Archives de Tag: éducation

TV: lobotomie ou loisir préféré des Français?

Tout ce qui est neuroscience, recherches fondamentales sur le cerveau, est utilisé par une nouvelle catégorie de publicitaires : le neuro-marketing. Des consultants en marketing utilisent donc les découvertes en neurosciences chez l’enfant pour mieux cibler leurs futurs clients.
Par exemple, quand on regarde un film, les moments de suspens, les passages violents qui font peur, tiennent le cerveau en alerte. La pression que l’on met à suivre avec toute notre attention l’histoire créée une tension dans notre cerveau. Or c’est à ce moment-là que la pub se produit en général, avec plus ou moins de liberté selon les pays. En France, il y a la règle d’une pub par 45 minutes de projection alors qu’aux Etats-Unis ou en Grande Bretagne cela peut aller jusqu’à 3 coupures dans le même temps.
Pourquoi cette coupure de pub ?
Parce qu’après la tension précédente, le cerveau se relâche et devient très disponible car il est en phase de relaxation.
Après la tension, le cerveau est en état d’absorption et assimile les pubs sans « se méfier ».

Si vous en doutez, regardez ce très intéressant reportage de Michel Desmurget.
Dans les cinq premières minutes, on voit à quel point le monde de la TV n’est pas un monde d’éthique, cela on s’en doutait, mais pas non plus un monde d’ambition culturelles ou me^me de recherche d’expressions visuelles originales. Ce qu’il faut, c’est satisfaire les annonceurs qui sont les payeurs.
Donc l’objectif de la TV est de vendre et non pas de faire des programmes.

On voit aussi que notre cerveau est vraiment faillible. Par exemple, lors d’une pub pour le tabac, les images sont tellement séduisantes, la plastique tellement attirante que le message conscient « il n’est pas bon de fumer » n’a pas assez d’importance pour lutter. En fait ces annonceurs ‘adressent au cerveau reptilien, cela qui est le plus ancien et qui résonne par analogie, au contraire du lobe frontal qui est plus sophistiqué et qui peut faire des analyses.
Comme le fumeur est toujours un héros positif, l’enfant qui voit une pub pour les cigarettes emmagasinera l’image qu’un héros qui fume est « cool ». Il sera impressionné par les non dit et non par le message verbal.
Idem pour ce qui concerne la séduction sexuelle : cela marche très bien.
C’est ainsi que les chercheurs parlent d’attention captée, celle qui fait intervenir l’inconscient ou le cerveau reptilien, et d’attention dirigée, celle qui utilise les fonctions neuronales les plus complexes.
De plus, certains psychologues véhiculent une idée assez fausse et très ancienne, puisqu’elle nous vient d’Aristote, qui s’appelle la catharsis: on projetant sa propre violence sur un film, on pourrait s’en débarrasser. Or, nombre d’études dans différents pays ont montré que c’était l’inverse qui se produisait. Plus on regarde de films violents, plus on est agité, et plus notre seuil de tolérance vis-à-vis de al violence est élevé ; il y a une sorte d’accoutumance qui fait qu’on s’habitue, tout simplement, et on perd notre inhibition face à notre propre violence. Dans cette culture audiovisuelle de violence et de sexe facile, il suffit de regarde n’importe quel clip musical, le passage à l’acte devient plus facile. C’est d’autant plus vrai chez l’enfant.
Or, l’attention se développe tout au long de notre vie et non pas seulement durant l’enfance. Donc tout n’est pas perdu, on peut encore se déprogrammer !

Finalement, que faire ? Regarder la TV 3 à 4 heures par semaine et vous garderez votre indépendance tout en donnant des vacances à votre cerveau !

