Étiquette : eau

Pour une meilleure gestion de l’eau ou changer ses croyances pour changer le monde

Écoutons les acteurs du changement au travers de la présentation d’un jeune commercial, qui s’est rendu compte que l’entreprise n’était plus cette « personnes morale agissant pour le bien de la collectivité » telle quelle a été définie, mais une association agissant dans le seul intérêt de ses actionnaires.

Après avoir suivi un séminaire sur Gandhi et la mondialisation mené par la physicienne Vandana Shiva, la première à avoir gagné un procès contre le brevetage du vivant. il comprend l’urgence du problème et la faculté destructrice de grandes multinationales comme Monsanto. Gandhi disait : « soyez le changement que vous voulez voir pour le monde ». Il ne suffit donc pas de dénoncer les erreurs de la société de consommation, encore faut-il mettre en pratique ses convictions.

Un exemple: banques de graine, pour protéger le vivant de la convoitise des multinationales.

L’esprit occidental à l’origine de l’industrialisation, représenté plus ou moins justement par Descartes,  pense que le réel est quantifiable, divisible et que l’homme est séparé de la nature. La vision orientale du monde conçoit l’homme comme faisant partie d’un tout, non séparé de la nature avec une dimension non visible qui est la dimension spirituelle.

Aujourd’hui, la science elle-même ne voit plus le réel comme une chose statique sur laquelle on peut agir, mais comme un monde en mouvement, où toute unité, si infime soit-elle, est en interdépendance. Les astrophysiciens l’ont démontré, les neurosciences montrent aussi que nos états mentaux, émotionnels, influencent la chimie du corps. Idem pour les gènes.

Un exemple: la méditation qui change les ondes cérébrales dès 6 semaines de pratique.

Le monde est en train de changer aujourd’hui et ce qui va le changer davantage, ce n’est pas la politique, l’entreprise, mais l’action de l’homme ordinaire. L’homme ordinaire,  en commençant par changer lui-même, fera changer la société.

Film de Marc de la Ménardière Publié par notre Terre Mère

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Marche pour l’eau et pour la vie en Equateur

Le 8 mars la marche a commencé, en direction de la Capitale Quito.

« L’eau n’est pas à vendre, cela doit être défendu ! », « L’eau, c’est la vie !», tels sont les slogans repris en choeur de toutes parts de l’Equateur par les milliers de manifestants. Dans leur pays, l’eau n’est pas une marchandise mais un bien public commun : l’accès gratuit aux ressources d’eau naturelles et propres est un droit inscrit dans la Constitution équatorienne.

Oui mais voilà, le pays est riche en matières premières qui représentent un intérêt immédiat plus lucratif que l’eau. Les conflits sont de plus en plus fréquents entre les entreprises et la population.

Les manifestants demandent à ce que leurs ressources naturelles ne soient pas sacrifiées pour l’extraction de matières premières. L’industrie minière prélève deux millions de litre d’eau sur les cours d’eau au détriment des populations voisines. Celles-ci en ont besoin pour la culture de leurs terres et leurs élevages. À cela se rajoutent les risques de contamination des réserves d’eau.

Nous pouvons nous solidariser du peuple équatorien dans ses revendications pour le maintien de l’accès libre à l’eau et pour un environnement propre en signant la lettre de pétition adressée au président Rafael Correa :

https://www.sauvonslaforet.org/petitions/863/soutenez-la-marche-pour-l-eau-et-pour-la-vie-en-equateur

Publié par Mandarine pour notre Terre Mère

Nous survivons grâce à la forêt amazonienne

 » Environ 75 pour cent de l’électricité produite au Brésil provient de grandes centrales hydro-électriques au bord de barrages. Ils sont clairement dépendants de la pluie qui est principalement produite par les forêts tropicales du bassin amazonien. Pourtant, comme les forêts ont été défrichées au profit de la croissance économique, et les « avantages » de la déforestation de plus en plus analysés selon ce point de vue, le coût de la compensation, par exemple, n’a pas été pris en compte dans le prix réel de la future production d’électricité. En d’autres termes, la valeur à court terme de la déforestation n’a pas intégré l’évolution du prix de l’énergie à plus long terme, que la déforestation va réellement provoquer, sans parler des innombrables avantages qui seront perdus.

