Au diable le remembrement !

Enfin le travail de sape du remembrement, la fierté de l’agriculture à haut rendement des années 1980, est rangé au placard !

En Picardie par exemple, on a compris l’intérêt des haies pour la biodiversité animale et végétale.

Dans la région,  depuis 2002, plus de 200 km de haies ont été plantés, on devrait dire replantées, 860 km sont entretenues. Elles créent donc un microclimat d’humidité et abritent les cultures du vent. Tous les insectes, tels les carabes, une espèce de coléoptère,  et les syrphes sont revenus et mangent à leur tour les pucerons, cochenilles, limaces, qui ravagent les cultures.

Tout ceci contribue à réduire l’usage des produits phytosanitaires jusqu’à  50% sur le blé, de 40 % sur les betteraves !

Il était temps d’en revenir au bon sens des anciens.

Plus sur : http://www.actu-environnement.com/ae/news/picardie-biodiversite-pratiques-agricoles-region-10306.php4

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Samedi, journée Mondiale de la Biodiversité

Dès ce soir, et surtout à partir du  samedi 23 mai, journée mondiale de la biodiversité, Paris va transformer sur 2 jours, les Champs-Elysées en Champs-Buccoliques.

C’est une oeuvre artistique spectaculaire, créée avec du vivant pour le vivant. En plus de ses nombreuses animations pédagogiques,  13 conférences, les Agoras de Nature Capitale se tiendront au Grand Palais, au Restaurant Fouquet’s et à l’Hôtel Atala, pour ceux qui veulent discuter des sujets qui urgent et qui dérangent : l’agriculture, la biodiversité, le développement durable, le tourisme vert, le lien entre internet et la nature… Il y a beaucoup à dire. Inscrivez-vous sur : resonance.naturecapitale.com

Sur 3 hectares de nature, les chiffres suivants sont révélateurs de l’ampleur de l’entreprise:

– 8 000 parcelles végétales de 1M posées en une nuit
– 150 essences agricoles et forestières issues de l’ensemble du territoire (Dom Tom compris)
– 150 000 jeunes plants
– 11 000 jeunes arbres
– 650 grands arbres
– 1 mosaique de cultures agricoles


Et ensuite, que faire de ces plants ? La bonne idée, c’est que la parcelle végétale, agricole ou forestière, de 1M sur 1,20M numérotée, sera disponible à la vente ou sera livrée ou replantée dans un site public, une commune, une école, un hôpital…Pour les plus modestes, c’est un pot de terre qui sera disponible. 

C’est une belle idée recyclable.

Plus sur : http://www.naturecapitale.com
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L’Amarante, la revanche des Incas sur Monsanto

La nature reprend le dessus grâce à une mauvaise herbe:
Aux états-Unis, cinq mille hectares de culture de soja transgénique ont du être abandonnés par les agriculteurs et cinquante mille autres sont en danger !
Pourquoi ?
Une petite plante, l’Amarante, résiste au Roundup de la multinationale Monsanto.
Les champs  ensemencés avec des graines « Roundup Ready », possédant un gène de « résistance » aux  mauvaises herbes, sont envahis par cette petite amarante, qui est en train de coloniser la Georgie, la  Caroline du Sud, et du Nord, Arkansas, Tennessee et Missouri…

Comment ?
Il y aurait eu un transfert de gènes entre la plante OGM et certaines herbes indésirables, comme l’Amarante. Pour le généticien britannique Brian Johnson : « Il suffit d’un seul croisement réussi sur plusieurs millions de possibilités. Dès qu’elle est créée, la nouvelle plante possède un avantage sélectif énorme, et elle se multiplie rapidement. L’herbicide puissant utilisé ici, à base de glyphosphate et d’ammonium, a exercé sur les plantes une pression énorme qui a encore accru la vitesse d’adaptation. »

La seule solution est d’arracher les mauvaises herbes à la main, mais ces herbes sont profondément enracinées, donc 5 000 hectares ont été tout simplement abandonnés.