Une bonne façon de retrouver sa liberté est de recourir à la méditation qui permet de prendre du recul par rapport à toutes ces infos plus ou moins parasite qui inondent notre cerveau. La méditation détend notre mental et permet ensuite de le booster pour toutes les activités cognitives. Retrouver ces moments sur le film, pour ceux qui n’ont pas le temps, regardez en 4 minutes cette analyse scientifique remarquable sur le fonctionnement de l’attention :
Minute 23 : deux formes d’attention : captée et dirigée
Minute 26 : la méditation développe l’attention dirigée chez l’adulte

Sur la catarsis : La catharsis est l’épuration des passions par le moyen de la représentation dramatique : en assistant à un spectacle théâtral, l’être humain se libère de ses pulsions, angoisses ou fantasmes en les vivant à travers le héros ou les situations représentées sous ses yeux. La catharsis désigne donc, d’abord, la transformation de l’émotion en pensée.
Article de Jean-Michel Frodon dans Les Cahiers du cinéma, 07-08/ 2009 p. 75

« Nous voyons ces mêmes personnes, quand elles ont eu recours aux mélodies qui transportent l’âme hors d’elle-même, remises d’aplomb comme si elles avaient pris un remède et une purgation. C’est à ce même traitement, dès lors, que doivent être nécessairement soumis à la fois ceux qui sont enclins à la pitié et ceux qui sont enclins à la terreur, et tous les autres qui, d’une façon générale, sont sous l’empire d’une émotion quelconque pour autant qu’il y a en chacun d’eux tendance à de telles émotions, et pour tous il se produit une certaine purgation et un allégement accompagné de plaisir. Or, c’est de la même façon aussi que les mélodies purgatrices procurent à l’homme une joie inoffensive. »
Extrait de la « Politique » d’Aristote, qui lui, ne connaissait pas la violence télévisuelle….
Publié par notre Terre Mère

« Bringing up Bébé » ou les mères françaises


Le livre « Bringing Up Bébé » de Pamela Druckerman fait le buzz aux États-Unis depuis sa sortie. L’auteure enchaîne les interviews où elle vante les mérites de l’éducation à la française. Selon elle, les parents responsabilisent plus leurs enfants et surtout leur vie ne tourne pas autour d’eux. Donc leurs enfants ne se sentent pas les tous puissants centres du monde, cela aide beaucoup à les élever tout en restant détendus.
Si les mères françaises sont extras, nous en sommes les premières surprises. Il y a toujours cette peur du jugement des autres, peur de mal faire et d’être critiquée, de ne pas être à la hauteur, car être une mère attentionnée et qui assure, ce n’est pas automatique.
Peut-être que les mères françaises assurent, mais il y a toujours le risque, pour les mères françaises, comme celles des USA, de l’isolement, car il y a de moins en moins en France de réseau familial. La famille est réduite, même si on n’en est pas au stade des familles monoparentales des USA. Mais, d’une façon ou d’une autre, nous avons encore un réseau familial et culturel qui entoure l’enfant, et cet effet de groupe aide les petits à s’établir car ils ont des modèles. L’école, du moins la maternelle et la primaire, est toujours un lien où les enfants sont majoritairement heureux. Il y a beaucoup de bonnes choses chez nous, et ce n’est pas facile de les voir, n’est-ce pas ?
Indépendamment des caractéristiques culturelles, en plus de l’isolement, la critique est l’une des plaies de la vie d’une mère, et donc, de notre société. Et justement, il serait bon d’aller à l’encontre de nos conditionnements, c’est à dire que l’on pourrait essayer de porter notre attention sur les choses positives qui marchent en France, sur les qualités que nous avons. Et c’est pour cela que ce livre fait du bien !
L’insatisfaction permanente des Français est fortement liée à cette critique constante qui met une chape de plomb au-dessus de nos têtes. Essayons de procéder autrement… On ne peut pas toujours attendre qu’une auteure américaine fasse l’éloge de notre éducation.
Il sortira en fin d’année en français
Publié par notre Terre Mère

Un peu de ménage dans l’Education nationale

Alors qu’on supprime des postes d’enseignants chaque année, certaines grosses têtes politiques ont une fonction dans l’Education nationale, très bien payée, sans même y travailler !

Il est temps que les multiples fonctions de l’Education nationale apparaissent au grand jour, qui ne sont pas celles des enseignants ni des surveillants qui eux sont directement en contact  avec nos enfants.

