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Quand l’épigénétique vient au secours des hommes selon Joel de Rosnay

Inné ou acquis?
Peut-on encore poser la question de nos jours? En d’autres termes, est-ce que le problème se pose ainsi?
« La symphonie du vivant », nouveau livre de Joel de Rosnay, nous explique que nous avons dépassé cette opposition.
Joel de Rosnay a travaillé à l’Institut Pasteur, au MIT, sur la conception des molécules par ordinateur, mais il a aussi été un champion de France de surf…
Il nous explique simplement que l’épigénétique signifie aller au-delà de l’ADN, car on peut moduler l’expression de nos gènes pas notre comportement.
Notre comportement fait que notre corps sécrète des molécules qui vont stimuler certains enzymes ou protéines qui contrôlent le fonctionnement de notre vie. Nous ne sommes plus seulement déterminés par nos gènes, nous pouvons agir en êtres responsables par rapport à notre corps, à notre environnement, à notre société.

Donc on peut agir sur les gènes, non pas en changeant le code génétique, c’est impossible, mais en agissant sur la stimulation de certains gènes par notre comportement. Un bon comportement se fonde sur le respect de 5 codes:
La nutrition, l’exercice modéré, la gestion du stress, le plaisir de faire ce qu’on fait et le réseau social et familial. En étant en harmonie avec ces paramètres, on va secréter dans notre corps des molécules qui vont stimuler certains gènes. C’est le vivre mieux. Ainsi, le bonheur de bien vivre en étant bien entouré conserve. On s’en serait douté. Mais la nouveauté de ces quelques 60 dernières années, c’est que la science a fait sienne ces observations qui étaient auparavant d’ordre philosophique ou spirituel.

Qu’est-ce qui est nouveau? Ce sont des milliers de publications qui prouvent cela, même si le terme d’épigénétique a été créé en 1949.

Mais Joel de Rosnay nous permet d’aller à un niveau supérieur bien-être en parlant du bien être collectif. Un même est un « gène socio-culturel », c’est à dire une notion, une idée, un refrain, une formule, une phrase choc qui se partagent dans la société via les nouveaux media. La mémétique étudie donc les mèmes dans les médias, étudie la diffusion de ces mèmes.
Pour Joel de Rosnay, l’épimémétique étudie les mèmes de « l’ADN sociétal ».

La génétique elle-même est sous un régime de contrainte: elle n’a pas vocation à s’appliquer telle quelle mais subit la contrainte de l’épigénétique. C’est donc une source de liberté. Mais les recettes de la liberté sont complexes.

Par exemple, la méditation déclenche des mécanismes épigénétiques qui permettent de lutter contre l’inflammation, le stress oxydatif du corps. Elle entretient à l’intérieur du corps une forme d’harmonie homéostatique que l’on n’aurait pas sans la méditation. Il y a des termes à connaître pour mieux comprendre le processus.
1) L’épigénome, qui est l’ensemble de ce qui conditionne la modulation de l’expression des gènes. Par exemple, des enzymes vont métyler, rajouter des groupements biologiques sur les istones qui entourent l’ADN ou bien ils vont acétyler l’ADN de manière à ce qu’il s’exprime plus ou moins.
2) Il existe de petites molécules de micro RNA qui circulent dans l’ensemble du corps, et qui jouent le rôle d’interrupteurs chimiques qui allument ou éteignent. Notre comportement va provoquer dans le corps ces micro RNA ou ces enzymes qui vont mettre en marche ou pas certains gènes.
L’organe qui est concerné par l’application de l’épigénétique, c’est le cerveau. Par exemple, le cerveau est programmé pour échapper aux contraintes de la génétique. Le cerveau est en perpétuel changement. On n’a pas le contrôle de ce phénomène, cela nous échappe. Le cerveau est un réseau fluide.

