Archives de Tag: agriculture

Tout un État en culture bio, un rêve? Non!

sikkim-1

Aujourd’hui en Inde, vous trouverez un État où chaque ferme, dans tous les domaines, produisant tous les légumes, cultive du bio!
Sikkim est le premier État à recevoir la certification biologique à 100%. 

C’est un petit État mais ses 75.000 hectares de terres agricoles et ses 66.000 agriculteurs ont banni les OGM, les pesticides et les engrais chimiques.
Cela a mis treize ans à devenir entièrement bio, dès que la « Mission Organic Sikkim » a démarré son plan d’action en 2003. Progressivement, les subventions pour les engrais et les pesticides chimiques ont été retirées, ce qui a augmenté la participation de l’agriculture biologique. Les agriculteurs Sikkim ont acheté la certification biologique, car en n’étant plus asservis à Monsanto, ils ont pu économiser 33.000 roupies chacun (soit environ 495 $).sikkim-3
Bien que l’agriculture biologique nécessite beaucoup de main-d’œuvre, elle est rentable: les agriculteurs ne doivent pas acheter de semences OGM coûteuses, ni les intrants synthétiques dont ils ont besoin. La charge annuelle de certification est souvent leur plus grand obstacle.
Situé dans le Nord, le petit état de Sikkim manque actuellement de l’infrastructure nécessaire pour élargir son marché bio; il est enclavé et loin des grandes routes, et ne dispose pas encore d’un circuit de chaîne du froid ou de stockage nécessaire à l’expansion des ventes sur les marchés bios, trop lointains.
L’abandon des OGM gagne également du terrain par le biais d’autres cultures en Inde. Jusqu’à présent, l’Inde a été le plus gros acheteur de semences Monsanto en dehors de l’US, et le plus grand producteur de son coton OGM, mais tout cela pourrait changer avec le changement gouvernemental qui tend à abandonner les cultures génétiquement modifiées. (Même si maintenant Monsanto a été acheté par Bayer)

Les États-Unis sont désormais à la 3ème place des pays ayant le plus de terres agricoles bio dans le monde, derrière l’Australie et de l’Argentine, avec 2,2 millions d’hectares. Mais c’est encore loin de rattraper l’agriculture conventionnelle, c’est 1% des 370 millions d’hectares de terres agricoles américaines.
Note:
Le Sikkim est l’État le moins peuplé de l’Inde et le deuxième plus petit. Il est bordé par le Népal à l’ouest, par la Région autonome du Tibet de Chine au nord et à l’est, et par le Bhoutan au sud-est; l’État indien du Bengale-Occidental borde le Sikkim au sud. La majorité de sa population est d’origine népalaise.
Plus sur: https://food.good.is/articles/india-organic-state
Publié par notre Terre Mère

Le « Vino Business » selon Isabelle Saporta

vinLe « Vino Business » d’Isabelle Saporta

Un grand coup de pied dans la fourmilière, c’est au minimum ce qu’on peut dire de ce livre qui brise l’omerta et met à jour les petits arrangements de nos grands châtelains qui produisent les grands crus bordelais.
Heureusement Isabelle n’en est pas a sa première enquête et elle sait accuser le choc de remarques misogynes et d’attaques sexistes en tous genres. Elle est accusé de diffamation et est en procès contre l’un de ces grands vignerons.

