Au revoir Shri Mataji

Le mercredi 23 Février 2011, Mme Nirmala Srivastava, connue dans le monde entier sous le nom de Shri Mataji Nirmala Devi, fondatrice du Sahaja Yoga, est décédée dans la maison de sa fille à Gênes, en Italie.

 Nirmala Salve est née le 21 Mars 1923 à Chindwara, une village tout proche de l’Etat du Maharashtra, au centre même de l’Inde. Ses parents, Prasad et Cornelia Salve, étaient des Indiens chrétiens et les descendants directs de la dynastie royale Shalivahana, l’un des rois les plus respectés et emblématiques de l’Inde. La mère de Nirmala a été la première femme indienne à recevoir un diplôme universitaire en mathématiques, son père était un célèbre avocat, un linguiste parlant 14 langues, qui a traduit le Coran en Marathi. La famille a été étroitement liée au Mahatma Gandhi et a vécu dans son ashram pendant plusieurs années. Nirmala, jeune-fille, a aussi joué un rôle actif dans la lutte pour la liberté lancée par le Mahatma Gandhi. Toute la famille avait d’ailleurs rejoint le mouvement Quit India dès 1942, ce qui a conduit à plusieurs arrestations de ses parents, dans les conditions difficiles que l’on peut imaginer, comme de la jeune Nirmala. Son père a été membre de la première Assemblée constituante de l’Inde, le seul membre chrétien, et a contribué à écrire la première constitution de l’Inde.

Nirmala a étudié la médecine et la psychologie à la Christian Medical Collège à Ludhiana et au Balakram Medical College de Lahore, mais a interrompu en urgence ses études au moment de la partition de 1947, qui a mis des millions d’Indiens sur les routes de l’exil. Peu avant l’Indépendance de l’Inde, elle a épousé Chandrika Prasad (CP) Srivastava, un haut fonctionnaire civil. Le couple a eu deux filles, Kalpana et Sadhana. Madame Srivastava a passé les années suivantes en tant que femme au foyer, à élever ses enfants et à soutenir son mari dans son nouveau rôle de secrétaire particulier du Premier ministre Lal Bahadur Shastri.

Sa famille a toujours eu un rôle de mécénat vis-à-vis de l’art et de la musique en particulier. En 1961, Madame Srivastava a lancé la Société de la Jeunesse pour les Films, afin d’insuffler des valeurs nationales, sociales et morales chez les jeunes à travers le milieu du cinéma. Elle a également été membre de l’Indien Film Censor Board.

Tout au long de sa vie, elle a continué à soutenir la musique et les arts, en invitant à des concerts les plus grands noms de la musique classique indienne, en construisant une académie des arts et de la musique au nom de son père.

Même si son destin s’est déjà montré extraordinaire, le 5 mai 1970, un nouveau chapitre de la vie de Madame Srivastava a commencé, qui va la propulser sur la scène publique. Après avoir vu comment des hommes sans scrupules se présentaient comme gourous pour exploiter de jeunes touristes qui venaient visiter l’Inde à la recherche de l’illumination spirituelle, elle est entrée dans un état de méditation profonde sur une plage du Gujarat, Nargol. Au cours de cette méditation, elle a été témoin de la montée de l’Adi Kundalini, l’énergie primordiale qui soutient l’univers. Dans cet état, elle a réalisé qu’il était de son devoir de partager cette prise de conscience spirituelle avec l’humanité et d’offrir gratuitement la Réalisation, autrement dit l’Illumination, à toute personne qui le désirerait, à travers un processus d’éveil en masse d’une énergie éternelle, la kundalini. Peu de temps après cette expérience, elle a débuté à Mumbai (Bombay) la pratique de cette nouvelle technique de méditation simple, qu’elle a appelé  Sahaja Yoga, ce qui signifie « l’union spontanée », et s’est fait connaître sous le nom de Shri Mataji Nirmala Devi.

