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Biographie de Vandana Shiva

Vandana shiva

Enfin une biographie sur Vandana Shiva, et en Français !

Cette scientifique renommée et activiste écolo est en fait partie de rien. Fille d’un garde forestier des contreforts de l’Himalaya, elle a réussi à poursuivre des études supérieures et à devenir une scientifique de haut niveau : physicienne, épistémologue, mais aussi, écrivain, docteur en philosophie des sciences. Elle incarne la résistance des petits contre les lobbies agrochimiques dans la défense de l’écologie au niveau international. Elle représente aussi la défense des femmes indiennes dans leur lutte pour avoir accès à l’éducation et au travail.

Vandana Shiva se bat contre les multinationales qui empêchent les paysans de reproduire leurs propres graines, en suivant en cela les pas de Gandhi, qui a inventé avec succès la réisistance civile non violente. Face à tous ces agriculteurs indiens ainsi poussés à la faillite, puis aux suicides, elle a développé en 1996, une banque de graines, Navdanya. En Inde, cette association collecte, récolte et reproduit des semences anciennes dans 16 états, pour les redistribuer quasiment gratuitement (paiement en sac de graines) aux agriculteurs désireux de se former à l’agriculture biologique. Cette action empêche ainsi leur disparition et favorise leur diffusion hors de l’influence des gros semenciers. Elle leur rend autonomie alimentaire et dignité.
Vandana Shiva a été la première à rassembler un mouvement anti-globalisation à Bengalore en 1993.

Ce livre, largement illustré de photographies couleurs, est un beau cadeau de Noël. Par Lionel Astruc, journaliste et auteur, préfacé par José Bové, paru chez Terre vivantes en septembre 2011.

http://boutique.terrevivante.org/librairie/livres/166/societe/tous-pour-la-planete/458-vandana-shiva.htm

Publié par notre Terre Mère

 

Rêver une taxe solidaire

Chaque jour,  6000 milliards de $ s’échangent sur le marché financier. Si on taxait ces échanges, même très faiblement, on obtiendrait un montant vraiment intéressant !

On pourrait redistribuer cet argent et lutter contre les maux du XXI ème siècle : la pauvreté, les pandémies et le changement climatique. Et pourquoi pas, freiner la spéculation.

Utopie pensez-vous ?

Plusieurs associations et syndicats sont déjà sur le pied de guerre : la CGT et la CFDT…ainsi que l’association altermondialiste Attac, l’organisation non gouvernementale Oxfam France, le principal syndicat de la fonction publique FSU et l’organisation de défense de l’environnement WWF.

C’est une bonne préparation du futur G20 le 26 et 27 juin 2010 à Toronto.

Rejoignez-les en signant leur pétition sur: http://www.makefinancework.org/?lang=fr

Publié par notre Terre Mère

La science élevée au rang du sacré

«L’Age des Lumières, et la théorie du progrès auquel elle a donné naissance, était centré sur le caractère sacré de deux catégories: les connaissances scientifiques modernes et le développement économique.

Quelque part sur le chemin, la recherche effrénée du progrès, guidée par la science et le développement, a commencé à détruire la vie, sans aucune évaluation de la vitesse avec laquelle une grande partie de la diversité de la vie sur cette planète était entrain de disparaître.

L’acte de vivre et de célébrer et de conserver la vie dans toute sa diversité – les peuple et la nature – semble avoir été sacrifié au progrès, et le caractère sacré de la vie a été remplacé par une science et un développement au caractère sacré…

La destruction écologique et de la marginalisation des femmes, nous le savons maintenant, ont été les résultats inévitables de la plupart des programmes et projets de développement. Ils violent l’intégrité de l’un et détruisent la productivité de l’autre. Les femmes, en tant que victimes de la violence des formes patriarcales du développement, se sont élevées contre ce système pour protéger la nature et préserver leur survie et leur subsistance.
Les femmes indiennes ont été au premier rang des luttes écologiques pour préserver les forêts, les terres et l’eau. Elles ont contesté la notion occidentale qui fait de la nature un objet d’exploitation et l’ont protégée en tant que Prakriti, la force vive qui soutient la vie.

Elles ont contesté la notion occidentale de l’économie de production et de profits, d’accumulation de capital, avec leur propre conception de l’économie comme étant la production de subsistance et de la satisfaction de leurs besoins.

Une science qui ne respecte pas les besoins de la nature et un développement qui ne respecte pas les besoins des gens, met inévitablement en danger notre survie »
Vandana Shiva: « Staying alive : women, ecology and development », (Rester vivant : les femmes, l’écologie et le développement), Zed Books, Londres 2002
Image : femmes plantant du riz Paddy, un projet de Navdanya
Publié par notre Terre Mère

L’Amflora: son invasion a commencé

Aujourd’hui, pour la première fois depuis 12 ans, la C.E. vient d’autoriser la culture dans l’UE d’un OGM : la  pomme de terre Amflora.

Un seul OGM avait jusqu’ici été autorisé en 1998 dans l’UE: le maïs MON 810. Sept pays : la France, l’Allemagne, l’Autriche, la Grèce, la Hongrie, le Luxembourg et la Pologne ont réussi à interdire sa culture, vu le risque de contamination pour les cultures traditionnelles et biologiques.