Un rapport très sévère de la Cour des comptes, publié en février 2010, a dénoncé ces privilèges datant de Napoléon:

 « C’est une survivance historique injustifiée… Les nominations de certains inspecteurs leur ont surtout permis de percevoir des revenus supplémentaires tout en conservant leur activité antérieure, ou bien d’obtenir une garantie de revenus en consacrant une part notable de leur temps, et parfois même largement prédominante, à des occupations d’ordre privé ou politique. »

Par exemple, pour eux, il n’y a pas de concours, les nominations se font uniquement par décret du président de la République ; certains n’ont même pas de bureau, ils reçoivent une rémunération généreuse de 4 500 euros net par mois.

L’administration a mis fin aux fonctions de plusieurs inspecteurs d’académie de Paris. Mais les « inspecteurs de l’académie de Paris » ne sont pas des « inspecteurs d’académie » tout court. Les premiers, une vingtaine de hauts fonctionnaires, constituent un corps d’élite de fonctionnaires nommés par l’Elysée.

Par exemple, un ancien candidat à la mairie de Neuilly, un secrétaire national du PS et une ex-conseillère de Dominique de Villepin viennent de perdre leur job prestigieux d’inspecteur de l’académie de Paris.  On aimerait bien que cela soit la fin des nominations politiques.

L’Education nationale essaye de faire son ménage, mais une partie des hauts fonctionnaires restera en poste, car déjà titularisés comme inspecteurs d’académie « normaux ». D’autres ont pris leur retraite, préféré changer de voie ou ont été discrètement remerciés.

Plus sur  : http://68.snuipp.fr/spip.php?article2195
Publié par notre Terre Mère

Où va l’éducation ?

Cette comparaison entre l’école et une façon de voir le monde Taloyriste, comme si l’on devait avoir des pauses, les récréations, entre les moments de travail à la chaîne en entreprise, est bien connue du monde de l’éducation. Déjà, il y a 20 ans environ, nous étudions cette façon de concevoir l’école dans les cours de l’IUFM, institut de formation des maîtres, où l’on nous poussait à réfléchir sur cette répartition des cours et des récréations; il était question de comprendre que le rythme scolaire n’était pas forcément adapté au cours de l’enfant et que l’on pouvait envisager de travailler autrement.

En fait, on sait depuis longtemps que le meilleur système éducatif est celui de la classe unique, où se regroupent des enfants de 6 à 11 ans. Chacun suit un parcours individuel et/ou en petit groupe et en groupe classe selon les moments de la journée. Il y a entraide et émulation.

L’idée d’expliquer l’hyperactivité par un enseignement inadapté est un peu naïf: c’est plutôt la socialisation à travers le groupe scolaire qui révèle clairement un comportement inadapté, pour plusieurs raisons complexes que l’on peut traiter avec la méditaiton par exemple.

Il est vrai que l’école génère des attitudes de névroses car elle demande à l’enfant de se couper de sa spontanéité et de sa créativité, c’est ce que Françoise Dolto a montré il y a à peu près 60 ans en soignant et surtout en guérissant des enfants « malades de l’école ».

Mais l’école c’est aussi une découverte de la liberté pour beaucoup d’enfants : un voyage culturel qui les amène à découvrir le monde et de la contrainte car on doit vivre à 25/30 et non plus à 3 ou 4. Il est vrai que l’école est fatigante, En France, les enfants sont surmenés car après une journée bien remplie, beaucoup ont encore du travail à faire à la maison.

Conclusion: cet état des lieux de l’école n’est pas neuf et malheureusement, il est très bien connu des pédagogues, surtout ceux de l’éducation nationale. Mais alors, direz-vous, pourquoi est-ce que cela ne change pas ? Alors que visiblement les contenus évoluent, les savoirs sont plus pointus et plus exigeants qu’il y a 20 ans.
Tous les deux ans, un ministre de l’éducation y va de ses bonnes idées pour essayer de transformer le mammouth qu’est cette institution, en vain car «plus ça change, plus c’est la même chose ».

La vérité est ailleurs : elle se trouve au niveau de l’inconscient collectif. D’abord, les parents, sans forcément en être conscients, veulent à tout prix retrouver un système qu’ils connaissent et s’opposent, même subtilement, aux changements dans l’école, ce qui ne rassure pas les enfants. Car, c’est bien connu, le niveau baisse. C’est ce qu’on entend depuis plus de 2000 ans d’ailleurs. Chaque génération, ne comprenant pas la suivante, juge que son instruction était bien meilleure.

