Archives de Tag: artisanat/art

Cultivez la beauté pour être écologique

Déesse-CT-1« L’idée, en achetant des choses, c’est de soutenir encore plus l’artisanat et l’art. J’ai dit tant de fois qu’à partir d’un peu d’argile, on peut faire une belle chose qui a une grande valeur, alors pourquoi devrions-nous épuiser cette Terre Mère ? Pourquoi ne pas avoir quelques belles choses artistiques seulement, plutôt que d’avoir une quantité d’autres choses ?

 Mais si vous allez dans les magasins aujourd’hui, vous ne trouvez rien. Vous ne trouvez pas de soie, vous ne pourrez pas obtenir ceci ni cela. Il est si difficile d’obtenir quelque chose de naturel, parce que les gens n’ont plus que des choses artificielles. Quoi qu’il en soit, avec cela aussi, vous devriez créer de la beauté. Si vous commencez à créer de la beauté, alors on essayera de la préserver et de l’utiliser avec parcimonie, au lieu d’avoir des milliers de choses absurdes, toutes jetables. Après un certain temps, nous aurons des êtres humains jetables!… Comment va-t-on vivre sur terre, si nous ne comprenons pas que nous devons vivre sur cette terre en respectant ses limites ? »
Shri Mataji, Suisse, 1990

Statue  de Christian Tournebize http://www.christiantournebize.blogspot.fr/

Publié par notre Terre Mère

Nous possédons trop de choses

« Tous ces pays qui étaient censés être très avancés, développés, souffrent d’abord de récession, et d’une terrible récession. Cette récession va leur donner une leçon concernant la surproduction de marchandises absurdes. Le matérialisme existe parce que les gens sont devenus fous à force de cupidité.

J’étais à la recherche d’une maison en Angleterre. J’ai fait le tour des maisons à vendre. J’ai été surprise de voir que toutes sortes de choses en plastique et des choses diverses étaient entassées ; des montagnes de choses dans chaque maison, des montagnes. En passant par une porte; vous vous retrouverez avec deux jambes de pantalon qui vous tombent dessus !

J’ai vu des gens accumuler tellement de bêtises qu’ils ne savent plus où les mettre ni quoi faire, non seulement en Angleterre, mais également à Paris. Cette folie se perpétue, encore et encore. J’ai trouvé maintenant une solution….il faudrait essayer d’encourager l’artisanat. J’ai acheté de l’artisanat dans chaque pays visité. Que ce soit en Tchécoslovaquie ou en Angleterre ou ailleurs. Je ne comprends pas, comment vous pouvez aller acheter ces immondices en plastique, ces choses inutiles. »
Shri Mataji, octobre, 1997
Photo: vaisselle de l’artiste Brigitte Saugstad

http://www.prettylogic.com/kunden/ceramicart/en/work/vessels/vessel-collection/motion-cool-emotion/
publié par notre Terre Mère

Changer de l’intérieur

« Vous devez arrêter cet excès d’industrialisation. Pour un tel petit pays comme celui-ci, l’Angleterre, il y a tant d’industrialisation! Et c’est pourquoi les gens sont sans emploi. Si certaines industries s’arrêtent, et si nous commençons à faire des choses à la main, ce serait mieux, les gens auraient des emplois, vous voyez, il y aurait un certain équilibre.

Mais j’ai vu des arbres brûlés vraiment, sur la canopée,  ce qui signifie que (les pluies acides) doivent avoir un effet ici aussi.
La nature, voyez-vous, équilibre toujours les choses. Non seulement cela, mais elle vous enseigne une leçon. Vous ne pouvez pas mettre la nature sans dessus dessous; vous devez être sensible à ce sujet. La façon dont nous avons essayé de l’exploiter est allée trop loin, à tous les niveaux, et c’est ainsi que l’on doit payer pour cela. Dieu merci, les pays sous-développés sont mieux lotis, car ils n’ont pas besoin de travailler (d’avoir de l’argent pour vivre). Mais maintenant, ils suivent le même chemin. Je ne sais pas ce qui va se passer pour eux, mais ils prennent le même chemin…

