir avec Ideonella sakaiensis, cette bactérie qui mâche le plastique, qu’une équipe de l’Université de Kyoto a isolée en fouillant dans des tas de déchets. Après cinq ans de recherche à travers 250 échantillons, ils ont isolé cette bactérie qui peut se nourrir du polyéthylène téréphtalate ou PET, un plastique commun utilisé dans les bouteilles et les vêtements. Ils ont nommé les nouvelles espèces de bactéries.
Ici, l’équipe japonaise est plus avancée, car ils ont identifié les gènes dans l’ADN de l’enzyme que Ideonella sakaiensis utilise pour décomposer le PET. Ils ont alors démontré que le PET pourrait être décomposé avec cette enzyme uniquement.

Plus sur: http://bgr.com/2017/04/24/plastic-eating-bugs-wax-moth-pollution/
https://theconversation.com/new-plastic-munching-bacteria-could-fuel-a-recycling-revolution-55961

Publié par notre terre Mère

Matariki, un hymne à la vie

Voici l’histoire de Matariki de la tribu Ngāti Toa Rangatira racontée pour les enfants par l’aîné Te Waari Carkeek

« Chaque année, durant les nuits les plus froides, le groupe de sept étoiles Matariki appelées aussi les Pléiades, s’élève dans le ciel pour la première fois. Cela se passe toujours à l’aube, juste avant que le soleil pointe ses rayons. On est tous à l’affût de ce moment car il marque le début d’une période importante de l’année : le nouvel an de Maoris.
C’est le moment où toute la famille se réunit: on parle du passé, on fait surtout des projets pour l’avenir, comme ici en France. C’est dans cet échange que l’on comprend comment chacun joue son rôle dans la famille. Ecouter les histoires de nos aînés, comprendre e qu’ils font nous aide à comprendre ce qu’on pourra faire nous aussi quand on sera grand.
Saviez-vous que la Pléiade des Matariki formait une famille ? Selon la tribu Ngāti Toa, l’étoile Matariki est la mère et elle a 6 filles. Tous les ans, elles traversent le ciel pour aller rencontrer leur grand-mère la Terre (papa-tu-a-nuku). Lors de leur visite, elles aident la Terre à préparer l’année à venir. Elles utilisent leurs seuls pouvoirs: celui de donner la vie (mauri) aux différents environnements. En passant du temps avec la Terre, qui est une dame âgée, elles apprennent de nouvelles connaissances et compétences qu’elles transmettent aux autres à leur tour.
-Tupu-a-nuku, la plus âgées de six filles, s’occupe de faire pousser les différentes plantes. Elle fait bien attention à que toutes les plantes aient tout ce dont elles ont besoin pour grandir pour pouvoir ensuite donner de la nourriture, des médicaments et des habits. Quand on la voit briller, on se rappelle qu’on a tous notre place dans ce monde et qu’on peut développer nos talents et aider les autres à développer les leurs.
-Tupu-a-rangi aime chanter et a une chanson pour chaque occasion. Elle chante pour la forêt et les dieux de la forêt et la fore^t se sent nourrie des ses chants. Tous les petits animaux reprennent sa chanson ce qui remplit le monde de joie. Elle garde ses chansons tout près de son cœur. On apprend d’elle à partager nos talents avec les autres.
-Waipuna-a-rangi accompagne sa grand-mère la Terre pour s’occuper des mers, des océans, des lacs et des rivières. Elle suit aussi attentivement comment l’eau s’évapore pour retourner au ciel et retomber sous forme de pluie. Grâce à elle on sait que toute la gentillesse que vous enverrez aux autres reviendra vers vous.
– Waiti and Waita sont des jumelles qui s’occupent du monde des insectes. Comme les insectes, elles savent comment agir en équipe. Même si les insectes sont tout petits, ils peuvent faire de grandes choses ensemble car ils sont nombreux. Les abeilles permettent aux fleurs de faire des fruits, les fourmis font de grands tunnels dans le sol qui aèrent la terre. Ces deux étoiles nous encouragent à nous aider mutuellement et à agir collectivement.
-Uru-a-rangi, la plus jeune, aime aller se blottir dans es bras de sa grand-mère. Son enthousiasme aide la Terre à se préparer pour la nouvelle saison. Une bonne humeur aide toujours à réussir les choses de la vie.
Mais alors, que fait la maman Matariki?
Elle fait se que font toutes les bonnes mères, elles les surveille, s’en occupe, les encourage et les aide à donner le meilleur d’eux-mêmes.
Pensez un peu à ce que vos parents font pour vous. »

Cette vidéo révèle des endroits importants dans la région de Wellington, importants pour Ngāti Toa, tels que l’île de Mana, l’île de Kapiti, les Tararua et Te-Upoko-o-te-Ika-a-Māui (Wellington Harbour). Un paysage sonore de taonga puoro, ou des instruments de musique maori, accompagne la narration.
Les mots et les définitions des Maori:
• whānau – famille
• iwi- tribu
• kaumātua- l’aîné
• Papatūānuku / Papa – mère terre
• principe mauri-vie
• kuia – femme âgée
• kai – nourriture
• rongoā – médecine
• kākahu – vêtements
• pūkenga – compétences
• te wao nui a Tāne – les grandes forêts de Tāne
• Tānemahuta – dieu de la forêt
• manu – oiseau
• mokomoko – lézard
• waiata – chanson
• Tangaroa – dieu de la mer
• Ranginui – père ciel
• Tamanuiterā – le soleil
• whaea – mère, tante
• matua-père, oncle
Publié par notre Terre Mère