On en arrive aujourd’hui à penser qu’il y a une transmission héréditaire de caractères acquis. Le vieux débat entre l’inné et l’acquis est donc dépassé. Il a été démontré que le stress, les addictions se transmettent en grande partie: ce n’est pas l’ADN qui est modifié, ce ne sont pas les bases du code génétique, mais c’est une expression différente des gènes, une aptitude à avoir un comportement particulier. C’est une grande nouveauté!

Donc on n’est moins liés à la génétique que l’on croyait mais pas totalement libres non plus: on doit se libérer, s‘émanciper et la science est en train de démontrer que cela est possible.

Notre liberté se trouve en fait dans cette formidable responsabilisation que nous acquérons. La façon dont nous nous comportons trace en grande partie notre avenir.

Notre cerveau s’adapte et apprend tout au long de la vie. C’est la plasticité cérébrale, un concept qui rejoint en partie l’épigénétique, c’est-à-dire l’idée que le cerveau n’est pas rigide mais est en permanence modifié.
La plasticité est un mélange de phénomènes épigénétiques, d’autres qui sont en rapport avec les réseaux de neurones, à l’expression des protéines. Le cerveau n’est donc pas un ordinateur mais un réseau fluide qui sait s’adapter. Grâce à l’épigénétique, le corps d’adapte en permanence ainsi que le cerveau.

Les mèmes se reproduisent littéralement comme de virus, comme des slogans  qui imprègent la culture de la société.
Comment ces mèmes pourraient-ils nous aider à changer la société? Collectivement, nous pouvons intervenir sur l’expression de « l’ADN sociétal ». Un pays a une constitution, une entreprise à des statuts, une association un règlement intérieur, une équipe sportive a une règle du jeu. On peut appeler cela un « ADN sociétal ».
Collectivement, nous pouvons agir sur la société en choisissant certains mèmes plutôt que d’autres. Plus il y aura de gens sains dans une société plus elle deviendra saine. C’est la démocratie participative en réalité, qui grâce au numérique, accélère la cohésion sociale. En fait, Joel de Rosnay est en train de nous parler de la Conscience Collective puisque finalement, il parle de mouvements de société qui sont plus ou moins inconscients (quand nous ne sommes pas dans une dictature qui manipule les mèmes). Quelle avancée lorsque la science est au service de l’humanité!

Plus sur: https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/saison-10/435189-la-symphonie-du-vivant-l-epigenetique-c-est-fantastique-par-joel-de-rosnay.html

Publié par notre Terre Mère

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Malala Yousafzai au Parlemant canadien

https://youtu.be/vwkZBtandwQ

L’éducation pour les filles, comme l’accès à l’eau, c’est la base de toute société, c’est la clé de la richesse dans tous les pays. D’ailleurs, l’accès à l’eau facilite l’instruction car les femmes sont relevées de ce travail pour pouvoir aller à l’école.

Les filles sont les femmes de demain et ce sont les femmes qui construisent la société par leur éducation à l’intérieur de la famille auprès de leurs enfants. Malala parle au nom de tous ces enfants qui se battent pour aller à l’école.
Il ne faut pas l’oublier.

Il y a des millions d’enfants qui souhaitent avoir une chance d’évoluer et de participer à leur société au lieu de vivre isolés dans leur ignorance.
Malala aura 20 ans en juillet 2017.

Plus sur: https://fr.wikipedia.org/wiki/Malala_Yousafzai
Publié par notre Terre Mère

Un vibrant hommage à Martin Luther King

martin-luther-kingL’anniversaire de Martin Luther King est le 15 janvier mais on le fête le lendemain aux États-Unis.
Lisez le bel hommage du Président des USA à ce pionnier de la paix. Et regardez bien lequel des deux Présidents signe le 16 janvier 2017 ces mots éloquents, vous risquez d’être surpris.

