Seattle, le respect de la Terre Mère

Le Chef Seattle, ou « Seathl » vient des tribus amérindiennes Suquamish par son père et Duwamish par sa mère. Il est né vers 1786 sur l’île Blake dans l’État de Washington, et mort le 7 juin 1866 dans la réserve Suquamish de Port Madison à Washington. La ville de Seattle porte son nom en hommage.
« En 1854, le chef Seattle des tribus du Nord-Ouest remit solennellement son territoire et son peuple à la souveraineté des États-Unis. Le discours qu’il prononça à cette occasion a servi un siècle plus tard d’inspiration au mouvement écologiste qui l’a réinterprété de façon particulièrement percutante. Le chef s’adresse, de façon plus pressante que jamais, aux descendants des colons blancs que nous sommes :
« Enseignez à vos enfants ce que nous avons enseigné aux nôtres, que la terre est notre mère. Tout ce qui arrive à la terre arrive aux fils de la terre. Si les hommes crachent sur le sol, ils crachent sur eux-mêmes.
La terre n’appartient pas à l’homme ; l’homme appartient à la terre. Cela nous le savons. Toutes les choses se tiennent, comme le sang qui unit une même famille. Toutes les choses se tiennent. Tout ce qui arrive à la terre arrive aux fils de la terre. » »
David Servan-schreiber, Anticancer, prévenir et lutter grâce à nos défenses naturelles,
Pocket évolution, 2007 ; ISBN : 978 2 266 18332 1
www.guerir.fr
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La vision du monde de Victor Hugo

HugoVoici un extrait d’une lettre de l’écrivain Victor Hugo envoyée à son ami Lamartine,  appréciez son humanité et son actualité :

« Mon illustre ami,

Si le radical, c’est l’idéal, oui, je suis radical. Oui, à tous les points de vue, je comprends, je veux et j’appelle le mieux ; le mieux, quoique dénoncé par le proverbe, n’est pas ennemi du bien, car cela reviendrait à dire : le mieux est l’ami du mal. Oui, une société qui admet la misère, oui, une religion qui admet l’enfer, oui, une humanité qui admet la guerre, me semblent une société, une religion et une humanité inférieures, et c’est vers la société d’en haut, vers l’humanité d’en haut et vers la religion d’en haut que je tends : société sans roi, humanité sans frontières, religion sans livre. Oui, je combats le prêtre qui vend le mensonge et le juge qui rend l’injustice. Universaliser la propriété (ce qui est le contraire de l’abolir) en supprimant le parasitisme, c’est-à-dire arriver à ce but : tout homme propriétaire et aucun homme maître, voilà pour moi la véritable économie sociale et politique. Le but est éloigné. Est-ce une raison pour n’y pas marcher ? J’abrège et je me résume. Oui, autant qu’il est permis à l’homme de vouloir, je veux détruire la fatalité humaine ; je condamne l’esclavage, je chasse la misère, j’enseigne à l’ignorance, je traite la maladie, j’éclaire la nuit, je hais la haine.
Voilà ce que je suis, et voilà pourquoi j’ai fait Les Misérables.
Dans ma pensée, Les Misérables ne sont autre chose qu’un livre ayant la fraternité pour base et le progrès pour cime.
Maintenant jugez-moi.… »

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La sagesse de Koko le gorille

Koko le gorille parle aux hommes, Koko aime la nature et la Terre Mère et s’inquiète de son devenir… Science fiction? Non, c’est vraiment ce que nous dit ce singe en langage de signes. Regardez cette vidéo réalisée sans trucage selon les créateurs de l’association « natureseeyou ».

