Étiquette : agriculture

Claude Bourguignon nous parle de la Terre Mère

Claude Bourguignon est allé à la source: les anciens. Il a tout appris de ces agriculteurs qui sentent la terre pour connaître le jour des semences qui savent, en regardant un animal, s’il est en bonne santé…
Car tout est dans l’attention que l’on porte à la terre et aux végétaux.
Il est allé dans le monde pour revenir avec une sorte de connaissance universelle du rapport à la terre qu’il ressent comme féminine, « à force de la regarder ». Pour Claude Bourguignon, la façon dont on traite notre terre nourricière équivaut à la façon dont on traite les femmes: on les exploite, on ne les respecte pas. Il a appris que dans le monde entier, on considérait la terre comme féminine.Il prône un rapport de respect envers les animaux et la terre. Ce que nous faisons aux animaux aujourd’hui est terrifiant. Ils sont traités comme des objets, ont des numéros plus de noms, sont tendus et finissent à l’abattoir, sans identité. A-t-on le droit, sous prétexte qu’on les mange, de traiter les animaux ainsi?

« Il faut perdre vos illusions- les Illusions Perdues de Balzac- acquérir la lucidité, ne pas tomber dans le cynisme mais rayonner l’espoir. »
« Il y a d’autres voix, d’autres façons de vivre et de penser le monde.
Tout est lié.

Il faut réenchanter le monde et on y arrivera. »
Merci monsieur Claude Bourguigon
Publié par notre Terre Mère

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Tout un État en culture bio, un rêve? Non!

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Aujourd’hui en Inde, vous trouverez un État où chaque ferme, dans tous les domaines, produisant tous les légumes, cultive du bio!
Sikkim est le premier État à recevoir la certification biologique à 100%. 

C’est un petit État mais ses 75.000 hectares de terres agricoles et ses 66.000 agriculteurs ont banni les OGM, les pesticides et les engrais chimiques.
Cela a mis treize ans à devenir entièrement bio, dès que la « Mission Organic Sikkim » a démarré son plan d’action en 2003. Progressivement, les subventions pour les engrais et les pesticides chimiques ont été retirées, ce qui a augmenté la participation de l’agriculture biologique. Les agriculteurs Sikkim ont acheté la certification biologique, car en n’étant plus asservis à Monsanto, ils ont pu économiser 33.000 roupies chacun (soit environ 495 $).sikkim-3
Bien que l’agriculture biologique nécessite beaucoup de main-d’œuvre, elle est rentable: les agriculteurs ne doivent pas acheter de semences OGM coûteuses, ni les intrants synthétiques dont ils ont besoin. La charge annuelle de certification est souvent leur plus grand obstacle.
Situé dans le Nord, le petit état de Sikkim manque actuellement de l’infrastructure nécessaire pour élargir son marché bio; il est enclavé et loin des grandes routes, et ne dispose pas encore d’un circuit de chaîne du froid ou de stockage nécessaire à l’expansion des ventes sur les marchés bios, trop lointains.
L’abandon des OGM gagne également du terrain par le biais d’autres cultures en Inde. Jusqu’à présent, l’Inde a été le plus gros acheteur de semences Monsanto en dehors de l’US, et le plus grand producteur de son coton OGM, mais tout cela pourrait changer avec le changement gouvernemental qui tend à abandonner les cultures génétiquement modifiées. (Même si maintenant Monsanto a été acheté par Bayer)

Les États-Unis sont désormais à la 3ème place des pays ayant le plus de terres agricoles bio dans le monde, derrière l’Australie et de l’Argentine, avec 2,2 millions d’hectares. Mais c’est encore loin de rattraper l’agriculture conventionnelle, c’est 1% des 370 millions d’hectares de terres agricoles américaines.
Note:
Le Sikkim est l’État le moins peuplé de l’Inde et le deuxième plus petit. Il est bordé par le Népal à l’ouest, par la Région autonome du Tibet de Chine au nord et à l’est, et par le Bhoutan au sud-est; l’État indien du Bengale-Occidental borde le Sikkim au sud. La majorité de sa population est d’origine népalaise.
Plus sur: https://food.good.is/articles/india-organic-state
Publié par notre Terre Mère

Le « Vino Business » selon Isabelle Saporta

vinLe « Vino Business » d’Isabelle Saporta

Un grand coup de pied dans la fourmilière, c’est au minimum ce qu’on peut dire de ce livre qui brise l’omerta et met à jour les petits arrangements de nos grands châtelains qui produisent les grands crus bordelais.
Heureusement Isabelle n’en est pas a sa première enquête et elle sait accuser le choc de remarques misogynes et d’attaques sexistes en tous genres. Elle est accusé de diffamation et est en procès contre l’un de ces grands vignerons.

