Archives de Tag: Inde

L’ego des nations chrétiennes a dominé le monde

SM-parents-Gandhi

« Il est très surprenant que parmi les nations chrétiennes, l’ego ne se soit pas atténué comme il aurait dû le faire, peut-être que le Christ n’a jamais été vénéré de la bonne façon. L’ego occidental a été si terriblement dominant que personne n’a pu réellement voir ce qu’ils ont fait et jusqu’où ils sont allés. Ils se repentent inutilement de quelque chose qui est tiré par les cheveux. Mais le repentir était destiné à notre ego.
C’est très choquant parfois, quand vous voyez comment les nations chrétiennes ont envahi d’autres pays, détruisant races après races, complètement anéanties, complètement finies et détruites. Ils étaient chrétiens, disciples du Christ, Bible en main, pouvez-vous imaginer cela? Ces soi-disant chrétiens ont fait des choses horribles au nom du Christ. Pourquoi ? Il faut comprendre que cet ego a beaucoup oeuvré dans les pays occidentaux ou dans les pays où ils ont suivi le christianisme.
Partout, s’ils sont chrétiens, ils sont extrêmement agressifs, extrêmement violents et ils pensent que le monde entier leur appartient. Même Hitler croyait en la religion catholique. Le grand sacrifice du Christ ne leur a jamais enseigné de leçon, comme si tout était effacé de leur mémoire, comme si cela n’avait pas de sens pour eux, que cela ne véhicule rien pour eux, et ils sont devenus très violents. Non seulement cela, mais ils ont pensé qu’ils ont le droit de gouverner le monde entier, de piller, détruire tout le monde. Pourquoi? Parce qu’ils étaient chrétiens. Quel contraste avec la vie du Christ qui a ressuscité d’une soi-disant mort! Mais l’ego demeure encore, non seulement il reste présent, mais il a explosé, explosé à un point tel que nous voyons aujourd’hui que les chrétiens ont complètement perdu le sens des valeurs et des limites (maryadas).

La façon dont les églises chrétiennes se comportent est choquante. Il n’y a plus aucune morale d’aucune sorte en elles, aucun respect pour la loi, aucun respect pour Dieu, pas de respect aussi pour la chasteté, qui était le principal sujet du Christ, la principale nature (guna) du Christ.
Cela m’a choquée quand j’étais enfant, parce que j’ai vu – étant née dans une famille chrétienne- et découvert que les chrétiens en Inde ont été les plus dogmatiques, les gens les plus dominateurs. Et cela m’a surprise. Comment ont-ils considéré le Christ comme étant leur dû? Et pourquoi ont-ils utilisé son nom pour dominer autrui?
Malheureusement, à cette époque, les Britanniques nous dirigeaient. Les Britanniques ont également manoeuvré le tout de manière à  faire croire aux Indiens que le Christ était né en Angleterre.

Ils s’habillaient comme les Anglais, se faisaient appeler sahibs. Ils se comportaient de manière très arrogante, et ils avaient leur place au gouvernement (britannique), ils collaboraient avec le gouvernement sans aucune loyauté envers les Indiens. Même quand mon père a été arrêté, ils nous ont bannis de la communauté chrétienne. Ils m’ont jetée hors de l’école alors que j’avais tout juste six, sept ans, parce que mon père était un membre du Congrès (mouvement pour la libération de l’Inde). Donc, ce côté de la chrétienté, jusqu’à présent, personne ne l’a vu. »
Shri Mataji, Rome, 1992
Photo des parents de Shri Mataji avec Gandhi

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Musique méditative: Na jaane saiyan


Une petite méditation musicale ou une musique méditative, au choix, par la jeune artiste Tanya Wells inspirée par la musique classique indienne.

vocals: Tanya Wells
guitar: Ville Tanttu
bass: Dile Kolanen
camera, edit: Ananya Tanttu
2012
Plus sur: myspace.com/tanyawells77

Hold up de notre patrimoine végétal: semence sous séquestre

Christophe Guyon nous dresse le tableau d’une triste réalité: les paysans ont perdu leur autonomie, ils ne peuvent plus utiliser leurs propres semences ! Une poignée de gens fait du profit avec le patrimoine de l’humanité.