En 1972, Shri Mataji, voyageant aux États-Unis, a publiquement mis en garde contre la prolifération des « gourous » en provenance de l’Inde dont l’intérêt principal était en fait, l’argent, et qui n’avaient pas la capacité de donner l’éveil à leurs disciples. En 1974, son mari, qui à l’époque était le directeur général de la Shipping Corporation of India, a été élu Secrétaire général de l’Organisation Maritime Internationale (OMI), une agence des Nations Unies basé à Londres. Il a été réélu quatre fois à cette position, ce qui est un reccord, et, en 1990, on lui a décerné le titre d’honneur de Chevalier Commandeur de l’Ordre de St Michel et St Georges (KCMG) pour ses services au sein de l’organisation maritime (parmi bien d’autres récompenses).

Son séjour à Londres a marqué le début son travail pour faire connaître Sahaja Yoga. Elle a commencé avec « sept hippies », comme elle les a appellés. De ces débuts, par le biais de réunions libres organisées dans de petites salles autour de Londres, la technique a commencé à se faire connaître, et Shri Mataji a commencé à voyager à ses propres frais dans tout le Royaume-Uni, et à tenir des conférences pour donner gratuitement l’expérience de la Réalisation du Soi.

Dans les années 80, Sahaja Yoga s’est beaucoup développé. Shri Mataji a beaucoup voyagé à travers l’Europe, en Australie et en Amérique à un rythme assez impressionant. Elle a également visité toute l’Inde, où elle a été vénérée et adorée comme une déesse vivante, des plus petits villages aux grandes villes. Au début des années 90, elle et son mari ont acheté une maison à Cabella Ligure, dans la campagne italienne. Elle a continué à voyager de part le monde, inlassablement, de la Russie à la Chine, pour répandre son message de paix, de conscience collective et d’Illumination, aidé par le nombre croissant de yogis pratiquant sa technique de l’éveil de la Kundalini, qu’elle décrit comme « une bougie en allumant une autre ».

Elle remplit des lieux aussi variés que le Royal Albert Hall à Londres ou des centres sportifs en Russie et en Inde. En 2004, après 30 années de conférences publiques, elle a décidé de restreindre ses tournées et conférences. Elle s’est retirée de la vie publique pour passer plus de temps avec sa famille et pour laisser le mouvement qu’elle avait initié, se développer naturellement, tout en étant disponible pour offrir des conseils.

Au cours de ces quarante ans dédiés à visiter le monde, sa vision d’une paix unifiant les personnes de tous pays, est passée d’une poignée de fidèles à un mouvement de renommée internationale qui l’a menée à être nominée pour le Prix Nobel de la paix en 1995. Elle a construit un hôpital, des écoles, une académie de musique et d’art, un refuge pour femmes battues et leurs enfants… Des centres internationaux pour la méditation on été développés un peu partout par les yogis afin de pratiquer la Méditation Sahaja Yoga.

Sa sagesse, son rire, son sens de l’humour, et son insondable connaissance  sur presque tous les sujets, la rendent immortelle aux yeux de ceux qui l’ont rencontrée.  Elle a été éloquente, pragmatique et pleine de compassion. Sa vraie préoccupation a toujours été d’aider les personnes recherchant la vérité spirituelle, qu’elles qu’elles soient. Sa générosité, autant spirituelle que matérielle, n’a jamais montré de limites? Avant tout, elle a été une mère pour chaque personne qu’elle a rencontrée, que ce soit pour quelques minutes ou pour plus longtemps et a aimé d’une façon égale tous ceux qu’elle a appelés ses enfants.

Shri Mataji laisse derrière elle son mari, ses deux filles, quatre petits-enfants et arrière petits-enfants. Elle est retournée dimanche 27 février dans son Inde bien-aimée et a été enterrée ce lundi 28 février 2011 à New Dehli accompagnée par des centaines de milliers de personnes partageant la même grande ferveur et le même profond respect.