Une plante sacrée:

Cette plante est sacrée pour les Incas et les Aztèques, car elle fait partie des aliments les plus anciens du monde et que ses feuilles, plus riches en protéines que le soja, contiennent des vitamines A et C et des sels minéraux. La plante peut produire environ 50 000 grains, 1500 grains faisant 1 gramme de produit consommable. Le nom « marante » vient du grec et signifie « immortel » car l’Amarante possède des principes de guérison multiformes en raison de ses substance internes.
Elle supporte la plupart des climats, même difficiles, et est très résitante aux  insectes et maladies. L’Amarante peut relancer l’agriculture pour des populations qui vivent dans des zones qui sont de plus en plus désertées.

C’est une réponse magnifique de la nature à ces apprentis sorciers qui jouent avec le vivant sans respect pour celui-ci.

Plus sur: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/botanique-1/d/ogm-la-menace-des-super-mauvaises-herbes-samplifie_19036/&usg=__syT90OjdFQsKlI1OgLFKVUffRNI=&h=613&w=400&sz=64&hl=fr&start=1&itbs=1&tbnid=K4b9xol00yKNFM:&tbnh=136&tbnw=89&prev=/images%3Fq%3Dl%2527amarante%26hl%3Dfr%26gbv%3D2%26tbs%3Disch:1

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Rendre le bio abordable

En 2009, 300 nouveaux producteurs sont devenus bio selon l’Agence bio.
C’est une bonne nouvelle qui implique un changement de mentalité nécessaire. Cependant, la production étant encore trop faible, 30 % des produits bio vendus sont des importations.
 »Le plan Barnier a décidé de soutenir l’agriculture biologique de manière importante, mais à travers la grande distribution, la restauration collective… Cela a créé un appel d’air important, alors que rien n’a été mis en place pour soutenir la production, ce qui a conduit à une hausse des importations », nous dit le chargé de mission à Nature et Progrès, Guy Kastler.

Les politiques agricoles doivent changer pour favoriser l’agriculture biologique, bien sûr, mais notre vrai joker aujourd’hui, ce sont les initiatives au niveau local.
Si on achetait au coin de chez nous, favorisant ainsi les « circuits courts » et selon les saisons, le bio deviendrait plus abordable et donc plus compétitif car il serait produit dans la région.
Il faudrait donc développer les marchés bio, les AMAP et surtout la vente directe pour faire baisser les coûts des intermédiaires.

Plus sur :http://www.ecoactitude.fr

http://www.actu-environnement.com/ae/news/agriculture_bio_filieres_9647.php4#xtor=EPR-1

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Le respect de la Terre, selon Coline Serreau

« Solutions locales pour un désordre global ».
Voici le titre du prochain film de Coline Serreau qui sortira en salles le 7 Avril. On se souvient du succès et de la poésie du film  « La Belle Verte » de 1996.

Celui-ci sera très différent : chaque paysan, qu’il soit indien ou marocain, français ou mexicain, dès qu’il réfléchit aux problèmes de son agriculture et de sa terre, en arrive aux mêmes conclusions :


Il faut relocaliser l’agriculture et dire adieu aux compagnies pétrolières. Snif !
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Jésus Léon Santos reboise au Mexique

Le prix Goldman de l’environnement a été gagné cette année par Jesús León Santos.

Jésus est un paysan mexicain de 42 ans, qui, pendant 25 ans, a replanté sa région de Oaxaca, au sud du Mexique. Jesús León Santos a décidé, dès 18 ans, d’agir sur son environnement afin de lutter contre la désertification liée à l’érosion, dans la Mixtèque haute.

Cette « terre du soleil » avait tous les attributs du plateau désertique : une terre poudreuse, sans arbres, sans eau, sans fruits et bien sûr, sans travail, une vie rude. Jesús León Santos, avec d’autres, a retrouvé le savoir ancestral des indiens guatémaltèques et a utilisé leurs techniques agricoles précolombiennes de reboisement, basé sur  le travail solidaire.

400 familles de 12 municipalités ont accepté de se joindre à son Centre de Développement Paysan Intégral de la Mixtèque (Cedicam en espagnol) qu’il a créé avec, pour ainsi dire, aucun moyen financier.

Méthode :
 – pic et pelle pour creuser des fossés afin der retenir les eaux de pluies.
– semis d’arbres en petites pépinières. Haies vives pour maintenir la terre fertile.
– plantation ensuite de quatre millions d’arbres d’espèces natives, donc acclimatées à la chaleur et à peu d’eau.
– agriculture durable et organique, utilisation d’un maïs d’origine le « cajete », faible consommateur d’eau, contrairement au maïs OGM.