Une séquence de film mise en place par la NASA à partir d’images satellites qui m’a été montrée récemment, démontre formidablement cette idée. D’un point de vue stratégique dans l’espace, il montre le schéma annuel de la formation des nuages au-dessus des forêts tropicales. En respirant et poussant, les arbres et les autres végétations exhalent de la vapeur d’eau. Une vingtaine de milliards de tonnes d’eau sont libérées chaque jour par la seule forêt tropicale amazonienne, et se condense en des tourbillons de grands nuages blancs, qui produisent ensuite de la pluie. Non seulement l’humidité retombe sur la forêt, mais elle se déplace aussi.

Les nuages de pluie générés par la forêt amazonienne aident à arroser les cultures d’une grande partie de l’Amérique du Sud, y compris les vastes terres céréalières du sud du Brésil. Un peu de cette humidité retombe aussi sur les champs de céréales des prairies de l’Amérique du Nord. Et ces forêts créatrices d’eau aident même aider à arroser les cultures et à reconstituer les zones humides de l’Afrique du Nord et de l’Europe du Sud. Un expert m’a expliqué que cela s’apparentait plutôt à un système de « rivières volantes » qui déplace l’humidité dans les cieux, conduites, en fin de compte, par la forêt tropicale elle-même.

Les statistiques sont vraiment stupéfiantes. Par exemple, il a été estimé qu’une superficie d’arbres, venant d’une forêt tropicale de ce type, est capable d’évacuer dans l’atmosphère huit à dix fois la quantité d’eau qui provient d’une zone équivalente de l’océan. Un exemple, peut-être encore plus à couper le souffle, c’est le fait que l’énergie nécessaire pour faire correspondre l’évapotranspiration journalière de la forêt tropicale du bassin amazonien (c’est à dire la libération dans l’air de l’eau contenue dans la végétation), est environ similaire à ce que le plus grand barrage hydroélectrique du monde produirait en puissance maximale pendant environ 135 ans.

L’eau est essentielle pour notre bien-être économique, non seulement permettre aux cultures de pousser, mais aussi pour les villes et l’industrie partout dans le monde. Et rappelez-vous, afin de produire un kilo de bœuf, il faut quinze tonnes d’eau. Une seule tasse de café nécessite environ 140 litres. Il existe une relation simple: sans les forêts, il y a moins d’eau, avec moins d’eau il y a moins de nourriture.

Un des défis importants auquel sera confrontée l’humanité au cours du siècle actuel, sera de faire correspondre nos besoins en eau douce avec les réserves limitées et, dans certains cas, en régression, qui seront disponibles. L’urbanisation, l’agriculture toujours plus intensive, le désir sans fin de toujours plus de croissance économique, et l’augmentation inexorable de la population mondiale, conduiront tous à une plus grande demande à un moment où le réchauffement climatique diminuera les réserves d’eau dans certaines régions.

Dans ces circonstances, nous devons faire tous les efforts possibles pour maintenir les sources de pluies, en particulier celles venant de la forêt tropicale ; cela devrait être la priorité absolue de l’époque dans laquelle nous vivons, et pourtant la destruction se poursuit.
… Sans mentionner ce que fait la nature  pour nourrir l’esprit humain, inspirant l’art et la littérature et incarnant les valeurs intrinsèques – même si je dois souligner qu’aujourd’hui, dans de nombreuses sociétés, c’est quelque chose qui semble être de moins en moins accessible à la compréhension humaine « .

Le Prince Charles dans son livre « Harmony » paru en novembre 2010 chez Harper Collins, en Français chez Odile Jacob
Publié par notre Terre Mère

Une histoire belge…

Cela commence très simplement par une demande des producteurs d’eau en bouteille, à l’administration de Bruxelles.

Deux docteurs allemands demandent à la Commission Européenne s’il est permis d’indiquer sur les bouteilles d’eau que « la consommation régulière de quantités significatives d’eau peut réduire le risque de survenue d’une déshydratation et d’une baisse concomitante de performances. « 

Cela paraît simple, non ?