Mais surtout, l’école est une machine à juger, à critiquer, à calibrer. A chaque fois que l’on compare les niveaux d’acquisition des connaissances pour des enfants de 10/11 ans dans le monde, il se trouve que les pays les plus performants sont… ceux qui ne font pas dévaluations ! La France se trouvant de plus en plus bas, relayée au 22 ème rang des nations industrialisées (sur une trentaine)
Toutes les études l’ont montré, ce n’est pas la méthologie d’un professeur (et non pas la méthode qui est un ensemble fait avec le livre de l’élève, son cahier d’exercice et le livre du maître) qui fait la différence, c’est sa motivation et son implication émotionnelle dans le travail qu’il accomplit en classe.
Voilà, les mots tabous pour l’éducation nationale sont lancés : c’est l’amour qu’un professeur met à enseigner qui illumine les journée et les cœurs des enfants. Et chaque enfant sera reconnaître la qualité de l’attention que lui offrira un professeur. On ne trompe pas les enfants à ce sujet. Et alors, il se lancera dans le jeu avec enthousiasme. Même un enfant lent peut y trouver son bonheur, s’il sent que le but n’est pas l’évaluation mais la qualité du moment présent.

La plupart des instituteurs savent cela, mais on n’en parle pas au niveau de la hiérarchie, car la transmission du savoir, c’est du sérieuxIl faudrait que la hiérarchie de l’éducation nationale ne soit pas coupée de la réalité, donc il faudrait réformer tout la hiérarchie, c’est obligatoire, et que les vraies valeurs soient comprises.

Publié par notre Terre Mère

Les Gitans, étrangers dans leur propre pays

La population Rom de Roumanie vit dans une situaion extrême : ce sont des étrangers sur leur sol natal.
– 40% vivent sous le seuil de pauvreté
– avec en moyenne 2 euros et 15 centimes par jour pour vivre.
– ils vivent 15 ans de moins que les autres populations de l’Europe de l’Est.
– ils subissent une « ghettoïsation » insupportable : pas d’accès à l’éducation, sauf pour de très rares cas, certains postes de travail leur sont toujours interdits, ils ne disposent pas du réseau sanitaire et social des autres Roumains.
Pourquoi viennent-ils en France pour vivre dans des bidonvilles ?
Car ces bidonvilles sont encore moins insalubres que leurs propres maisons !

« Le problème en Inde, c’est le système de castes que je ne peux pas comprendre. J’ai dit des dizaines de fois que dans la Gita il est écrit que l’Esprit réside en chacun. Donc, comment peut-on avoir des castes ? Mais vous pouvez avoir des castes (des confréries) en relation avec vos aptitudes (et votre travail), c’est autre chose. Mais vous ne pouvez pas avoir de castes selon la naissance. Il y a tant d’exemples qui le prouvent, mais en Inde nous avons cette malédiction du système des castes.
Et en Occident …il y a cette chose horrible appelée racisme.

Par exemple je suis allée en Roumanie, et j’ai vu tant de Gitans qui sont traités comme des chiens. On les méprise tellement ! Ces Gitans ce sont vraiment sympathiques, il n’y a rien de mal chez eux. Au moins, ils ont un bon caractère, ils ont certains principes pour leurs femmes, ils mènent une vie morale, ce sont des gens collectifs. Mais on les traite si mal que même en Inde vous ne rencontrerez pas ce genre de choses.

Or les Roumains ne sont pas d’une origine particulière, on ne peut dire qu’ils sont germaniques ou anglo-saxons. J’ai été surprise, qu’ici plus qu’ailleurs (ils sont racistes envers les Gitans). Aussi en Angleterre on retrouve le même phonème. Les Gitans sont maltraités alors que ces personnes sont des artistes et des gens très chaleureux. »
Shri Mataji, Inde, 1994
Publié par notre Terre Mère

Anuradha Koirala et Maiti Nepal

Madame Anuradha Koirala a créé et dirige l’association Maiti Nepal qui s’occupe de combattre l’exploitation sous toutes ses formes des petites filles. Elle est née elle-même au Nepal et a d’abord enseigné l’Anglais avant de démarrer Maiti Nepal dans une petite maison de Katmandou, à partir de ses propres deniers.

