Archives de Catégorie: psychologie

L’ocytocine serait-elle « l’hormone de la spiritualité »?

cerveau-brainharvardmeditationVoici les résultats d’une étude portant sur 83 hommes exclusivement, de 35 à 64 ans. Certains participants ont reçu de l’ocytocine et d’autres un placebo par le biais d’un spray nasal. Ensuite, ils ont dû répondre à des questions sur la spiritualité, sur leur sentiment d’être ou non connectés à une puissance suprême ou au monde.
Les hommes qui ont reçu de l’ocytocine ont dit, plus souvent, que la spiritualité était importante dans leur vie, même une semaine après avoir reçu leur dose.
Ils étaient plus souvent d’accord avec des affirmations comme:
« Je pense que nous partageons tous à un niveau supérieur un lien commun. »
« Toute vie est interconnectée. »
« Je crois qu’il y a un sens plus large à la vie ».
Ils exprimaient aussi plus d’émotions positives après une séance de méditation qui avait lieu peu de temps après le spray nasal.

On savait déjà que l’ocytocine joue un rôle fondamental au cours de la grossesse. Elle assure la tonicité de l’utérus et induit le déclenchement des contractions et de l’accouchement. Elle permet ensuite l’éjection du lait lors de l’allaitement du nourrisson. Selon les spécialistes, elle favoriserait ainsi l’attachement entre une mère et son enfant. L’ocytocine est également produite en réponse aux caresses et à l’orgasme.
Elle est souvent appelée «hormone de l’amour» car elle accompagne la naissance du sentiment amoureux dans un couple. Elle favoriserait même la monogamie et aurait tendance à rendre les hommes plus fidèles.

Mais les auteurs précisent bien que les chercheurs de cette nouvelle étude ne veulent pas que l’ocytocine soit appelée « l’hormone spirituelle » à la suite de leurs conclusions. En effet, les croyances spirituelles sont complexes et peuvent impliquer de nombreux processus biologiques. « La spiritualité est complexe et affecté par de nombreux facteurs », a déclaré Van Cappellen.

Ensuite, l’étude ne concernait que les participants de sexe masculin et les résultats sont applicables qu’aux hommes. L’ocytocine semble avoir des effets différents chez les hommes et les femmes, et ainsi les effets de l’hormone sur la spiritualité chez les femmes doivent encore être étudiés.

Cependant, il semble évident que le plaisir, le bonheur et le calme, comme ce qu’on ressent en méditation, s’accompagnent d’un changement hormonal. A contrario, on connait aussi les effets de la testostérone qui rend les hommes plus agressifs, du stress qui détruit tant d’hormones « positives », pour faire court. La sagesse populaire connaissait déjà ces effets:
« Se faire une sang d’encre » effectivement trop de stress assombrit le sang.
« Se faire des cheveux blancs. »

C’est donc à nous de nous prendre en main car nos sentiment, nos humeurs influencent nos hormones et vice versa.
La vrai question maintenant serait:
Est-ce que la spiritualité augmente la production d’ocytocine?

Les auteurs: Patty Van Cappellen, Baldwin M. Way, Suzannah F. Isgett, and Barbara L. Fredrickson. (Première publication, 06/2016. Dernière, 28/09/2016)
Plus sur ce site de « Live Science »:
http://www.livescience.com/56208-oxytocin-hormone-spirituality.html
« Effects of oxytocin administration on spirituality and emotional responses to meditation. »

Publié par notre Terre Mère

Les dieux et démons d’aujourd’hui

serpent-Egypte

« Afin d’entretenir ses croyances, l’homme contemporain paie le prix d’un remarquable manque d’introspection.

Il est aveugle au fait que, malgré toute sa rationalité et son efficacité, il est possédé par des « pouvoirs » qui restent hors de son contrôle.

Ses dieux et ses démons n’ont pas du tout disparu ; ils ont simplement pris de nouveaux noms.