Isabelle Saporta passe une moitié de son livre à dénoncer la conception du nouveau classement des vins de Saint-Émilion en 2012. C’est peut-être trop pour certains, amis on comprend son étonnement devant tant d’absurdités. Elle met en lumière cette complaisance des grands journalistes avec les grands châtelains, qui les amène à ne plus voir les choses objectivement. Il faut savoir que le classement des vignobles se fait selon plusieurs critères dont 30% pour la qualité du vin ! 37% étant la notoriété d’un vin, par exemple, sa parution dans les films lui offre des points au classement ! Entre aussi en ligne de compte les salles de présentation des vins, la compétence linguistique de l’hôtesse. Il ne manque que l’âge du capitaine…

Une autre caractéristique de la viticulture : 3% des terres agricoles françaises sont des vignobles qui consomment 20% des pesticides. Plus drôle : on fait des tests sur tous les aliments sauf …. sur le vin ! … tellement on est certains d’en trouver.
Il et temps que tout cela change : ces pratiques mercantiles sont au profit des puissants contre le petits vins de terroir.
Le « Vino Business » est à lire pour tous ceux qui veulent sortir de cette agriculture complaisante envers les puissants au mépris de la qualité et du respect de la nature.
Publié par notre Terre Mère

OGM: un bilan de 15 ans d’utilisation aux USA

MonsantoUne étude du Ministère de l’Agriculture des USA dévoile que les résultats de l’utilisation des OGM sont  « mitigés ». Les OGM couvrent la moitié des terres cultivables des USA. Le soja est à 93 % OGM, le maïs à 85 % et le coton à 75 %.

Alors, « mitigé », qu’est- ce que ça veut dire ?

En fait, s’il  y a eu une augmentation de rendement du soja, on constate une  résistance récente de 14 plantes au glyphosate, la matière active de l’insecticide de Monsanto, le Round’up. Donc, l’argument selon lequel les OGM permettent une réduction de l’utilisation des produits chimiques ne tient plus.

D’ailleurs, le ministère Américain de l’agriculture ne condamne pas encore les culture d’OGM mais conseille d’appliquer des herbicides différents, selon des modes d’application différents ou de pratiquer la rotation des cultures. C’est un début.
Pour le maïs, l’augmentation des rendements est tout juste suffisante à payer le surcout des semences OGM. On voit bien que les agriculteurs sont les vaches à lait de Monsanto.
Les variétés « Bt » produisant des insecticides dans leurs tissus sont en
déclin car de nouveaux insectes résistants font leur apparition et  remettent an cause tous leurs principes. la nature fait bien les choses…

D’une manière générale, l’utilisation des insecticides sur les maïs est passé de 225 g/ha à 22 g/ha. C’est une baisse qui se retrouve même chez ceux qui n’utilisent pas d’OGM.

Il faut  aussi savoir que, de nos jours, les nouvelles technologies, comme on l’a vu au salon de l’agriculture de Paris, permettent d’avoir des doses plus précises et plus ciblées. Les  épandeurs sont aussi capables d’appliquer de façon régulière d’infimes  quantités de matières actives.

On sent que dans peu de temps, la catastrophe écolo-économique va semer la révolte contre Monsanto et le bon sens aura repris le dessus.
Plus sur: http://www.reuters.com/article/2014/02/24/usda-gmo-report-idUSL1N0LT16M20140224

Repris sur: http://www.actu-environnement.com/ae/news/ogm-etats-unis-bilan-mais-soja-coton-20955.php4#xtor=EPR-1
Publié par notre Terre Mère

Pierre Rabhi, Au nom de la Terre

Il a été parmi les premiers à réaliser le retour à la terre dès le début des années 60, à défendre la vie sous toutes ses formes, à commencer par la microbiologie du sol sans laquelle une agriculture viable est impossible. Il l’a montré, prouvé par son propre exemple, incarnant la Sobriété heureuse et mettant en place les grands principes de l’agro-écologie… qui permet des miracles même dans les zones les plus arides.

Pour mieux comprendre son parcours et sa démarche, un film sort en salles ce mercredi 27 mars, Pierre Rabhi, Au nom de la terre, réalisé par Marie-Dominique  Dhelsing. Longtemps écartée des médias et du consensus général, la philosophie de ce paysan, sage et poète, est enfin saluée par les critiques grand public …  Pendant le débat qui suivait l’avant-première jeudi dernier, Pierre Rabhi évoquait une sorte de basculement (positif) dans les consciences qu’il semble percevoir.  Puisse-t-il sentir juste !

