Archives de Tag: CO2

Güssing, la ville renouvelée

La petite ville de Güssing en Autriche est devenue 100% autonome en énergie.
Tout a commencé quand les habitant en ont eu assez de dépenser tant d’euros en consommation d’énergie. Dans les années 90, la région de Gussing était la plus pauvre d’Autriche. La population n’avait pas de travail et quittait la région.
Les élus locaux ont alors décidé d’investir dans le développement durable : entourés de forêts, une grande quantité de biomasse, c’est-à-dire les matières organiques produites par les végétaux et les animaux, était disponible. Ils ont donc créé une centrale électrique de gazéification du bois pour la production combinée de chaleur et d’électricité, la première de ce genre.

Quels changements ?
D’un village déserté ils sont passés à une ville visitée chaque année par 30 000 personnes désireuses d’en apprendre davantage sur leur fonctionnement.
Maintenant, ils ont 35 sites qui produisent de l’électricité plus que la ville de 4000 habitants ne peut consommer. On peut dire que presque tout le monde s’y est mis pour en arriver là.
Par exemple, pour transformer leur bois en gaz, ils utilisent 44 000 tonnes de bois ; or, il en reste deux fois plus dans leur forêt que ce qu’ils utilisent.
Au départ, 25 personnes travaillaient dans l’usine de bois, à l’arrivée ils sont 200. 1 millier d’emplois ont été créé dans la région.
Même le carburant local est fabriqué à partir du gaz obtenu par le bois, et il est 2 fois moins cher que l’essence ! Tous les véhicules municipaux de la ville l’utilisent déjà. Pour les autres, c’est encore expérimental mais pas pour longtemps, on s’en doute vu le dynamisme de ces gens. En plus, l’air y est devenu plus pur car moins chargé en CO2.
Bref, quand on veut on peut, du moins en Autriche.

publié par notre Terre Mère

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Trop de déchets ?

Nos besoins en énergie augmentent et ne cesseront d’augmenter. La construction de 1000 nouvelles centrales à charbon (entre 380 et 900 g de CO² / kWh d’énergie primaire) a commencée depuis quatre ans et ce jusqu’en 2012, à raison d’une tous les 10 jours, principalement en Chine et en Inde !

«Le charbon est de loin le combustible le moins cher parce qu’il n’y a pas de prix fixé aux dommages qu’il cause», dit John Holdren, professeur de sciences environnementales à l’Université Harvard et directeur du Woods Hole Research Center, à Falmouth, au Massachusetts.

C’est dire que le problème des gaz à effets de serre ne va pas se résoudre de si tôt !

Ce qu’il nous reste à faire pour maîtriser un peu cette progresion folle, c’est de réduire nos besoins en énergie avant que le seuil du taux de CO² ne soit devenu critique et irréversible.

Le nouvel étiquetage énergétique adopté en 2010 ne fait pas vraiment un véritable bilan carbonne qui aiderait les consommateurs à mieux acheter en fonction de ce critère. Il faudrait inclure toutes les étapes de la « vie » d’un objet : de la fabrication d’un objet qui inclut le transport, son installation, sa mise en service ou mise en œuvre, son entretien, sa maintenance, et surtout le coût de sa désinstallation et de son recyclage, coût que nous ne savons pas encore bien évaluer.
C’est pourquoi les logos du type « made in France » et les « aoc » redeviennent vraiment essentiels pour nous garantir un circuit court et moins de dépenses d’énergie pour le transport.

Par exemple, nous avons vendu l’année dernière pour 3 milliards de déchets dont beaucoup de matériel électroménager, ce qui est plus que nos ventes agricoles ! Nous vendons à des entreprises européennes, belges et hollandaises, qui nous revendent à leur tour les métaux précieux comme le cuivre, qu’elles ont extrait de nos déchets ! Quand allons-nous créer une vraie filière de récupération ?
Plus sur:http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_cite/science_actualites/sitesactu/magazine/article.php?id_mag=3&lang=fr&id_article=14323

Publié par notre Terre Mère

Un petit pas de Cancun pour le climat

Le sommet de l’ONU sur l’environnement à Cancun au Mexique s’est terminé ce vendredi 10 décembre 2010. Il a rassemblé plus de 190 ministres de l’environnnement.
C’est un petit pas en avant qui montre surtout la bonne volonté des plus grands pollueurs : les États-Unis, l’Inde et la Chine.

Avancées :
La lutte contre la déforestation prend forme: le principe du « fonds vert » lancé à Copenhague est adopté. Il sera géré par une commission de 24 membres, moitié pays pauvres et moitié pays riches.
À partir de 2020, cent milliards de dollars iront directement aux pays pauvres pour la réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre et à utiliser de nouvelles technologies.
L’Europe, les États-Unis et le Japon ont promis 30 milliards de dollars entre 2011 et 2012.