 Publié par notre Terre Mère

Bombay, capitale mondiale du SIDA

La situation :
L’Inde est à la première place des pays ayant des personnes contaminées par le VIH. Dans le monde, 1/8 des personnes contaminées vivent en Inde.

Bombay détient le record des décès liés au VIH, car 1/5 des personnes souffrant du VIH en Inde, vivent dans cette ville du Maharastra, qui compte 23 millions d’habitants. Beaucoup de ces malades développent la maladie du SIDA car ils n’ont pas un réel accès aux soins.

Selon l’Onu Sida, l’Inde aurait le plus grand nombre de malades du SIDA, bien plus que l’Afrique du Sud : 5,7 millions de cas (chiffres de 2006).

En 2004, une unité pour maladies opportunistes comme la méningite ou la tuberculose est créé dans un hôpital prestigieux de la ville, le J.J. Hospital. Le professeur Alaka Deshpande, chef du service, fait ce qu’elle peut avec les faibles moyens qui lui sont attribués : 200 personnes par jour pour un médecin, 300 visites par jour pour recevoir les médicaments contre le VIH. Cela représente de longues heures d’attente pour les patients qui viennent souvent de très loin, car ici, les médicaments sont gratuits, enfin ceux de première ligne (les anciennes trithérapies).

Une crise sanitaire :
Seuls 10 hôpitaux en Inde possèdent des médicaments de deuxième ligne qui ne sont donnés qu’à ceux qui ne répondent plus aux anciens médicaments car ils sont payants. Depuis six ans les produits de première ligne sont gratuits mais les effets secondaires sont très graves. Mais seulement 30% des malades ont accès à ces médicaments gratuits au Maharastra.

Par exemple, le docteur Alaka Deshpande ne peut pas faire le test qui mesure la charge virale, c’est-à-dire qui mesure la quantité de VIH qu’il y a dans le sang, même si son hôpital est l’un des meilleurs du pays. C’est très frustrant pour un médecin de travailler ainsi mais selon ses propos Alasha « n’a plus la force de se battre contre la bureaucratie. »

Même si l’Inde est au 11 rang des puissances mondiales, la plus grande démocratie du monde, elle ne consacre que 1% de son budget à la santé, contre 11% en Afrique du Sud par exemple.

La maladie taboue :
Il y a 6 ans, la maladie du VIH n’avait pas d’existence officielle. Le gouvernement masquait le problème sanitaire pour ne pas nuire à son image. Les chiffres annoncés pour cette année, un peu plus  2 millions de cas, sont bien loin de la réalité, d’autant que beaucoup ne sont pas recensés dans les petites villes.

La majorité des malades croit qu’il existe un remède pour devenir séro négatifs et guérir du SIDA. La plupart ne sait pas comment ils ont attrapé la maladie.

L’analphabétisme, la misère mais aussi la tradition n’aident pas à lutter contre le SIDA.

C’est toujours la maladie de la honte qu’il faut cacher.

La propagation :
Il semble que les prostituées soient le maillon le plus important de transmission de la maladie car 95% des séro positifs sont hétérosexuels. Les malades sont des gens qui n’avaient jamais entendu parler de la maladie avant d’être eux-mêmes atteint, et qui ne prennent pas de précautions comme les préservatifs.

Certains médecins refusent toujours d’opérer des malades atteints du VIH.

Depuis le 7 novembre 2009, la Haute Cour de Justice a dépénalisé l’homosexualité, car avant, un médecin ne pouvait pas soigner un patient dont l’homosexualité était révélée. Hors, 1/10 des homosexuels sont séro positifs en Inde. Depuis un an, des associations peuvent agir au grand jour pour informer ces populations et distribuent des préservatifs.

Il faudrait faire de même pour le reste de la population d’ailleurs.