20463550

Alors pour conforter ce ressenti, et tout simplement passer 1h38 de joie et de paix, ne manquez surtout pas ce film, un formidable hymne d’amour à notre si belle Terre !

Pierre Rabhi, Au nom de la Terre de Marie-Dominique Dhelsing

Publié par Mandarine pour Notre Terre

Cultivons notre jardin !

AutomonieAlimentaireJournaliste spécialisée dans les questions de préservation de la nature, en 2006  Dominique Basset saute le pas, prend une année sabbatique pour se former à la botanique. De stage en stage, en France et en Inde, elle revient très au fait de l’agriculture biodynamique selon la méthode bio du japonais Masanobu Fukuoka et crée son jardin potager en plein Paris dans le 12ème arrondissement…  fait pousser tomates, radis, concombre, poireaux, mâche et épinards sur le parvis d’une église orthodoxe.

Aujourd’hui elle sort un livre : « Vers l’Autonomie Alimentaire ». Autant dire qu’elle sait de quoi elle parle…

Alors pourquoi ? L’enchérissement des hydrocarbures, en raison de leur raréfaction et la difficulté croissante d’extraction, engendrera une augmentation du prix des denrées alimentaires liée aux coûts de production et d’acheminement.  Selon Dominique Basset, « Il devient aujourd’hui essentiel de relocaliser notre alimentation… Il nous faut désormais apprendre à nous réapproprier nos racines. Aux antipodes d’une pseudo-nostalgie pour l’éclairage à la bougie, l’agriculture biologique et locale représente l’alliance du passé et du présent. »

Partout on peut créer son jardin, les expériences le montrent dans le monde entier, au Québec, à Détroit, en Haute Savoie, qu’elles soient spontanées ou imposées par la nécessité. Comme à Cuba, où pris entre le blocus américain et la chute de l’URSS dans les années 90  les habitants ont souffert de la faim. «  Ils ont donc décidé de lancer les orgaponicos, des jardins à haut rendement. Aujourd’hui, il existe 26 000 jardins bio en pleine ville, à la Havane ! Rappelons aussi pendant la 2ème guerre mondiale, les Victory Gardens lancés par Eleanor Roosevelt.» 20 millions de potagers ont fleuri,  produisant 8 millions de tonnes de légumes par an, soit 42% de la production nationale américaine !

“La preuve qu’un mouvement vers l’autonomie alimentaire n’est pas une utopie.”

Plus : http://www.place-publique.fr/spip.php?article6670

Frédérique Basset : VERS L’AUTONOMIE ALIMENTAIRE –  Pourquoi, comment et où cultiver ce que l’on mange ?  Éditions Rue de l’Échiquier, 128 pages, 13 euros.

Publié par Mandarine pour Notre Terre

Contre les OGM ? Dites-le en ligne !

77-01-30

Depuis le 15 janvier 2013, le Commissaire européen à l’Agriculture, Dacian Ciolos, a lancé une consultation publique en vue du réexamen de la politique européenne sur l’agriculture biologique ! En clair, on va pouvoir dire si oui ou non on veut se passer des OGM et de l’agriculture intensive telle qu’on l’a connue jusqu’ici.
Les 500 millions de citoyens de l’UE, les organisations et les autorités publiques sont tous concernés et sont invités à participer à cette consultation.

Comment ?
Un questionnaire est mis en ligne jusqu’au 10 avril 2013, et il est anonyme.
http://ec.europa.eu/yourvoice/ipm/forms/dispatch?form=orgagric2013&lang=fr

Pour s’y retrouver :
Cela peut prendre 10 minutes si on veut tout remplir. Sinon, en moins de 5 minutes, en tant que particulier, il suffit de remplir la question 1 sur le pays d’origine et la question 2 en entier (de 2.1 à 2.5) puis les 2 questions obligatoires (écrit en orange) concernant les OGM.
A la fin du questionnaire, n’oubliez pas de cliquer sur « Soumettre » pour envoyer vos réponses.

