L’escroquerie des marchés financiers

1/ Les dérivatifs ne sont rien moins que du papier qu’ils impriment à tout va, et écoulent en promettant des retours sur investissement incroyables (contre du papier, ce sont des nations entières qu’ils tuent) ; pire ils vendent en masse ce qu’ils ne possèdent pas encore (faisant ainsi baisser les cours) avant de racheter (moins cher) faussant ainsi toutes les lois du marché. Ce n’est plus du capitalisme, c’est tout simplement de l’escroquerie. Comment les politiques leur ont-ils ainsi laissé les mains libres ?
2/ Il faut toujours se rappeler que l’argent ne disparaît jamais, il change simplement de mains. Idem en 1929, idem aujourd’hui. Nous assistons en ce moment au plus gros transfert d’argent jamais réalisé. Comme vous le disiez, le peuple doit faire les efforts après qu’une poignée de diables ait organisé la « crise » ou le « crime ». Non seulement transfert d’argent, mais aussi transfert de pouvoir : regardez comme après avoir semé la déroute (Grèce, Italie, Europe), Goldman & Sachs récupère tous les postes au sommet -sans élections qu’on sait, il est vrai, bidon-.
3/ On assiste à des gros mouvements d’attention, un coup sur les USA (rappelez-vous en août, ils ont été dégradés au moment où le relèvement de la dette ne passait pas au Congress), un autre coup sur l’Europe. Cela s’appelle de la distraction et du détournement d’attention, pour mieux cacher ce qui ne saurait être vu.
4/ La City de Londres et Wall Street sont connus comme les grands repères de blanchiment d’argent du monde et d’arnaques en tous genres.
5/ Les États-Unis ont toujours la supériorité du jeu, malgré leur dette colossale et leur économie sous perfusion (on imprime du dollar à tout-va), tout simplement parce que tout le pétrole du monde se négocie en dollars et gare à celui qui veut en sortir en proposant des alternatives. Cela assure pour le dollar d’énormes débouchés.

Autrement dit, « ils » sont bien tous de retour – dissimulés sous leurs beaux atours de Sainte Nitouche, comme Soros qui se fait passer pour un philanthrope car avec les miettes de cet argent du crime, il fait construire des universités dans les pays de l’est… –
Heureusement la Chine et d’autres peuvent toujours jouer les trouble-fêtes.
Jusque quand ? L’Inde dernièrement se réjouissait d’avoir ouvert à l’encan ses marchés financiers… l’appât du gain rend bien naïf.

Mais au fait, ne sommes-nous pas au coeur d’une énorme illusion ?
Marie Odile pour notre Terre Mère

La troisième guerre mondiale est financière

Les produits dérivés ne sont pas du tout réglementés et on assiste en ce moment à une guerre économique menée par les marchés financiers anglais et américains contre l’Europe.
Les fonds spéculatifs sont un peu l’élite des financiers et le reste des investisseurs et des fonds de pensions suivent comme des moutons, car ne comprenant pas, ils suivent la tendance du marché et se mettent à vendre dès qu’il voient qu’il y a un risque qui a augmenté : un pays peut s’écrouler ainsi comme la Grèce.
Les fonds spéculatifs ont continué sur leur lancée jusqu’à attaquer l’Allemagne, le pays le plus stable et fort du monde, sur le marché de la dette internationale.
C’est-à-dire que si le pays a sa dette cotée sur un marché, il est vulnérable aux raids de financiers sans scrupules et sans réglementation ! Leurs instruments c’est-à-dire les produits dérivés échappent à tout contrôle. La France et l’Allemagne ont compris qu’il y avait des attaques anglaises et américaines sur la zone euro.
C’est une dérive majeure de la finance mondiale. Si l’Europe veut réglementer tout cela, elle ne pourra le faire que sur son marché.
L’Europe est en train d’être coulée par l’Angleterre et les USA.
L’Angleterre et les USA sont en faillite aujourd’hui et pourtant la dette américaine se finance à 5 1% ! Par exemple, la situation d’épargne en Italie est très bonne et ne justifie pas qu’elle rembourse sa dette à 7%.
Pourquoi alors ? Car les spéculateurs veulent gagner d’énormes montants.