Vous ne pouvez pas résoudre les problèmes mondiaux par des méthodes superficielles. Cela doit venir de l’intérieur, il faut comprendre les implications de ce type d’économie déséquilibrée, les procédures qu’ils utilisent sont déséquilibrées, absolument déséquilibrées. »
Shri Mataji, Londres, 1985
Photo : Mandarine
Publié par notre Terre Mère

Préférez le fait main

« Pour des choses personnelles, vous devez utiliser des choses faites main… Je ne peux pas porter un sari en nylon. Non pas que je sois très pointilleuse sur les choses, mais je ne peux pas le supporter. Après quelque temps, si je n’enlève pas mes chaussettes, qui ne sont qu’en nylon, que faire?…

Donc, vous ne serez pas en mesure de porter du plastique à même la peau, contre le corps, vos aliments, cuisiner dans du plastique. Je veux dire que c’est trop. Dieu merci, je ne pense pas que c’est possible de cuisiner dans du plastique, n’est-ce pas?

 Mais l’aluminium est une autre chose très mauvaise. L’aluminium, vous ne supporterez pas de l’utiliser. Vous utiliserez du cuivre ou du laiton, je pense que oui.

Nous pouvons posséder des choses faites main parce qu’elles sont fabriquées à la main, elles ont donc des vibrations (venant de l’artisan et du matériau, ce qui n’est pas le cas du plastique).

Les gens aimeraient avoir des choses faites main. C’est une façon de supprimer la disparité du monde. Les pays en développement peuvent faire des choses faites main. Vous ne pouvez pas les battre avec des ordinateurs, n’est-ce pas? Allez-y, soyez fous de l’informatique, vous en reviendrez. »

Shri Mataji, Nirmala Palace, Londres, 07/06/1982

Photo: vient du site d’actions solidaires http://www.etyc.org/la-gazette/658-noel-des-cadeaux-equitables-au-pied-du-sapin-decorer-la-maison-et-le-sapin.html

Produites en Inde, ces décorations de Noël proviennent de l’organisation CT Philip créée en 1971, qui aide à améliorer les conditions de vie des plus pauvres artisans de Chennai (la capitale de l’État du Tamil Nadu) en exportant vers l’Europe et notamment la France.

Publié par notre Terre Mère

Le lin traditionnel et familial de Normandie

Si vous êtes à la recherche de terroir normand et d’artisanat local, venez visiter la ferme de lin d’Anne-Claude Bouquet, une passionnée qui a appelée sa ferme familiale « ACB » des initiales de son nom.

Le lin est une histoire de coeur; il faut beaucoup de temps et de patience pour arriver au produit fini : à partir de la semence de la fleur de lin, il faudra attendre 2 ans afin d’obtenir le tissus que l’on connait.

Rustique, résistant, brut ou blanchi, le lin est un tissus parfait pour les broderies. 

La ferme est un clos masure dans le bocage normand qui vous permettra de plonger un peu dans le passé des bodeuses, tisseuses et fermières, celles que l’on appelle de nos jours agricultrice.  

Les groupes sont aussi invités à venir du  lundi au jeudis à la ferme afin de voir les opérations de teillage de lin, qui sont les premières opérations que l’on pratique sur la plante après récolte.

Cette ferme adhère au groupe « Masters of Linen » qui garantie la qualité du lin dans plus de 60 pays. Cette marque « Masters of Linen » signifie que le  lin est  cultivé et transformé en Europe, dans le respect des règles environnementales et sociales.  

Cette ferme offre depuis 10 ans des produits en boutique. Elle se trouve entre Rouen et Dieppe:

La boutique du Lin d’ACB
650 route du val
76890 Biville la Baignarde
tel: 02 35 32 88 86

Plus sur la ferme : http://lin-acb.oxatis.com/PBCPPlayer.asp?ID=332463

Plus sur  www.mastersoflinen.com

Publié par notre Terre Mère

Connaissez-vous Anna Heringer ?