Rien de nouveau me direz-vous, eh oui, nous connaissions cela en France avant le remembrement qui expropria les petits producteurs et détruisit les haies, véritables viviers naturels en faune et en flore.

Aujourd’hui, la Mixtèque haute est restaurée, le bois a repoussé et a permis de retrouver l’activité traditionnelle de fabrication d’ustensiles en bois.

Par contre, il existe un autre fléau : le maïs transgénique contre lequel Jesús León et ses amis luttent aujourd’hui.

Plus sur : http://www.cyberacteurs.org/forum/viewtopic.php?t=7248

Il existe deux prix prestigieux pour l’écologie :
– Le prix Sophie Prize décerne chaque année un prix de 100.000$ pour des projets écologiques. : http://www.sophieprize.org/The_Sophie_Prize/index.html
– Le « Prix Goldman pour l’environnement », créé en 1990 par deux philanthropes de San Francisco, est une dotation de 150 000 Dollars US et s’attribue chaque année, au mois d’avril. http://www.goldmanprize.org/theprize/about_francais
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Les abeilles

Michel Barnier avait été sage en  juin dernier : il avait interdit la vente du Cruiser en France pour sauver les abeilles. La brigade nationale d’enquêtes vétérinaires et sanitaires et l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments, la AFSSA, avaient bien montré son effet nocif sur les abeilles.

 Malheureusement, le ministère de l’Agriculture revient sur sa décision et autorise la vente de la préparation CRUISER 350 sur le maïs ensilage, le maïs grain et le maïs porte-graine femelle pour la campagne 2009-2010 ! Le 1er décembre dernier, l’AFSSA a rendu un avis favorable sur ces trois espèces.

 

Déjà, en juin dernier, l’Union nationale des apiculteurs français parlait de supercherie par rapport à l’interdiction du cruiser : il intervenait tout simplement après  la période des semis qui s’était terminée le 15 mai !

Ce produit est officiellement reconnu dangereux pour les abeilles, les oiseaux et les mammifères sauvages. La situation des pollinisateurs commence vraiment à être dramatique.

Si nous n’y faisons rien, les conséquences agricoles, alimentaires, sanitaires et environnementales seront terribles : après les abeilles, il n’y a plus rien…

En Inde, le rôle des abeilles est reconnu comme tellement primordial, elles sont si respectées, qu’elles sont un attribut de la grande Déesse, la Devi, une bénédiction divine pour les êtres humains.
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L’abeille, sentinelle de l’environnement


Connaissez-vous bien les abeilles ?

 Bien sûr me direz-vous !

Alors voici un petit QCM qui vous permettra de répondre vous-même à la question :

Question 1 :Depuis quand existent-elles ?
•a : 800 000 ans  

 •b : 8 millions d’années     

•c : 80 millions d’années

Question 2 :Quel est le pourcentage de leurs fécondations du monde végétal :
•a : 80%         •b : 60%       • c : 50% :

Question 3 : Quel est le pourcentage de leur action dans notre alimentation ?
•a : 20%     •b : 40%     •c : 80%

Question 4 :Qu’est-ce qui menace le plus les abeilles ? :
•a : les changements climatiques   •b : les chauve-souris   •c : les pratiques agricoles

Question 5 : combien de colonies d’abeilles disparaissent chaque année ?
•a : 5%         •b : 10%       •c : 30%

Question 6 : la production nationale de miel a-t-elle chuté, augmenté ou stagné depuis 10 ans ?
•a : chuté     •b : stagné      •c:  augmenté

Réponses :
1) Apparue avec les plantes à fleurs, l’abeille existe sur notre planète depuis plus de 80 millions d’années.

2) Aujourd’hui, plus de 80 % de notre environnement végétal est fécondé par les abeilles, qui jouent un rôle prépondérant de pollinisateurs. Ainsi, près de 20 000 espèces végétales menacées sont encore sauvegardées grâce à l’action pollinisatrice des abeilles.