Aujourd’hui, bien qu’elle ait reçu beaucoup de récompenses qui gratifient l’importance de son activité contre l’exploitation sexuelle des femmes et des enfants, la société Népalaise la rejette elle et ses « miraculées ».
Son travail est souvent dangereux car les criminels qui font passer la frontière à ces enfants pour les prostituer en Inde sont très déterminés à lui nuire et ont des appuis au plus haut niveau en Inde et au Népal.
D’ailleurs, le bureau principal de l’association Maiti Nepal déjà été détruit à deux reprises ! Les membres de Maiti se déplacent toujours avec un garde du corps quand ils traversent la frontière indienne. Chaque jour, c’est 5 à 6 filles qu’ils réussirent à sauver, ce qui montre l’ampleur du trafic.
La plupart des membres actifs sont des files qui ont été sauvées de l’enfer et dont la condition physique est encore assez bonne pour aider à l’organisation journalière de l’orphelinat.

Mais il ne faudrait pas croire que les familles abandonnent leur fille à la prostitution : on propose à leur enfant du travail en Inde, de bons postes, et comme elles n’ont pas les moyens de nourrir leurs enfants correctement, ces famille croient à une aubaine. Il faut donc faire un travail constant d’information et d’éducation auprès de ces populations.

Madame Anuradha Koirala a, à ce jour, sauvé 12 000 filles de l’esclavage.
Il est possible d’aider financièrement Maiti Nepal, pour cela, rendez-vous sur : http://www.friendsofmaitinepal.org/how-to-help.php


Publié par notre Terre Mère

Questions de morale…

La morale est la base de notre éducation et donne des repères à l’individu pour évoluer au sein de sa société. Mais la morale n’est pas toujours identique à la vertu, et des choses qui paraissent bonnes ne sont pas forcément justes et vive versa. Vaste débat me direz-vous…

Voici deux questions auxquelles nous vous demandons de répondre avant de lire les réponses.

Question 1:
Si vous connaissiez une femme qui avait déjà huit enfants: 3 sourds, deux aveugles, un mentalement retardé, sachant qu’elle est atteinte de la syphilis, que lui conseilleriez-vous si elle était enceinte de nouveau ? Selon nos conditions de vie actuelles, sans doute un avortement.

Question 2:
Il est temps d’élire un nouveau président et voici les seules informations dont vous disposez sur la personne.

Le premier candidat : il est associé à des politiciens véreux et consulte un astrologue. Il a eu deux maîtresses et revendique le fait de fumer et de boire 8 à 10 martinis par jour.

Le deuxième candidat : il a été renvoyé deux fois de son poste de travail, il dort jusqu’à midi, fumait de l’opium quand il était à l’université et vidait le quart d’une bouteille de whiskey chaque soir.

Le troisième candidat : c’est un héro de la guerre qui a reçu une décoration. Il est végétarien, ne fume pas, boit rarement de la bière et n’a jamais trompé sa femme.

Questions faciles, n’est-ce pas ? Faites votre choix avant de lire les réponses.

Réponses :
Question 1:
Le huitième enfant en question n’est autre que…Beethoven, le grand musicien qui fut effectivement le neuvième enfant dans une telle fratrie.

Question 2:
Le premier candidat est Franklin D. Roosevelt.

Le deuxième candidat est Winston Churchill.

Le troisième candidat est Adolph Hitler.

Au delà de l’humour, cette perspective nous montre à quel point il faut être circonspect avant de juger quiconque, et d’ailleurs, qui sommes-nous pour juger l’autre ?
Publié par notre Terre Mère

Connaissez-vous Esther Duflo?

Esther Duflo est économiste, spécialiste du développement, directrice du Laboratoire d’action contre la pauvreté Abdul Latif Jameel, professeur associé au Collège de France pour l’année 2008-2009, chef de laboratoire au célébrissime MIT, le Massachusetts Institute of Technology de Cambridge (USA). Bref, depuis dix ans, elle partage sa vie entre les États-Unis, la France et déplacements sur le terrain. On ne compte plus ses publications, ses titres et ses fonctions, malgré son jeune âge de 36 ans.

