Archives de Tag: abeilles

Un sursis pour les abeilles?

abeille sauvageUne étude anglaise de grande ampleur sur les néonicotinoïdes, c’est à dire dans les champs et non en laboratoire et sur plus de 10 ans, montre très clairement les effets directs de ces pesticides sur la mortalité de tous
pollinisateurs, pas seulement les abeilles.

Ben Woodcock du Centre d’écologie et d’hydrologie (CEH) à Oxfordshire au Royaume-Uni, et ses collègues chercheurs, ont étudié des données de 62 espèces recueillies par des bénévoles, avec plus de 31 818 enquêtes sur plus de 4000 kilomètres carrés de terres.
Ils ont étudié les populations d’abeilles sauvages entre 1994 et 2011. En Angleterre, les agriculteurs ont commencé à pulvériser des néonicotinoïdes sur le colza en 2002. Leurs conclusion, c’est que les néonicotinoïdes augmentent leur mortalité jusqu’à 30 % pour certaines espèces.
C’est donc une confirmation non discutable de leur effet toxique et meurtrier.
Les néonicotinoïdes seront interdits en France en 2018 avec des dérogations jusqu’en 2020.

Mais attention! La nouvelle génération d’insecticides ne comporte pas les néonicotinoïdes tant décriés. Ils sont tout aussi toxiques et viennent d’être agréés par les instances officielles de Bruxelles sans trop de discussions ni d’études sérieuses sur leurs effets négatifs sur les
abeilles…
A surveiller de près.

Plus sur: http://www.nature.com/news/controversial-insecticides-linked-to-wild-bee-declines-1.20446
https://www.newscientist.com/article/2101308-decline-of-wild-bee-species-in-england-linked-to-pesticide-use/
Publié par notre Terre Mère

Abeilles: toujours autant menacées

abeille-2

La famille des pesticides néonicotinoïdes a été reconnue comme très nocive pour les abeilles. Malgré les études validées en mars 2012 et revalidées en juin 2012, qui ont conduit à l’interdiction du Cruizer OSR en juin 2012, les imidaclopride, clothinidine, thiametoxam sont toujours sur le marché français.

C’est très sérieux, car la France est le troisième utilisateur de pesticides les Etats-Unis et le Japon, donc le premier en Europe! Sur les 62700 tonnes de pesticides utilisés en agriculture, c’est presque un usage exclusif (80 %) pour le maïs, le colza et la vigne.
En fait, la vigne utilise 20 % de fongicides, alors que sa culture représente une infime partie du territoire français (moins de 3 % de la surface agricole utile).

Les usages des particuliers sont beaucoup moins connus, et pas du tout analysés en France ! On n’a que les statistiques américaines qui sont très inquiétantes : 82 à 90% des ménages possèdent des pesticides ! Il y a 3 à 4 produits différents, et 22% sont utilisés au jardin. Les usages sont difficiles à décrire même pour ces enquêtes, donc imaginez en France… C’est une pollution qu’il va falloir un jour intégrer aux analyses. Sans réelle prise en compte, comment peut-on parler de précaution ? Car est-ce que tout le monde porte des gants et un masque pour vaporiser ce genre de produits ? Non, sans doute.
Pour les inconditionnels de la chimie, si l’on se contentait de trouver la bonne dose et le bon moyen de vaporiser un pesticide, on réduirait très rapidement l’utilisation de ceux-ci, donc de leur pollution. C’est ce qu’on appelle l’agriculture raisonnée.

Il existe de plus en plus d’informations sur les alternatives aux produits chimiques pour écarter les insectes nuisibles, qui souvent font partie de la sagesse populaire. Par exemple, planter telle espèce de fleur au milieu du potager qui éloignera tel type d’insecte. Utiliser de la bière pour noyer les limaces…Mais c’est aussi un domaine où l’on innove.