Après trois ans d’enquête et une mobilisation de 21 scientifiques réunis à Parme, on a abouti à cette contre-vérité:  il n’y a pas de preuves suffisantes pour affirmer que boire de l’eau prévient la déshydratation.

Donc, les producteurs européens d’eau en bouteille ne peuvent pas inscrire  sur les bouteilles la note suivante:  » l’eau prévient la déshydratation. » 

Ce n’est pas une blague! C’est la triste démonstration que la logique administrative de la CEE est digne de Kafka. C’est une preuve aussi que l’argent des contribuables européens peut être dépensé d’une façon ridicule.

Lisez plutôt le texte exact:

 » À la suite d’une demande du Prof. Dr Moritz Hagenmeyer et du Prof. Dr Andreas Hahn soumise conformément à l’article 14, paragraphe 1, point a), du règlement (CE) n o 1924/2006, l’Autorité a été invitée à rendre un avis sur une allégation de santé concernant les effets de l’eau et la réduction du risque de survenue d’une déshydratation et d’une baisse concomitante de performances (question n o EFSA-Q-2008-05014) ( 2 ). L’allégation proposée par le demandeur était libellée comme suit: «La consommation régulière de quantités significatives d’eau peut réduire le risque de survenue d’une déshydratation et d’une baisse concomitante de performances».

Aux termes de l’article 2, paragraphe 6, du règlement (CE) n o 1924/2006, on entend par allégation relative à la réduction d’un risque de maladie «toute allégation de santé qui affirme, suggère ou implique que la consommation d’une catégorie de denrées alimentaires, d’une denrée alimentaire ou de l’un de ses composants réduit sensiblement un facteur de risque de développement d’une maladie humaine». À la suite d’une demande d’éclaircissements, le demandeur a présenté la perte d’eau dans les tissus ou la diminution du volume d’eau contenu dans les tissus comme des facteurs de risque de déshydratation. Dans son avis reçu par la Commission et les États membres le 16 février 2011, l’Autorité a conclu, sur la base des données fournies, que les facteurs de risque proposés sont des mesures de déplétion hydrique et, partant, des mesures de la maladie. Par conséquent, la réduction d’un facteur de risque de développement d’une maladie n’étant pas démontrée, l’allégation ne satisfait pas aux exigences du règlement (CE) n o 1924/2006 et ne peut pas être autorisée. »

Info mise en lumière par: http://www.santenatureinnovation.fr/newsletter-gratuite/
Le Règlement Européen  du 16 novembre 2011 : http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2011:299:0001:0003:FR:PDF

Publié par notre Terre Mère

Quelle qualité d’eau en France ?

Le WWF vient de publier un document remarquable sur l’eau, dans les cours ou les nappes, et sur sa qualité ou plutôt son manque de qualité en France.

C’est un dossier très complet de 52 pages denses, avec statistiques, tableaux et cartes à la clé.

Cette analyse est incontournable si on veut connaître la vraie situation en France. Le résultat n’est pas satisfaisant : on est face à beaucoup de désinformation, de camouflage de statistiques. Les modèles mathématiques pour calculer les statistiques sont inadaptés. On doit aussi déplorer dans notre pays, une absence de budget pour faire des analyses de contrôle par des organismes indépendants.

Quelques données :

Le Nord, la région parisienne et toutes les zones de grandes cultures sont les plus polluées en nitrates, au niveau des eaux souterraines.

La Bretagne est championne des eaux de surface polluées.

Le plus inquiétant reste l’absence de données sur les résidus de produits pharmaceutiques que l’on retrouve dans l’eau et qui sont responsables de nombreux problèmes de santé dans la population.

Un extrait :

« L’agriculture n’est largement pas le seul secteur responsable des dégradations quantitatives et qualitatives des eaux et des milieux aquatiques. Il y a des mesures urgentes à prendre et elles sont simples à concevoir, entre autres, la surveillance et l’évaluation de l’état de la ressource en eau doivent devenir patrimoniales. En particulier pour les aspects chimiques car en 2010 ou en 2011, soit 4 décennies après avoir marché sur la lune, personne n’est capable de décrire l’état chimique réel de nos milieux aquatiques.