Un projet de décroissance

couv4_diaUn très joli livre, porteur d’espoir sur les capacités de ce monde à se réinventer, publié en début d’année. Un véritable appel à décoloniser nos imaginaires…

Le livre s’appuie sur un  postulat :  la croissance est un mythe, voire une calamité, car elle se fonde sur le pillage du monde, dont les ressources qui ont mis des milliards d’années à se constituer sont dilapidées en un siècle. La croissance est en crise, succession de crises de plus en plus rapprochées qui malgré des phases de répit -artificiel- ne peuvent cacher l’inéluctabilité du verdict. Le credo selon lequel la croissance profiterait à tous est une imposture. Au contraire, la logique du pillage  loin de s’arrêter à notre terre s’attaque aussi à l’humain par la destruction de ses moyens vitaux de subsistance (accaparement des terres arables, pollution des eaux, déforestation massive). En témoignent les inégalités grandissantes à l’échelle d’une nation et du monde,  aggravées par les crises et  récessions. Fini la croissance donc !

Face à ce constat, la décroissance choisie est la seule alternative possible à la récession forcée engendrée par un système mortifère, qui, si nous ne faisons rien, conduira à la destruction de la vie humaine sur terre.

Le projet de décroissance s’articule autour de deux idées-force : celle d’une DOTATION INCONDITIONNELLE D’AUTONOMIE (DIA) couplée à un REVENU MAXIMUM ACCEPTABLE (RMA).
La DIA n’est pas un revenu mais une dotation en termes de droits de tirage sur l’eau, l’énergie, le transport, droit au logement et au foncier, à la nourriture (produite localement et sainement), le tout sous la forme de gratuité jusqu’à un certain seuil raisonnable – encourageant le bon usage et pénalisant le mésusage (halte au gaspillage). La santé et l’éducation demeurent des droits fondamentaux inaliénables, donc gratuits. En contrepartie, un service d’intérêt général pourrait être partagé entre tous les citoyens. Grâce à l’institution d’un droit de regard et de veto sur les choix de production, aussi par la création de jardins communautaires, d’ateliers collectifs entre autres,  l’économie se met véritablement au service de l’homme et de la nature, avec pour seul souci le bien vital commun.
Le RMA introduit l’idée que passé un certain plafond, le revenu est taxé à 100 %, réduisant ainsi l’échelle de revenus. Les auteurs préconisent une échelle de 1 à 4. Car la décroissance doit être d’abord celle des inégalités… Indispensable pour enrayer le gaspillage, largement imputable aux plus riches (et non à la démographie galopante).

Par ce système, le travail devient facteur d’épanouissement (non plus une contrainte), éliminant la production “de choses inutiles pour les vendre à des gens qui n’en ont pas besoin… et qui eux-mêmes doivent passer leur vie à produire d’autres choses inutiles afin de financer leur consommation.”  Le débat politique est porté au coeur même de la société, chacun disposant d’une vraie liberté de choix et de temps pour se responsabiliser, s’éduquer, participer à la vie de la société. Ainsi le choix démocratique devient une réalité, où le sens du collectif et du bien de tous est véritablement entre les mains des citoyens, et non plus susceptible d’être marchandé au plus offrant par  une poignée d’élus professionnels corruptibles.

Irréalisable, diront certains ? Pas sûr. Imaginez déjà les économies réalisées, ne serait-ce qu’en termes de santé, sécurité, prestations sociales et de retraites devenues obsolètes !

Une lecture à ne pas manquer, émaillée de cas et d’exemples déjà en marche !

Un projet de décroissance, manifeste pour une Dotation Inconditionnelle d’Autonomie, par Vincent Liegey, Stéphane Madelaine, Christophe Ondet, Anne-Isabelle Veillot, préface de Paul Ariès, Éditions Utopia.                           Pour retrouver plus de liens, articles, vidéos… autour du livre :        http://www.projet-decroissance.net

Publié par Mandarine pour Notre Terre

Pierre Rabhi, Au nom de la Terre

Il a été parmi les premiers à réaliser le retour à la terre dès le début des années 60, à défendre la vie sous toutes ses formes, à commencer par la microbiologie du sol sans laquelle une agriculture viable est impossible. Il l’a montré, prouvé par son propre exemple, incarnant la Sobriété heureuse et mettant en place les grands principes de l’agro-écologie… qui permet des miracles même dans les zones les plus arides.

Pour mieux comprendre son parcours et sa démarche, un film sort en salles ce mercredi 27 mars, Pierre Rabhi, Au nom de la terre, réalisé par Marie-Dominique  Dhelsing. Longtemps écartée des médias et du consensus général, la philosophie de ce paysan, sage et poète, est enfin saluée par les critiques grand public …  Pendant le débat qui suivait l’avant-première jeudi dernier, Pierre Rabhi évoquait une sorte de basculement (positif) dans les consciences qu’il semble percevoir.  Puisse-t-il sentir juste !

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Alors pour conforter ce ressenti, et tout simplement passer 1h38 de joie et de paix, ne manquez surtout pas ce film, un formidable hymne d’amour à notre si belle Terre !

Pierre Rabhi, Au nom de la Terre de Marie-Dominique Dhelsing

Publié par Mandarine pour Notre Terre