Ils le maintiennent dans un état constant d’agitation et de stress, d’appréhension vague, de complications psychologiques, avec un besoin insatiable de pilules, d’alcool, de tabac, de nourriture et, surtout, avec un large éventail de névroses. »

Carl Jung, « Man and His Symbols », page 82
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Le témoignage spirituel de la scientifique Jill Bolte

Après son accident cérébro vasculaire, la neurologue spécialiste du cerveau Jill Bolte a perdu les compétences de son « cerveau gauche » (côté droit du corps, mais à gauche sur le front). Finies les facultés liées à la catégorisation, à l’organisation, à la capacité de décrire, juger et analyser de manière critique les choses.
C’est en général ce qu’on utilise le plus dans nos sociétés, comme le centre du langage et donc de l’ego. La conscience de Jill s’est éloignée de la réalité normale que l’on a du mode.
En l’absence des circuits neuronaux de son cerveau gauche, sa conscience s’est déplacée pour ne connaître que le moment présent. Elle s’est alors sentie ne faisant qu’un avec l’Univers (l’expérience du Soi).
« Je crois que plus nous passons de temps à gérer nos circuits de paix intérieure profonde et plus nous projetons ce sentiment de paix dans le monde.  »
Jill Bolte
Puis elle a décrit ses expériences artistiques et sa nouvelle vision de la fraternité humaine.
Un témoignage extraordinaire à ne pas manquer.

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La guérison du monde selon frédéric Lenoir

Pour un regard global sur l’état du monde dans de nombreux domaines et pas seulement économique: on est toujours dans une logique de quantité, le toujours « plus », logique perverse qui détruit la planète et la vie quotidienne.
Toute la donne économique basée sur la croissance doit être dépassée au profit vers la qualité d’être.
Pour transformer notre société, il faut qu’une masse de gens fasse ployer l’idéologie du monde.
Le développement durable est le meilleur choix économique, car il intègre la notion de temps, de localité, de différence et ce modèle se réplique dans d’autres domaines comme celui de la santé, de la vie humaine en général.
Merci monsieur Frédéric Lenoir d’avoir si bien compris la nécessité de changer et de le dire bien haut et fort!
Publié par notre Terre Mère

TV: lobotomie ou loisir préféré des Français?

Tout ce qui est neuroscience, recherches fondamentales sur le cerveau, est utilisé par une nouvelle catégorie de publicitaires : le neuro-marketing. Des consultants en marketing utilisent donc les découvertes en neurosciences chez l’enfant pour mieux cibler leurs futurs clients.
Par exemple, quand on regarde un film, les moments de suspens, les passages violents qui font peur, tiennent le cerveau en alerte. La pression que l’on met à suivre avec toute notre attention l’histoire créée une tension dans notre cerveau. Or c’est à ce moment-là que la pub se produit en général, avec plus ou moins de liberté selon les pays. En France, il y a la règle d’une pub par 45 minutes de projection alors qu’aux Etats-Unis ou en Grande Bretagne cela peut aller jusqu’à 3 coupures dans le même temps.
Pourquoi cette coupure de pub ?
Parce qu’après la tension précédente, le cerveau se relâche et devient très disponible car il est en phase de relaxation.
Après la tension, le cerveau est en état d’absorption et assimile les pubs sans « se méfier ».

Si vous en doutez, regardez ce très intéressant reportage de Michel Desmurget.
Dans les cinq premières minutes, on voit à quel point le monde de la TV n’est pas un monde d’éthique, cela on s’en doutait, mais pas non plus un monde d’ambition culturelles ou me^me de recherche d’expressions visuelles originales. Ce qu’il faut, c’est satisfaire les annonceurs qui sont les payeurs.
Donc l’objectif de la TV est de vendre et non pas de faire des programmes.