Mais le problème est d’abord d’ordre structurel. Tous nos modèles agricole, industriel et domestique ont en effet été conçus à une époque où l’écologie n’existait pas…Nous ne pouvons plus éviter de repenser en profondeur et en toute indépendance l’ensemble de ces modèles, avec des bases scientifiques sérieuses et une approche intersectorielle et interdisciplinaire qui seules pourront aboutir à des changements structurels à la hauteur d’enjeux comme le changement climatique et le maintien des « équilibres naturels » dont la biodiversité. Notre modèle pour l’alimentation en eau potable et l’assainissement des eaux usées joue un rôle central… »

Un dossier complet sur :
http://eau-evolution.fr/doc/eauevolution_synthese2011.pdf
Plus sur: http://eau-evolution.fr/

Publié par notre Terre Mère

Peter Brabeck, président de Nestlé, une vision du monde

Le président de Nestlé, Peter Brabeck, exprime ses rêves de développement sur de nouveaux marchés. Par exemple, il propose de faire payer l’accès à l’eau potable à la population mondiale; quitte à faire quelques concessions pour les pauvres Africains.
Ce PDG pense que les écologistes ont fait du mal en prônant l’installation du bio, car les OGM ont montré depuis 15 ans aux Etats-Unis qu’ils étaient sans danger…
Ceci est une contre vérité qui se vérifie de plus en plus au fur et à mesure de l’avancée de la science.

Il annnonce aussi «que l’homme sait maintenant contrôler la nature». Vraiment ? Cette vidéo a du être enregistrée avant Fukushima…

Peter Brabeck parle du nombre d’emplois qu’il offre à des millions de gens, en disant que donner du travail est un des buts de l’entreprise. But noble en ces temps de disette. Cependant, même si son analyse sur les 35 heures est correcte, (moins on travaille, moins on a de travail à partager car on créée moins de richesses), les dernières images de la vidéo nous montrent une succursale au Japon et il s’exclame avec admiration « regardez comme c’est moderne, peu d’employés, tout est robotisé. »
Il y a une certaine contradiction…qui fait froid dans le dos.

Si les conseils en communication de ce genre de multinationales, des spécialistes en la matière, ont pour objectif de renforcer l’image auprès de leurs salariés, clients, fournisseurs, actionnaires, on se demande bien ici ce que monsieur Brabeck veut faire passer comme message !

Nous sommes désolés de faire circuler ces mots de rabats joies, mais il faut l’entendre pour le croire. Le monde que propose ce monsieur va à l’encontre de toutes les analyses qui montrent qu’un retour au commerce local et artisanal sera la solution au chômage dans le respect de la vie.

Publié par notre Terre Mère

Jérémy Rifkin : l’énergie nucléaire est dépassée

« …J’espère que toute la France va entendre cela : 40 %de toute l’eau potable du pays est consommée par les entreprises nucléaires afin de refroidir les réacteurs nucléaires. J’espère que tout le monde a entendu. Et quand cette eau revient (dans le cycle de l’eau), elle a été réchauffée et elle désydrate les écosystèmes qui entrent en fonction dans l’agriculture… »

L’énergie nucléaire est dépassée !  Jérémy Rifkin nous donne une explication très originale pour illustrer son propos : il fait une analogie entre les nouveaux moyens que l’on a de communiquer à un niveau horizontal, c’est à dire entre tous, sur face book, par des blogs, et les anciens moyens comme la TV qui distribuent d’une manière verticle l’information, c’est à dire de haut en bas, du sommet vers les masses. Pour lui, l’énergie prendra le même chemin. Quand plusieurs villes, quartiers, maisons, se seront équipés de moyen de produire de l’électricité et qu’ils pourront la vendre à d’autres citoyens, qui aura encore recourt aux vieilles centrales nucléaires dont le mode de fonctionnement restera toujours très centralisé ?

Publié par notre Terre Mère