Archives de Tag: bio piraterie

Pas de brevet sur le vivant

L’association « no patent on seed » a envoyé plus de 70.000 signatures au Président du Parlement européen, le 11 Septembre 2012. La prochaine étape est d’écrire à l’Office européen des brevets (OEB).
La Commission européenne a fait circuler pendant l’été 2012 un document de travail qui est un mauvais compromis entre l’industrie semencière et les multinationales du génie génétique. L’agriculture vivrière et les droits des paysans à échanger et à vendre leurs propres semences sont menacées ainsi que les semences de l’agriculture paysanne locale ou biologique et les petites entreprises semencières.
La production de ces semences paysannes est indispensable pour garantir l’autonomie des paysans et des peuples face aux firmes semencières toutes puissantes.
Les échanges de quantités limitées de semences entre paysans et agriculteurs contribuent la sauvegarde de la biodiversité cultivée : elle ne doit pas tomber entre les mains du commerce des semences.
Comme l’OEB a officiellement commencé à réexaminer la possibilité de breveter des plantes et des animaux issus de l’élevage conventionnel, il y aura une manifestation publique le 30 Novembre à Munich, avec une vaste mobilisation d’agriculteurs, de groupes environnementaux et d’autres fers de lance. Il nous reste encore la possibilité de faire entendre notre voix avant le 30 Novembre 2012. en envoyant la lettre suivante à l’OEB et la Grande Chambre de recours: elle qui demande l’annulation des extensions des brevets sur les plantes dites traditionnelles.

To the Enlarged Board of Appeal, case G02/12
European Patent Office, EPO
80298 Munich, Germany
Dear Members of the Boards of Appeal
I have long been concerned about the European Patent Office (EPO) granting an increasing number of patents on conventional plants and animals. It is therefore with satisfaction that I have noted the European Parliament resolution of 10 May 2012 on the patenting of essential biological processes (http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?
pubRef=-//EP//TEXT+TA+P7-TA-2012-0202+0+DOC+XML+V0//EN).
In it the Parliament “calls on the EPO also to exclude from patenting products derived from conventional breeding and all conventional breeding methods, including SMART breeding (precision breeding) and breeding material used for conventional breeding” (point 4)
Furthermore the resolution calls on the EPO not only take into consideration the mere wording of the claims of a patent application, but to also take into account the content of the patent, the purpose of the invention and all connected applications (the so-called “whole content approach”).
I expect that the Enlarged Board of Appeal will take this clear statement into consideration and the EPO will stop granting patents on conventional breeding methods, products thereof and breeding material as well as patents on plants and animals.
Kind regards

Pour aller plus loin, lire l’excellent article sur : http://www.semencespaysannes.org/position_rsp_commercia_semences_sante_plantes_115-actu_171.php

Publié par notre Terre Mère

Sauvons Kokopelli

Fondée en 1999, l’association Kokopelli collectionne, rassemble et vend plus de 2 200 variétés de plantes potagères, céréalières, médicinales, condimentaires, ornementales, et une gamme de variétés très peu cultivées, peu connues, voire en voie de disparition.
C’est de la sauvegarde pure et simple de notre patrimoine vivant, une préservation de la biodiversité à la source. Elle développe aussi des projets d’aide envers les communautés démunies (183 en 2011).

Kokopelli est attaquée aujourd’hui par un grainetier, Graines Baumaux et devrait payer 100 000 euros pour concurrence déloyale !
Le Tribunal de Grande Instance de Nancy et la Cour de Justice de l’Union Européenne ont condamné l’association : ce serait la fin de ses activités si elle devait payer autant de dommages et intérêts.
Pourtant, il existe un traité International (TIRPAA) voté par la France en 2002 et approuvé nationalement en 2005, qui autorise aux agriculteurs et aux jardiniers le droit de conserver, d’utiliser, d’échanger et de vendre leurs semences, en reconnaissant ceci comme une conservation de la biodiversité.
De plus, en 2005, il a été interdit de mettre des brevets sur le vivant. Alors pourquoi condamner Kokopelli ?
Il faudrait que la condamnation de Kokopelli qui serait un désastre pour l’avenir et la préservation des ressources de la Terre, soit abandonnée.

Kokopelli n’a pas encore été condamnée car l’Europe aurait seulement décidé de ne pas invalider certains textes. Donc le conflit entre eux et le semencier Bauvaux pour concurrence illégale, sera en jugement en mars 2013 en France.

Cependant, les pétitions qui circulent soi-disant en leur faveur ne sont pas de l’initiative de Kokopelli et véhiculent des faits erronés. Pour les soutenir, mieux vaut adhérer à leur association.