Pour l’instant, Générations Futures est encore obligée de demander le retrait immédiat du marché de ces pesticides et dénonce le détournement de la loi par des industriels avec la complicité des Etats membres de l’UE : http://www.mdrgf.org/news/news030412_resoumission.html

Plus sur le jardin potager bio: http://www.bio-dynamie.org/a-faire-au-jardin/
Sur les pesticides :
http://www.info-pesticides.org/Dossiers/Les-enjeux-de-demain

Publié par notre Terre Mère

Cruiser OSR : c’est fini !!

Le Cruiser OSR de Syngenta est un insecticide qui a été longuement accusé de contribuer à la mort des abeilles, espèce essentielle pour les écosystèmes.
L’Agence sanitaire de l’environnement et de l’alimentation vient de rendre aujourd’hui son avis sur sa dangerosité vendredi 29 juin 2012 au ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll. Son étude corrobore les autres et en « évidence un effet néfaste d’une dose sublétale de thiamethoxam sur le retour à la ruche des abeilles butineuses ».
Le ministre vient d’interdire définitivement aujourd’hui le Cruiser OSR suite à l’étude de l’ANSES : »Une publication récente sur l’impact sur le comportement des abeilles de la molécule thiamétoxam, utilisée en traitement de semence pour le colza (et commercialisée sous le nom de Cruiser OSR), a mis en évidence des phénomènes qui n’avaient pas été appréhendés jusqu’alors ».

La revue Agriculture et Environnement s’était indignée le premier juin : « Stéphane le Foll va priver le monde agricole d’une solution de protection de plantes efficace et compatible avec l’apiculture, sur la simple base d’une étude réalisée en partie en laboratoire et dont le dosage est estimé dix fois supérieur à celui rencontré dans la réalité ». Car pour eux les études ne sont pas concluantes car elles ont été basées sur des chiffres dépassant la réalité du terrain.
Comme quoi il faut encore et toujours informer : peut-être ne savent-ils pas que les abeilles meurent…

Article du premier juin : http://www.agriculture-environnement.fr/actualites,12/cruiser-stephane-le-foll-se-moque-de-l-avis-des-experts-de-l-anses-et-de-l-efsa,796.html
Plus sur le Cruiser OSR:https://notreterre.wordpress.com/2012/06/01/la-victoire-des-abeilles-sur-le-cruizer/

 Publié par Notre Terre Mère

La demi victoire des abeilles sur le Cruiser


Dès le 29 mars 2012, dans la revue Science, une étude de l’INRA a mis en cause le thiaméthoxam, la substance active de l’insecticide Cruiser de Syngenta.
Le ministère de l’agriculture a, ce même jour, indiqué qu’en cas de deuxième étude scientifique allant dans le même sens, le Cruiser serait retiré du marché. Le ministère d’alors a saisi l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail), qui devait rendre ses résultats le 31 mai 2012. C’est fait.
L’autorisation de mise sur le marché sera sans doute retirée pour le Cruiser selon les dires du nouveau ministre de l’Agriculture.

Mais le Cruiser OSR incriminé, qui sert pour le colza, serait le seul à être retiré alors que tous les types de Cruiser sont dangereux.
C’est donc une demi victoire et pour Olivier Belval, président de l’Union nationale de l’apiculture française, le thiamethoxam existe aussi dans les autres Cruiser : « Il n’y a aucun Cruiser interdit en France, alors que l’Italie a interdit tous les néonicotinoïdes», la famille de pesticides dont fait partie le Cruiser et dont le plus gros fabriquant reste Bayer. Or, on utilise en France du Cruizer sur le maïs, la betterave ou les pois.

