Marche pour l’eau et pour la vie en Equateur

Le 8 mars la marche a commencé, en direction de la Capitale Quito.

« L’eau n’est pas à vendre, cela doit être défendu ! », « L’eau, c’est la vie !», tels sont les slogans repris en choeur de toutes parts de l’Equateur par les milliers de manifestants. Dans leur pays, l’eau n’est pas une marchandise mais un bien public commun : l’accès gratuit aux ressources d’eau naturelles et propres est un droit inscrit dans la Constitution équatorienne.

Oui mais voilà, le pays est riche en matières premières qui représentent un intérêt immédiat plus lucratif que l’eau. Les conflits sont de plus en plus fréquents entre les entreprises et la population.

Les manifestants demandent à ce que leurs ressources naturelles ne soient pas sacrifiées pour l’extraction de matières premières. L’industrie minière prélève deux millions de litre d’eau sur les cours d’eau au détriment des populations voisines. Celles-ci en ont besoin pour la culture de leurs terres et leurs élevages. À cela se rajoutent les risques de contamination des réserves d’eau.

Nous pouvons nous solidariser du peuple équatorien dans ses revendications pour le maintien de l’accès libre à l’eau et pour un environnement propre en signant la lettre de pétition adressée au président Rafael Correa :

https://www.sauvonslaforet.org/petitions/863/soutenez-la-marche-pour-l-eau-et-pour-la-vie-en-equateur

Publié par Mandarine pour notre Terre Mère

La musique de Mozart contre les eaux usées !

Une usine de retraitement des eaux usées, Treuenbrietzen à Brandebourg dans l’est de l’Allemagne, a économisé environ  10.000 euros en 2010. Devinez comment ? En faisant passer de la flûte enchantée de Mozart en boucle au-dessus des cuves d’eau usées, toutes les demi-heures.

C’est l’entreprise Mundus, qui fabrique des haut-parleurs spéciaux, qui leur  a proposé de tenter l’expérience, suite aux résultats intéressants dans une usine d’épuration en Autriche. Roland Meinusch a accepté et a disposé d’une technologie plus avancée.
Si les microbes travaillent bien, ils digèrent plus d’eaux usées, produisent plus d’eau propre et moins de boues. Et moins il y a de boues, moins l’usine doit payer les agriculteurs qui l’étendent sur leurs champs.

En Mars 2011, ils ont aménagé des haut-parleurs et ont commencer à jouer de la musique. Les microbes sont des organismes très sensibles aux facteurs environnementaux, en particulier à la température. Or, en Mars au début de l’expérience, rien ne se passait. Mais un an après, l’usine produisait 6.000 mètres cubes de boues, aux lieu des 7.000 mètres cubes habituels. Son directeur a constaté une diminution de 1000 mètres cubes de boues d’épuration ce qui correspond à 10.000 euros,  et la seule chose qui a changé, c’est la musique.
« Bien sûr, entant qu’ingénieur, je ne peux pas dire si le résultat est dû à la musique – rien n’a été prouvé scientifiquement. J’ose espérer attirer quelque universitaire pour étudier ce phénomène, peut-être un étudiant en doctorat….  » a déclaré le directeur Meinusch. L’usine et Mundus, les fabricants des haut-parleurs, ont décidé de poursuivre l’expérience.

Plusieurs questions se posent :Les vibrations de la musique auraient-elles une incidence sur les microbes ? Les microbes seraient-ils sensibles à l’harmonie ? Il reste donc au minimum à prouver scientifiquement cette expérience, c’est à dire à la reproduire dans d’autres conditions, et avec un groupe témoin. Puis à essayer de comprendre cette notion de vibrations.

 Plus sur : http://www.thelocal.de/sci-tech/20110921-37705.html

Publié par notre Terre Mère

8 mars, Journée Internationale de la Femme

En hommage au principe éternel féminin, cette grande force maternelle et nourricière, source de fécondité, de clémence et d’intégration sans laquelle la vie ne serait pas…

À Dame Nature, notre Terre Mère…

William Shakespeare :

“Vous, Nature, êtes ma déesse; à votre loi mes services sont soumis”.