On voit aussi que notre cerveau est vraiment faillible. Par exemple, lors d’une pub pour le tabac, les images sont tellement séduisantes, la plastique tellement attirante que le message conscient « il n’est pas bon de fumer » n’a pas assez d’importance pour lutter. En fait ces annonceurs ‘adressent au cerveau reptilien, cela qui est le plus ancien et qui résonne par analogie, au contraire du lobe frontal qui est plus sophistiqué et qui peut faire des analyses.
Comme le fumeur est toujours un héros positif, l’enfant qui voit une pub pour les cigarettes emmagasinera l’image qu’un héros qui fume est « cool ». Il sera impressionné par les non dit et non par le message verbal.
Idem pour ce qui concerne la séduction sexuelle : cela marche très bien.
C’est ainsi que les chercheurs parlent d’attention captée, celle qui fait intervenir l’inconscient ou le cerveau reptilien, et d’attention dirigée, celle qui utilise les fonctions neuronales les plus complexes.
De plus, certains psychologues véhiculent une idée assez fausse et très ancienne, puisqu’elle nous vient d’Aristote, qui s’appelle la catharsis: on projetant sa propre violence sur un film, on pourrait s’en débarrasser. Or, nombre d’études dans différents pays ont montré que c’était l’inverse qui se produisait. Plus on regarde de films violents, plus on est agité, et plus notre seuil de tolérance vis-à-vis de al violence est élevé ; il y a une sorte d’accoutumance qui fait qu’on s’habitue, tout simplement, et on perd notre inhibition face à notre propre violence. Dans cette culture audiovisuelle de violence et de sexe facile, il suffit de regarde n’importe quel clip musical, le passage à l’acte devient plus facile. C’est d’autant plus vrai chez l’enfant.
Or, l’attention se développe tout au long de notre vie et non pas seulement durant l’enfance. Donc tout n’est pas perdu, on peut encore se déprogrammer !

Finalement, que faire ? Regarder la TV 3 à 4 heures par semaine et vous garderez votre indépendance tout en donnant des vacances à votre cerveau !

Une bonne façon de retrouver sa liberté est de recourir à la méditation qui permet de prendre du recul par rapport à toutes ces infos plus ou moins parasite qui inondent notre cerveau. La méditation détend notre mental et permet ensuite de le booster pour toutes les activités cognitives. Retrouver ces moments sur le film, pour ceux qui n’ont pas le temps, regardez en 4 minutes cette analyse scientifique remarquable sur le fonctionnement de l’attention :
Minute 23 : deux formes d’attention : captée et dirigée
Minute 26 : la méditation développe l’attention dirigée chez l’adulte

Sur la catarsis : La catharsis est l’épuration des passions par le moyen de la représentation dramatique : en assistant à un spectacle théâtral, l’être humain se libère de ses pulsions, angoisses ou fantasmes en les vivant à travers le héros ou les situations représentées sous ses yeux. La catharsis désigne donc, d’abord, la transformation de l’émotion en pensée.
Article de Jean-Michel Frodon dans Les Cahiers du cinéma, 07-08/ 2009 p. 75

« Nous voyons ces mêmes personnes, quand elles ont eu recours aux mélodies qui transportent l’âme hors d’elle-même, remises d’aplomb comme si elles avaient pris un remède et une purgation. C’est à ce même traitement, dès lors, que doivent être nécessairement soumis à la fois ceux qui sont enclins à la pitié et ceux qui sont enclins à la terreur, et tous les autres qui, d’une façon générale, sont sous l’empire d’une émotion quelconque pour autant qu’il y a en chacun d’eux tendance à de telles émotions, et pour tous il se produit une certaine purgation et un allégement accompagné de plaisir. Or, c’est de la même façon aussi que les mélodies purgatrices procurent à l’homme une joie inoffensive. »
Extrait de la « Politique » d’Aristote, qui lui, ne connaissait pas la violence télévisuelle….
Publié par notre Terre Mère

Plus on est riche, moins on est moral!

Le psychologue Paul Piff et son équipe américano-canadienne de l’Université de Californie à Berkeley a démontré, dans une étude publiée le lundi 27 dans Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), qu’il y a bien une relation entre la hiérarchie sociale et la morale : plus vous êtes riche, moins vous êtes moral. C’est le résultat des 7 situations qu’ils ont étudiées. En voici quelques unes.
Premier test : à un carrefour on observe les véhicules pris en flagrant délit de refus de priorité, ou respect de la priorité du piéton engagé sur un passage.
Les véhicules sont classés en 5 catégories, des plus vieilles, groupe 1, aux plus modernes, groupe 5.
Résultat: près d’un tiers des voitures de luxe ne respectent pas ces deux aspects du code de la route. Les groupes 1 et 2 respectent le code 4 fois plus, les groupes intermédiaires, 3 et 4, 3 fois plus.
Mais souvent, une belle voiture est une voiture fiable, très protectrice ce qui libère le conducteur de la peur de l’accrochage. Ce test montrerait plutôt l’absence d’inhibition.