 Plus sur: http://kokopelli-semences.fr

Publié par notre Terre Mère

Biopiraterie, les melons inventés par Monsanto !

Le nouveau dieu de la nature s’appelle Monsanto, le saviez-vous ? Il vient d’inventer un fruit délicieux : le melon.
Les melons cultivés à l’origine en Inde, résistent naturellement à un virus qui ravage ces espèces de plantes, le « Cucurbit yellow stunting disorder virus » suite à une sélection traditionnelle. No Patents on seeds ! vient de découvrir en mai 2011, que Monsanto a introduit ce gène résistant dans d’autres melons et l’a été breveté en tant qu’invention” ! Toutes les parties de la plante, incluant graines et fruits, ont été brevetées en tant qu’invention de Monsanto ! Monsanto peut maintenant bloquer l’accès au matériel génétique venant de ces melons.
Christophe Then, le porte parole de « No patents on seeds ! » nous explique la filouterie :
« Ce brevet est un abus du droit des brevets parce qu’il ne repose pas sur une véritable invention. Il est contraire au droit européen excluant les brevets sur les méthodes de sélection conventionnelle. En outre, il s’agit d’un cas de biopiraterie, puisque les plantes d’origines et les plantes les plus pertinentes proviennent d’Inde…De tels brevets bloquent l’accès aux ressources génétiques nécessaires pour entamer de nouvelles sélections, et les ressources de base quotidiennement utilisées sont subordonnées à la monopolisation et la spéculation. »
Il est urgent de réviser le droit européen des brevets pour se protéger du vol sur le vivant. Il est essentiel de mettre un frein à ces entreprises qui essaient de s’approprier la nature.
Vous pouvez faire entendre votre voix en signant la pétition lancée par « No patents on seeds ! » en mars 2011, comme 197 organisations à ce jour et plus de 15.000 personnes (en fin de page, cliquez sur « sign here », entrez le nom, puis le prénom, l’adresse mail, le pays) :
http://www.no-patents-on-seeds.org/en/recent-activities/open-letter-members-european-parliament-and-european-commission

 Plus sur : www.no-patents-on-seeds.org

Plus sur : http://www.combat-monsanto.org/spip.php?article872

Le brevet : http://www.no-patents-on-seeds.org/en/information/patent-cases/patent-melons

Publié par notre Terre Mère

Connaissez-vous Olivier Behra ?

Olivier Behra est un ancien spécialiste des crocodiles !

Pourtant, depuis 1933, Il lutte pour le développement durable et contre la déforestation des réserves de Vohimana et Vohibola avec son association franco-malgache « L’Homme et l’environnement ».

Olivier aide les Malgaches à « regarder la forêt autrement que des cendres pour leurs cultures » et à abandonner le tavy, la culture sur brûlis devenus habituelle à Madagascar.
En 2003, il obtient de l’Etat la gestion de ces deux réserves de 2 000 hectares qui comptent un bon millier d’habitants chacune, pour reconstituer le patrimoine végétal et intégrer les populations locales au programme de conservation et de sauvetage des espèces végétales menacées.

La bonne idée de l’ONG « L’Homme et l’environnement »:produire des huiles essentielles et faire des recherches sur les plantes médicinales. A ce jour, 134 plantes médicinales ont été identifiées, notamment la poudre de katrafay, que les femmes malgaches et comoriennes utilisent dans la cosmétique rituelle.

La bonne nouvelle:
Des Japonais ont tenté de déposer un brevet pour s’approprier l’exploitation de cette écorce pourtant d’usage traditionnel. heureusement, le brevet n’a pu être validé et le patrimoine malgache a évité le biopiratage.

Plus sur : http://www.madagascar-environnement.com/

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La médecine traditionnnelle indienne

Le savoir médical indien se perpétue de maître à disciple depuis des millénaires. Il est considéré comme sacré car il serait d’origine Divine.

Il vient enfin d’être numérisé : cela signife que 230.000 références sont désormais enregistrées et rendues disponibles pour l’Office européen de dépôt des brevets. Ainsi, les laboratoires pharmaceutiques voleurs de savoirs, ceux qui brevètent le vivant et le cuturel, les « biopirates« , ne pourront plus s’approprier ni exploiter un médicament connu depuis des siècles par des médecins indiens. (Ayurvéda, Yoga…)

C’est un grand pas vers le respect des peuples et des cultures qui n’ont jamais été attirés vers le profit financiers mais vers le bien-être de leur concitoyens.