Point de discordance:
La Bolivie et le Vénézuella pensent que leurs ne se reconnaissent pas dans l’accord final et ont décidé de porter l’affaire devant la Cour de justice internationale.

Espoirs:
La réduction des gaz à effet de serre ne reste qu’une promesse, mais au moins, réunir la Chine et l’Inde autour de la question de la réduction des émissions de CO2, c’est un vrai un pas en avant. Cependant, la limite des températures à 2°C est reportée à la fin du siècle, ce qui, en terme politique, revient à la renvoyer à l’éternité…

Comme pour Copenhague, les accords sont de principe et repoussés à un futur inconnu, ce qui fait dire à Greenpeace, par l’intermédiaire de Wendel Trio : «Cancun a peut-être sauvé le processus (de l’ONU) mais pas encore le climat».
Publié par notre Terre Mère

Reboisement urgent à Madagascar

Madagascar est une urgence pour le monde.

Là-bas, la forêt sèche du sud ouest du  pays disparaît à une vitesse vertigineuse. Une des raisons en est la technique du ‘tavy’, la culture sur brûlis, officiellement interdite,  qui permet de faire pousser du riz, car c’est la base de la nourriture malgache.

Mais le riz ne pousse que pendant 2 ans seulement. Ensuite, la terre est épuisée.  A perte de vue,on peut voir maintenant des collines stériles.

18 millions d’habitants vivent sur un surface égale à la France, et  pourtant, ils sont en malnutrition. Comment alors éviter que certains villageois ne brûlent la forêt pour survivre ? La culture sur brûlis est vitale pour eux, et la réponse gouvernementale d’emprisonner les contrevenants n’en est pas une!

Mais surtout, la déforestation est majeure dans le sud ouest du pays à cause des conversions en cultures commerciales de maïs et dans les zones de charbonnage près de agglomérations.

La seule solution : le commerce équitable qui permet à la population de reccupérer les gains de son travail.

Un exemple: Olivier Behra a développé depuis 15 ans en partenariat avec le gouvernement malgache, une association « L’homme et son environnement » et  fabrique des huiles essentielles dans la réserve de Vohimana. Cela marche bien car la population locale s’y est très bien reconnue.

Le tourisme vert serait aussi un moyen de déveloper cette île.

GoodPlanet, l’association de Yann Arthus-Bertrand travaille à Madagascar avec le WWF malgache sur un projet « REED »  : sur 5 années sur plus de 500 000 hectares, il faudra faire un bilan carbone, c’est à dire évaluer les émissions et stock de CO2.  On aura alors une idée plus claire sur la déforestation ou de leur reboisement en terme de carbone mais aussi de diversité des espèces.

Plus sur: www.actioncarbone.org

Le travail d’Alex Franc sur les criquet pèlerin qui sévit bien plus à Madagascar suite à la déforestation:agents.cirad.fr/index.php/alex.franc

Publié par notre terre Mère

La compensation carbone

La compensation carbone, qu’est-ce que c’est ?

1) C’est limiter chaque jour ses propres « émissions de gaz à effet de serre » c’est-à-dire les émetteurs en CO2 : une entreprise, une association ou un particulier peuvent limiter leurs consommations énergétiques, en privilégiant par exemple, les transports en commun, le vélo la voiture électrique… trier ses déchets, éviter de prendre l’avion…

2) Puis on peut agir indirectement en finançant un projet qui contrebalance notre consommation de CO2. Par exemple, des fours solaires en Afrique ou le reboisement en Amérique du Sud…

Le problème principal, c’est que les 15,5% des pays les plus riches émettent 77,9% des émissions de Gaz à Effet de Serre, et que les populations pauvres sont 80 fois plus vulnérables aux dérèglements climatiques.

 L’ONG G.E.R.E.S., Groupe Energies Renouvelables Environnement et Solidarités, propose depuis 30 ans des programmes de développement sur 4 ans environ, incluant la phase d’étude précise et la phase pilote. Ensuite, un programme d’action plus long est mis en place auprès de la population. La participation des populations locales est essentielle. Elle implique un transfert des connaissances techniques donc une appropriation du projet.

C’est pourquoi ces actions solidaires prennent du temps. Aujourd’hui, sur 30 programmes menès par le G.E.R.E.S., 4 concernent les économies de CO2.

Plus sur : www.ecoequity.org

http://www.co2solidaire.org/

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Le 10:10 de Yann Arthus Bertrand

Comment se porte votre consommation de CO2 ?

