Le monde du non-silence

Le grand bleu de Luc Besson est une belle projection des limites humaines : même si l’oreille humaine ne perçoit pas les ultras sons, la vie sous l‘eau est très sonore. Les mammifères bien sûr, s’entendent à des kilomètres, mais aussi les poissons.
Cette réalité n’est pas récente mais elle est très peu connue. Depuis Aristote et les marins de l’Antiquité, on sait que les poissons produisent des sons. Les pêcheurs dans l’estuaire de la Gironde, par exemple, connaissent ce phénomène et essayent encore de localiser le maigre par ses grondements. On a répertorié cette pêche au XVIII e siècle.

Actuellement, c’est une recherche d’Eric Parmentier, directeur du Laboratoire de morphologie fonctionnelle et évolutive de l’université de Liège, qui met en évidence que les poissons produisent des sons, des codes de communication, même s’ils sont assez limités.
Sur 800 familles de poissons étudiées, 109 échangent des codes sonores comme par exemple, les poissons clowns, les tilapias, les poissons les plus consommés… Les poissons-chats utilisent en plus des signes car ils vivent en groupe : ils frottent leurs épines pectorales.

Le piranha, poisson carnivore vivant en Amazonie, aboie. Il produit trois types de cris qui viennent des muscles qui entourent la partie crânienne de leur vessie natatoire et qui vibrent créant ainsi ces sons. Mais l’équipe de chercheurs n’a pas pu enregistrer les cris du piranha à la saison des amours, qui doivent être sûrement plus riches.
Face aux différents cas de morts collectives et inexpliquées de mammifères marins, il sera bientôt temps de se poser la question des bruits de l’activité humaine. Ces bruits parasites sont peut-être la cause de tortures sensorielles ou de dérèglements de leur système de détection des proies.

Pour entendre le son de certains poissons :http://www.liberation.fr/sciences/0601530-monde-du-silence-les-poissons-causent
Plus sur:
http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/10/16/le-piranha-a-ventre-rouge-ne-fait-pas-que-mordre-il-aboie-aussi_1587439_3244.html#xtor=AL-32280515

 Publié par notre Terre Mère

Les animaux sentinelles

Savez-vous que les scientifiques étudient de plus en plus les animaux pour déterminer le seuil de pollution des sols ?

Pour analyser une décharge qui reçoit 1000 tonnes de détritus par jour on utilise des rats car ce sont des mammifères très proches de l’homme. Comme ils vivent deux ans en moyenne, tous les événements qui chez l’homme se déroulent sur 70 ans se déroulent sur 2 ans.

Donc, pour interpréter les conséquences de l’absorption d’un produit sur plusieurs générations, cela va assez vite.

Ces animaux vivent en plus en contact constant avec le sol. Le professeur Bernic laisse ses rats de laboratoire 3 jours dans la décharge. Il étudie les troubles respiratoires liés aux toxines décrits par les travailleurs ou les habitants proches des décharges à ciel ouvert. Ensuite il fait un prélèvement d’organes comme le foie et le rein qui accumulent, chez le rat comme chez l’homme, les toxines.

C’est dommage pour ces rats mais grâce à eux, il a réussit à convaincre les gestionnaires de décharges de protéger leurs travailleurs sur site, et d’avoir une meilleure gestion et compréhension de leur décharge. Un Français produit environ 400 kg de déchets par an (cela dépend des analyses) cela fait 26 millions de tonnes par an à gérer.

 A ce jour, seulement 30% des produits chimiques que nous utilisons ont été testés !

Les écotoxicologues travaillent aussi avec des verres de terre et des taupes, leur prédateur. Les taupes accumulent donc un taux de contamination supérieur qu’il faut analyser.

Mais l’animal sentinelle par excellence est… l’escargot !

On évalue le transfert du polluant dans le sol à l’escargot, puis de l’escargot à son prédateur le merle noir.

L’escargot adulte résiste bien aux polluants, mais au stade embryonnaire, il est fragile. On mesure très bien les polluants sur ses œufs car les produits chimiques bloquent leur développement. Donc, pour étudier l’impact des polluants sur la reproduction, les escargots sont d’extraordinaires aides à la recherche.