Note de la « Gorilla Foundation » :
Cette vidéo a été faite à partir de plans de Koko réagissant après qu’on lui ait expliqué les enjeux de la COP21. Elle s’est ensuite exprimée par elle-même sur le sujet. Cette vidéo a été coupée pour rendre le visionnage plus clair.
Voici ce que dit Koko:
« Je suis Gorille, je suis fleurs, animaux, je suis Nature. Homme, Koko aime. Terre, Koko aime. Mais homme : stupide. Stupide! Koko, désolée. Koko pleure. Vite! Réparez Terre, aidez Terre! Vite, protégez Terre. Nature vous regarde. Merci. »

Si vous voulez aussi rappeler à la CP 21 les dangers de la disparitions des espèces animales et végétales, aidez la nature à faire entendre sa voix en signant la pétition:
http://natureseeyou.com/#petition

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Qui dit que la biologie s’oppose au spirituel? Pas Pierre Lecomte du Noüy

Lecomte du Nouy-2« L’homme évolué a atteint un stade de développement de sa conscience qui lui permet d’élargir sa perspective et de se rendre pleinement compte du rôle magnifique qu’il peut jouer comme acteur responsable dans l’Évolution. Contrairement au polype qui, au fond de la mer, lutte aveuglément pour sa vie et ne saura jamais qu’il pose les fondations d’un atoll de corail destiné, au cours des siècles, à devenir une île fertile, fourmillante de formes vivantes plus élevées, l’homme sait qu’il est l’avant-coureur d’une race plus belle et plus parfaite qui sera, pour une part, son œuvre. Il devrait être fier de la formidable responsabilité qui lui est dévolue, et sa fierté devrait être assez forte pour rejeter dans l’ombre les déceptions et les privations inévitables mais passagères. Si seulement les hommes étaient plus nombreux à comprendre cette réalité, s’ils se faisaient gloire de leur tâche et en tiraient joie, le monde deviendrait bientôt, un monde meilleur, bien avant que le but spirituel ne soit atteint. Puisse chaque homme se souvenir que la destinée de l’humanité est incomparable et dépend en grande partie de sa volonté de collaborer à l’œuvre transcendante. Puisse-t-il se souvenir que la Loi est, a toujours été, de lutter, et que le combat n’a rien perdu de sa violence, en passant du plan matériel au plan spirituel. Puisse-t-il se souvenir que sa propre dignité, sa noblesse en tant qu’être humain, doivent se dégager des efforts qu’il fera pour se libérer de son esclavage et. pour obéir à ses aspirations les plus profondes. Puisse-t-il surtout ne pas oublier que l’étincelle divine est en lui, en lui seul, et qu’il est libre de la mépriser, de l’étouffer ou de se rapprocher de Dieu. »

Le biologiste Pierre Lecomte du Noüy, « L’Homme et sa destinée » (conclusion) Plus sur:

https://articlesamfortaslts.wordpress.com/2013/02/13/pierre-lecomte-du-nouy-savant-francais-oublie/

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Quand avez-vous arrêter de danser?

angeles-photo« Dans de nombreuses sociétés chamanes, si vous allez voir une personne médecin pour vous plaindre d’être découragé, démoralisé ou déprimé, ils vous poseront l’une de ces quatre questions:
« -Quand avez-vous arrêté de danser?
-Quand avez-vous cessé de chanter?
-Quand avez-vous cessé d’être enchanté par les histoires?
-Quand avez-vous cessé d’être réconforté par le tendre royaume du silence?  »
Lorsque nous avons cessé de danser, de chanter, d’être enchanté par les histoires, ou de trouver le réconfort dans le silence, nous avons alors perdu notre âme.
La danse, le chant, le conte, et le silence sont les quatre baumes de guérison universels. »

Le Four-Fold way : ou « Marcher dans les 4 chemins du guerrier, du guérisseur, de enseignant et du visionnaire » est un livre de l’anthropologue Angeles Arrien qui est une experte de la spiritualité des Amérindiens.
Ce livre est un compte rendu lucide des approches spirituelles d’une autre culture qui nous amène à rechercher nos racines dans la nature, pour retrouver les sources de notre force. Il révèle les quatre principes archétypaux de la roue de médecine amérindienne : la sagesse venant des anciens guerriers, des guérisseurs, des visionnaires, et des enseignants. Il nous montre comment rétablir l’équilibre en nous et dans notre environnement.