L’industrie pharmaceutique :
Pourtant, à Goa, l’entreprise SIPLA produit beaucoup de médicaments génériques. Entre 1972 et 2005, l’Inde ne reconnaissait pas les brevets internationaux, donc SIPLA a produit 90% des médicaments qui vont en Afrique du Sud ou dans les autres pays pauvres. Leurs machines sont importées d’Europe et leur entreprise de 7000 salariés est régulièrement contrôlée. Ils sont à la pointe et très compétitifs : leurs médicaments, pas seulement pour le SIDA,  coûtent 10 à 50 fois moins chers qu’en occident.

Donc depuis 2005, l’industrie pharmaceutique ne peut plus produire de médicaments sans payer les brevets, donc ne produira pas de médicaments de deuxième ligne (nouvelles trithérapies) d’une façon bon marché ; que va-t-il arriver aux patients des pays pauvres ?

Les charlatans :
12% des médicaments vendus en pharmacie sont issus de la contrebande et sont insuffisamment dosés, d’autant que les médecins n’ont en général pas les moyens de vérifier si le traitement marche puisqu’ils ne peuvent calculer la charge virale.

De plus, les Indiens s’en remettent à Dieu à leur gourou au lieu de se prendre en charge et se soigner. Des médecins charlatans vendent des traitements à base d’herbe : bien sûr, des procès ont engagés contre eux mais ils ont tellement d’influence sur la population.

Certains faux gourous surfent sur la vague et proposent de se soigner par l’Ayurveda, disant que cette médecine, à l’origine des autres, est plus efficace que l’allopathie et laissant croire que l’on peut guérir en 3 mois du SIDA. Mais ces faux gourous ont de forts appuis politiques et sont intouchables. Ce manque d’information touche tout le monde, aussi la classe moyenne.

La réponse :
Le gouvernement indien doit réagir avec honnêteté à cette situation dramatique qui ne fera qu’empirer s’ils ne prennent pas les choses en main.

Il faut impérativement briser le tabou qui entoure le SIDA en Inde et informer la population des modes de propagations, de la virulence du virus et de notre incapacité à le contrer. Il faut juguler l’épidémie en Inde, il en va de notre survie à tous, car si on abandonne le sous-continent indien, on n’éradiquera jamais cette maladie.

Article fait à partir du magnifique travail d’investigation de Sophie Ent et de Ted Sand, documentaire sur Arte 2010

Plus sur: http://inde.aujourdhuilemonde.com/au-jj-hospital-de-bombay-le-sida-est-soigne-gratuitement

Publié par notre Terre Mère

Ayurveda contre méchantes bactéries en vue?

Attention, nos antibiotiques vont bientôt finir de faire leur effet sur les bactéries de dernières générations ! Le gène NDM-1 aide ces méchantes bactéries  à se propager, car il permet la synthèse d’une enzyme qui inactive la plupart des antibiotiques présents sur le marché…

C’est, pour l’instant, assez discret en Europe depuis cet été. En France, déjà quatre personnes ont été infectées… L’inquiétude des médecins commence à se faire entendre.

Notre médecine allopathique serait-elle la seule réponse ? Pourrait-on se protéger en amont ?

Il existe en Inde une médecine traditionnelle, l’Ayurvéda, qui traite la personne comme un tout.

Pour les Français,  l’Ayurvéda est surtout une technique de massages, de soins de beauté et quelques produits pour se sentir mieux. Mais cette médecine est très complexe et il faut environ 20 ans pour se former.

Elle a débuté avec les premiers textes sacrés, les Védas, il y a environ 8000 ans. C’est donc une longue tradition qui a conduit les médecins indiens à diagnostiquer des maladies selon trois plans : le plan physique, sur lequel la médecine occidentale s’est développée, le corps « énergétique », c’est-à-dire le mental ou l’astral, et le corps spirituel ou causal qui correspond à un système d’énergie subtile et à des chakras.