Deuxième test : en laboratoire, 100 sujets doivent choisir dans des situations ou les valeurs morales doivent être bafouées pour atteindre l’objectif.
– arriver à un bon prix avec entorse à la morale
– prendre un bien au détriment d’un autre
– mensonge au cours d’une négociation
– caution d’une faute dans le cadre professionnel.
Résultat : plus le niveau social est élevé, plus les sujets sont immoraux.

Troisième test : 200 personnes jouent à lancer 5 fois les dés avec une somme d’argent en jeu. Plus le score est élevé plus la somme l’est.
Le jeu étant truqué, pour dépasser les 12 points, il fallait tricher.
Résultat : c’est la classe sociale élevée qui triche le plus.

Quatrième test : celui des bonbons. 129 étudiants de premier cycle ont été manipulés à se considérer comme riche ou pauvre. On leur a ensuite présenté un pot de bonbons qui devait aller à  des enfants dans un laboratoire voisin, mais dans lequel ils pouvaient se servir.
Résultat : les étudiants de premier se croyant de revenus supérieurs ont pris plus que ceux qui se croient de faibles revenus.

Cette étude tord le cou au préjugé qui consiste à dire que les nécessiteux sont plus enclins à voler : mais non, ce sont les plus riches ! En fait, elle indique que la valorisation de la cupidité conduit à un comportement contraire à l’éthique, (et moins que la catégorie de hauts revenus provoque un mauvais comportement.) Elle s’appuie sur des recherches antérieures démontrant que les gens riches ont une intelligence émotionnelle moins développée et ne sont pas aussi engagés dans leurs interactions sociales que les autres ; en gros, ils sont plus égoïstes.

Il faudrait savoir ce que ce genre de test pourrait donner en France où l’argent n’est pas le seul critère de réussite comme pour la société américaine. Mais tout bien réfléchi, ce n’est pas vraiment un scoop…

Plus sur : http://www.psychologytoday.com/blog/am-i-right/201202/are-the-rich-morally-bankrupt

http://business.financialpost.com/2012/02/27/wealthy-more-likely-to-lie-cheat-study/

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« Le meilleur de soi » de Guy Corneau

Guy Corneau, psychanalyste jungien québécois, a écrit un livre  « le meilleur de soi » qui développe toute une partie sur l’âme. Il donne une grande place à la créativité pour se « retrouver soi-même ».

«…Je constate souvent que la plupart des gens n’ont pas une bonne image d’eux-mêmes. Les heurts de la vie les assombrissent. Or, la partie la plus large, la plus lumineuse et la plus vivante de leur être est restée intacte et les attend avec patience. C’est le meilleur de soi… déjà présent en chacun de nous. Il n’a pas à être créé, ni inventé; il ne s’agit pas d’une tâche à accomplir, il s’agit de permettre le ressenti qui va lui ouvrir la porte. … Rencontrer le meilleur de soi, c’est éprouver la force de notre élan créateur…»

« Si nous osons exprimer notre essence créatrice, nous avons de bonnes chances de nous épanouir et de trouver le bonheur. Ne serait-ce qu’en ouvrant notre cœur, en laissant l’amour émaner de nous… »

Guy Corneau est aussi une personne engagée socialement, et publiquement. Il a écrit, joué et mis en scène plusieurs pièces, donné des centaines de conférences, participé à plusieurs magazines à la TV au Québéc.

C’est donc un homme de paroles et de dialogues qui a animé des ateliers de développement personnel, des séminaires un peu partout dans le monde. Il est le fondateur de réseaux de paroles et de soutien : ‘les Réseau Hommes Québec et Réseau Femmes Québec’, qui aident les gens par le dialogue et le développement de la création artistique, pour devenir capable « d’ouvrir son coeur. »
Plus sur : http://www.productionscoeur.com/fichiers/mot.htm
Le Meilleur de soi, Editions Robert Laffont,  2007, J’ai lu, 2009

Publié par notre Terre Mère

Mozart, musicien universel

Johannes Chrysostomus Wolfgangus Theophilus Mozart est né le 27 janvier 1756 à Salzbourg.
Son père, Leopold Mozart, s’est chargé de son éducation musicale. A six ans, son père sait que son fils est doué pour le pianoforte, l’ancêtre du piano et pour le violon et il l’emmène en 1762, faire une tournée européenne des cours royales. C’est le triomphe.
Mais le triomphe de qui ? Ces voyages sont éprouvants pour l’enfant, même s’il écrit ses premières sonates pour clavecin et violon et une symphonie.