Angeles Arrien est une anthropologue qui s’intéresse spécifiquement aux cultures autochtones et à leurs symboles, aux mythes et aux pratiques des peuples. Ses recherches et son enseignement portent sur les valeurs et les croyances partagées par l’humanité à travers les cultures et sur l’intégration et l’application de ces sagesses multi-culturelles, universelles, dans un cadre contemporain.
Ces paroles sont souvent faussement attribuées à la danseuse américaine Gabrielle Roth qui les a utilisées pour illustrer l’avant-propos de son livre « Maps to Ecstasy ». Angela Arrien est décédée le 24 avril 2014. Son livre s’appelle en français : « les quatre voies de l’initiation chamanique ».
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Les richesses de la mer

mer

« Voyez ces arbres, la façon dont ils sont, vous voyez, est très surprenante. Ils reçoivent beaucoup de vent de la mer, mais en se rapprochant de la mer, on voit que les arbres sont plantés de façon à se pencher vers la mer, jamais à l’opposé. Ils montrent une sorte de gratitude envers la mer.

Bien que le vent souffle contre eux, ils n’en sont pas affectés. Leur gratitude va à la mer, alors c’est vers elle qu’ils se penchent. Même ces arbres semblent comprendre que sans la mer, nous n’aurions pas pu voyager d’un endroit à un autre, comme nous l’avons fait (ainsi que leurs graines).

Et puis, au fond de l’océan se trouvent de grandes richesses qui n’ont pas encore été explorées.

Une fois qu’elles seront découvertes, le monde entier pourra s’enrichir énormément. Mais chacun se bat à ce sujet, pour savoir à qui appartient telle partie ou telle autre, ce genre de combat, vous voyez.

Je pense que ce qui est au fond de la mer pourrait se déplacer d’un endroit à un autre. De nombreuses richesses, comme de l’or, de l’argent, des diamants sont ensevelis sous la mer. Et il se pourrait qu’un jour, peut-être, cette richesse, cette Lakshmi, soit découverte et nous tous, nous deviendrons riches. »
Shri Mataji, Alibga, Inde, décembre, 1991
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Proverbe Cherokee

cherokee

« La plus haute vocation de la femme est de conduire l’homme à son âme afin de l’unir à la Source.

La plus haute vocation de l’homme est de protéger la femme afin qu’elle soit libre de marcher sur la terre, saine et sauve

Proverbe Cherokee
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PRIÈRE POUR LA VIE de Jeff Foster

Jeff Foster

PRIÈRE POUR LA VIE
« Que la vie
Brise en moi tout ce qui doit être brisé.
Installe l’espoir de voir chaque être installé.
Qu’elle m’utilise, dessine chaque once en moi de créativité, m’aide à vivre une vie fondamentalement unique
Forgeant dans la forêt un chemin pour toujours hors des sentiers battus
Me montre comment aimer plus profondément que je ne l’aurais jamais cru.

Tout ce dont je me détourne encore, met le moi face à face.
Tout ce contre quoi je me bats encore, fais que je m’adoucisse, me détende, pleinement l’embrasse.
Là où mon cœur se ferme encore, montre-moi comment sans violence l’ouvrir.
Ce que j’accroche encore, aide-moi à le laisser partir.

Montre-moi les défis, les luttes, les obstacles insurmontables en apparence,
qui apportent une humilité encore plus profonde et une confiance
dans la vie et son l’intelligence.
Aide-moi à rire de ma propre gravité.
Permet-moi de trouver l’humour dans l’obscurité.
Montre-moi un profond sentiment de calme au milieu des tempêtes.
Ne m’épargne pas la vérité. Jamais.

Que la gratitude soit mon maître.
Que mon mantra soit le pardon.
Que ce moment soit un constant compagnon.
Laisse-moi voir ton visage en chaque être.
Sentir ta présence chaleureuse en ma propre présence.