Plus sur: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/medecine/d/linde-veut-proteger-sa-medecine-traditionnelle-contre-les-copieurs_23691/#xtor=EPR-17

Publié par notre Terre Mère

Monsanto encore plus subtil

Attention, Monsanto frappe de nouveau !
Les semencières multinationales comme Monsanto, Syngenta et Dupont, cherchent à se diversifier : et pourquoi ne pas bréveter  toute la filière de la production alimentaire, depuis le fourrage jusqu’aux produits alimentaires comme la viande ?
L’entreprise Monsanto a fait une demande en mars 2010 pour bréveter (numéro WO2009097403)  la viande en provenance de cochons nourris avec des plantes génétiquement modifiées par ses services. Idem pour des poissons produits en aquaculture (WO201027788).
Les autorités ont déjà donné leur aval à des brevets sur des aliments de grande portée comme le brevet européen (EP 1356033) accordé en 2009 à Monsanto. Ce brevet englobe toute la chaîne alimentaire depuis la semence en passant par les plantes modifiées génétiquement jusqu’aux produits alimentaires tels que viande ou huile.
L’expérience des Etats-Unis montre que les brevets sur les semences entraînent une hausse importante du prix des semences, une réduction du choix de semences disponibles et une dépendance accrue des agriculteurs de l’agro-industrie.
Une association « no patent on seeds »  ou  » Pas de brevets sur les semences » lutte contre cette dérive de la législation à tout va des brevets. Plus de 200 associations dans le monde entier font parti de cette coalition.
Plus sur :
Le brevet de Monsanto: pdf wo2009097403a1 1.89 Mb
  
Vers l’Alerte contre Monsanto
 
Publié par notre Terre Mère
 

Contre la bio piraterie

navdanya-symboleNavdanya, en Inde, est un réseau de gardiens des semences et de producteurs biologiques réparties dans 16 Etats de l’Inde.

Depuis 20 ans, Navdanya a contribué à l’installation de 54 banques de semences communautaires dans plusieurs pays d’Inde, formé plus de 500.000 agriculteurs à la souveraineté de leurs semences et de leur alimentation, à l’agriculture durable. Elle a aidé à l’installation la plus importante de marketing direct du commerce équitable biologique dans le pays.

Navdanya a également mis en place un centre d’apprentissage, l’École de la semence (Bija Vidyapeeth) au sujet de la conservation de la biodiversité et de l’agriculture biologique dans Doon Valley, Uttaranchal, en Inde du Nord.

Navdanya est activement impliqué dans le rajeunissement de la connaissance et la culture autochtones. Elle a créé une prise de conscience sur la dangerosité du génie génétique, a défendu le savoir faire des gens contre la bio-piraterie et le droit à l’alimentation,  face à la mondialisation et au changement climatique.

Navdanya est un mouvement centré sur les femmes dont le but est la protection de la diversité biologique et culturelle.

plus sur www.navdanya.org

 La troisième édition du Festival de Films ALIMENTERRE du 16 octobre au 30 novembre, présente de nombreux documentaires dans plusieurs villes de France, dont celui-ci, sur le thème de la bio piraterie:bio-piraterie

 

Les pirates du vivant :

Le film « Les pirates du vivant » de Marie-Monique Robin, a reçu le Grand prix du Figra (Festival international du grand reportage d’actualité et du documentaire de société), le 26 mars 2006, au Touquet.

Les Etats-Unis soutiennent, par leur système de brevets accordés sans contrôle, le pillage des ressources des pays du Sud. L’office européen des brevets n’est pas non plus innocent. Mais les pays du Sud, qui sont les victimes du pillage, organisent leur résistance, au Mexique, en Inde en passant par la forêt amazonienne, enquête sur cette piraterie d’un nouveau genre.

Plus surhttp://www.cfsi.asso.fr/netkali/CFSI.aspx?idDoc=270:

publié par notre Terre Mère

Connaissez-vous Vandana Shiva ?

Vandana Shiva

Physicienne, épistémologue, écologiste, écrivain, docteur en philosophie des sciences, féministe… Y aurait-il une limite à la générosité de cette femme indienne ?

Vandana Shiva est une des figures les plus connues des écologistes et des alter mondialistes.

Le pot de terre contre le pot de fer:

Elle défend brillament  l’agriculture paysanne et biologique face à la politique d’expansion sans limite des multinationales agro-alimentaires. Elle éduque les paysans de son pays, l’Inde, au sujet des effets pervers du génie génétique.

Sa lutte contre le brevetage du vivant et la bio piraterie, est un signe de résistance des plus forts.

La bio piraterie, c’est un concept moderne  de « vol en col blanc » :  l’appropriation par les firmes agrochimiques transnationales des ressources universelles, notamment les semences, que tout être humain avait depuis toujours eu le droit d’échanger. Astucieux, il fallait y penser…

Plus sur : www.navdanya.org/

publié notre Terre Mère