C’est difficile de penser à ces petits animaux en tant qu’outils et moyens pour prouver des hypothèses scientifiques. Mais en agissant ainsi, on montre à quel point tout être est un maillon essentiel de la nature car il existe encore beaucoup de personnes pour qui les « bestioles » n’ont rien à faire dans le monde des hommes.

Il nous reste les étranges insectes et les invisibles bactéries, qui sont encore un mystère, et parmi lesquels se trouve peut-être la solution aux problèmes de pollution.

Publié par notre Terre Mère

Le Labyrinthe végétal de Thoiry

Dans le parc animalier du château de Thoiry, on trouve, parmi les enclos, un labyrinthe interactif, ouvert depuis 2004.

Il illustre le fameux « Nombre d’Or », celui qui fonde les proportions architecturales du Château, qui règle la croissance des plantes. Il est aussi inspiré du « Le Songe de Polyphile », à l’instar des jardins symboliques des jardins du XV au XVII siècle. (Poliphile s’endort dans une sombre forêt et rêve d’un monde merveilleux, avec des ruines antiques et de nombreux bâtiments encore intacts. Il rencontre dans ce jardin des monstres, des  dieux et déesses, références permanentes aux cultes antiques. Poliphile décrit par le détail  l’architecture, l’agencement des jardins merveilleux et des buissons sculptés, c’est ce qui a plus tard inspiré les jardins en Europe. Jung, parmi les autres auteurs célèbres,  voyait dans ce livre une belle illustration des archétypes de la psyché humaine.) On nage entre symbolisme et « alchimie »…

Les animaux qui y sont « végétalement » représentés appartiennent aux mythologies du monde entier et renvoient aux symboles des religions les plus anciennes. Outre sa taille, sa particularité est d’avoir un thème lié à la quête de soi, du saint Graal, de notre monde intérieur.

Par exemple, le cercle dans lequel s’inscrit le labyrinthe symbolise l’unité, la perfection : il renvoie à la finitude de la vie.

Dans de nombreuses cultures, l’Univers est représenté par une série de cercles concentriques, on pense aux spirales trouvées chez les Celtes, à la Kundalini serpent enroulé sur lui-m^me en Inde, qui représente l’énergie divine en l’homme.

L’ovale représente le féminin, les lignes brisées rappellent les rivières, le carré représente la Terre qui permet la Création. La croix centrale représente le côté masculin/

Le labyrinthe est une représentation de la vie

Le labyrinthe est aussi le parcours initiatique du chercheur, le chemin d’épreuves qu’il doit traverser, pour atteindre la Vérité. Les indices menant à la sortie du labyrinthe appartiennent aux rites et traditions : certains sont là pour vous aider, d’autres pour mieux vous perdre dans le dédale d’allées. Seul la connaissance de ce qui est vrai permet de choisir le bon indice.

Celui qui a réussi devient un initié ; il entre dans une nouvelle vie, c’est un re-naissance.

Si vous avez envie de voyager, de faire un « brake » hors du temps et de l’espace, le zoo de Thoiry vous enchantera. Mais le voyage peut aussi être intérieur grâce à ce labyrinthe végétal vraiment unique. Il est rare de mêler aussi bien le divertissement et la profondeur

Plus sur: http://www.yvelines.fr/archives/thoiry/chateau/notices/jardins.htm

Publié par notre Terre Mère

Djumbo habite au Kenya

Djumbo est un éléphant d’Afrique avec ses grandes oreilles, alors que celui d’Asie en a de très petites.

S’il vivait aujourd’hui, Djumbo habiterait certainement à l’orphelinat de David Sheldrick.

David Sheldrick Wildlife Trust s’occupe de la réinsertion de bébés élephants trouvés abandonnés à la suite de la mort de leur mère.  Il existe deux centres :

– L’ orphelinat : pour bébés jusqu’à 2 ans à Nairobi. Edwin le chef des soigneurs, va dormir avec le petit éléphanto Saïtis cette nuit-là. En effet, les bébés ont peur et s’ils ne sentent pas la présence rassurante de leur soigneur, ils pourraient se laisser mourir. En plus, il faut les nourrir toutes les trois heures au biberon. Durant la nuit, l’éléphanto peut se réveiller et aller toucher son soigneur pour s’assurer qu’il est bien là. C’est un travail de 24 heures sur 24. On les couvre d’une couverture car pendant les deux premières années, l’éléphanto est fragile et comme Naïrobi se trouve à 1500 mètres d’altitude, il fait frois la nuit. Jusqu’à 2 ans, il faut les bichonner.