La finance a aujourd’hui un accès très important aux médias, et dans le monde anglo-saxon, c’est le « Financial Times » qui est le plus influent. Or depuis 2 ans, il fait sa une avec des titres comme : la fin de l’Europe, la fin de l’euro, la sortie de l’euro….disant même, faussement, que la Chine laissait tomber l’Europe. Un des plus investis est Georges Soros qui veut gagner des milliards en pariant sur la fin de l’Euro pour faire le dernier grand coup de sa carrière ! Tous les jours il écrit des articles sur la stupidité de l’euro.
Et personne n’en parle de conflits d’intérêt ni de manipulations…

Les attaques contre l’euro sont aussi maintenant portées sur les banques françaises ou allemandes, sur le système banquier européen. Dès septembre, les spéculateurs ont essayé de déstabiliser le système financier européen mais cela n’a pas marché car ils ont face à eux un seul ennemi vraiment redoutable : la Chine, qui soutient l’Europe. La banque chinoise continue d’acheter depuis fin 2010 des euros, c’est pour cela que l’euro est fort, même si les financiers anglo saxons vendent l’euro. Et l’euro est fort face au dollar. Pourquoi ?Parce que tout se joue sur les marchés et comme la Chine achète de l’euro elle contrarie ceux qui le vendent.
Au milieu de cela, vous avez des Etats complètement dépassés par la situation, d’abord, parce qu’ils n’ont compris que récemment ce qui se passe au niveau de la dette internationale, que ce sont les produits dérivés qui contrôlent la dette souveraine, ce qui est difficile à comprendre.
En effet, comment un petit marché comme celui-la, opaque, non réglementé peut décider du sort de la dette souveraine d’un pays ? Il suffit de 5 fonds spéculatifs pour faire couler un pays comme la Grèce. Ces 5 fonds spéculatifs ont gagné des millions en coulant la Grèce.
Donc des millions de gens doivent se serrer la ceinture pour subventionner ce que font une poignée de spéculateurs. Pourtant, tout se passe comme si la crise nous était tombée d’on ne sait où !

Certaines personnes ont décidé que c’était la crise, pourtant, en terme de richesse globale, le monde n’a jamais été plus riche. Mais elle est très mal répartie… Après avoir pompé l’Amérique avec les « subprime », ces spéculateurs s’attaquent à l’Europe car elle est endettée. Voilà ce qu’est cette crise !
En fait, les pays émergents sont aujourd’hui les pays riches car leur balance commerciale est en excédant.
Les 15 premiers spéculatifs au monde « Headfunds », il s’agit de personnes, gagnent environ 1 milliard et demi de dollars par an, le PIB de l’Uruguay par exemple. Donc ce groupe est si puissant qu’on ne voit pas comment l’arrêter. Par exemple, Wall Street a décidé que son candidat était Obama. Jamais un candidat à la présidentielle n’avait été autant soutenu financièrement par Wall Street qu’Obama.
Maintenant, ils soutiennent le parti Républicain car Obama a fait une timide tentative pour réglementer leurs bénéfices outranciers. Donc Obama ne sera sans doute pas réélu car la finance ne le soutient plus. Voilà l’état de la démocratie aux USA. Aujourd’hui, rien ne semble être en mesure d’arrêter ces financiers démoniaques…
Cela fait froid dans le dos….
Note:
Les produits dérivés
sont des instruments financiers dont la valeur varie en fonction du prix/niveau d’un actif appelé sous-jacent. Le sous-jacent peut être de différentes natures.
Il peut s’agir d’une action, d’un indice, d’une monnaie, d’un taux…Le produit dérivé va permettre de pouvoir profiter des fluctuation de l’actif sans avoir à l’acheter ou le vendre lui même. Pratique, non ?
La Fonderie Kugler présente cette conférence en partenariat avec le journal bimensuel
La Cité http://www.lacite.info/

Myret Zaki, rédactrice en chef adjointe du magazine Bilan, «L’État, otage du secteur financier» et Étienne Chouard, professeur d’Économie-Gestion à Marseille, chercheur indépendant, «Enjeux pour le peuple du contrôle public de l’État et de la banque»
Publié par notre Terre Mère