10:10, la campagne dont Yann Arthus Bertrand est le porte parole, va être lancée officiellement ce samedi 5 juin 2010 en France, alors qu’elle a déjà commencé en 2009 en Angleterre (Good Planet). Cela correspond aussi à la journée internationale de l’environnement.

Le 10:10, c’est inviter toute personne, entreprise, à réduire volontairement sa consommation de CO2 de 10% sur l’année 2010.

« Nous allons essayer d’organiser d’autres événements ailleurs qu’à Paris en France, mais n’oubliez pas : VOUS êtes 10:10. Organisez vous-mêmes votre événement : pique-nique, ballade en vélo, concert, barbecue, faites comme vous voulez ! Du moment que c’est convivial et écolo ! » nous dit Yann Arthus Bertrand.

Yann Arthis Bertrand propose aussi de faire intervenir les internautes sur son site www.1010.fr  : venez-y donner de nouvelles idées pour une consommation non pas coupable, mais responsable, car chacun peut agir à son niveau pour la planète.

Et vous, qu’allez-vous faire ce jour-là ?

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Le « Pur Projet » de Tristan Lecomte

 

Tristan Lecomte est un pionnier du commerce équitable en grande distribution avec sa marque Alter Eco.

En 2008, il a créé Pur Projet , pour permettre aux entreprises de faire une compensation carbone, c’est à dire de  compenser leurs émissions de CO2 en reboisant ailleurs dans le monde.

Il propose un accompagnement pour aider les entreprises à faire leur bilan carbone et s’appuie sur le réseau des filières de  commerce équitable qu’il a déjà créé : six projets de reforestation liés de près ou de loin aux coopératives de producteurs avec lesquelles Alter Eco travaille depuis de nombreuses années au Pérou, en Bolivie et au Paraguay.

A ce jour, 1 000 000 d’arbres ont été contractualisés et 500 000 déjà plantés.  

Vous pensez que la « compensation carbone » est une nouveau produit marketing écologique ?

Et quand bien même, c’est pour la bonne cause…

Plus sur : www.revuebio.fr/objectif-zero-carbone-pur-projet/

http://www.alternativechannel.tv/blog/fr/index/tristan_lecomte_commerce_equitable_compensation_carbone/

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Taxe carbone: aux frontières de l’Europe

Appliquer la taxe carbone française sans établir de taxation aux frontières de l’Europe signifierait mettre la charue avant les boeufs, plus une grosse pénalité pour les Français !

Le chef de l’Etat, Nicolas Sarkosy vient sans doute d’avoir la même idée :
« Je dis très clairement que la France montrera l’exemple, que nous voulons tenir nos engagements de limitation des émissions de gaz à effet de serre, mais que nous voulons dans le même temps une taxe carbone aux frontières de l’Europe…
Nous n’imposerons pas à nos industriels des contraintes si, dans le même temps, on autorise les importations venant de pays qui ne respectent aucune des règles environnementales à inonder nos marchés », a-t-il déclaré dans un entretien accordé au Figaro.

Plus sur le dossier du Figaro :http://www.lefigaro.fr/vert/taxe-carbone.php
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Colin Beavan, no impact man

Le livre de Colin Beavan « No impact man » est un best seller sur l’écologie qui a séduit les Etats-Unis, et pour cause, c’est l’histoire d’un New Yorkais et de sa famille, qui, du haut de leur neuvième étage, ont réussi le pari de vivre un quotidien écologique durant un an.

Fini l’électrivité, l’ascenseur, le chauffage individuel, le frigo, la télé, les couches en plastique et le papier WC ! 

 En mangeant des fruits de saison achétés au marché, il a perdu 10 kgs sans faire de sport en salle, sa femme a guéri d’un pré diabète; tous mangeaient moins mais mieux !

Sans télé, il a eu l’impression d’être un parent plus attentionné envers ses enfants. 

Plus que les privations qui ont été assez difficiles parfois, il en a retiré une grande joie de vivre.  

Dans cet environnement si pollué et gaspilleur qu’est New York, tout le monde pense que la société est elle-même très dispensieuse et que cela ne sert à rien de faire des efforts. Il n’en est rien ! Chacun peut agir sur le monde aujourd’hui. A titre personnel, on fait des choix qui nous font évoluer dans un sens ou un autre. L’effet domino en quelque sortes..

Un film documentaire sur son expérience familliale a été  diffusé en 2009 aux USA et sélectionné au Sundance Film festival. En France, le film  réalisé par Laura Gabbert et Justin Schein, devrait être présenté cette année dans les cinémas.

Colin Beavan, No Impact Man, Fleuve noir – Document, sortie le 11 mars, 18,50 euros
Publié par notre Terre Mère