La jeune allemande Anna Heringer, bien avant de devenir architecte, est venue plusieurs fois au Bangladesh en tant que bénévole pour une ONG locale, Dipshikha, spécialisée dans le développement rural.

Pour sa thèse d’architecture, qu’elle obtient à Linz en Autriche en 2004, elle a cherché à construire une nouvelle école à un étage avec des matériaux locaux.

L’architecture  traditionnelle qui utilise la terre et le bambou est effectivement la plus adaptée; elle utilise un mélange d’argile, de terre, de sable et de paille avec de l’eau, façonné à la main ou à la truelle, une sorte de torchis. Elle ne génère pas de frais, ni de gaz à effet de serre, car tout est sur place.

Mais cette technique n’est pas très appréciée des villageois à cause de son « instabilité » et de son aspect primitif. Anna Heringer comprend alors qu’elle doit changer l’image de ces matériaux traditionnels et montrer qu’ils peuvent être beaux.

Comme elle a constaté que ce sont les techniques de construction sommaires qui posent problèmes : murs trop fins, fondations insuffisantes et toiture inadéquate,  elle trouve à les améliorer en y introduisant du bambou, des fibres de noix de coco pour l’isolation, des vitres en verre….

Avec ce projet, sur lequel a travaillé de concert avec un autre architecte, Eike Roswag,  elle a remporté le Aga Khan Foundation for Architecture de 2007.

Depuis, Anna Heringer, grâce à ses bâtisses à étage, est souvent invitée à participer à des séminaires au Bangladesh et ailleurs. En tant que professeur à l’université de Linz et de Stutgart, elle passe son temps entre Europe et pays en voie de développement. Elle est consultante sur des projets en  Mozambique et en Afrique du Sud.

Beaucoup de jeunes étudiants et de jeunes architectes viennent la voir aujourd’hui, car ils veulent  faire un travail consciencieux et social. Elle leur conseille de  » suivre leur instinct et de ne pas craindre le chômage » et que pour bien travailler il faut « être proche de la population »  pour qui l’on veut travailler.

Une autre façon de voir le travail d’architecte.

Voici quelques unes de ses réflexions:

“Toute l’expansion provoquée par l’essor démographique et par la capacité de financement consiste à capturer toujours plus d’espace agricole et à investir dans ce qu’on appelle les matériaux modernes qui souvent requièrent une somme d’énergie élevée. Ce ne sont pas seulement les gens “riches” qui suivent ce modèle, mais aussi les ONG et les agences gouvernementales pour le développement. Quelles seront les conséquences d’une telle tendance à long terme?”

« La durabilité est un synonyme de beauté : un immeuble qui est harmonieux dans son dessin, sa structure, sa technique et l’usage des matériaux, et en même temps harmonieux avec l’endroit, l’environnement, l’usager, le contexte socio-culturel. Cela, pour moi, est ce qui le rend durable et lui donne une valeur esthétique ».

Plus sur : http://www.anna-heringer.com/

Au sujet de l’association : http://www.ngo-ideas.net/bangladesh_detail/?id=46

Publié par notre terre Mère

La technique de D. Francis Kéré

D. Francis Kéré est né à Gando au Burkina Fasso en Afrique. Il avait déjà réparé la vieille école de son village avant de partir pour l’Allemagne, mais un an plus tard, tout le travail était à refaire ! C’est ainsi qu’il a acquis une sensibilisation à la durabilité et décidé d’améliorer le matériau traditionnel.

Il a donc introduit quelques inventions qui se sont révélées très efficaces:
– ajout de ciment à la terre à raison de 6 % pour en augmenter la solidité
– moulage et compression de la brique dans une petite machine de sa propre invention opérée par deux ouvriers.
Résultat : une plus grande uniformité des briques qui rend des murs plus lisses et plus compacts, ce qui augmente leur résistance aux éléments.