La santé est donc l’équilibre de ces 3 corps et la première chose pour rester en santé est de respecter les régimes et les comportements liés à notre constitution, nos « doshas ». La première chose est donc de connaître notre dosha d’origine et celui actuel qui peut être perturbé, et seul le médecin ayurvédique peut faire son diagnostique en prenant notre pouls et en évaluant notre « vitalité ».

Peut-être que cette médecine pourrait nous aider à renforcer notre organisme en préparant notre corps à éliminer toutes les toxines, pas seulement celles du métabolisme physique erroné, mais aussi celles produites par notre comportement, nos émotions, notre psychisme, notre environnement…afin d’affaiblir l’attaque de ces bactéries.

Plus sur : Judith Morrison, Le livre de l’Ayurvéda, le guide personnel du bien-être, éd. Le courrier du livre

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/medecine/d/les-super-bacteries-ndm-1-arrivent-en-france_26126/#xtor=EPR-17-

http://www.science.gouv.fr/fr/actualites/bdd/res/3716/multi-resistance-des-bacteries-aux-antibiotiques-les-chercheurs-se-mobilisent/

Publié par notre Terre Mère

Un racisme bien ancré dans le passé

« La diversité des corps, des visages et des peaux créée par la nature est essentielle car sinon, chacun ressemblerait à tout le monde. On aurait un régiment de visages humains ennuyeux.

Malheureusement, on a traité les gens de couleur de primitifs alors que les Blancs ont été considérés comme évolués. C’est une arrogance intolérable de distinguer les hommes selon la couleur de leur peau : ils ont tous le même cœur, les mêmes sentiments, la même expression d’amour et de haine. Ils rient et pleurent pareillement.

Les pays dans lesquels les gens de couleur sont nés, sont à eux. Il se peut qu’ils soient primitifs ou arriérés mais en aucun cas étranger. Pas même un seul homme blanc n’a le droit d’occuper par la force des fusils et des canons les terres des autochtones désarmés.

Imaginez la brutalité envers les êtres humains noirs réduits en esclavage. Bien que l’esclavage ait été aboli, les pouvoirs coloniaux « blancs » ont continué à infliger des insultes et des tortures innommables aux gens simples et pauvres de leurs colonies.

Si l’histoire de la colonisation en Afrique, en Asie et en Amérique latine était écrite objectivement et conformément à la vérité, l’énormité des crimes commis par les dirigeants blancs choquerait l’humanité.

J’ai moi-même subi certains de ces crimes pendant la période de l’occupation britannique en Inde. Les Britanniques sont arrivés en Inde sans passeports ni visas et y sont restés près de trois cents ans.
Aujourd’hui, lorsque les Indiens arrivent au Royaume-Uni avec des visas en règle, leur expérience des interrogatoires par les services de l’immigration des aéroports est en général terrible.

J’avais un passeport diplomatique, étant l’épouse d’un diplomate important, et cependant, on me posait des questions impolies et insultantes, simplement parce que j’étais Indienne et non pas Blanche. Un jour, on m’a soumis à une fouille au corps sans aucune raison. Ce n’était rien d’autre que du racisme flagrant.»
Shri Mataji, Meta Modern Era, chapitre 4, Racisme, 1995

Photo : Shri Mataji jeune à gauche avec le Mahatma Gandhi et sa femme à droite
Publié par notre Terre Mère

Barack Obama en Inde

C’est une visite historique du président des Etats Unis dans un pays que beaucoup considèrent encore « en voie de développement ».

Aujourd’hui, le président des Etats-Unis a déclaré:

« Mon séjour à l’Hôtel Taj est un message puissant contre la terreur… Mumbai (anciennement Bombay) est une ville incroyable qui est le symbole de l’énergie et de l’optimisme de l’Inde, » a-t-il dit, saluant l’esprit de Mumbai alors qu’il s’adressait à la presse au Taj Hôtel avant de se lancer dans une visite historique en Inde.