 “Les modes peuvent changer, les idéologies peuvent  aller et venir, mais il demeure que la nature fonctionne comme elle l’a toujours fait, selon des principes qui nous sont familiers. Les éléments nutritifs dans les sols sont recyclés, la pluie est générée par les forêts, et la vie est soutenue par les cycles annuels de la mort et de la renaissance. Chaque animal mort devient nourriture pour d’autres organismes. Brindilles et feuilles en décomposition enrichissent les sols et permettent aux plantes de pousser, alors que les déchets des animaux sont traités par les microbes et les champignons qui les transforment d’une manière totalement efficace, le tout sans créer de grands tas de détritus. Ce processus magique tout entier est réalisé par cycles. Nous savons tous comment les saisons s’enchaînent, cependant une multitude d’autres cycles interdépendants règnent à l’intérieur de ces cycles primordiaux, par lesquels plein de cycles de vie animale et végétale s’harmonisent et font marcher les plus grands cycles. Par exemple, au Printemps, des oiseaux planifient l’éclosion de leurs oeufs pour coïncider avec l’explosion de la population des chenilles dont ils vont nourrir leurs oisillons. Dans ces nombreux cycles sont intégrés des phénomènes d’autorégulation par lesquels les relations entre les prédateurs et leurs proies, le taux de croissance de l’arbre, et la reconstruction de la fertilité du sol vont tous être soumis à des facteurs qui facilitent le changement programmé, la progression à travers les saisons et maintiennent l’ensemble en équilibre. Pas un seul aspect de l’ordre naturel ne fonctionne hors de proportions avec les autres – ou du moins par pour longtemps.”(Citation et extrait de « Harmony »)

À la nature biologique en nous
« La manière dont notre corps fonctionne reflète étroitement la manière dont tous les systèmes dans la nature fonctionnent… les rivières coulent comme le sang circule, en dessinant des spirales ».    (Extrait de « Harmony »)

À la Femme et à la Mère, pilier de la famille et transmetteur de la connaissance, celle qui a trait à la vie, à la nourriture et au bien-être…

« L’alimentation a toujours été le domaine où la femme avait le pouvoir. Elle conservait les semences, s’occupait des légumes, transformait la nourriture, la distribuait. Tant qu’elle avait ce rôle, la société était libre et protégée ». (Propos de Vandana Shiva)

… la femme qui transmet le savoir,  expliquant comment des tapis faits aujourd’hui par des peuples semi-nomades reprennent des motifs vieux de 10,000 ans enfouis dans les sables :

“Ils emportent leurs petits métiers dans leurs voyages et les motifs qu’ils tissent ne sont écrits nulle part. Les femmes qui comptent les noeuds les connaissent tout simplement. Le langage est le langage, quelle que soit sa forme et ainsi, parce qu’un enfant est né avec la capacité naturelle d’apprendre le langage, les petites filles assises aux côtés de leurs mères saisissent ces modèles comme elles saisissent les mots de la langue maternelle. Lorsqu’on leur demande quels motifs elles produisent, ces enfants sont incapables de le dire, et pourtant elles sont capables de passer du tissage d’un motif à un autre sans se référer à un dessin écrit où que ce soit. Les observer travailler, c’est être témoin d’une sagesse intemporelle en action, transmise sur des milliers d’années selon une tradition qui garantit que ce qu’elles produisent aujourd’hui est aussi vibrant qu’au premier jour.”  (Extrait de « Harmony »)

Vandana Shiva, dans le film de Coline Serreau  « Solutions locales pour un désordre global » 

Prince Charles,  livre “Harmony”, paru en novembre 2010 chez Harper Collins, en Français chez Odile Jacob

Publié par Mandarine pour notre Terre Mère

Forêt tropicale en danger en Ouganda

En Ouganda, un sucrier Indien est prêt à acheter au gouvernement  7.100 hectares de la forêt de Mabira pour planter de la canne à sucre.

Cette destruction de la forêt tropicale va détruire aussi l’habitat naturel de centaines d’espèces animales et végétales. L’érosion des sols posera des problèmes ultérieurs, et l’accès à l’eau douce va être rendu difficile pour la population locale ougandaise. D’ailleurs, beaucoup s’opposent à la destruction de leur forêt.
 