Dans l’Europe entière, des associations se mobilisent pour retrouver ce droit d’utiliser les semences, comme par exemple Biogerme. Elles permettent d’échanger des variéts anciennes, souvent plus résistantes aux insectes et plus intéressantes que ce qui existe sur le marché.
Plusieurs intervenants viennent nous expliquer ce qui aurait été impensable il y a 100 ans:
Jocelyn Moulin, de l’association Kokopeli, nous explique le système d’aujourdhui en prenant exemple sur les paysans indiens. 9 multinationales se partagent le marché de 90% du blé et du riz mondiaux, à travers des hybrides ou à travers des OGM (clones chimériques) brevetés, car ces grands groupes imposent de passer par eux pour ensemmencer.
Pierre Rabhi, agro écologiste, nous propose une approché éthique et veut nous amener à prendre conscience de la gravité de la situation.
Christian Vélot, professeur en génétique moléculaire, nous parle du détournement du mot et de la notion d’hybride par les grand semenciers. Les paysans ont toujours fait des hybrides en croisant les plantes qui donnaient les meilleurs résultats. Mais aujourd’hui, les multinationales croisent des clones, c’est à dire des plantes qui ont un matériel génétique pauvre, dégénéré, et qui à la deuxième génération sont très peu productives.

Conclusion:
Aujourd’hui, les seules semences autorisées à la vente sont celles qui sont protégées par un droit de propriété intellectuelle, un brevet, comme si elles étaient le fruit d’une invention humaine! Ce serait drôle si ce n’était dramatique. Tout le domaine public est donc devenu illégal à la vente! Il est urgent que l’humanité prenne du recul, s’élève, car comme le dit Pierre Rabhi: « si la conscinece s’élève, le monde changera ».
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Protestation anti nucléaire en Inde

En Inde, dans le petit pays de Tamil Nadu, à Kudankulam, dix-huit personnes ont été arrêtées et la protestation s’essouffle : approvisionnement alimentaire faible, une police très réactive…
Le gouvernement veut implanter une centrale alors que les habitants de Kudankulam s’y opposent, même si leur ministre en chef, Jayalalitha, a embrassé le point de vue gouvernemental.
À l’heure actuelle, une lettre, adressée à la CM, énumère les demandes formulées par les personnes, les organisations qui veulent s’opposer à ce projet nucléaire.

Dans le monde entier, les pays adoptent des mesures pour développer efficacement les énergies non fossiles ou nucléaire, les énergies renouvelables,  pour répondre à leurs besoins. Même ce petit pays qu’est le Tamil Nadu peut faire la même chose.
Les accidents nucléaires ne tiennent pas compte des frontières géographiques. Soutenir les gens de Kudankulam, c’est ce soutenir soi-même.

Pour signer la pétition :

http://www.greenpeace.in/take-action/no-nuclear/write-to-CM-jayalalitha.php

Plus sur: http://ibnlive.in.com/news/kudankulam-jaya-begins-crackdown-on-protestors/240659-62.html

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Un peu de poivre et de sel musical

Un peu de fusion pour vous rafraîchir, Philip Glass maître de la musique « répétitive » des années 1980, avec le maître incontesté du sitar et des instruments à cordes, Ravi Shankar.
Une création très personnelle de danse classique indienne Kuchipuddi sur ce rythme.
« Meeting along the edge » de l’album « Passages » (1990).