Le président Obama, accompagné de son épouse Michelle, a signé le livre des visiteurs de l’hôtel et a regardé la plaque sur laquelle le nom des victimes du 26 novembre 2008 sont gravés. Il a prononcé un discours de six minutes dans lequel il rendu hommage à ces personnes de Mumbai :
« Nous n’oublierons jamais les images terribles du 26 novembre, les flammes anéantissant le du Taj Hôtel qui ont illuminé le ciel pendant quatre jours en Novembre, 2008…Aujourd’hui, nous, les Etats-Unis et l’Inde, travaillons ensemble, plus étroitement que jamais à l’approfondissement de lutte contre le terrorisme …. »
C’est une bonne nouvelle !

« Ici, à Mumbai, la diversité qui est la force de l’Inde est très représentée … Ceux qui ont attaqué Mumbai voulait démoraliser cette ville et ce pays, mais ils ont échoué. Le lendemain même, les habitants de Mumbai étaient de retour au travail … Et en quelques semaines, cet hôtel a pu accueillir de nouveau des visiteurs venus du monde entier. »

Plus sur : http://economictimes.indiatimes.com/news/politics/nation/My-stay-at-Taj-is-powerful-message-against-terror-Obama/articleshow/6879499.cms

Publié par notre terre Mère

Diwali à la Maison Blanche

Pour la première fois dans l’histoire, un président des USA a annoncé la fête du Diwali, la fête des lumières, à partir de la Maison Blanche. Elle a lieu aujourd’hui pour le Diwali propement dit, mais ces célébrations durent de 4 à 5 jours selon les Etats et ont commencé mercredi dernier.

Cette fête si importante en Inde est comparable à notre Noël : c’est la fête des lumières contre l’ignorance, la victoire du bien contre le mal, un moment de joie collective et d’échange de cadeaux.

Elle réunit plusieurs religions : les hindouistes avec le retour de Rama en Ayodhya, les Sikhs, les Jaïns, certains Boudhistes.

Dans cet extrait, le président Barack Obama demande à ceux qui s’apprètent à célébrer la plus grande fête en Inde, de penser aux nécessiteux, qui n’ont pas la chance de partager le plaisirs des réjouissances en famille. Il est étonnant que d’autres présidents n’aient pas encore pensé à souligner l’importance d’une fête qui unit tant de religions et soient passés à côté d’un symbole si fort…

Remarque : Barack Obama se trompe de jour quand il annonce le Diwali pour demain, c’est plutôt le dernier jour de cette fête dont le point culminant est aujourd’hui. 
Publié par notre Terre Mère

Ouverture des jeux du commmonwealth 2010

Nous avons été impressionnés le 3 octobre par l’ouverture des jeux du Commonwealth 2010 à New Dehli en Inde: 

Les artistes de cette féerie de lumière ont fait apparaître un homme fait de spirales lumineuses et assis en tailleur: c’est un homme qui médite. En son intérieur est représenté ce qui est appelé le corps subtil de l’homme, composé d’une énergie nommé Kundalini et des sept principaux chakras. La montée de l’énergie Kundalini du sacrum vers le sommet de la tête avec l’illustration de l’ouverture du Sahasrara y sont représentés.

C’est devant plus de 60 ooo spectateurs présents à cette ouverture que le commmentateur explique ce système d’énergie subtile. Cette présentation est relayée par les plus grands réseaux d’informations du monde anglophone.
 En fait, il s’agissait de démontrer à quel point les anciennes connaissances yogiques forment la richesse éternelle de l’Inde.
Des femmes portent des fleurs pour faire une « Puja » à cet être spirituel éclairé de sa lumière intérieure. Pour elles, c’est un acte de respect et de dévotion. En Inde, le rituel religieux marque la vie quotidienne des habitants.
Vient ensuite un autre symbole de la vie quotidienne des indiens, un train et ses wagons. C’est un moyen de transport essentiel dans ce pays. Il a aussi une place prépondérante dans ce spectacle.