Combien d’années a-t-il fallu pour créer ces forêts ? Combien de temps pour que les arbres prennent leur place, créent cet espace de vie pour les autres espèces du vivant ? A l’instar des arbres, si nous pouvions évoluer sans détruire ou sans nous opposer aux obstacles, nous connaîtrions les vrais nécessités de la vie.

 « Comment un arbre pousse-t-il ? Je vous ai raconté maintes fois l’histoire de la petite cellule, qui, au bout de la racine connaît son but : elle doit devenir un arbre. Alors la racine, contourne, elle voit de la roche, une pierre, elle les contourne. Elle ne les combat pas. Au bout du compte, ce que nous devons achever, c’est de devenir (comme) un arbre. »
Shri Mataji,Connecticut, 1989

Plus sur : https://www.sauvonslaforet.org/petitions/787/sauvons-la-foret-de-mabira-en-ouganda

On peut soutenir les Ougandais en signant la pétition sur:
http://www.sauvonslaforet.org

 Publié par notre Terre Mère

Into Eternity, un regard sur ONKALO

Into Eternity, c’est le titre du film documentaire choc de Michael Madsen qui sortira le 18 mai 2011.

Voici la traduction du texte de l’extrait:L’humanité existe depuis 50 000 ans. Les pyramides depuis 5000 ans. Les déchets nucléaires sont toxiques pendant 100 000 ans.
« Nous l’appelons Onkalo; Onkalo signifie « cachette ». Onkalo doit perdurer pendant 100 000 ans. Rien de ce que l’homme a construit n’a duré ne serait-ce qu’un dixième de ce temps. »

La construction a commencé.

« A mon époque, ce n’est pas encore achevé, bien que le travail ait commencé au début du XXI ème siècle, alors que je n’étais qu’un enfant. Il pourrait se terminer au XXII ème siècle, bien après ma mort. »

Le réalisateur Michael Madsen présente le projet Onkalo ainsi :
« Le projet ONKALO, c’est-à-dire la création de la première installation de stockage de déchets nucléaires capable de tenir 100 000 ans, dépasse d’un point de vue technique comme d’un point de vue philosophique, toutes les initiatives humaines existantes jusqu’à présent… »

Nous sommes en effet hors du temps humain, sur une echelle montrueuse de temps qui correspond à celui des machines ou à celui  de l’évolution des insectes. Nous ne pouvons pas concevoir ce que cette échelle de temps signifie, car rien dans l’histoire de l’être humain ne s’y rapporte. Pour citer des chiffres plus précis que ceux du film :  

– L’espèce humaine existe depuis environ 100 000 ans.
– Les plus anciennes créations humaines, les peintures rupestres,  30 000 ans
– Les pyramides ont 4500 ans
–  La science de la radioactivté n’a que 115 ans.

Le site se trouve à Olkiluoto en Finlande, à 300 kms d’Helsinki, mais les autorités nucléaires finlandaises et suédoises oeuvrent ensemble. Le travail  a démarré dans les années 70, et c’est déjà un immense dédale de tunnels souterrains creusés dans le granit. Ce travail titanesque sachèvera au sciècle prochain. 

Les seuls travaux de ce genre que l’humanité a connus jusqu’ici ont été les cathédrales, construites selon une chaîne solidaire d’artisan et de maîtres, sur plusieurs centaines d’années et souvent édifiée à la gloire de Marie. Ne serions-nous plus capables d’élever autre chose qu’un temple souterrain à nos déchets ?

Plus sur : http://cdurable.info/Into-Eternity-documentaire-Michael-Madsen-ONKALO-comment-nos-dechets-nucleaires-vont-etre-stockes-pendant-100000-ans,3330.html

Le film est distribué en France par Chrysalis Films -18 rue Saint Marc – 75002 Paris – Tel : 0 1 43 33 77 62 – Fax : + 01 47 88 91 24

Publié par notre Terre Mère

Bienveillance en faveur des OGM

Les OGM, organismes génétiquement modifiés, sont par exemple des virus, des bactéries, des animaux, des poissons, des plantes. Sortis de leurs laboratoires, certaines de ces plantes, maïs, coton, colza, soja sont utilisés en grandes cultures. Ainsi, des milliers d’hectares sont ensemencés avec le soutien de certains gouvernements.

Des scientifiques affirment leur utilité pendant que d’autres les contredisent lorsque la preuve de leur non nocivité pour l’homme et l’environnement n’est pas prouvée.

