Étiquette : Monsanto

Semences en danger

L’objectif des semenciers est d’augmenter progressivement la taxe sur les semences, pour que les paysans trouvent moins d’intérêt à faire de la semence de ferme. Elle s’appelle la « Contribution Volontaire Obligatoire » et s’applique à 21 espèces : orge, avoine, pois, trèfle, luzerne…. Elle interdit les semences de ferme, c’est à dire les cultures intermédiaires, les légumes, les soja, et transforme les paysans qui ne la respecteront pas en délinquants. Si on n’y prête pas garde, les semenciers auront une mainmise totale sur les semences alors qu’actuellement, en France, on ne leur achète que 50% des volumes. Nous nous trouverons alors dans une totale dépendance qui peut mettre en péril la capacité même à ensemencer tous nos champs.
Voilà ce que viennent de voter les députés sous la pression des lobbies semenciers et du président de la FNSEA : la Confédération paysanne appelle tous les paysans à refuser le paiement de cette taxe et tous les candidats aux prochaines élections à s’engager à abroger cette loi scandaleuse.

Pour l’instant, les semences paysannes de variétés anciennes, locales, ou biologiques sont enfermées dans la clandestinité. Il ne faudrait pas que les semences paysannes soient considérées come des laboratoires de conservation du vivant, mais qu’elles puissent s’échanger librement sur un marché plus étendu que de petites niches commerciales afin de réister aux monopoles des grands céréaliers. 

Mais que feront le gouvernement français et la Comisson européenne? …

Plus sur:http://www.semonslabiodiversite.com/

http://www.semencespaysannes.org/communiques_de_presse_115.php

Un autre exemple est représenté par le large mouvement de refus des semences de maïs OGM de Monsanto qui se produit au Népal. C’est une partie de bras de fer entre les bailleurs de fond, et le gouvernement.
Ils vont jusqu’à subventionner le prix des semences hybrides pour s’implanter dans ce pays. Jusqu’à maintenant les agriculteurs utilisaient de semences de variétés locales non hybrides, c’est à dire qu’ils pouvaient reproduire eux-mêmes leur semences.

L’introduction d’hybrides permet d’augmenter notablement les rendements, mais on ne peut reproduire les semences et d’années en années, on doit acheter les semences au semencier, rendant ainsi l’agriculture dépendante de grands céréaliers. Monsanto  en profite d’ailleurs pour positionner ses variétés OGM.
C’est tout le système économique qui sera détruit si le gouvernement du Népal flanche.

Plus sur:  http://www.irinnews.org/report.aspx?reportid=94611

Publié par notre Terre Mère

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Fortuna, la future fortune de BASF

Il a fallu 14 ans à Amflora, la première patate transgénique de BASF à destination des animaux, pour être acceptée par l’ EFSA, (l’Autorité européenne de sécurité des aliments).
Mais BASF a présenté, le 31 octobre 201, une demande officielle à la CE pour pouvoir lancer sa nouvelle pomme de terre OGM pour inonder le marché des frites en Europe dès 2014/2015.
C’est donc pour après-demain.

Fortuna résisterait au mildiou, un parasite très dévastateur qui attaque aujourd’hui encore 20% des récoltes. Fortuna est une variété européenne à laquelle on a associé les gènes d’une pomme de terre sud-américaine, qui elle, résiste bien à ce parasite.

Candide se demanderait pourquoi ne pas directement planter la variété sud-américaine ? Il existe tant d’espèces de pommes de terre, qui résistent à telles maladies, qui s’adaptent à telle pluviométrie, cette biodiversité est notre trésor mondial et il faut la protéger. Comme le dit Stephanie Töwe, Greenpeace Allemagne :
« Il ne faut pas produire de produits alimentaires de base génétiquement modifiés…Il y a des risques de dissémination des modifications génétiques aux cultures traditionnelles…Une production non OGM durable n’est ensuite plus possible ».

Rappelons que seuls deux OGM sont déjà autorisés en Europe: le maïs MON810 de Monsanto et la pomme de terre Amflora, de BASF, et que BASF est le numéro un mondial de la chimie.
Si l’UE acceptait Fortuna dans nos assiettes de frites, il n’y aurait plus de limites à l’invasion des OGM dans notre agriculture et notre alimentation.
Publié par notre Terre Mère

OGM : la menace plane encore

Le moratoire de la France, ainsi que de l’Allemagne, la Hongrie, la Grèce, le Luxembourg, l’Autriche et la Bulgarie,  en vue d’interdire le maïs Monsanto 810 était prévu par la législation européenne en cas de « risques sérieux pour l’environnement ».  