« Aujourd’hui, notre nation fait une pause pour honorer une légende, une icône et un héros américain. Le révérend Martin Luther King Jr. a élevé la conscience de notre nation – un leader imposant à son époque, et une inspiration durable pour toutes les générations à suivre.
Notre Déclaration dit que «tous les hommes sont créés égaux» et le Dr King a mis notre nation au défi de vivre cette vérité sacrée: bannir les maux de la bigoterie, de la ségrégation et de l’oppression qui sont au cœur des institutions de la société et des hommes.
Son héritage de liberté est la véritable commémoration de sa vie: aucun témoignage ne peut rendre un meilleur hommage que les visages des jeunes enfants qui vivent leurs rêves.
Mais son travail n’est pas encore accompli: tout autour de nous aujourd’hui, nous voyons des communautés et des écoles à la traîne qui ne partagent pas la prospérité de la vie américaine. Chacun d’entre nous a l’obligation solennelle de veiller à ce qu’aucun Américain ne soit laissé de côté – et que tous les Américains soient pleinement inclus dans le Rêve Américain. Quand de jeunes Américains de couleur sont laissés pour compte, notre nation se voit refuser toute une vie de contributions à cette société – et quand l’un de nos frères et sœurs américains est obligé de vivre dans la peur, la pauvreté ou la violence, c’est un revers de fortune pour la nation tout entière.
Nous nous élevons et tombons ensemble, alors aujourd’hui, engageons-nous à suivre les pas du Dr. King afin que tous les Américains puissent connaître les pleines bénédictions de cette terre bénie par Dieu. »
Donald John Trump

Texte original: https://www.facebook.com/DonaldTrump/posts/10158487953075725
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le site web « Ah la vache » d’Arnaud Billon

Arnaud Billon est aujourd’hui un agriculteur heureux, et oui c’est possible! Il vit dans le Perche ornais où il a repris l’exploitation familiale d’élevage de vaches.
En fait, avant de créer son site Ah la vache pour concrétiser son envie de changer d’agriculture, Arnaud Billon produisait à perte, même avec les subventions : il faut dire que son intermédiaire c’était la grande distribution dont on connaît les marges.
Une agriculture à perte? Invivable.
Donc il a repensé sa façon de travailler. il a voulu supprimer tous ces intermédiaires qui s’engraissaient sur son dos et diminuaient toujours le prix d’achat de sa viande. Il a d’abord proposé aux membres de sa famille et à ses amis d’acheter sa viande, qui en ont parlé à leur tout à leurs amis et ainsi de suite. Deux ans après, il a créé le site Ah la vache.

Cette année, pour la première fois il a gagné de l’argent! Son but st de fédérer d’autres agriculteurs, producteurs de volaille et de légumes de saison afin qu’ils reprennent le concept et puissent eux aussi vendre directement à leurs clients.

Ils sous-traitent les services d’un abattoir, car c’est la loi et d’un équarrisseur, car ce n’est pas son travail. Par contre, ils livrent eux-même la viande qui leur revient en sachet pour garder le lien avec leur clientèle, pour pouvoir les conseiller sur la façon de cuisiner leur produits. Leur prix sont identiques à n’importe quel boucher ou à une marque de viande connue de la grande distribution.

Ils ne vendent pas à plus de 200kms de leur ferme. Faut-il dire que les vaches se nourrissent d’herbe et paissent dans les prés de Normandie? Que les autres volailles et légumes sont élevés et cultivés dans les règles de l’art, comme « avant »?

Arnaud Billon n’a pas l’intention de s’agrandir ni d’ouvrir son site aux rosses exploitation. Son but c’est d’être un agriculteur heureux. Il a aujourd’hui 29 ans. Espérons que la nouvelle génération d’agriculteur soit plus maître de son propre travail et soutenons l’initiative de gens gens aussi respectueux de la nature.