Gilles Eric Séralli, professeur de biologie moléculaire depuis 1999, est l’un d’eux. Il dénonce notamment une certaine bienveillance envers les 3 maïs OGM – MON 863, MON 810 et NK 603-commercialisés par la firme Monsanto.

 
Biologiste reconnu, cité en 2008 Chevalier l’Ordre National du Mérite pour sa carrière, il s’est engagé dans le débat. C’est un expert en son domaine pour l’Union Européenne. Il a fondé avec l’ancien ministre Corinne Lepage et Jean-Marie Pelt le Comité de Recherches et d’Informations Indépendantes sur le Géni Génétique. Il a publié de nombreux ouvrages dont en 2003 “Génétiquement incorrect” et en 2004 “Ces OGM qui changent le monde”. Ces dernières semaines, il a été attaqué moralement et scientifiquement par ses confrères favorables aux OGM : Claude Allègre et Axel Kahn membres de l’association Française des Biotechnologie Végétales présidée par le professeur de génétique Marc Fellous.

Pour se défendre,  Gilles Eric Séralli a engagé un procès en diffamation contre Marc Fellous. Le Tribunal de Grande Instance de Paris sera le théâtre  de ce procès prévu pour le 23 novembre 2010 à 13 h 30.

Journée du 23 novembre 2010 :

11H : Conférence de Presse avec Gilles-Eric Séralini, Christian Vélot et Pierre Méneton  à l’école Nationale de la Magistrature (Ile de la Cité, Quai aux Fleurs, Paris)

12H : Rassemblement devant le Tribunal de Grande Instance, Ile de la Cité, rue de Lutèce

13H30 : Début du procès

14H30 : Réunion publique « Expertise scientifique et décisions politiques » Péniche Alternat, Quai de la Tournelle (Pont de l’Archevêché /Pont de la Tournelle).

Pour en savoir plus :

JORF n°0026 du 31 janvier 2008, page 1853, texte n° 14, « Décret du 30 janvier 2008 portant promotion et nomination »

« Ces OGM qui changent le monde », (collection Champs, éd. Flammarion)

http://www.criigen.org/SiteFr//index.php?option=com_content&task=view&id=57&Itemid=105

www.lemonde.fr/…/les-dangers-des-ogm_1357_3244.html

Publié par Notre Terre Mère

 

Une maison de déchets

Une construction encore jamais vue ni réalisée au centre de Nantes, l’événement des mois de novembre et décembre 2010 lors de la semaine du développement durable.

Frédéric Tabary, architecte designer nantais, est le co-concepteur avec  Yann Falquerho de cette villa entièrement faite en déchets de la vie quotidienne et autres déchets urbains.

Plusieurs personnalités viendront jouer les bâtisseurs d’un jour, Fred Tabary lance donc un appel…

Plus sur : www.dolcerama.fr

www.nantesmetropole.fr/actualite/l-actualite-thematique/cette-maison-sera-un-symbole-europeen-de-la-reduction-des-dechets-et-du-recyclage-developpement-durable-dechets-32338.kjsp?RH=WEB_FR

Publié par notre terre Mère

Urban Think Tank

Urban Think Tank a été fondé en  1993 par  Alfredo Brillembourg ; c’est un groupe independent à but non lucratif qui innove en matière d’architecture; Hubert Klumpner a rejoint Aklfredo en tant que  codirecteur quelques années après

Voici  un nouveau modèle urbain de vie durable, ou l’histoire d’Alfredo Brillembourg et d’Hubert Klumpner, deux jeunes architectes à Caracas.

Sensibilisés par les conditions de vie dans les “barrios”, les quartiers défavorisés, et convaincus des vertus sociales de l’architecture, ils élaborent des solutions à petite échelle. Au terme d’un processus d’observation, de forums de discussion avec la population, leur projet s’insère en douceur au sein de la communauté : c’est ce qu’ils appellent l’ “acupuncture urbaine”.

Ils travaillent sans toucher le moindre honoraire et se chargent ensuite de “vendre” leur “dossier” aux pouvoirs publics, aux politiques, aux partenaires économiques, voire à des fondations.