Il est urgent d’interdire ce pesticide avant qu’il ne soit répandu sur le colza, car, comme cela correspond la moitié des cultures de colza, le Cruiser est responsable de la moitié des morts d’abeilles.
L’Union nationale des apiculteurs: http://www.unaf-apiculture.info/
Publié par notre Terre Mère

Abeilles victimes d’un insecticide

L’insecticide thiaméthoxam est bien à l’origine du déclin des abeilles domestiques ou sauvages, même si son action est indirecte. Il perturbe leur orientation et leur capacité à retrouver leur ruche.
Cet insecticide de la famille des néonicotinoïdes est utilisé pour la protection des cultures contre les souris et autres ravageurs.
Pour en arriver à ce résultat, il faut souligner le travail collectif des chercheurs de l’INRA, du CNRS, des ingénieurs des filières agricoles et apicoles…

L’étude :
650 abeilles munies de micro capteurs sur le thorax ont servies de cobaye : la moitié a été nourrie avec une solution sucrée additionnée d’une très faible dose d’insecticide, égale à celle que l’on trouve dans notre environnement maintenant, le groupe témoin n’a reçu qu’une solution sucrée. Lâchée à 1 kilomètre de leur ruche, celles ayant avalé de l’insecticide n’ont pas réussi à revenir à la ruche. Dans ce cadre, la mortalité journalière des butineuses intoxiquées peut être trois fois supérieur au taux normal.

Conclusion :
Cette désorientation due à l’insecticide, à des doses bien inférieures au taux mortel, peut vraiment affecter la colonie toute entière. Celle-ci deviendrait aussi plus vulnérable aux autres facteurs de stress, comme les virus ou le manque de fleurs.
Ce programme de recherche est financé par les fonds européens FEAGA dans le cadre du règlement européen en faveur de l’apiculture.
Plus sur : http://www.cdurable.info/Les-abeilles-sont-desorientees-par-une-faible-dose-d-insecticide-selon-l-INRA.html

Publié par notre Terre Mère

Abeilles, les nouvelles gardiennes de cultures

En Afrique, quand les éléphants décident de parcourir les champs des agriculteurs, ou de visiter un village, rien ne peut les en dissuader. C’est aussi dangereux que dévastateur. Mais c’était ainsi jusqu’à ce que l’équipe de Lucy King démontre que les éléphants ont peur du bourdonnement des abeilles et fuient, pour 90% d’entre eux !

Lucy King, scientifique de l’université d’Oxford, département de zoologie vient d’être récompensée par le Programme des Nations unies pour l’environnement, pour avoir trouvé cette solution pacifique aux ravages des éléphants. Cela fonctionne maintenant depuis 2007.
Cette initiative est une double réussite : non seulement les agriculteurs protègent leurs terres mais ils deviennent apiculteurs.
Par exemple, au Kenya, sur 90 tentatives d’intrusion des éléphants, 84 ont échouées ! Ce qui signifie que 7 % des attaques seulement provoque des dégâts. La Tanzanie et l’Ouganda pensent sérieusement à implanter eux aussi des ruches près de leurs terres cultivées.
La méthode :
17 fermes ont placées une ruche tous les 10 mètres, reliées deux à deux par des câbles. Lorsque les éléphants secouent les câbles qui relient les ruches, cela provoque une onde qui éveille les abeilles et les fait sortir de leur ruche.
Voilà une belle idée de cohabitation respectueuse des espèces et de l’environnement. Les abeilles, encore une fois, sont nos meilleurs alliés.

Plus sur : http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/au-kenya-les-abeilles-gardent-les-elephants_34818/
Vidéo: Voyez la réponse d’une famille d’éléphant au bourdonnement des abeilles venant de la droite de l’écran.
publié par notre Terre Mère

Un peu de beauté

Un instant de pure beauté avec ces pollinisateurs de toutes sortes, pas simplement les abeilles, qui font le plaisir de nos yeux puis la beauté de nos assiettes.

Publié par notre Terre Mère

Mortalité des abeilles : ce n’est plus une supposition

L’INRA d’Avignon vient de publier une étude qui montre que les abeilles domestiques atteintes par un parasite deviennent très fragilisées jusqu’à mourir à cause de l’action combinée de ce champigon et de deux insecticides.

Ce sont le fipronil et le thiaclopride, le  parasite étant un champignon, le Nosema ceranae. 