L’Italie et l’Autriche ont immédiatement protesté. Le député européen José Bové a annoncé : « La Commission Européenne doit sortir de sa tour d’ivoire…et entendre enfin les citoyens qui ne veulent pas d’OGM».

 Greenpeace souhaite que la France utilise «la clause de sauvegarde prévue dans la réglementation européenne pour protéger son environnement et la santé de ses citoyens» comme en 2008 contre le MON 810 (comme 5 autres pays l’avaient aussi fait dont l’Allemagne).
L’Amflora, est développée par le groupe allemand de chimie BASF, est destinée à la production d’amidon pour l’industrie du papier en Suède. Mais  ses «sous-produits pourront être utilisés pour l’alimentation animale», a encore précisé le commissaire européen !

BASF évalue à entre 30 et 40 millions d’euros par an les revenus qui seront dégagés par l’Amflora.

Plus sur : Leparisien.fr

Publié par notre Terre Mère

Contre la bio piraterie

navdanya-symboleNavdanya, en Inde, est un réseau de gardiens des semences et de producteurs biologiques réparties dans 16 Etats de l’Inde.

Depuis 20 ans, Navdanya a contribué à l’installation de 54 banques de semences communautaires dans plusieurs pays d’Inde, formé plus de 500.000 agriculteurs à la souveraineté de leurs semences et de leur alimentation, à l’agriculture durable. Elle a aidé à l’installation la plus importante de marketing direct du commerce équitable biologique dans le pays.

Navdanya a également mis en place un centre d’apprentissage, l’École de la semence (Bija Vidyapeeth) au sujet de la conservation de la biodiversité et de l’agriculture biologique dans Doon Valley, Uttaranchal, en Inde du Nord.

Navdanya est activement impliqué dans le rajeunissement de la connaissance et la culture autochtones. Elle a créé une prise de conscience sur la dangerosité du génie génétique, a défendu le savoir faire des gens contre la bio-piraterie et le droit à l’alimentation,  face à la mondialisation et au changement climatique.

Navdanya est un mouvement centré sur les femmes dont le but est la protection de la diversité biologique et culturelle.

plus sur www.navdanya.org

 La troisième édition du Festival de Films ALIMENTERRE du 16 octobre au 30 novembre, présente de nombreux documentaires dans plusieurs villes de France, dont celui-ci, sur le thème de la bio piraterie:bio-piraterie

 

Les pirates du vivant :

Le film « Les pirates du vivant » de Marie-Monique Robin, a reçu le Grand prix du Figra (Festival international du grand reportage d’actualité et du documentaire de société), le 26 mars 2006, au Touquet.

Les Etats-Unis soutiennent, par leur système de brevets accordés sans contrôle, le pillage des ressources des pays du Sud. L’office européen des brevets n’est pas non plus innocent. Mais les pays du Sud, qui sont les victimes du pillage, organisent leur résistance, au Mexique, en Inde en passant par la forêt amazonienne, enquête sur cette piraterie d’un nouveau genre.

Plus surhttp://www.cfsi.asso.fr/netkali/CFSI.aspx?idDoc=270:

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Connaissez-vous Vandana Shiva ?

Vandana Shiva

Physicienne, épistémologue, écologiste, écrivain, docteur en philosophie des sciences, féministe… Y aurait-il une limite à la générosité de cette femme indienne ?

Vandana Shiva est une des figures les plus connues des écologistes et des alter mondialistes.

Le pot de terre contre le pot de fer:

Elle défend brillament  l’agriculture paysanne et biologique face à la politique d’expansion sans limite des multinationales agro-alimentaires. Elle éduque les paysans de son pays, l’Inde, au sujet des effets pervers du génie génétique.

Sa lutte contre le brevetage du vivant et la bio piraterie, est un signe de résistance des plus forts.

La bio piraterie, c’est un concept moderne  de « vol en col blanc » :  l’appropriation par les firmes agrochimiques transnationales des ressources universelles, notamment les semences, que tout être humain avait depuis toujours eu le droit d’échanger. Astucieux, il fallait y penser…

Plus sur : www.navdanya.org/

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Navdanya, l’activisme écologique

Navdanya-2Navdanya a débuté comme un programme de la Research Foundation for Science, Technology and Ecology (RFSTE), une initiative de recherche participative fondée par la chercheuse environnementaliste de renommée mondiale, Dr. Vandana Shiva, afin de fournir une orientation et un soutien à l’activisme écologique.

Navdanya est né d’une recherche pour l’agriculture non-violente, qui protège la biodiversité, la Terre et nos petits agriculteurs. L’objectif principal du programme de conservation de la biodiversité Navdanya est de soutenir les agriculteurs locaux, de sauver et de conserver la culture de plantes qui sont poussées à l’extinction et de les rendre disponibles à travers le marketing direct.

 Navdanya a sa propre banque de semences et de propagation sur une ferme biologique  de 20 acres dans Uttrakhand, au nord de l’Inde.

plus sur www.navdanya.org

publié par notre Terre Mère