Allez une autre, juste pour le plaisir…

Ravi Shankar et Philip Glass, « Ragas in minor scale » de l’album « Passages » (1990).
Ravi Shankar (vocals, sitar); Philip Glass; S.P. Balasubramanyam, Madras Choir, Jeannie Gagne (vocals); Shubho Shankar (sitar); Partha Sarady (sarod); Barry Finclair (violin, viola); Tim Baker, Mayuki Fukuhara (violin); Al Brown (viola); Seymour Barab (cello); Theresa Norris, Ronus Mazumdar (flute); Jon Gibson (soprano saxophone); Richard Peck, Lenny Pickett (alto & tenor saxophones); Peter Gordon (French horn); Keith O’Quinn (trombone); Joe Carver (bass); Abhiman Kaushal (tabla).

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Ayurveda: pas d’automédication

Les responsables de la santé de la ville de New york ont interdit des compléments alimentaires ayurvédiques et populaires auprès de nombreux immigrants sud-asiatiques, suite à deux cas de saturnisme (intoxication au plomb).
Les spécialistes de l’Ayurveda, médecine indienne vieille de 5000 ans, soutiennent que les traitements sont largement efficaces et sûrs.

Mais des études ont montré que quelques suppléments ayurvédiques contiennent des métaux dangereux, et s’achètent très facilement en ligne. Par exemple, « drugneed.com », basé en Inde, offre une bouteille de 80 comprimés de Vatvidhwansan Ras, un supplément interdit par le ministère de la Santé la ville, pour seulement $ 1.76, autour d’1 euro 50.

Une étude de 2008 a montré que sur 193 suppléments ayurvédiques achetés en ligne, 20% contenaient du plomb, de mercure ou de l’arsenic.

Les spécialistes ayurvédiques, comme le naturopathe Khan, utilisent la nourriture comme un moyen de restaurer l’harmonie dans le corps. Il dit ne pas prescrire de suppléments avec un contenu en métal.

« La plupart des cas d’intoxication vient de patients qui prennent des suppléments avec un contenu métallique et qui ont stoppé leurs visites chez le médecin », a déclaré le Dr Bhaswati Bhattacharya , un médecin holistique à Manhattan qui étudie la médecine ayurvédique.

« Les gens ne peuvent pas simplement prendre ces suppléments. Ils ont besoin de quelqu’un qui sait comment les gérer », dit-elle.

En bref, l’Ayurveda est tout sauf une médecine à prendre en automédication. Et surtout pas de produits non sécurisés à base de métaux achetés en ligne. Plus sur : http://www.nydailynews.com/new-york/queens/city-blames-ayurvedic-dietary-supplements-lead-poisonings-article-1.991480#ixzz1ggkTlArk

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Le Ramayana célèbre roman spirituel de l’Inde intemporelle

Valmiki est un auteur, un poète, une sorte de Homère indien, inconnu des érudits. Pourtant, il est l’auteur de l’un des plus beaux poèmes de l’humanité, long de 48 000 vers. Valmiki retrace les fabuleuses aventures du Dieu et roi Rama, d’où le nom de Ramayana, qui fut condamné à l’exil et à errer dans la forêt pendant 14 ans, par les membres de sa famille.
Cette épopée nous relate ses victoires contre les multiples démons qui terrorisaient les gens de son époque et son long périple pour récupérer Sita des griffes de son kidnappeur. On y rencontre des personnages aussi exotiques que fantastiques, comme par exemple, son allié et ami Hanuman, fils du Dieu du vent, qui n’est pas sans rappeler dans notre culture, Saint Gabriel. Tous les ponts culturels sont possibles et le roi Rama serait comme notre bon roi Saint Louis doublé des compétences guerrières d’un Dartagnan….
Mais ce chef d’œuvre littéraire est aussi un livre sacré pour les hindouistes et ceux qui recherchent un modèle de conduite représentée par la description de ce roi sage et humble.