Isabelle Saporta passe une moitié de son livre à dénoncer la conception du nouveau classement des vins de Saint-Émilion en 2012. C’est peut-être trop pour certains, amis on comprend son étonnement devant tant d’absurdités. Elle met en lumière cette complaisance des grands journalistes avec les grands châtelains, qui les amène à ne plus voir les choses objectivement. Il faut savoir que le classement des vignobles se fait selon plusieurs critères dont 30% pour la qualité du vin ! 37% étant la notoriété d’un vin, par exemple, sa parution dans les films lui offre des points au classement ! Entre aussi en ligne de compte les salles de présentation des vins, la compétence linguistique de l’hôtesse. Il ne manque que l’âge du capitaine…

Une autre caractéristique de la viticulture : 3% des terres agricoles françaises sont des vignobles qui consomment 20% des pesticides. Plus drôle : on fait des tests sur tous les aliments sauf …. sur le vin ! … tellement on est certains d’en trouver.
Il et temps que tout cela change : ces pratiques mercantiles sont au profit des puissants contre le petits vins de terroir.
Le « Vino Business » est à lire pour tous ceux qui veulent sortir de cette agriculture complaisante envers les puissants au mépris de la qualité et du respect de la nature.
Publié par notre Terre Mère

OGM: un bilan de 15 ans d’utilisation aux USA

MonsantoUne étude du Ministère de l’Agriculture des USA dévoile que les résultats de l’utilisation des OGM sont  « mitigés ». Les OGM couvrent la moitié des terres cultivables des USA. Le soja est à 93 % OGM, le maïs à 85 % et le coton à 75 %.

Alors, « mitigé », qu’est- ce que ça veut dire ?

En fait, s’il  y a eu une augmentation de rendement du soja, on constate une  résistance récente de 14 plantes au glyphosate, la matière active de l’insecticide de Monsanto, le Round’up. Donc, l’argument selon lequel les OGM permettent une réduction de l’utilisation des produits chimiques ne tient plus.

D’ailleurs, le ministère Américain de l’agriculture ne condamne pas encore les culture d’OGM mais conseille d’appliquer des herbicides différents, selon des modes d’application différents ou de pratiquer la rotation des cultures. C’est un début.
Pour le maïs, l’augmentation des rendements est tout juste suffisante à payer le surcout des semences OGM. On voit bien que les agriculteurs sont les vaches à lait de Monsanto.
Les variétés « Bt » produisant des insecticides dans leurs tissus sont en
déclin car de nouveaux insectes résistants font leur apparition et  remettent an cause tous leurs principes. la nature fait bien les choses…

D’une manière générale, l’utilisation des insecticides sur les maïs est passé de 225 g/ha à 22 g/ha. C’est une baisse qui se retrouve même chez ceux qui n’utilisent pas d’OGM.

Il faut  aussi savoir que, de nos jours, les nouvelles technologies, comme on l’a vu au salon de l’agriculture de Paris, permettent d’avoir des doses plus précises et plus ciblées. Les  épandeurs sont aussi capables d’appliquer de façon régulière d’infimes  quantités de matières actives.

On sent que dans peu de temps, la catastrophe écolo-économique va semer la révolte contre Monsanto et le bon sens aura repris le dessus.
Plus sur: http://www.reuters.com/article/2014/02/24/usda-gmo-report-idUSL1N0LT16M20140224

Repris sur: http://www.actu-environnement.com/ae/news/ogm-etats-unis-bilan-mais-soja-coton-20955.php4#xtor=EPR-1
Publié par notre Terre Mère

Pierre Rabhi, Au nom de la Terre

Il a été parmi les premiers à réaliser le retour à la terre dès le début des années 60, à défendre la vie sous toutes ses formes, à commencer par la microbiologie du sol sans laquelle une agriculture viable est impossible. Il l’a montré, prouvé par son propre exemple, incarnant la Sobriété heureuse et mettant en place les grands principes de l’agro-écologie… qui permet des miracles même dans les zones les plus arides.

Pour mieux comprendre son parcours et sa démarche, un film sort en salles ce mercredi 27 mars, Pierre Rabhi, Au nom de la terre, réalisé par Marie-Dominique  Dhelsing. Longtemps écartée des médias et du consensus général, la philosophie de ce paysan, sage et poète, est enfin saluée par les critiques grand public …  Pendant le débat qui suivait l’avant-première jeudi dernier, Pierre Rabhi évoquait une sorte de basculement (positif) dans les consciences qu’il semble percevoir.  Puisse-t-il sentir juste !