Neuf ans après l’achèvement de sa deuxième école bâtie cette fois-ci selon sa nouvelle technique, le bâtiment est toujours dans un état impeccable. C’est la preuve que les techniques durables appropriées aux conditions locales peuvent produire une architecture, non seulement d’un coût inférieur, mais de bien meilleure qualité.

Par ailleurs, ce pays est l’un des plus pauvres au monde, et l’analphabétisme concerne plus de 2/3 de la population. On comprend facilement pourquoi  l’école de Gando a été acclamée par les villageois ! De trois enseignants, ils sont passés à neuf.

Une maison pour les enseignants (en photo) a été ajoutée à cet ensemble et la bibliothèque est en cours d’achèvement. Un centre pour femmes devrait être mis en route.

Signalons aussi que de nombreux hommes du village, ainsi formés, ont trouvé du travail sur d’autres chantiers de construction.

Il faut saluer l’initiative de l’association « une pierre pour l’école de Gando » qui a véritablement permis aux villageois de prendre leur destinée en mains.
Merci à Marie Odile
Plus sur l’association :http://www.fuergando.de/fr/home.html

Publié par notre Terre Mère

La chaleur du mouton

Le savoir faire traditionnel français du travail de la peau de mouton de la Bretagne à la Savoie en passant par le Massif central n’est plus assez représenté. Comme les autres artisanats, ce travail est économe en gaz à effet de serre puisque c’est en général une production / distribution locale.

En soutenant les petits commerçants, comme par exemple ceux du site de Mouton confort: http://mouton-confort.jimdo.com/ qui véhiculent ces traditions, nous sommes en plein coeur du développement durable…

Ainsi,  mettre ses pieds bien au chaud l’hiver dans des chaussons fait main, c’est une façon de contribuer à faire vivre les artisans de nos régions !

Publié par notre Terre Mère

L’artisanat,de la beauté autour de soi

« Il faut davantage encourager l’art et l’artisanat….

Pourquoi donc épuiser les ressources de la Terre Mère ?

Plutôt que de vous encombrer d’une multitude de choses, quelques belles œuvres artistiques ou artisanales devraient vous suffire. Et pourtant, aujourd’hui, les magasins en sont dépourvus.

Par exemple, on ne trouve plus de soie et il est très difficile de trouver des étoffes naturelles.  Tout ce qui est produit est synthétique.

Pour tout, il faut recréer de la beauté. Avec de belles choses, on retrouve le désir de prendre soin de ses affaires et de les préserver le plus longtemps possible. Il n’est pas nécessaire de posséder une foule d’objets sans valeur. 

Aujourd’hui, tout est jetable… Il faut comprendre que l’on doit vivre sur la Terre en se donnant des limites. ..

 Adoptez ce qui est fait à la main. Achetez plus d’artisanat. Si vous devez acheter quelque chose de superflu, veillez à ce que ce soit au moins artistique !  »

Shri Mataji, Suisse, 23/09/1990

Publié par notre Terre Mère

Parle-nous du travail

« Pour vous la terre produit ses fruits, et vous ne serez jamais dans le besoin si vous savez comment emplir vos mains.

C’est dans l’échange des dons de la terre que vous trouverez l’abondance et serez satisfaits.

Pourtant, s’il n’est fait avec amour et aimable justice, l’échange peut conduire les uns à l’avidité et les autres à la famine.

Quand, sur la place du marché, vous travailleurs de la mer, des champs et des vignes, rencontrez les tisserands, les potiers et les cueilleurs d’épices –

Invoquez alors le maître esprit de la terre, qu’il vienne au milieu de vous et sanctifie les poids et les mesures qui comparent valeur contre valeur.

Et ne tolérez pas que ceux dont les mains sont stériles prennent part à vos transactions, eux qui vendent leurs mots contre votre travail… »

khalil Gibran, Le prophète, 1923 première édition
Peinture à l’huile de Gibran par Yusef Hoyiek, 1908.
Publié par notre Terre Mère