Vik Muniz , Waste Land ou l’art au fond des déchets

C’est l’histoire de l’artiste et photographe brésilien Vik Muniz qui s’est intéressé aux trieurs de la décharge de Rio, que la documentariste britannique Lucy Walker a suivi pendant près de 3 ans. Le résutltat est un film documentaire Waste Land.
On suit Vik Muniz la plus grande décharge à l’air libre du monde,Jardim Gramacho, à la périphérie de Rio de Janeiro. Après 3 années de tournage, il nous offre un film époustouflant d’émotion et de beauté Waste Land, qui retrace son parcours sur 3 ans alors qu’il travaillait à une série d’œuvres créées à partir de déchets. On a pu le voir l’automne dernier dans le cadre du Festival du Film d’environnement à Paris.

Sur le journal gratuit « 20 minutes » distribué dans le métro parisien, on le présente comme une oeuvre d’art, « surgi(e) d’une décharge…Courez vite voir ce bijou de générosité ! »
Vik Muniz souhaite «peindre» les catadores, ces travailleurs qui ramassent les matières recyclables sur la décharge pour les revendre.

Ce film est aussi une rencontre avec des personnages honnêtes et innocents les catadores : Tiao est le président de l’Association des catadores. Zumbi est l’intellectuel du groupe car il ramasse les livres pour les lire plutôt et non vendre leur papier. Suelem y travaille depuis qu’elle a 7 ans.
Les catadores ne sont pas tristes mais fiers de leur recyclage qui contribue à la sauveagarde de l’environnement.

Vik prend les catadores en photo et les engage ensuite  à reproduire leur portrait  à partri des déchets collectés. Le profit de la vente des portraits, vendus aux enchères à Londres, est reversé à l’Association des catadores du Jardim Gramacho. Ainsi, les recettes du film ont financé écoles et maisons, car Vik Muniz ne cherche qu’à créer du bonheur autour de lui et à sortir ces malheureux de leur condition tout en respectant leur liberté.
Aidez le film à sortir dans les salles françaises en devenant coprod sur http://www.touscoprod.com

Publié par notre Terre Mère

Un pub intelligente

Allez, abandonnez quelques minutes seulement votre cynisme de rigueur face à la pub, c’est pour la bonne cause:  

Signal, en partenariat avec l’Unicef, veut sensibiliser les enfants au brossage quotidien des dents. Evidemment, ce n’est pas par hasard ni par altruisme…

Depuis  ce lundi 23 août, les peitis pauvent se connecter pour s’engager à se brosser les dents matin et soir. ce site propose aussi des des informations sur les bénéfices d’un brossage quotidien.

Mais ce qui nous intéresse ici, c’est l’engagement que l’on peut prendre en faveur d’un accès à l’eau potable pour les enfants des pays en voie de développement. Pour chaque engagement, Signal versera 0,50 centimes d’euro à l’Unicef.

Si on obtient 200.000 clics, c’est  4.000 enfants qui pourront accéder à l’eau potable au sein de leurs écoles.

Il ne faut pas non plus oublier qu’en France,  50% des enfants de moins de 6 ans ne se sont jamais brossés les dents  !(source : Research International 2004).

Plus sur : www.missionsignal.fr

Publié par notre Terre Mère

Connaissez-vous Esther Duflo?

Esther Duflo est économiste, spécialiste du développement, directrice du Laboratoire d’action contre la pauvreté Abdul Latif Jameel, professeur associé au Collège de France pour l’année 2008-2009, chef de laboratoire au célébrissime MIT, le Massachusetts Institute of Technology de Cambridge (USA). Bref, depuis dix ans, elle partage sa vie entre les États-Unis, la France et déplacements sur le terrain. On ne compte plus ses publications, ses titres et ses fonctions, malgré son jeune âge de 36 ans.

Autant professeur qu’activiste sur le terrain, elle anime par ailleurs un réseau d’ONG et n’hésite pas à lever des fonds et financer ses enquêtes sur le terrain : « aujourd’hui, les systèmes officiels d’éducation et de santé sont, dans une large mesure, le produit de l’imagination de bureaucrates et d’experts qui n’ont de rapports directs ni avec les besoins des personnes, ni avec les réalités du terrain. »

Elle a « détourné » la méthode scientifique des essais cliniques, avec groupes tests et groupes témoins, pour évaluer les programmes de lutte contre la pauvreté : évaluer les résultats scolaires d’enfants d’Afrique ou d’Inde, la distribution de moustiquaires pour enrayer le paludisme, le micro-crédit, l’aide au développement agricole…

Avoir des outils pour mesurer l’efficacité d’une action semble une nécessité absolue, maintenant que nous allons devoir réfléchir à l’humanitaire en termes de développement durable et de respect de l’environnement, sans esprit colonialiste.
Publié par notre Terre Mère