Résultat, le plan de vitalisation du quartier prend forme peu à peu :

– un premier gymnase polyvalent construit en 2004, un second en chantier
–  des escaliers préfabriqués rationalisant les accès
–  un prototype de maison évolutive pouvant abriter plusieurs logements
– un réseau de métro suspendu, un genre de téléphérique adapté au relief, assurant la liaison avec le coeur de la ville. A terme,  les 5 stations de métro se doteront d’infrastructures sociales et culturelles à l’usage de la communauté.
– un immeuble abritera bientôt la célèbre “Fondation d’état pour le Système national d’orchestres de la jeunesse et de l’enfance du Vénézuela” fondée par Joseph Abreu en 1975.

Les bâtiments s’élèvent en hauteur grâce à des pilotis et des étages, pour préserver le tissu d’habitats existant. Et dans un quartier dépourvu d’électricité et d’eau potable, l’objectif est d’arriver à l’autonomie “énergétique” : panneaux solaires et récupération des eaux pluviales…

Signalons que Brillembourg et Klumpner exportent leurs idées, en animant un nouvel atelier d’architecture, “Modèle Urbain de vie durable”, à la Columbia University de NY et qu’ils travaillent aussi sur des projets plus « traditionnels » comme aux Pays Bas.

 Plus sur :  :milimet.net/2009/10/united-minds-hoograven-in…
http://www.dwell.com/articles/beyond-the-barrio-alfredo-brillembourg.html#ixzz13m2CTrGO

http://archrecord.construction.com/features/humanitarianDesign/0810urbanthink.asp

 Publié par notre Terre Mère

Segonzac, pour une vie cool !

La commune de Segonzac en Charentes est officiellement, depuis le 8 mai 2010 une  « ville lente ».

Elle a reçu le label international Cittaslow. Ce label implique le respect d’une certaine qualité de vie : convivialité, liens entre habitants,  mobilité, respect de l’environnement.

Cittaslow a été fondé en Italie en 1999, suite à l’idée ingénieuse des restaurants slowfood. Leurs fondateurs tentent de promouvoir une nourriture respectueuse de la biodiversité et des traditions locales en opposition à ce qui peut s’appeler la restauration extra rapide et de la « mal bouffe ».

Segonzac en Charente est donc la première commune en France à avoir obtenu le label international Cittaslow  des « Villes lentes ».

Certainement que d’autres communes de France se reconnaitraient dans ce label qui demande à se propager.

Publié par notre terre Mère

Sites SEVESO : plutôt chez le voisin !

France Nature Environnement  représente plus de 3000 associations qui s’occupent de la protectionde l’environnement en France. Aujourd’hui, elle nous alerte sur le danger d’habiter près d’un site industriel classé SEVESO, c’est à dire à haut risque.

9 ans après la catastrophe AZF où en est-on de la protection des riverains ? Et bien, pas très loin, car 60% des travaux d’isolation et de protection contre un accident chimique, est à la charge du particulier.

Il semble que le problème soit pris à l’envers : au lieu d’obliger et/ou d’inciter les industriels à avoir plus de prudence dans leur fonctionnement quotidien, on voudrait forcer les populations voisines de sites industriels dangereux, souvent pauvres, à se protéger « au cas où ».

On se souvient de l’irresponsabilité  tragi-comique avec laquelle certains employés d’AZF stockaient ses produits qui, s’ils en arrivaient à entrer en contact, risquaient d’exploser. Et c’est ce qui s’est produit ! Le risque était énorme alors que la prévention ne coûtait pas grand chose en comparaison (et même dans l’absolu). 

Même si depuis on en n’est plus à ce stade d’insouciance, voilà ce que nous dit le président de FNE : Bruno Genty :

« En 2003, la France a tiré les leçons de l’accident d’AZF avec une loi ambitieuse. Mais, de toute évidence, son application tarde…(Il faudrait) augmenter le nombre des inspecteurs qui contrôlent ces installations à haut risque … 1200 inspecteurs pour 500.000 installations classées dont 1200 SEVESO, c’est notoirement insuffisant.»

FNE propose de signer une pétition pour que la protection des riverains ne soit pas de leur responsabilité privée :

http://www.fne.asso.fr/fr/jagis/petitions/petition-seveso.html

Plus sur : www.fne.asso.fr

Publié par notre terre Mère