Les wagons y reconstituent la vie ordinaire : un premier pour les bracelets en verre, que les Indiennes aiment tellement porter ! Un deuxième pour les politiques qui arranguent la foule en espérant récolter des suffrages; la vie politique est très importante et très riche dans ce pays. Un troisième pour l’industrie du film, très connue de nos jours et qu’on appelle Bollywood, avec une star indienne au sommet…

En bref, en  regardant cette vidéo, nos yeux sont ébahis devant cette ouverture des jeux Commonwealth 2010 tout en esthétique, couleurs et subtilité exotique, étonnante de lumière et de joie.

Pour connaitre plus amplement le corps subtil, les chakras et la kundalini, une présentation approfondie est disponible sur le site :  http://www.sahajayoga.asso.fr

Publié par notre terre Mère

Copenhague : enterré trop tôt !

Les accords de Copenhague ont été enterrés trop tôt !

Hier, le négociateur chinois chargé de la question du climat, Su Wei, vient de confirmer par lettre officielle au secrétariat de l’Onu chargé du changement climatique, que la Chine s’assocait aux accords de Copenhague.

Le ministre Indien de l’Environnement, Jairam Ramesh, vient d’annoncer à son tour que l’Inde a décidé de rejoindre le projet.

Encore une bonne nouvelle pour les optimistes qui s’opposent à la vision toujours un peu trop manichéenne de certains journalistes français.
L’inde et la Chine ne sont, après tout, que les premiers émetteurs de gaz à effet de serre de la planète !

Rappel des objectifs : limiter à deux degrés le réchauffement moyen. Verser 100 milliards de dollars aux pays en développement pour lutter contre le réchauffement climatique et à s’y adapter, à partir de 2020.
Plus sur:
http://www.maxisciences.com
Publié par notre Terre Mère

Artisanat, une touche divine

tissage-sari« Les saris traditionnels …dont chacun est une œuvre d’art d’une grande beauté, sont fabriqués dans les villages par de simples paysans, exempts des travaux agricoles pendant cinq à six mois de l’année.   De cette façon, ils peuvent compléter leurs revenus issus de l’agriculture, et équilibrer leur vie avec deux types d’activités différents. … Ils sont créés par de simples fermiers ordinaires qui dépendent de ce métier pour gagner leur vie, et de ce fait, y mettent toute leur habileté ainsi que leur plus grande attention.

 Ces objets faits main sont un reflet de leur joie de vivre et ils donnent, si on sait les apprécier, un profond sentiment d’harmonie et de joie.   Ces humbles artistes ont le sentiment que la beauté de Dieu a créé autour d’eux a nourri leur esprit, et que ce monde de la nature, ces fleurs, feuilles, les couleurs qu’ils voient autour d’eux, se retrouve dans le tissu qui recouvrira les dames et rehaussera leur beauté…

saris

Il est surprenant de voir avec quelle poésie ces gens simples décrivent leur travail quand ils en parlent.   Mais de telles choses aussi ont leur valeur pratique et fonctionnelle.   La qualité des vêtements faits à la main est bien meilleure, et ils durent plus longtemps…

 Les vêtements faits main dans des matériaux naturels, sont faciles à entretenir et extrêmement économiques.  Il n’est pas nécessaire de les remplacer très souvent, car ils ne s’usent et ne se déchirent qu’après une très longue période.   .. Un sari, quand il vieilli, peut être utilisé comme une serviette, pour couvrir les meubles, comme une tenture murale ou une cloison de tissu.   En Inde, on utilise les saris comme des auvents, des protections contre le soleil.   Ainsi la qualité des étoffes fabriquées par des mains humaines, à la fois belles et pratiques, est telle, que nous pourrions dire qu’il a quelque chose de divin à leur sujet. »  

 Shri Mataji, Les temps Meta-Modernes, Chapitre deux, Publisud 2001