Le but :
Mettre en place les moyens de faire du bio à tous les niveaux, production, distribution, marketing…

Remarque :
Ce questionnaire n’est qu’une consultation, mais c’est une arme à double tranchant. Si peu de personnes y répondent, ce sera un argument pour les OGM. Donc il faut être très nombreux si l’on veut avoir la chance de faire entendre notre voix. Faites donc passer cette information le plus possible !

Publié par notre Terre Mère

« La voie » d’Edgar Morin

« L’orientation mondialisation/démondialisation signifie que s’il faut multiplier les processus de communication et de planétarisation culturelles, s’il faut que se constitue une conscience de Terre-Patrie, conscience d’une communauté de destin, il faut aussi promouvoir le développement du local dans le global. La démondialisation donnerait une nouvelle viabilité à l’économie locale et régionale. Elle renouvellerait l’alimentation de proximité, les artisanats et les commerces de proximité, le maraîchage périurbain, les communautés locales et régionales. La restauration de services sanitaires, scolaires et postaux de proximité, la revitalisation des villages par la réinstallation de bistrots, boulangeries, épiceries devraient constituer des processus de ré-humanisation des campagnes. La valorisation des ressources endogènes, matérielles et immatérielles, assurerait autonomie et qualité alimentaires, hygiène écologique ; elle susciterait la reconquête de l’agriculture vivrière au Sud, et celle de l’agriculture paysanne au Nord, ainsi que le rétablissement de services publics locaux.
Dans le même temps, les relocalisations et les reterritorialisations des activités devraient aller de pair avec la démocratie participative locale et régionale, ainsi qu’avec la mise en oeuvre d’une politique de civilisation qui revitaliserait la convivialité et régénérait les solidarités. …
Enfin la démondialisation signifie également le retour d’une autorité des États, abandonnée dans les privatisations au profit d’un capitalisme déterritorialisé, comportant le retour aux services publics des postes et communications, des chemins de fer, des hôpitaux, des écoles.
Ainsi la démondialisation constitue un antagonisme nécessaire, c’est à dire complémentaire, à la mondialisation. Cela signifie qu’on ne devrait pas opposer de façon absolue la liberté internationale des échanges aux protections douanières. Celles-ci s’imposent dans les cas et les cadres de sauvegarde de l’autonomie vivrière et de protection d’un branche économique vitale pour une nation…  Autrement dit, il faut développer à la fois le déterritorialisé et le reterritorialisé. Du même coup, le monde humain évoluerait en spirale, retournant partiellement au passé (c’est à dire aux paysans, aux villages, à l’artisanat) pour mieux aller vers le futur. »

Cette dernière phrase résume le principe de révolution dans laquelle nous sommes entrés !
D’autres petites perles à découvrir sous sa plume :
« La nébuleuse spirale d’humanité se défait au moment même où elle essaie d’accéder à l’être… « 
« La crise de la planétarisation, c’est la crise de l’humanité qui n’arrive pas à se constituer en humanité, et du coup, la crise du monde encore incapable de devenir monde, la crise de l’homme encore impuissant à s’accomplir homme. »
« Nous sommes encore à la préhistoire de l’esprit humain »  …nous sommes dans l’âge de fer planétaire.. Préparons-nous à tout. … Mais préparons-nous aussi aux libérations… aux divines surprises, aux nouvelles extases de l’histoire. »
« L’ultime éthique : faire émerger l’humanité. Elle comporte aussi, nécessairement, l’éveil en chacun de l’humanité. »

Reposez-vous bien en y réfléchissant
Extrait de « La voie » d’Edgar Morin aux éditions Fayard
Mandarine pour notre Terre Mère

