Les Indiens Kogis

Eric Julien nous reparle des Indiens Kogi avec ce deuxième livre « Les Indiens Kogis, la mémoire des possibles » chez Acte Sud.

Voici son interview sur Arte lors de l’émission La grande Librairie. Avec cet extrait, familiarisez-vous encore un peu plus avec ce groupe d’êtres humains si spirituels et si évolués, que l’on appelle encore « peuple de primitifs ».
Les questions essentielles de la vie sont au coeur de cette société, qui s’occupe de traiter du bonheur de l’homme selon son rapport avec la Mère Terre.
Publié par notre Terre Mère

Le combat de Kogis pour la forêt

Les Indiens Kogis essayent aujourd’hui de sauver leur forêt. Ils  sont les descendants des Tayronas, une des plus brillantes civilisations du continent sud-américain.

Avant la venue des Espagnols au XVIe siècle, ils étaient  500 000. Mais les Espagnols les ont repoussé jusque dans les plus hautes montagnes de la Sierra Nevada de Santa Marta, à plus de 1200 kilomètres de Bogota, la capitale colombienne.

Le respect de Kogis pour  la Terre-Mère est la base de leur culture et de leur foi. C’est sur ces sommets qu’ils sont établis depuis quatre siècles. Pour eux, la nature est vivante et l’écologie est un façon de vivre et de penser ancestrale.

Depuis les années 1970, leur forêt a été rasée par endroits pour de multiples raisons, surtout la culture de drogues et aujourd’hui 75% de celle-ci ont déjà été détruits.

GEO ainsi que l’association GoodPlanet, présidée par Yann Arthus-Bertrand, soutiennent les Kogi et l’association qu’Eric Julien a lancée en 1985.

Plus sur le dossier spécial de Géo « Bilan carbone: GEO s’engage pour l’environnement »:http://www.geo.fr/dossier-geo/bilan-carbone-r-geo-s-engage-pour-l-environnement-36844

Publié par notre Terre Mère

Le peuple Kogi selon Eric Julien

Le géographe et alpiniste Éric Julien part en expédition en Colombie. Nous sommes en 1985. C’est dans les montagnes qu’il rencontre les Indiens Kogis. Malheureusement, loin de toute aide médicale occidentalisée, il est atteint d’un œdème pulmonaire. Il semble alors perdu ; cependant, le peuple Kogi possède encore un savoir ancestral phytothérapique et le sauve de sa maladie, car ce peuple est l’héritier de la culture des Indiens précolombiens.

Dans des montagnes, presque au secret, leur société a su préserver des rapports très profonds avec la nature.

En 1995, il revient sur les même lieux pour un autre combat : aider les Kogis à retrouver leurs terres ancestrales. Cela implique d’évoluer entre les écueils que sont les narcotrafiquants, les guérillas, et autres obstacles.

Puis il créé en 1997, l’association Tchendukua qui signifie  » Ici et Ailleurs « . Depuis la France, il réussit à racheter la terre des Indiens Kogis et leur restitue. En échange, il reçoit une initiation à leur spiritualité, basée sur une connaissance des écosystèmes. Ce livre est un message et une réponse aux maux de notre société moderne, car nous avons besoin de retrouver l’harmonie avec la Terre Mère.

Aujourd’hui, Eric Julien a racheté, grâce au soutien de 5000 donateurs,  1500 hectares de terre, sur lesquels vivent 30 familles Kogis. En 2008, deux nouveaux terrains ont été acquis et offerts aux indiens. Arbres fruitiers tropicaux et palmiers repoussent désormais sur des terres longtemps désertes et qui attirent de nouveau la faune.

L’ONG lutte aujourd’hui pour mener à bien la reforestation de ces terres ancestrales, et les transformer en réserves indiennes au statut inaliénable. 

Publié par notre Terre Mère