Tiens-moi si je suis trébuchant.
Inspire-moi si je ne peux inspirer.
Laisse-moi mourir en vie plutôt que vivre en mourant.

Amen. »

Pour en savoir plus sur Jeff Foster:  http://www.lifewithoutacentre.com/

PRAYER FOR THE LIVING
Life,
Break in me whatever needs to be broken.
Fix my hope of ever being fixed.
Use me. Draw every ounce of creativity out of me. Help me live a radically unique life, forever forging a never-before-trodden path in the forest.
Show me how to love more deeply than I ever thought possible.

Whatever I am still turning away from, keep shoving in my face.
Whatever I am still at war with, help me soften towards, relax into, fully embrace.
Where my heart is still closed, show me a way to open it without violence.
Where I am still holding on, help me let go.

Give me challenges and struggles and seemingly insurmountable obstacles, if that will bring an even deeper humility and trust in the intelligence of life.
Help me laugh at my own seriousness.
Allow me to find the humour in the dark places.
Show me a profound sense of rest in the midst of the storm.
Don’t spare me from the truth. Ever.

Let gratitude be my guide.
Let forgiveness be my mantra.
Let this moment be a constant companion.
Let me see your face in every face.
Let me feel your warm presence in my own presence.

Hold me when I stumble.
Breathe me when I cannot breathe.
Let me die living, not live dying.

Amen. »
Traduit et publié par notre Terre Mère

Connaissez vous Marianne Williamson?

Williamson-1Mais si, vous la connaissez! C’est elle qui a écrite ces mots si célèbres qu’on  attribue faussement à Nelson Mandela:

« Notre plus grande peur n’est pas d’être incompétent.
Notre plus grande peur, c’est d’être puissants au-delà de toute mesure.
C’est notre lumière, non pas notre obscurité, qui nous effraie le plus.

Nous nous disons : « qui suis-je pour être brillant, magnifique, talentueux et fabuleux ? »
En fait, « qui êtes-vous pour ne pas l’être ? » Vous êtes l’enfant de Dieu.
Vous diminuer ne rend pas service au monde.

Il n’y a rien de lumineux à se diminuer, afin que les autres ne se sentent pas mal à l’aise en notre compagnie.
Nous sommes tous nés pour briller, comme le font les enfants, nous sommes nés pour rendre manifeste la gloire de Dieu qui est en nous, pas seulement en certains de nous, mais en chacun.

Et, en permettant à notre lumière de briller,
Nous donnons inconsciemment aux autres la permission de faire de même.

Lorsque nous sommes libérés de nos peurs, notre présence libère automatiquement les autres. »

Marianne Williamson est une auteure, conférencière et fondatrice de l’Alliance de la paix, une campagne qui soutient actuellement la législation devant le Congrès pour établir un ministère de la Paix Etats-Unis
“Our deepest fear is not that we are inadequate. Our deepest fear is that we are powerful beyond measure. It is our light, not our darkness that most frightens us. We ask ourselves, Who am I to be brilliant, gorgeous, talented, fabulous? Actually, who are you not to be? You are a child of God. Your playing small does not serve the world. There is nothing enlightened about shrinking so that other people won’t feel insecure around you. We are all meant to shine, as children do. We were born to make manifest the glory of God that is within us. It’s not just in some of us; it’s in everyone. And as we let our own light shine, we unconsciously give other people permission to do the same. As we are liberated from our own fear, our presence automatically liberates others.”

Paroles tirées du ivre A Return to Love, de Marianne Williamson.
Plus sur : http://www.marianne.com/

Publié par notre Terre Mère

Au revoir Monsieur Nelson Mandela

Mandela

Nelson Mandela, héros de la lutte contre l’apartheid et premier  président démocratique de l’Afrique du Sud, s’est éteint jeudi 5 décembre 2013, à l’âge de 95 ans.