Léopold, le père de Mozart décide d’une nouvelle tournée en Europe en 1777, et Mozart, accompagné de sa mère, repart en tournée dans les cours allemandes et à Paris. Puis à 22 ans, l’effet « enfant prodige », a disparu, et il peine à trouver sa place. Il perd sa mère ce qui le touche profondément.
A Vienne, l’empereur d’Autriche, Joseph II, lui passe commande et Mozart compose L’Enlèvement au sérail en 1782 en allemand. Il épouse Constance Weber.
Peu à peu le désintérêt pour la musique de Mozart s’installe et de sérieuses difficultés financières font jour. Il souffre de l’indifférence viennoise, et des cabales montées contre lui par ses confrères comme Antonio Saliéri.
Un jour, alors qu’il travaille sur La Flûte enchantée (1791), Mozart reçoit la visite d’un homme vêtue de noir qui lui commande un requiem. Cette œuvre ultime et sombre est restée inachevée. L’aurait-elle tué ? C’est la thèse du film Amadeus.
Dans la nuit du 20 novembre, il se sent soudainement très fatigué. Constance fait venir le médecin mais sa maladie n’est plus guérissable. Mozart meurt à Vienne le 5 décembre 1791 sept jours après.

Si Mozart a été enterré dans une fosse commune, comme on enterrait à l’époque 16 personnes à la fois et que les fosses étaient retournées tous les dix ans, on a retrouvé son crâne en 1801.

Mozart est toujours l’un des musiciens les plus célèbres au monde. Il a plus de 600 œuvres de tous genres à son actif: symphonies, musique de chambre, œuvres pour pianoforte et concertos, mais aussi musique vocale, œuvres religieuses, opéra. Il les a composées sans corriger ses partitions la plupart du temps, directement influencé par son intuition. A ce jour on ne comprend toujours pas ce type de personalité.

Mozart était-il un autiste de haut niveau ?

Le professeur Mickaël Fitzgerald spécialiste de l’autisme, a étudié la biographies de génies comme Newton, Mozart, Beethoven…Albert Einstein, présenterait des symptômes manifeste du syndrome d’asperger qui est une variante de l’autisme.
C’est le pédiatre viennois, Hanz Asperger qui découvre en 1944 ce dérèglement de l’équilibre entre l’hémisphère droit et l’hémisphère gauche du cerveau, des autistes de haut-niveau.

Ce n’est peut-être pas le cas des génies comme Einstein et Mozart qui avaient pourtant des difficultés à entretenir des rapports sociaux alors qu’ils possédaient une intelligence exceptionnelle. Selon Fiztgerald, les modules du cerveau ne sont pas aussi bien reliés que chez le commun des mortels, ce qui créerait leur génie. Mais cela n’explique pas tout, loin de là.

Par exemple, Matt Savage, découvre à six ans l’art de jouer du piano. En une nuit il sait en jouer, en 6 mois, il maîtrise les sonates de Schubert. À l’âge de sept ans, il compose ses propres œuvres de jazz et enregistre son premier album. À 13 ans, Matt se produit au « Birdland », l’un des plus célèbre club de jazz de New-York ! Mais Matt ne peut apprendre à l’école à cause de sa maladie et doit rester chez lui.
Le syndrome des autistes de haut-niveau offre aux chercheurs une possibilité d’en apprendre davantage sur le fonctionnement du cerveau en général. Mais il est clair qu’il existe une différence entre les génies et le commun des mortels. D’une part ils semblent connectés à une source d’inspiration que l’homme ordinaire ne peut pas recevoir, d’autre part ils sont capables de la retranscrire en une créativité bouillonnante dans le domaines des arts et/ou de la science. Leur cerveau fonctionne différemment car il est peut-être le réceptacle de grandes âmes évoluées.
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Les Français accros aux médicaments !