Mais, à la demande de Monsanto, il est aujourd’hui contesté par la Cour Européenne de Justice qui annule les 3 décrets français…
La Commission européenne a proposé que chaque pays ait le droit de faire ce qu’il veut chez lui en matière d’OGM. Autant ouvrir la porte au renard dans le poulailler ! D’ailleurs, le président de l’UE, José Manuel Barroso, a déjà voulu contraindre les pays à lever leur interdiction de culture du MON 810…. 
Les ambitions des sociétés leaders semblent progresser envers et contre tout. Par exemple en France, la société Vilmorin, dirigée par Emmanuel Rougier, veut concurrencer les États-Unis et Monsanto, en développant un blé OGM « trop longtemps délaissé ». Elle est déjà le premier fournisseur de cette semence en Europe. Heureusement, ce blé OGM qui sera mis au point  avec la société américaine Arcadia Biosciences, ne sera pas mis sur le marché avant 2020.

Soyons vigilants! On eut encore éviter à ces grandes entreprises voraces de nous vendre leur marchandise.

Plus sur: http://www.sylviesimonrevelations.com/article-monsanto-syngenta-co-continuent-a-faire-des-degats-et-des-emules-87672872.html

Photo: Tiruvadi Jagadisan a travaillé 20 ans pour Monsanto  dont 8 comme directeur général des opérations en Inde. Il a rejoint en février 2010 les anti-OGM, car Monsanto avait, selon lui, montré  « des données scientifiques falsifiées » aux organismes gouvernementaux afinn de commercialiser ses produits sur le territoire indien. Plus sur http://www.lesmotsontunsens.com/ogm-monsanto-a-falsifie-ses-donnees-scientifiques-selon-un-ancien-directeur-7075

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OGM, attention: tentative de séduction …

Une information venue de l’AFP du 21 octobre 2011 à 15h10 nous révèle une fuite très importante au sujet d’un document classifié confidentiel d’EuropaBio. Contrairement à son nom, cette association représente les intérêts de Monsanto, de BASF et autres géants de l’agroalimentaire !
De nouvelles tentatives de séduction pour faire passer la pilule amère des OGM y sont dévoilées comme par exemple de : chercher à trouver des ambassadeurs pour redorer le blason des OGM !
7 pays, la France, l’Allemagne, la Hongrie, la Grèce, le Luxembourg, l’Autriche et la Bulgarie, en interdisent encore la culture sur leur territoire.
Mais le groupe Monsanto a déjà réussi à placer la pomme de terre OGM Amflora de BASF, en Allemagne et en Suède, et le maïs MON 810 en Espagne, au Portugal, en République Tchèque et en Slovaquie. Il espère pouvoir faire céder les autres.

Bien sûr, il n’est pas question de rémunération, voyons, quelle idée !!!. Les ambassadeurs seraient des « pros OGM » depuis toujours, dixit un des représentants d’EuropaBio.

Mais qui sont-ils ces futurs ambassadeurs de la bonne cause OGM?
Il est question de : Claude Allegre, Chris Patten, le chanteur irlandais Bob Geldorf, le musicien écossais David Byrne, peut-être même l’ancien secrétaire général de l’ONU, Kofi Anan ! Le journaliste écologiste britannique Mark Lynas… Hé oui !!! étonnant !!! n’est ce pas ? Greenpeace s’est évidemment indigné.

Il faut suivre cette affaire de près.

Plus sur : http://www.romandie.com/news/n/_Les_producteurs_d_OGM_enrolent_des_ambassadeurs_en_Europe211020111510.asp
Les Dessin’Acteurs ont proposé de dessiner sur le thème de la patate OGM Amflora de BASF !
Les dessins sont visibles sur www.dessinacteurs.org/post/Non-aux-patates-OGM-!

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Monsanto : la nature se rebiffe

Les chrysomèles sont les principaux insectes qui ravagent le maïs, car leur larves rongent les pieds de la plante. Aux USA, où environ 50% du maïs est transgénique,  les variétés OGM Bt de Monsanto ont réussi à les écarter pendant quelques années.

Mais quelle a été la réponse de la nature ? Face aux OGM, une sélection naturelle des insectes résistants à cette toxine s’est opérée spontanément. Mickael Gray, professeur au département des sciences environnementales à l’université de l’Illinois, déclare « le développement d’une résistance est inévitable en quinze à vingt-cinq ans ».

 Monsanto a déjà en réserve un nouvel OGM résistant aux nouvelles générations de chrysomèles ! C’est un circuit sans fin. La seule certitude, c’est l’aspect financier et rémunérateur pour le producteur, mais quel est l’avantage pour les cultivateurs et les consomateurs ?
Une solution serait-elle l’utilisation de plantes repoussant les  chrysomèles par exemple, ou l’élevage de leur prédateurs naturels, donc le respect des cycles de la vie ? Il faudrait surtout éviter de cultiver du maïs pour nourrir les bovins qui n’arrivent pas à digérer ces végétaux et produisent du méthane de leurs gaz ! 