Un peu de bon sens dans l’agriculture française

Un élevage de porcs sans antibiotiques :
Jean-Luc Osmont, président de « Cap 50 porcs » et éleveur de porcs en Normandie près de Coutance, a décidé d’en finir avec les antibiotiques. Ses 325 animaux vivent sous un air filtré dans une porcherie digne d’un laboratoire, un bunker sanitaire. Impossible d’y entrer sans prendre une douche, sans se changer des pieds à la tête.
Il est sûr que cette nouvelle façon d’élever les porcs est plus saine de ce point de vue et moins coûteuse, ce qui lui a permis de garder le même prix à la vente. Il est vrai que la profession essaye de s’en passer. Mais même si la consommation d’antibiotiques a baissé de 31% depuis 10 ans, la France est toujours le deuxième pays en matière d’utilisation d’antibiotique chez les animaux d’élevage.
Même si la démarche est louable, cette méthode est-elle intéressante hormis pour la réduction constatée des coûts? Les porcs ne sortent jamais, ne voient jamais la lumière du jour ni la nature. Est-ce une façon durable d’élever ces animaux ?
Il faudrait revenir à un élevage beaucoup plus ancien où la porcherie avaient trois lieux séparés pour l’alimentation, le coucher et les déjections et où les porcs vivaient leur vie de porcs heureux !

Plus sur: http://www.cap50porcs.fr/cap50/Qui-Sommes-nous–/Structure/ORGANISATION-158.aspx

Un exemple de bon sens :

D’autres agriculteurs ont réagi autrement à l’utilisation improbable de maïs dans l’alimentation des vaches : en effet, celle-ci ne le digèrent pas. Leurs rots et leurs pets rejettent dans l’atmosphère du gaz méthane qui attaque bien plus gravement la couche d’ozone que les gaz d’échappement des voitures ! Une tonne de méthane équivaut en matière de pollution à une voiture parcourant 300 000 kilomètres.
Ces vaches ont le bonheur d’être nourries dans les pâturages et de recevoir l’hiver de la luzerne et du lin. Résultat : leur lait contient beaucoup plus d’oméga 3, elles ont une meilleure santé et une fécondité accrue.
Les éleveurs se sont regroupés autour d’un label ; bleu.blanc.coeur et recherchent des entreprises prêtent à acheter leur crédit carbone.

Un peu de bon sens pour une meilleure agriculture et cela va aussi dans le sens de notre santé.
Plus sur : http://www.bleu-blanc-coeur.com

Publié par notre Terre Mère

La technique du push/pull

La technique du push/pull que l’on peut traduire par attraction/répulsion et qui correspond aussi à l’agrologie, est particulièrement bien illustrée en Afrique. Au Kenya, les plantations de maïs ont été dominées par le transgénique de Monsanto pendant longtemps, le maïs 810, qui nécessite beaucoup d’eau, d’herbicide round up et d’engrais chimique à base de pétrole, jusqu’à ce que certains agriculteurs décident de lutter intelligemment contre ses deux fléaux: la pyrale du maïs qui est un insecte et l’herbe aux sorcières (en haut).
Ces deux parasites ont été éradiqués en 3 ans par la plantation de desmodium et d’herbe à éléphant.
-L’herbe à éléphants a été plantée tout autour du maïs et attire les pyrales, mais ses larves meurent car la plante les intoxique.
-Le desmodium répulse la pyrale.
-La production a été multipliée par 20 !
-Ainsi, fini les apports d’azote, finie l’érosion du sol car la terre est saine et ne se décompose pas aussi facilement au contact de l’eau qu’une terre appauvrie par les pesticides.
-L’herbe à éléphant et le desmodium servent de fourrage à bétail et la productivité du lait est devenue 3 fois supérieure.
-Les graines du desmodium sont vendues aux autres paysans.
Maintenant, 50 000 paysans suivent la technique du push/pull. Cette technique a été déclarée efficace et durable pour l’humanité par l’Unesco en 2008. Sur 3 à 10 ans, l »augmentation des rendements est de 120%.
Cette technique qui paraît si simple est une science de très haut niveau car il faut comprendre la chimie de la plante. Le petit paysan a un rôle nouveau à jouer dans le monde, c’est sur ses épaules que se développera les conditions du salut du monde. La banque mondiale a reconnu elle-même qu’un dollar investi dans l’agriculture avait un rendement de 3 dollars, alors que pour l’industrie, le rapport était de 1 pour 1 ou 1 pour 2.
Le push/pull est basé sur les ressources locales. Il implique un savoir nouveau de la chimie ou une connaissance des vieilles traditions. C’est une façon de cultiver très peu coûteuse, un modèle autonome qui tire toute l’économie vers le haut. Quand on aura compris que les monocultures sont une hérésie en terme de biologie, de même que les terres nues qui n’abritent aucune vie, alors on sera prêt à comprendre !
Seule une union entre les consommateurs, les paysans et les environnementalistes forcera les politiques à changer de mode de fonctionnement.
Publié par notre Terre Mère