Selon le dernier rapport de la Cour des Comptes, nous faisons face à un déficit historique de la sécurité sociale de 29,8 milliards d’euros !

Presque 30 milliards ont été dépensés donc en 2010 et de déficit a plus que triplé depuis deux ans. Il y a plusieurs raisons à cela :  

–  la vieillesse qui augmente et dont la prise en charge est de plus en plus longue et chère
–  le recul de la prescription des génériques
–  les remboursements liés au scandale du Médiator, dont les dossiers à charge continuent de pleuvoir

Il faut dire que la France est championne d’Europe pour ses dépenses de santé, et surtout pour sa consommation de médicaments, (notamment des antibiotiques malgré les campagnes d’informations à ce sujet) alors que l’état de santé de sa population n’est pas nettement meilleure… Par exemple, depuis 20 ans, on consommé 2,5 fois plus de médicaments.

Dans l’esprit des gens, et c’est parfois vrai, la molécule est moins active dans les produits génériques. Donc certains patients insistent pour avoir de la marque. La Cour des Comptes dénonce ce manque d’information qui se produit autant à l’hôpital qu’en cabinet, car les médecins ne prescrivent pas beaucoup de génériques.

En plus, les assurances vont augmenter de 3,5% par an, ce qui représente 65 euros par personne, environ 40 pour l’assurance maladie. Les tarifs définitifs seront annoncés fin octobre.

Remarque :

Attention, pour changer d’assureur ou modifier votre contrat, vous devez le faire 2 mois avant l’échéance soit avant le premier novembre 2011 et par lettre recommandée pour une assurance en 2012. A moins de trouver un problème dans le contrat, des délais de remboursements trop longs, des changements de tarifs non annoncés…ce qui n’est pas simple.

Quand va-t-on cesser de vouloir soigner les maladies de l’âme par des médicaments ? Taire le stress, la mélancolie, l’inadaptation à la société de compétition par des molécules chimiques ? Il serait grand temps de rembourser tout ce qu’on appelle maladroitement, les médecines parallèles, ce fourre-tout bien mal compris… 

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Bécassine à la sécurité sociale

La médecine allopathique ne serait pas la seule possibilité pour se soigner ! Dixit la Haute Autorité de santé (HAS) dans son rapport « Développement de la prescription de thérapeutiques non médicamenteuses validées », remis mardi 7 juin 2011. Et comme toujours en France, c’est la morale du porte monnaie qui prime avant tout, mais tout va bien car on va vers le bon sens.

Pour pouvoir parler intelligemment d’économies pour la sécurité sociale, la direction de la Sécurité sociale a ouvert le débat en commandant ce rapport.

Ce rapport met en lumière que :
– de nombreuses études montrent que l’alimentation et le mode de vie ont des effets sur la santé, comme par exemple le stress qui joue un rôle très important, ou que les thérapies ont aussi des effets sur notre corps. Et pourtant, en France, on ne s’y intéresse pas trop ou alors, si c’est le cas, on est taxé de farfelu si ce n’est de sectaire.
– le médecin généraliste, payé à l’acte, n’a peut-être pas intérêt à rester longtemps avec un patient. Soulignons au passage cette fabuleuse découverte.
– le manque d’information des médecins sur les méthodes dites alternative n’aide pas vraiment ceux-ci à connaître d’autres professionnels spécialisés comme des psychothérapeutes, diététiciens, kinésithérapeutes….
– l’information des médecins serait trop souvent fournie par l’industrie pharmaceutique. Etonnant, qui l’eut cru ?
La HAS compte évaluer les traitements psychologiques et autres alternatives aux médicaments en fonction des maladies, décerner quelles sont les plus efficaces pour voir jusqu’à quel point la sécurité sociale peut les rembourser. Car l’aspect financier est en effet frein important pour la majorité des Français.

Plus avec l’interview de Clémence Thébaut, chef de projet à la HAS par le Monde :
 http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/06/07/sante-il-faut-ameliorer-l-acces-aux-pratiques-non-medicamenteuses_1533168_3224.html#xtor=AL-32280184

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