Ce champignon microsporidien se développe dans le système digestif : il accentue la demande énergétique en diminuant le taux de sucre chez les abeilles. Ensuite, l’abeille est affaiblie et ne résite plus à l’action du fipronil notamment, substance active du Regent TS, l’un des insecticides le plus vendu de Bayer. Ils agissent tous les deux sur le système nerveux des abeilles. Malheureusement, une dose très infime de ces pecticides suffit à achever les colonies d’abeilles qui récoltent ce produit directement par le pollen des fleurs qu’elles butinent. C’est donc bien la combinaison de ces deux agents qu’il faut encore étudier avant de trouver comment contrecarre cle phénomène de mortalité

Plus sur :http://www.plosone.org/article/info%3Adoi%2F10.1371%2Fjournal.pone.0021550

Publié par notre Terre Mère

Les téléphones portables rendent folles les abeilles

 Une nouvelle étude d’avril 2011 vient de rendre publique les recherches du biologiste Daniel Favre, en Suisse. Les abeilles sont nécessaires à notre vie, on ne le répètera jamais assez ; or, selon cette étude, les ondes provenant des téléphones portables troublent le comportement des abeilles.

 Le signal des téléphones cellulaires a des effets négatifs sur les colonies : le son émis provoque des  signaux d’alarme chez les abeilles ouvrières.

 Les ouvrières sont les sentinelles de la ruche : elles annoncent la préparation à l’essaimage ou bien une attaque. Dès qu’un téléphone sonne, le signal des abeilles augmente plus de 10 fois, si le téléphone est éteint ou demeure en veille, leur signal diminue.

 Le biologiste Daniel Favre le dit en ces termes aussi clairs qu’effrayants :

 « Lorsque le téléphone sonne, le bruit des abeilles augmente considérablement et cela donne le signal du départ de la ruche…Souvent, elles sont si confuses qu’elles volent vers « leur mort » … la technologie de la téléphonie mobile pourrait s’avérer fatale pour les abeilles … l’étude le prouve… ».

Plus sur :http://www.springerlink.com/content/bx23551862212177/fulltext.html

Voir à ce sujet le film « micro-ondes, wifi, téléphones mobiles : les mauvaise ondes »

Mercredi 18 mai 2011 à 20h35 sur France 3

Publié par notre Terre Mère

Le nouveau film de Disney Nature : POLLEN

Les fleurs ont un secret : elles doivent séduire leur « pollinisateurs » pour survivre et leur beauté n’est qu’une stratégie pour se reproduire. Cela nous rappelle quelque chose diriez-vous…
C’est sur ce thème que Disney Nature (Paris), se lance dans la production de long métrages sur la nature. Les meilleurs réalisateurs et producteurs du monde vont y travailler afin de surfer sur le nouveau credo écolo. Toutes les techniques modernes vont suivre les pas du renouveau du film animalier que des réalisateurs comme Jean-Jacques Annaud, par exemple, ont réussi a hisser au plus haut niveau.
En plus, ces films auront un but éducatif : amener le spectateur à mieux comprendre son environnement pour mieux le protéger.

Le réalisateur américain Louie Schwarzberg, du film Pollen qui sort ce mercredi 16 mars 2011, nous explique :
« Depuis 35 ans, je filme des fleurs en accéléré 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Je n’ai jamais arrêté la caméra depuis tout ce temps…. Quand vous êtes un cinéaste indépendant, votre travail consiste à rassembler les pièces d’un puzzle. Vous ne savez pas toujours à quoi cela va ressembler, mais vous savez que cela en vaut la peine. »
Mais aujourd’hui, avec le fort taux de mortalité des colonies d’abeilles plus ou moins inexplicable à ce jour, en Europe et en Amérique du Nord surtout, on ne peut plus simplement filmer les plantes pour leur beauté et celle de la nature.
Très vite, on rencontre et on doit faire part des nombreux dangers qui menacent les plantes et leurs pollinisateurs.

Publié par notre Terre Mère