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Le témoignage spirituel de la scientifique Jill Bolte

Après son accident cérébro vasculaire, la neurologue spécialiste du cerveau Jill Bolte a perdu les compétences de son « cerveau gauche » (côté droit du corps, mais à gauche sur le front). Finies les facultés liées à la catégorisation, à l’organisation, à la capacité de décrire, juger et analyser de manière critique les choses.
C’est en général ce qu’on utilise le plus dans nos sociétés, comme le centre du langage et donc de l’ego. La conscience de Jill s’est éloignée de la réalité normale que l’on a du mode.
En l’absence des circuits neuronaux de son cerveau gauche, sa conscience s’est déplacée pour ne connaître que le moment présent. Elle s’est alors sentie ne faisant qu’un avec l’Univers (l’expérience du Soi).
« Je crois que plus nous passons de temps à gérer nos circuits de paix intérieure profonde et plus nous projetons ce sentiment de paix dans le monde.  »
Jill Bolte
Puis elle a décrit ses expériences artistiques et sa nouvelle vision de la fraternité humaine.
Un témoignage extraordinaire à ne pas manquer.

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Connaissez-vous Carole Stora-Calté ?

carole
Carole Stora-Calté
est une diplômée tout à tout : SciencesPo, Sorbonne et Mines Paris Tech, lauréate du premier prix de l’Institut des hautes études de défense nationale.
Elle a écrit de nombreux articles, et malgré son haut niveau d’études, elle conserve une attention innocente sur les problèmes relatifs à l’environnement. Cela implique aussi de recentrer l’intérêt sur l’humain et sur ce qui appartient aux valeurs universelles de respect et d’amour de la Terre Mère.

Cette jeune femme de Toulouse a écrit un livre magnifique pour la sauvegarde de notre planète, un livre au départ destiné aux enfants.

Mais il est tellement formidable qu’il a déjà été lu par tous les membres du GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat) et qu’il a été préfacé par Jean Jouzel, prix Nobel de la Paix 2007, vice-président du  GIEC.

De même que par Allain Bougrain-Dubourg (présentateur TV, Président LPO) et Nicolas Hulot (Président FNH, envoyé Spécial du Président de la République pour la protection de la planete) ce qui promet pour une débutante.

Que vous ayez des enfants ou pas, que ce soit pour vous ou que vous songiez à l’offrir, vous pouvez l’acheter directement sur la page suivante : http://www.pippa.fr/Le-monde-Ouka-Sauvons-le-climat

Plus sur : http://lemondeouka.wix.com/ouka

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Connaissez vous Marianne Williamson?

Williamson-1Mais si, vous la connaissez! C’est elle qui a écrite ces mots si célèbres qu’on  attribue faussement à Nelson Mandela:

« Notre plus grande peur n’est pas d’être incompétent.
Notre plus grande peur, c’est d’être puissants au-delà de toute mesure.
C’est notre lumière, non pas notre obscurité, qui nous effraie le plus.

Nous nous disons : « qui suis-je pour être brillant, magnifique, talentueux et fabuleux ? »
En fait, « qui êtes-vous pour ne pas l’être ? » Vous êtes l’enfant de Dieu.
Vous diminuer ne rend pas service au monde.

Il n’y a rien de lumineux à se diminuer, afin que les autres ne se sentent pas mal à l’aise en notre compagnie.
Nous sommes tous nés pour briller, comme le font les enfants, nous sommes nés pour rendre manifeste la gloire de Dieu qui est en nous, pas seulement en certains de nous, mais en chacun.

Et, en permettant à notre lumière de briller,
Nous donnons inconsciemment aux autres la permission de faire de même.

Lorsque nous sommes libérés de nos peurs, notre présence libère automatiquement les autres. »

Marianne Williamson est une auteure, conférencière et fondatrice de l’Alliance de la paix, une campagne qui soutient actuellement la législation devant le Congrès pour établir un ministère de la Paix Etats-Unis
“Our deepest fear is not that we are inadequate. Our deepest fear is that we are powerful beyond measure. It is our light, not our darkness that most frightens us. We ask ourselves, Who am I to be brilliant, gorgeous, talented, fabulous? Actually, who are you not to be? You are a child of God. Your playing small does not serve the world. There is nothing enlightened about shrinking so that other people won’t feel insecure around you. We are all meant to shine, as children do. We were born to make manifest the glory of God that is within us. It’s not just in some of us; it’s in everyone. And as we let our own light shine, we unconsciously give other people permission to do the same. As we are liberated from our own fear, our presence automatically liberates others.”