Nelson Mandela s’est fait appeler « Madiba » car c’est le nom de la tribu Xhosa à laquelle il appartient. C’est très honorifique de se référer à quelqu’un par le nom de sa tribu. Il a écrit dans « un lon chemin vers la liberté » que c’est son instituteur qui lui avait donné le nom anglais de « Nelson » dès son premier jour d’école. Pour le respecter pleinement, ne faudrait-il pas l’appeler de son vrai nom Mandiba?

Pour se souvenir un peu mieux de lui, voici son discours d’investiture prononcé à Cape Town le 9 mai 1994, qui nous prouve, s’il le fallait encore, à quel point monsieur Mandela était un guerrier de la justice, du pardon et de l’unité des peuples au-delà de toutes différences:

Discours d’investiture de Nelson Mandela prononcé à Cape Town le 9 mai 1994
« M. le maître de cérémonie ,
Vos Excellences ,
Membres du Corps diplomatique ,
Mes compagnons  Sud-Africains :
Aujourd’hui, nous entrons dans une ère nouvelle pour notre pays et ses habitants. Aujourd’hui, nous célébrons non pas la victoire d’un parti, mais une victoire pour tous les peuples de l’Afrique du Sud.
Notre pays est arrivé à prendre une décision. Parmi tous les partis qui contestaient les élections, l’écrasante majorité des Sud-Africains a mandaté le Congrès national africain pour diriger notre pays vers l’avenir. L’Afrique du Sud pour laquelle nous avons luttée, dans laquelle tous nos peuples, qu’ils soient d’Africains, colorés, indiens ou blancs, se considèrent comme les citoyens d’une nation, est à portée de nos mains.
C’était peut-être l’histoire qui a voulu que cela se passe ici, au Cap de Bonne-Espérance, qui a voulu que nous posions la première pierre de notre nouvelle nation. Car c’est ici, à ce cap, il y a plus de trois pays, qu’a commencé, sur ces rivages, la convergence fatidique des peuples d’Afrique, d’Europe et d’Asie.
C’était sur cette péninsule que les patriotes, parmi eux de nombreux princes et érudits d’Indonésie, ont été traînés dans des chaînes. C’était sur ces plaines sablonneuses que les premières batailles des guerres épiques de résistance ont été combattues.

Quand nous regardons par delà la baie de Table, l’horizon est dominé par l’île Robben, dont l’ infamie, comme un donjon construit pour étouffer l’esprit de liberté, est aussi vieille que le colonialisme en Afrique du Sud. Pendant trois siècles, cette île était considérée comme un lieu où les exclus pouvaient être bannis. Le nom de ceux qui ont été incarcérés à l’île Robben sont un appel des combattants de la résistance et des démocrates couvrant plus de trois siècles. Si en effet, il s’agit d’un cap de Bonne-Espérance, cet l’espoir doit beaucoup à l’esprit de cette légion de combattants et d’autres de même calibre.

Nous avons combattus pour une constitution démocratique depuis les années 1880. Notre quête a été pour une constitution librement adoptée par le gens d’Afrique du Sud, en raison de leurs souhaits et de leurs aspirations. La lutte pour la démocratie n’a jamais été recherchée par une seule race, une classe, une communauté religieuse ou un genre chez les Sud- Africains. En honorant ceux qui ont combattu pour voir arriver ce jour, nous honorons les meilleurs fils et filles de notre peuple. Nous pouvons les retrouver parmi les Africains, les métis, les blancs, les Indiens, les musulmans, les chrétiens, les hindous et les juifs – tous unis par la vision commune d’une vie meilleure pour les habitants de ce pays.