La morale de l’histoire:

Traffiquer le vivant en voulant à tout prix utiliser des techniques non respectueuses de la nature ne profite qu’aux industriels.

Un dossier très complet sur :
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/botanique-1/d/mais-ogm-monsanto-premiers-signes-dune-resistance-de-la-chrysomele_33179/#xtor=EPR-17-

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E Coli du bio : la rumeur !

E Coli : Les doutes émis concernant la salubrité des produits biologiques reposaient sur…une étude qui n’existe pas ! C’est Claude Aubert, ingénieur agronome pionnier du bio en France, qui révèle la supercherie dans le Canard enchaîné du 27 juillet 2011.

Dennis Averey, un des principaux opposants au bio et travaillant pour le « Hudson Institute », serait à l’origine de la rumeur prétendant que le bio serait plus favorable au développement des E. coli. La première fois qu’il en est question, c’est dans un article du « New York Times », en 1996. Il faut savoir que l’institut Hudson reçoit des fonds de Monsanto, Syngenta, Dow Agroscience, Dupont, Novartis… Une coincidence ?
Cette rumeur est allée jusqu’à atteindre deux directeurs du CNRS qui ont fait référence à cette prétendue étude pour dire que « les mérites de l’agriculture biologique s’accompagnent inévitablement de risques alimentaires spécifiques ». Bel exemple de désinformation !
« La FNAB estime que les propos tenus par les deux scientifiques du CNRS sur les aliments bio sans référence scientifique portent atteinte à la fois à la filière agriculture biologique et à la crédibilité du CNRS. Elle se réserve le droit d’agir en conséquence. » déclare Dominique Marion, Président de la FNAB.

François Veillerette, porte parole de « Générations Futures » dit à ce sujet :
« Alors que les consommateurs plébiscitent les produits bio, les adversaires de l’écologie et de l’agriculture biologique essayent par tous les moyens de décrédibiliser la bio depuis de longs mois. Les accusations de chercheurs publics reposant sur des rumeurs sont inacceptables. Elles doivent être démenties immédiatement et publiquement. » « Les travaux menés ces dix dernières années montrent qu’il y a plutôt moins d’E. coli et de bactéries résistantes aux antibiotiques dans les produits bio » dt-il aussi.

Tous les coups sont permis pour discréditer le bio et l’idée de respect de la nature que cette démarche soustend, car il commence à fragiliser les intérêts des firmes de la l’agrochimie.

 Plus sur la naissance de cette rumeur qui vient des USA :

http://www.sourcewatch.org/index.php?title=Trashing_organic_foods

Si vous voulez en savoir plus sur un monde sans pesticide allez voir le blog de « Générations futures » :
http://www.mdrgf.org/

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Biopiraterie, les melons inventés par Monsanto !

Le nouveau dieu de la nature s’appelle Monsanto, le saviez-vous ? Il vient d’inventer un fruit délicieux : le melon.
Les melons cultivés à l’origine en Inde, résistent naturellement à un virus qui ravage ces espèces de plantes, le « Cucurbit yellow stunting disorder virus » suite à une sélection traditionnelle. No Patents on seeds ! vient de découvrir en mai 2011, que Monsanto a introduit ce gène résistant dans d’autres melons et l’a été breveté en tant qu’invention” ! Toutes les parties de la plante, incluant graines et fruits, ont été brevetées en tant qu’invention de Monsanto ! Monsanto peut maintenant bloquer l’accès au matériel génétique venant de ces melons.
Christophe Then, le porte parole de « No patents on seeds ! » nous explique la filouterie :
« Ce brevet est un abus du droit des brevets parce qu’il ne repose pas sur une véritable invention. Il est contraire au droit européen excluant les brevets sur les méthodes de sélection conventionnelle. En outre, il s’agit d’un cas de biopiraterie, puisque les plantes d’origines et les plantes les plus pertinentes proviennent d’Inde…De tels brevets bloquent l’accès aux ressources génétiques nécessaires pour entamer de nouvelles sélections, et les ressources de base quotidiennement utilisées sont subordonnées à la monopolisation et la spéculation. »
Il est urgent de réviser le droit européen des brevets pour se protéger du vol sur le vivant. Il est essentiel de mettre un frein à ces entreprises qui essaient de s’approprier la nature.
Vous pouvez faire entendre votre voix en signant la pétition lancée par « No patents on seeds ! » en mars 2011, comme 197 organisations à ce jour et plus de 15.000 personnes (en fin de page, cliquez sur « sign here », entrez le nom, puis le prénom, l’adresse mail, le pays) :
http://www.no-patents-on-seeds.org/en/recent-activities/open-letter-members-european-parliament-and-european-commission

 Plus sur : www.no-patents-on-seeds.org

Plus sur : http://www.combat-monsanto.org/spip.php?article872

Le brevet : http://www.no-patents-on-seeds.org/en/information/patent-cases/patent-melons

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