– L’école de la vie : de 2 à 5 ans, les jeunes éléphants, un peu plus autonomes, vont dans le centre de la réserve de Tsavo, à 300 kms de Nairobi. Ils ne dorment plus avec leur soigneur mais tous ensemble et prennent encore 4 biberons par jour !

Pour faire passer le spleen de certains petits, rien de mieux qu’une partie de foot qui permet aux soigneurs de renforcer leurs liens affectifs et au groupe d’éléphantos de se consolider. Les éléphantos passent la journée dehors où ils voient de loin des groupes déléphants sauvages : c’est en les regardant manger qu’ils apprennent quelles sont les plantes qu’il leur faut. Ils apprennent aussi par mimétisme à se méfier des étrangers au centre. Donc il se préparent vraiment à retourner à la vie sauvage. Un jour, vers 5 ans, lorsqu’il se sent près, le jeune éléphant ne rentrera pas dormir au centre; de temps en temps, les adultes qui ont été élevés à la réseve reviennent voir leur soigneur et chipper un peu de nourriture. Ils se souviennent de leur soigneur et retrouvent vite un rapport affectif; ils ont vraiment une mémoire d’éléphant !

Tsavo est la deuxième réserve du Kenya, pays où vivent 40 milions d’habitants sur une surface égale à celle de la France. Pour beaucoup d’Africains, l’éléphant est un ennemi; 30 personnes meurent chaque année des coups de l’animal. Le problème est simple : les cultures ont rétréci leur territoire comme une peau de chagrin. Il reste 10 000 éléphants au Kenya et 100 éléphants meurent par jour en Afrique. Il faut absolument protéger les espaces qui restent.

La cause première est bien sûr le braconnage opéré souvent par des hommes venant de Somalie ou de Tanzanie. Le kilo d’ivoire se négocie à 1200 euros et une défense pèse souvent autour de 60 kilos. La demande d’ivoire est en constante augmentation car les pays asiatiques dont la Chine en sont très friands, à cause d’une superstition laissant croire que les cornes de rhinocéros comme les défenses d’ivoire seraient aphrodisiaques. Triste réalité…

 L’organisation KWS comporte 500 hommes et femmes qui patrouillent armés afin de lutter contre le bracconage et protéger les éléphants de Tsavo. Jours et nuits ils traquent les braconniers. Le tourisme est la deuxième source de revenus au Kenya et les touristes aiment les éléphants.

Mais soigner un éléphant au centre de David Sheldrick  revient à 700 euros par mois. Sur les 200 éléphantos qui sont passés par le centre, seuls 50% ont survécu. En ce moment et pour la première fois, un petit rhinocéros est accueilli au centre et lutte contre la pneumonie.

Plus sur : http://www.sheldrickwildlifetrust.org/

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L’oeuf ou la poule

L’interdiction des batteries de ponte entrera en vigueur au 1er janvier 2012.

Mais en France, 80% des poules pondeuses sont élevées dans des cages grillagées si petites, moins qu’une feuille de format A4, qu’elles ne peuvent ouvrir leurs ailes. Alignées sur plusieurs étages, elles sont enfermées par milliers dans des hangars sous lumière artificielle (jusqu’à 70 000 pour certains hangars).
Nous ne nous étendrons pas sur les multiples fractures, déformations qu’elles subissent dans ces conditions, sachant que 60 % perdent leurs plumes suite au stress ou à la chaleur.

Il va falloir rapidement trouver des alternatives à l’élevage en batterie.

S’il en existe déjà, le consommateur n’a pas une vision claire de ce que recouvrent les mots qu’on lui sert. Voici le code qui permet de savoir d’où vient l’oeuf  réellement, très utile quand on sait que sur certains marchés, d’aucuns n’hésitent pas à vendre des oeufs de batterie pour des oeufs bio.

3 : poules élevées en cage
2
: poules élevées au sol mais dans des conditions encore pénibles
1
: poules élevées en plain air
0
: poules bio, les seules qui vivent dans un environnement correct et sont nourries avec des la nourriture bio.