3) Près de 40 % de notre alimentation (fruits, légumes, oléagineux, etc…) dépend exclusivement de l’action fécondatrice des abeilles. Par ailleurs, le miel, le pollen, la gelée royale, la propolis, le venin, demeurent des produits naturels appréciés par les consommateurs et font l’objet de nombreuses recherches de par le monde pour leurs qualités diététiques et thérapeutiques.

4) Après avoir survécu à tous les changements climatiques, les abeilles sont menacées en raison des pratiques agricoles inadaptées (emploi abusif de produits phytosanitaires de plus en plus toxiques, remembrement, monoculture, ensilage, etc…).

5) En France, depuis 1995, près de 30 % des colonies d’abeilles disparaissent chaque année. En 10 ans, 15 000 apiculteurs ont cessé leur activité.

6) De 1995 à 2005, la production nationale a chuté de 30 % et les importations ont triplé.

Pour en savoir plus, voici deux livres :

L’étrange silence des abeilles
Tardieu, Vincent Editions Belin Regards (349 pages)
Paru le 28/08/2009

 

L’abeille, sentinelle de l’environnement
Clément, Henri Editions Alternatives (160 pages)
Paru le 10/09/2009

Signez la chartre de protection de l’abeille sur :

http://www.abeillesentinelle.net

 Publié par notre Terre Mère

Le peuple Kichwa, Indiens d’Amazonie

Situé au cœur de l’Amazonie équatorienne, Sarayaku est le village de José Gualinga. Ce village indien rassemble environ 1200 habitants qui vivent selon leurs traditions, de chasse, de pêche, d’agriculture et d’élevage. C’est le peuple Kichwa de Sarayaku qui vit sur les berges du fleuve Bobonaza, dans la province de Pastaza. Ils sont propriétaires collectivement de 135.000 hectares de territoires ancestraux que l’Etat équatorien leur a reconnu.

Leurs voisins sont d’autres peuples indiens et s’appellent les Huaboranis, les Shuars, les  Ashuars…Jusqu’à aujourd’hui, ils dépendent tous  entièrement de la forêt tropicale. Ils utilisent leurs connaissances des plantes autant pour se nourrir que pour se soigner et le bois est le matériau de base de leur vie quotidienne : pour les maisons, les pirogues, les objets utilitaires et les outils.

Sarayaku a un gouvernement traditionnel avec des principes démocratiques extrêmement poussés.

Depuis plus de 20 ans, le peuple originaire Kichwa de Sarayaku, en Amazonie équatorienne, lutte pour défendre son territoire, sa biodiversité et son patrimoine immatériel, contre l’intrusion des exploitants pétroliers.

Extrait du site : http://www.frontieredevie.net/fr/viequotidienne.htm

Publié par notre Terre Mère

Réapprendre les savoirs traditionnels

 Il faudra bien sortir un jour de cette domination occidentale, non seulement au niveau économique mais surtout au niveau de la vision et conception de notre société. Chez nous aussi, il faudra réhabiliter ce qui vient de nos traditions,  pour sortir de l’idée d’une science tout puissante.

José Gualinga, qui représente les Kichwa de Sarayaki en Amazonie équatorienne, nous avertit :

 »Le monde regorge de connaissances multiples, très approfondies mais souvent ignorées. Ces systèmes de connaissance traditionnels jouent pourtant un rôle essentiel. Il nous faut sortir de notre ethnocentrisme et de l’  »occidentalocentrisme » ambiant pour apprendre de ces savoirs’…
Tout au long du processus de modernisation, les peuples indigènes ont souffert. On a violé nos droits, nos libertés. On nous a exclu et aujourd’hui on prend nos savoirs pour en tirer profit. Le système actuel a fait que les entreprises ont des droits, les peuples comme nous, la nature n’en ont pas. La nature est pillée, nos savoirs sont appropriés par d’autres »

Vandana Shiva souligne:

 »Aujourd’hui près de 730 brevets sont dans les mains de cinq entreprises, qui privatisent des connaissances traditionnelles. Il faut défendre les savoirs ancestraux comme un bien public. Les peuples doivent pouvoir conserver le droit d’utiliser leurs connaissances »….
http://www.actu-environnement.com/ae/news/manifeste_respect_defense_savoirs_traditionnels_8831.php4

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