Autant professeur qu’activiste sur le terrain, elle anime par ailleurs un réseau d’ONG et n’hésite pas à lever des fonds et financer ses enquêtes sur le terrain : « aujourd’hui, les systèmes officiels d’éducation et de santé sont, dans une large mesure, le produit de l’imagination de bureaucrates et d’experts qui n’ont de rapports directs ni avec les besoins des personnes, ni avec les réalités du terrain. »

Elle a « détourné » la méthode scientifique des essais cliniques, avec groupes tests et groupes témoins, pour évaluer les programmes de lutte contre la pauvreté : évaluer les résultats scolaires d’enfants d’Afrique ou d’Inde, la distribution de moustiquaires pour enrayer le paludisme, le micro-crédit, l’aide au développement agricole…

Avoir des outils pour mesurer l’efficacité d’une action semble une nécessité absolue, maintenant que nous allons devoir réfléchir à l’humanitaire en termes de développement durable et de respect de l’environnement, sans esprit colonialiste.
Publié par notre Terre Mère

Les Indiens de Colombie

« Le Colombien avec lequel nous avons discuté n’avait pas reçu une grande éducation, mais il en savait beaucoup sur la philosophie et la culture de son pays. J’ai trouvé ces gens extrêmement aimables, très gentils et très cultivés.

C’est leur manière d’agir qui évoque une société très cultivée, bien avant l’arrivée des Blancs en Amérique. Par exemple, lorsqu’ils vous offrent un verre d’eau, ils mettent la main droite sous la gauche, comme nous le faisons en Inde. C’est un geste d’humilité qui suggère que le verre d’eau est offert avec les deux mains et non grossièrement avec une seule. J’ai découvert beaucoup de modèles comportementaux qu’en Inde nous considérons comme des attitudes d’une grande importance culturelle.

 Ce sont des gens très simples et innocents. Leurs visages ont davantage les traits mongols, car ils se sont retirés dans les hautes montagnes. Leurs gestes sont d’une grande beauté, sans artifice. Les Indiens qui vivent dans les hautes montagnes de Bolivie ont un cœur très pur. Par chance, je suis devenue très proche de certains d’entre eux, qui sont venus me voir dans le but d’obtenir la connaissance du système subtil. »

Shri Mataji Nirmala Devi, Meta Modern Era, chapitre 4, 1995
Traduction Publisud 2001
Publié par notre Terre Mère

Le principe féminin

Vandana Shiva« La notion de  » principe féminin  » n’est fondamentalement qu’une traduction du mot prakiti, une force qui se trouve dans la nature et dans toutes les formes de vie qui nous entourent, qui existe chez l’homme et la femme.

Selon moi, l’essor du patriarcat moderne a eu tendance à mutiler le principe féminin dans toute sa plénitude, et a notamment tenté de le refouler complètement chez l’homme. Dans une certaine mesure, l’essor d’un type masculin de connaissance, de production et de domination a permis de détruire ce qui était essentiel à la société, aux hommes comme aux femmes. Heureusement, toutefois, que les patriarches qui s’imaginent gouverner des êtres dociles (les femmes et la nature) n’ont jamais réussi à éliminer tout à fait cette force vitale. Ils ont pu la déformer, l’étouffer, mais jamais la détruire tout à fait.

Je ne peux m’imaginer que ces forces créatrices de la nature féminine puissent à nouveau s’épanouir et s’exprimer pleinement sans affecter aussi les hommes. Ils auront le choix entre deux solutions : soit ils réagiront violemment vis-à-vis de l’insécurité et du sentiment de médiocrité que cet épanouissement fait naître ; soit, comme il faut le souhaiter, un nombre croissant d’entre eux se rendront compte de leur appauvrissement, et reconnaîtront le principe féminin comme une force créatrice qui fait passer l’éducation avant la domination, la survie avant la destruction, les valeurs d’expérience et le savoir empirique avant les abstractions et les grandes théories. Ce sont là des valeurs suffisamment universelles pour que les hommes les reconnaissent et les soutiennent. »

Vandana Shiva répond aux questions de Judithe Bizot Mars 1992
http://www.unesco.org/courier/2001_12/fr/science3.htm
Publié par notre Terre Mère