C’est cette vision qui nous a inspiré en 1923 lorsque nous avons adopté le premier projet des droits de l’homme dans ce pays. Cette même vision nous a incités à mettre en avant les revendications africaines en 1946. Il y a également le principe fondateur de la Charte de la liberté, que nous avons adoptée comme notre politique en 1955, qui, dans ses premières lignes, propose à l’Afrique du Sud, une base inclusive de la citoyenneté.
Dans les années 1980, le Congrès National Africain donnait lui aussi le ton, étant la première formation politique majeure en Afrique du Sud à s’engager fermement à un projet de loi pour les droits de l’homme, que nous avons publié en Novembre 1990. Ces étapes donnent une expression concrète de ce que l’Afrique du Sud peut devenir. Elles parlent d’un ordre politique démocratique constitutionnel, dans lequel, indépendamment de la couleur, du sexe, de la religion, de l’opinion politique ou de l’orientation sexuelle, la loi protègera également de tous les citoyens.
Ils projettent une démocratie dans laquelle le gouvernement, quel qu’il soit, sera lié par un ensemble de règles plus nombreuses, réunies dans une constitution, et ne pourra pas gouverner le pays comme il lui plaît.
La démocratie est fondée sur le principe de la majorité. Cela est particulièrement vrai dans un pays comme le nôtre où la grande majorité a été systématiquement privée de ses droits. Dans le même temps, la démocratie exige aussi que les droits des minorités politiques et autres soient protégés.
Dans l’ordre politique, nous avons mis en place qu’il y aura des élections régulières, libres et transparentes à tous les niveaux du gouvernement – central, provincial et municipal. Il doit aussi exister un ordre social qui respecte complètement la culture, la langue et les droits religieux de toutes les parties de notre société et les droits fondamentaux de la personne.
La tâche ne sera pas facile. Mais vous nous avez mandaté pour changer l’Afrique du Sud, qui était un pays où la majorité vivait avec peu d’espoir, et qui est un pays dans lequel les gens pourront vivre et travailler dans la dignité, avec un sens de l’estime de soi et une confiance en l’avenir. La pierre angulaire de la construction d’une vie meilleure avec de meilleures chances, la liberté et la prospérité, sont le Programme de reconstruction et de développement.
Cela implique l’unité des objectifs, l’unité dans l’action, que nous travaillions tous ensemble pour mettre fin à la division, fin à la suspicion, afin de construire une nation unie dans sa diversité.
Les habitants de l’Afrique du Sud ont parlé dans ces élections. Ils veulent changer ! Et ils obtiendront ce changement. Notre plan est de créer des emplois, de promouvoir la paix et la réconciliation, et de garantir la liberté pour tous les Sud-Africains. Nous allons nous attaquer à la pauvreté généralisée, si répandue parmi la majorité de notre peuple. En encourageant les investisseurs et les Etats démocratiques à soutenir des projets créateurs d’emplois, pour lesquels la fabrication va jouer un rôle central, nous allons essayer de changer notre pays, exportateur de matières premières brutes, à celui qui exporte des produits finis.
Le gouvernement élaborera des politiques qui encouragent et récompensent les entreprises qui s’installeront parmi les communautés défavorisées – les Africains, les personnes de couleur et les Indiens. Par l’assouplissement des conditions de crédit, nous pouvons les aider à faire des incursions dans les sphères de la production et de la manufacture, et casser la distribution à petite échelle dans laquelle ils sont actuellement confinés.
Pour élever notre pays et son peuple du bourbier du racisme et de l’apartheid, il faudra de la détermination et des efforts. En tant que gouvernement, l’ANC va créer un cadre juridique qui aidera, plutôt que d’empêcher, la tâche impressionnante de reconstruction et de développement de notre société meurtrie.
Alors que nous sommes et resterons pleinement engagés à respecter l’esprit d’un gouvernement d’unité nationale, nous sommes déterminés à initier et à apporter les changements que la population, par ce mandat, nous demande.

Nous plaçons sur la table notre vision d’un nouvel ordre constitutionnel en Afrique du Sud, non pas comme des conquérants qui le prescriraient aux vaincus. Nous parlons comme des concitoyens afin de guérir les blessures du passé et avec l’intention de construire un nouvel ordre fondé sur la justice pour tous.
C’est le défi que doivent relever tous les Sud-Africains d’aujourd’hui, et c’est avec ce défi, jen suis certain, que nous nous élèverons tous. »

Publié par : ANC, Département de l’information et de la communication, Johannesburg.

Traduit par notre Terre Mère