Paroles tirées du ivre A Return to Love, de Marianne Williamson.
Plus sur : http://www.marianne.com/

Publié par notre Terre Mère

Au revoir Monsieur Nelson Mandela

Mandela

Nelson Mandela, héros de la lutte contre l’apartheid et premier  président démocratique de l’Afrique du Sud, s’est éteint jeudi 5 décembre 2013, à l’âge de 95 ans.

Nelson Mandela s’est fait appeler « Madiba » car c’est le nom de la tribu Xhosa à laquelle il appartient. C’est très honorifique de se référer à quelqu’un par le nom de sa tribu. Il a écrit dans « un lon chemin vers la liberté » que c’est son instituteur qui lui avait donné le nom anglais de « Nelson » dès son premier jour d’école. Pour le respecter pleinement, ne faudrait-il pas l’appeler de son vrai nom Mandiba?

Pour se souvenir un peu mieux de lui, voici son discours d’investiture prononcé à Cape Town le 9 mai 1994, qui nous prouve, s’il le fallait encore, à quel point monsieur Mandela était un guerrier de la justice, du pardon et de l’unité des peuples au-delà de toutes différences:

Discours d’investiture de Nelson Mandela prononcé à Cape Town le 9 mai 1994
« M. le maître de cérémonie ,
Vos Excellences ,
Membres du Corps diplomatique ,
Mes compagnons  Sud-Africains :
Aujourd’hui, nous entrons dans une ère nouvelle pour notre pays et ses habitants. Aujourd’hui, nous célébrons non pas la victoire d’un parti, mais une victoire pour tous les peuples de l’Afrique du Sud.
Notre pays est arrivé à prendre une décision. Parmi tous les partis qui contestaient les élections, l’écrasante majorité des Sud-Africains a mandaté le Congrès national africain pour diriger notre pays vers l’avenir. L’Afrique du Sud pour laquelle nous avons luttée, dans laquelle tous nos peuples, qu’ils soient d’Africains, colorés, indiens ou blancs, se considèrent comme les citoyens d’une nation, est à portée de nos mains.
C’était peut-être l’histoire qui a voulu que cela se passe ici, au Cap de Bonne-Espérance, qui a voulu que nous posions la première pierre de notre nouvelle nation. Car c’est ici, à ce cap, il y a plus de trois pays, qu’a commencé, sur ces rivages, la convergence fatidique des peuples d’Afrique, d’Europe et d’Asie.
C’était sur cette péninsule que les patriotes, parmi eux de nombreux princes et érudits d’Indonésie, ont été traînés dans des chaînes. C’était sur ces plaines sablonneuses que les premières batailles des guerres épiques de résistance ont été combattues.

Quand nous regardons par delà la baie de Table, l’horizon est dominé par l’île Robben, dont l’ infamie, comme un donjon construit pour étouffer l’esprit de liberté, est aussi vieille que le colonialisme en Afrique du Sud. Pendant trois siècles, cette île était considérée comme un lieu où les exclus pouvaient être bannis. Le nom de ceux qui ont été incarcérés à l’île Robben sont un appel des combattants de la résistance et des démocrates couvrant plus de trois siècles. Si en effet, il s’agit d’un cap de Bonne-Espérance, cet l’espoir doit beaucoup à l’esprit de cette légion de combattants et d’autres de même calibre.

Nous avons combattus pour une constitution démocratique depuis les années 1880. Notre quête a été pour une constitution librement adoptée par le gens d’Afrique du Sud, en raison de leurs souhaits et de leurs aspirations. La lutte pour la démocratie n’a jamais été recherchée par une seule race, une classe, une communauté religieuse ou un genre chez les Sud- Africains. En honorant ceux qui ont combattu pour voir arriver ce jour, nous honorons les meilleurs fils et filles de notre peuple. Nous pouvons les retrouver parmi les Africains, les métis, les blancs, les Indiens, les musulmans, les chrétiens, les hindous et les juifs – tous unis par la vision commune d’une vie meilleure pour les habitants de ce pays.