Pas de brevet sur le vivant

L’association « no patent on seed » a envoyé plus de 70.000 signatures au Président du Parlement européen, le 11 Septembre 2012. La prochaine étape est d’écrire à l’Office européen des brevets (OEB).
La Commission européenne a fait circuler pendant l’été 2012 un document de travail qui est un mauvais compromis entre l’industrie semencière et les multinationales du génie génétique. L’agriculture vivrière et les droits des paysans à échanger et à vendre leurs propres semences sont menacées ainsi que les semences de l’agriculture paysanne locale ou biologique et les petites entreprises semencières.
La production de ces semences paysannes est indispensable pour garantir l’autonomie des paysans et des peuples face aux firmes semencières toutes puissantes.
Les échanges de quantités limitées de semences entre paysans et agriculteurs contribuent la sauvegarde de la biodiversité cultivée : elle ne doit pas tomber entre les mains du commerce des semences.
Comme l’OEB a officiellement commencé à réexaminer la possibilité de breveter des plantes et des animaux issus de l’élevage conventionnel, il y aura une manifestation publique le 30 Novembre à Munich, avec une vaste mobilisation d’agriculteurs, de groupes environnementaux et d’autres fers de lance. Il nous reste encore la possibilité de faire entendre notre voix avant le 30 Novembre 2012. en envoyant la lettre suivante à l’OEB et la Grande Chambre de recours: elle qui demande l’annulation des extensions des brevets sur les plantes dites traditionnelles.

To the Enlarged Board of Appeal, case G02/12
European Patent Office, EPO
80298 Munich, Germany
Dear Members of the Boards of Appeal
I have long been concerned about the European Patent Office (EPO) granting an increasing number of patents on conventional plants and animals. It is therefore with satisfaction that I have noted the European Parliament resolution of 10 May 2012 on the patenting of essential biological processes (http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?
pubRef=-//EP//TEXT+TA+P7-TA-2012-0202+0+DOC+XML+V0//EN).
In it the Parliament “calls on the EPO also to exclude from patenting products derived from conventional breeding and all conventional breeding methods, including SMART breeding (precision breeding) and breeding material used for conventional breeding” (point 4)
Furthermore the resolution calls on the EPO not only take into consideration the mere wording of the claims of a patent application, but to also take into account the content of the patent, the purpose of the invention and all connected applications (the so-called “whole content approach”).
I expect that the Enlarged Board of Appeal will take this clear statement into consideration and the EPO will stop granting patents on conventional breeding methods, products thereof and breeding material as well as patents on plants and animals.
Kind regards

Pour aller plus loin, lire l’excellent article sur : http://www.semencespaysannes.org/position_rsp_commercia_semences_sante_plantes_115-actu_171.php

Publié par notre Terre Mère