Diane de Selliers vient de rééditer le Ramayana en sept volumes avec 700 miniatures indiennes du XVIe et le XIXe siècles, ce qui est unique au monde.
Cette présentation serait un cadeau parfait si son prix était un peu moins élevé. Cependant, le Ramayana est un livre dans lequel on plonge et on replonge, sa lecture est sans fin tant il est riche d’enseignement et de méditation.
Vous pouvez le commander sur le net et télécharger une brochure sur :
http://www.editionsdianedeselliers.com/nos_livres/oeuvres.php?fiche_id=30

En attendant, vous pouvez vous faire une idée en regardant ces deux vidéos magnifiques.

Traduit du sanskrit par Madeleine Biardeau et Marie-Claude Porcher, Edition de Diane de Selliers, 850€.
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Etablir l’équilibre

« Toutes les religions des temps anciens ont dit qu’un homme, ou une femme, doit purifier son esprit par des activités religieuses, avec une pensée juste. Le but de chaque religion était d’établir l’équilibre dans tous les domaines, pour faire place au développement du chercheur. La « seconde naissance », « walihood », le « Soi », l’état de « Bouddha », l’état de « Jain », la « gnose » ou « Atmasakshatkar », sont tous des noms pour la Réalisation de soi.

C’était très bien dans les temps anciens, car les gens voulaient être bons et à évoluer. Ils obéissaient et essayaient de faire tout ce que les saints, prophètes ou des incarnations leur demandaient.

En Inde, au XVIe siècle, nous avons eu de nombreux grands saints qui étaient des poètes. Même au XIIe siècle, nous avons connu quelques très grands écrivains de la vie spirituelle. Le thème principal de tous ces saints était qu’il nous faut nous purifier pour notre évolution. Nous devons nous purifier. Donc la meilleure chose à atteindre, c’est notre seconde naissance, notre Réalisation du Soi, notre salut. »

Shri Mataji, Meta Modern Era, chapitre 6,1995; les Temps Meta Modernes, Publisud 2001

Peinture: « arbre de vie » d’Anne-Marie Zilberman http://www.france-art-realisation.com/artists_createurs/zylberman_figuratif_expres/zylberman_cv.php

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La fête de la pleine lune

Aujourd’hui, mardi 11/10/2011, c’est en Inde, la fête de Kojagiri Purnima, qui se calcule chaque année selon le calendrier lunaire.
Selon la légende, la Déesse primordiale, la Devi, chevauche ce jour et jusque tard dans cette nuit de pleine lune, un éléphant-roi mythique. Il est normalement le véhicule du dieu Indra lorsque celui-ci se déplace dans tout le cosmos. Mais ce soir là, la Déesse veut bénir ses dévots et elle se rend partout pour demander:  » Y a-t-il quelqu’un d’éveillé? » (« Kojagarti?”). Puis elle déverse ses bénédictions sur ceux qu’elle trouve éveillés. C’est pourquoi les Indiens passent la nuit dans une atmosphère de fête et en l’honneur de la Déesse, ils s’assoient dehors sous la pleine lune pour chanter des chansons.

C’est également la fête de la moisson en Inde (Sharad purnima) après la saison des pluies. La  tradition veut qu’on mange du lait frais cuit avec des flocons de riz ce soir-là et que l’on cuisine le lait pour en faire une pâte épaisse appelée «kheer» à laquelle on ajoute des fruits secs. L’aspect scientifique de cette coutume, selon la médecine traditionnelle ayurvédique, c’est qu’il faut équilibrer l’activité de la bile (appelé ‘pitta’ en Ayurveda) qui est perturbée par la nature transitoire du changement des saisons. La consommation de lait pendant la nuit contribue à équilibrer une telle agitation et à restaurer l’équilibre de la bile dans le corps.

Bref, si vous vous couchez tard ou avez envie de fêter la pleine lune, profitez-en car ce soir, en Inde, ou demain soir en France, c’est bon signe !