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Alors pour conforter ce ressenti, et tout simplement passer 1h38 de joie et de paix, ne manquez surtout pas ce film, un formidable hymne d’amour à notre si belle Terre !

Pierre Rabhi, Au nom de la Terre de Marie-Dominique Dhelsing

Publié par Mandarine pour Notre Terre

Cultivons notre jardin !

AutomonieAlimentaireJournaliste spécialisée dans les questions de préservation de la nature, en 2006  Dominique Basset saute le pas, prend une année sabbatique pour se former à la botanique. De stage en stage, en France et en Inde, elle revient très au fait de l’agriculture biodynamique selon la méthode bio du japonais Masanobu Fukuoka et crée son jardin potager en plein Paris dans le 12ème arrondissement…  fait pousser tomates, radis, concombre, poireaux, mâche et épinards sur le parvis d’une église orthodoxe.

Aujourd’hui elle sort un livre : « Vers l’Autonomie Alimentaire ». Autant dire qu’elle sait de quoi elle parle…

Alors pourquoi ? L’enchérissement des hydrocarbures, en raison de leur raréfaction et la difficulté croissante d’extraction, engendrera une augmentation du prix des denrées alimentaires liée aux coûts de production et d’acheminement.  Selon Dominique Basset, « Il devient aujourd’hui essentiel de relocaliser notre alimentation… Il nous faut désormais apprendre à nous réapproprier nos racines. Aux antipodes d’une pseudo-nostalgie pour l’éclairage à la bougie, l’agriculture biologique et locale représente l’alliance du passé et du présent. »

Partout on peut créer son jardin, les expériences le montrent dans le monde entier, au Québec, à Détroit, en Haute Savoie, qu’elles soient spontanées ou imposées par la nécessité. Comme à Cuba, où pris entre le blocus américain et la chute de l’URSS dans les années 90  les habitants ont souffert de la faim. «  Ils ont donc décidé de lancer les orgaponicos, des jardins à haut rendement. Aujourd’hui, il existe 26 000 jardins bio en pleine ville, à la Havane ! Rappelons aussi pendant la 2ème guerre mondiale, les Victory Gardens lancés par Eleanor Roosevelt.» 20 millions de potagers ont fleuri,  produisant 8 millions de tonnes de légumes par an, soit 42% de la production nationale américaine !

“La preuve qu’un mouvement vers l’autonomie alimentaire n’est pas une utopie.”

Plus : http://www.place-publique.fr/spip.php?article6670

Frédérique Basset : VERS L’AUTONOMIE ALIMENTAIRE –  Pourquoi, comment et où cultiver ce que l’on mange ?  Éditions Rue de l’Échiquier, 128 pages, 13 euros.

Publié par Mandarine pour Notre Terre

Contre les OGM ? Dites-le en ligne !

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Depuis le 15 janvier 2013, le Commissaire européen à l’Agriculture, Dacian Ciolos, a lancé une consultation publique en vue du réexamen de la politique européenne sur l’agriculture biologique ! En clair, on va pouvoir dire si oui ou non on veut se passer des OGM et de l’agriculture intensive telle qu’on l’a connue jusqu’ici.
Les 500 millions de citoyens de l’UE, les organisations et les autorités publiques sont tous concernés et sont invités à participer à cette consultation.

Comment ?
Un questionnaire est mis en ligne jusqu’au 10 avril 2013, et il est anonyme.
http://ec.europa.eu/yourvoice/ipm/forms/dispatch?form=orgagric2013&lang=fr

Pour s’y retrouver :
Cela peut prendre 10 minutes si on veut tout remplir. Sinon, en moins de 5 minutes, en tant que particulier, il suffit de remplir la question 1 sur le pays d’origine et la question 2 en entier (de 2.1 à 2.5) puis les 2 questions obligatoires (écrit en orange) concernant les OGM.
A la fin du questionnaire, n’oubliez pas de cliquer sur « Soumettre » pour envoyer vos réponses.

Le but :
Mettre en place les moyens de faire du bio à tous les niveaux, production, distribution, marketing…

Remarque :
Ce questionnaire n’est qu’une consultation, mais c’est une arme à double tranchant. Si peu de personnes y répondent, ce sera un argument pour les OGM. Donc il faut être très nombreux si l’on veut avoir la chance de faire entendre notre voix. Faites donc passer cette information le plus possible !

Publié par notre Terre Mère