Attention ! Les poules ne sont pas les femelles des poulets ! Les premières ont été sélectionnées pour leur ponte, les autres pour leur chair.  Comme les poules mâles ne sont pas intéressants financièrement, on tue en France près de 50 millions d’oisillons mâles par an.

Il faut souligner qu’en France  « Lidl ou Carrefour » ne vendent plus d’oeufs de poules élévées en cage. La Belgique et l’Angleterre aussi ont cessé de  vendre les oeufs issus de l’élevage en cages.

En ce qui concerne les poulets élevés pour la viande, le chemin est encore long !  90% sont élévés d’une façon industrielle qui est très agressive pour ces animaux. Qu’en est-il du  poulet fermier ?

Le poulet fermier se divise en 2 catégories :
– Poulet fermier élevé en plein air : il reste dans un enclos grillagé et peut recevoir des additifs alimentaires 5 jours avant l’abattage.

– Poulet fermier élevé en liberté :  (type Loué) : il sort à l’extérieur à partir de 5 semaines, et vit dans un enclos plus grand que le premier. Pas d’activateurs de croissance.
Ensuite il ya  les AOC et les poulets bio, avec une surface en herbe de 2,50 m2 au minimum. C’est de loin la meilleure option mais aussi la plus chère.  

Plus sur http://membres.multimania.fr/volaille/   (attention personne sensible).

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Saumon transgénique made in USA

De plus en plus fort : la société américaine AquaBounty Technologies a créé un nouveau saumon à partir de gènes d’anguilles. Mais son produit, qui grossit en 16 mois au lieu de 2 ans et demie, « ne serait pas étiqueté comme produit transgénique » car il est soi-disant biologiquement identique aux autres saumons !

Or ce sont des scientifiques direz-vous, ils doivent savoir de quoi ils parlent.
Mais les experts de la FDA, l’autorité américaine de régulation des médicaments et des aliments, a déjà donné ses conclusions qui se sont basées sur le dossier remis par l’entreprise AquaBounty !

Juge et partie encore une fois.

L’une des plus grandes organisations américaines de défense des consommateurs, vient de contredire hier le fait qu’il n’y ait aucune différence biologique entre les saumons transgéniques et les autres…

Ce saumon sera le premier aliment OGM à entrer dans les assiettes des Américains : mais 95% d’entre eux veulent avoir un étiquetage clair leur permettant de choisir en connaissance de cause, s’ils veulent manger OGM ou non. Et on irait jusqu’à leur enlever ce droit… 

En Europe, nous sommes encore un peu protégés mais pour combien de temps ?

Remarque : « made in USA », c’est un peu raccourci. Il a été conceptualisé aux USA, les oeufs sont fabriqués au Canada, il grandit dans des citernes au Panama et se consomme aux USA, avec bien évidemment, une grosse production de gaz à effet de serre. En bref, c’est une croissance tout à fait en opposition avec celle d’un saumon.

Photo : fournie par  AquaBounty Technologies, montre 2 saumons au même âge. Devinez lequel est transgénique… 

Publié par notre Terre Mère

La vie sauvage des animaux domestiques

Aujourd’hui sort le film familial de l’été, à déguster avec ses enfants !

Réalisé par Dominique Garing avec la voix d’André Dussollier, ‘La vie sauvage des animaux domestiques’ est un documentaire animalier très spécial, plein d’humour avec un regard très différent de celui que nous portons habituellement et peut-être un peu rapidement : il nous entraîne dans la ferme rêvée de notre enfance.

Plus sur :
http://www.cdurable .info/La- vie-sauvage- des-animaux- domestiques- documentaire, 2703.html
Merci de vos commentaires si vous le voyez…

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Un beau livre

Ecrit par un psychologue et docteur en biologie, ce livre de Frans de Waal remet en question beaucoup d’idées reçues sur  les animaux et sur l’évolution.

Notamment, il démontre que l’empathie est aussi une valeur qui existe dans le règne animal. D’où un questionnement sur l’évolution de nos sociétés humaines. 

Si vous voulez une remise en question de la place de l’Amour dans le monde tout en douceur, lisez ce livre.

Le magazine Time a classé Frans de Waal parmi les 100 personnalités les plus influentes du moment.

L’âge de l’empathie, édition « Les Liens qui Libèrent », 392 pages, 22,50 euro, TTC

Plus sur: http://www.ecologiste.org/contents/fr/p143.html

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