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Au revoir Shri Mataji

Le mercredi 23 Février 2011, Mme Nirmala Srivastava, connue dans le monde entier sous le nom de Shri Mataji Nirmala Devi, fondatrice du Sahaja Yoga, est décédée dans la maison de sa fille à Gênes, en Italie.

 Nirmala Salve est née le 21 Mars 1923 à Chindwara, une village tout proche de l’Etat du Maharashtra, au centre même de l’Inde. Ses parents, Prasad et Cornelia Salve, étaient des Indiens chrétiens et les descendants directs de la dynastie royale Shalivahana, l’un des rois les plus respectés et emblématiques de l’Inde. La mère de Nirmala a été la première femme indienne à recevoir un diplôme universitaire en mathématiques, son père était un célèbre avocat, un linguiste parlant 14 langues, qui a traduit le Coran en Marathi. La famille a été étroitement liée au Mahatma Gandhi et a vécu dans son ashram pendant plusieurs années. Nirmala, jeune-fille, a aussi joué un rôle actif dans la lutte pour la liberté lancée par le Mahatma Gandhi. Toute la famille avait d’ailleurs rejoint le mouvement Quit India dès 1942, ce qui a conduit à plusieurs arrestations de ses parents, dans les conditions difficiles que l’on peut imaginer, comme de la jeune Nirmala. Son père a été membre de la première Assemblée constituante de l’Inde, le seul membre chrétien, et a contribué à écrire la première constitution de l’Inde.

Nirmala a étudié la médecine et la psychologie à la Christian Medical Collège à Ludhiana et au Balakram Medical College de Lahore, mais a interrompu en urgence ses études au moment de la partition de 1947, qui a mis des millions d’Indiens sur les routes de l’exil. Peu avant l’Indépendance de l’Inde, elle a épousé Chandrika Prasad (CP) Srivastava, un haut fonctionnaire civil. Le couple a eu deux filles, Kalpana et Sadhana. Madame Srivastava a passé les années suivantes en tant que femme au foyer, à élever ses enfants et à soutenir son mari dans son nouveau rôle de secrétaire particulier du Premier ministre Lal Bahadur Shastri.

Sa famille a toujours eu un rôle de mécénat vis-à-vis de l’art et de la musique en particulier. En 1961, Madame Srivastava a lancé la Société de la Jeunesse pour les Films, afin d’insuffler des valeurs nationales, sociales et morales chez les jeunes à travers le milieu du cinéma. Elle a également été membre de l’Indien Film Censor Board.

Tout au long de sa vie, elle a continué à soutenir la musique et les arts, en invitant à des concerts les plus grands noms de la musique classique indienne, en construisant une académie des arts et de la musique au nom de son père.

Même si son destin s’est déjà montré extraordinaire, le 5 mai 1970, un nouveau chapitre de la vie de Madame Srivastava a commencé, qui va la propulser sur la scène publique. Après avoir vu comment des hommes sans scrupules se présentaient comme gourous pour exploiter de jeunes touristes qui venaient visiter l’Inde à la recherche de l’illumination spirituelle, elle est entrée dans un état de méditation profonde sur une plage du Gujarat, Nargol. Au cours de cette méditation, elle a été témoin de la montée de l’Adi Kundalini, l’énergie primordiale qui soutient l’univers. Dans cet état, elle a réalisé qu’il était de son devoir de partager cette prise de conscience spirituelle avec l’humanité et d’offrir gratuitement la Réalisation, autrement dit l’Illumination, à toute personne qui le désirerait, à travers un processus d’éveil en masse d’une énergie éternelle, la kundalini. Peu de temps après cette expérience, elle a débuté à Mumbai (Bombay) la pratique de cette nouvelle technique de méditation simple, qu’elle a appelé  Sahaja Yoga, ce qui signifie « l’union spontanée », et s’est fait connaître sous le nom de Shri Mataji Nirmala Devi.

En 1972, Shri Mataji, voyageant aux États-Unis, a publiquement mis en garde contre la prolifération des « gourous » en provenance de l’Inde dont l’intérêt principal était en fait, l’argent, et qui n’avaient pas la capacité de donner l’éveil à leurs disciples. En 1974, son mari, qui à l’époque était le directeur général de la Shipping Corporation of India, a été élu Secrétaire général de l’Organisation Maritime Internationale (OMI), une agence des Nations Unies basé à Londres. Il a été réélu quatre fois à cette position, ce qui est un reccord, et, en 1990, on lui a décerné le titre d’honneur de Chevalier Commandeur de l’Ordre de St Michel et St Georges (KCMG) pour ses services au sein de l’organisation maritime (parmi bien d’autres récompenses).

Son séjour à Londres a marqué le début son travail pour faire connaître Sahaja Yoga. Elle a commencé avec « sept hippies », comme elle les a appellés. De ces débuts, par le biais de réunions libres organisées dans de petites salles autour de Londres, la technique a commencé à se faire connaître, et Shri Mataji a commencé à voyager à ses propres frais dans tout le Royaume-Uni, et à tenir des conférences pour donner gratuitement l’expérience de la Réalisation du Soi.

Dans les années 80, Sahaja Yoga s’est beaucoup développé. Shri Mataji a beaucoup voyagé à travers l’Europe, en Australie et en Amérique à un rythme assez impressionant. Elle a également visité toute l’Inde, où elle a été vénérée et adorée comme une déesse vivante, des plus petits villages aux grandes villes. Au début des années 90, elle et son mari ont acheté une maison à Cabella Ligure, dans la campagne italienne. Elle a continué à voyager de part le monde, inlassablement, de la Russie à la Chine, pour répandre son message de paix, de conscience collective et d’Illumination, aidé par le nombre croissant de yogis pratiquant sa technique de l’éveil de la Kundalini, qu’elle décrit comme « une bougie en allumant une autre ».

Elle remplit des lieux aussi variés que le Royal Albert Hall à Londres ou des centres sportifs en Russie et en Inde. En 2004, après 30 années de conférences publiques, elle a décidé de restreindre ses tournées et conférences. Elle s’est retirée de la vie publique pour passer plus de temps avec sa famille et pour laisser le mouvement qu’elle avait initié, se développer naturellement, tout en étant disponible pour offrir des conseils.

Au cours de ces quarante ans dédiés à visiter le monde, sa vision d’une paix unifiant les personnes de tous pays, est passée d’une poignée de fidèles à un mouvement de renommée internationale qui l’a menée à être nominée pour le Prix Nobel de la paix en 1995. Elle a construit un hôpital, des écoles, une académie de musique et d’art, un refuge pour femmes battues et leurs enfants… Des centres internationaux pour la méditation on été développés un peu partout par les yogis afin de pratiquer la Méditation Sahaja Yoga.

Sa sagesse, son rire, son sens de l’humour, et son insondable connaissance  sur presque tous les sujets, la rendent immortelle aux yeux de ceux qui l’ont rencontrée.  Elle a été éloquente, pragmatique et pleine de compassion. Sa vraie préoccupation a toujours été d’aider les personnes recherchant la vérité spirituelle, qu’elles qu’elles soient. Sa générosité, autant spirituelle que matérielle, n’a jamais montré de limites? Avant tout, elle a été une mère pour chaque personne qu’elle a rencontrée, que ce soit pour quelques minutes ou pour plus longtemps et a aimé d’une façon égale tous ceux qu’elle a appelés ses enfants.

Shri Mataji laisse derrière elle son mari, ses deux filles, quatre petits-enfants et arrière petits-enfants. Elle est retournée dimanche 27 février dans son Inde bien-aimée et a été enterrée ce lundi 28 février 2011 à New Dehli accompagnée par des centaines de milliers de personnes partageant la même grande ferveur et le même profond respect.

 Publié par notre Terre Mère