C’est cette vision qui nous a inspiré en 1923 lorsque nous avons adopté le premier projet des droits de l’homme dans ce pays. Cette même vision nous a incités à mettre en avant les revendications africaines en 1946. Il y a également le principe fondateur de la Charte de la liberté, que nous avons adoptée comme notre politique en 1955, qui, dans ses premières lignes, propose à l’Afrique du Sud, une base inclusive de la citoyenneté.
Dans les années 1980, le Congrès National Africain donnait lui aussi le ton, étant la première formation politique majeure en Afrique du Sud à s’engager fermement à un projet de loi pour les droits de l’homme, que nous avons publié en Novembre 1990. Ces étapes donnent une expression concrète de ce que l’Afrique du Sud peut devenir. Elles parlent d’un ordre politique démocratique constitutionnel, dans lequel, indépendamment de la couleur, du sexe, de la religion, de l’opinion politique ou de l’orientation sexuelle, la loi protègera également de tous les citoyens.
Ils projettent une démocratie dans laquelle le gouvernement, quel qu’il soit, sera lié par un ensemble de règles plus nombreuses, réunies dans une constitution, et ne pourra pas gouverner le pays comme il lui plaît.
La démocratie est fondée sur le principe de la majorité. Cela est particulièrement vrai dans un pays comme le nôtre où la grande majorité a été systématiquement privée de ses droits. Dans le même temps, la démocratie exige aussi que les droits des minorités politiques et autres soient protégés.
Dans l’ordre politique, nous avons mis en place qu’il y aura des élections régulières, libres et transparentes à tous les niveaux du gouvernement – central, provincial et municipal. Il doit aussi exister un ordre social qui respecte complètement la culture, la langue et les droits religieux de toutes les parties de notre société et les droits fondamentaux de la personne.
La tâche ne sera pas facile. Mais vous nous avez mandaté pour changer l’Afrique du Sud, qui était un pays où la majorité vivait avec peu d’espoir, et qui est un pays dans lequel les gens pourront vivre et travailler dans la dignité, avec un sens de l’estime de soi et une confiance en l’avenir. La pierre angulaire de la construction d’une vie meilleure avec de meilleures chances, la liberté et la prospérité, sont le Programme de reconstruction et de développement.
Cela implique l’unité des objectifs, l’unité dans l’action, que nous travaillions tous ensemble pour mettre fin à la division, fin à la suspicion, afin de construire une nation unie dans sa diversité.
Les habitants de l’Afrique du Sud ont parlé dans ces élections. Ils veulent changer ! Et ils obtiendront ce changement. Notre plan est de créer des emplois, de promouvoir la paix et la réconciliation, et de garantir la liberté pour tous les Sud-Africains. Nous allons nous attaquer à la pauvreté généralisée, si répandue parmi la majorité de notre peuple. En encourageant les investisseurs et les Etats démocratiques à soutenir des projets créateurs d’emplois, pour lesquels la fabrication va jouer un rôle central, nous allons essayer de changer notre pays, exportateur de matières premières brutes, à celui qui exporte des produits finis.
Le gouvernement élaborera des politiques qui encouragent et récompensent les entreprises qui s’installeront parmi les communautés défavorisées – les Africains, les personnes de couleur et les Indiens. Par l’assouplissement des conditions de crédit, nous pouvons les aider à faire des incursions dans les sphères de la production et de la manufacture, et casser la distribution à petite échelle dans laquelle ils sont actuellement confinés.
Pour élever notre pays et son peuple du bourbier du racisme et de l’apartheid, il faudra de la détermination et des efforts. En tant que gouvernement, l’ANC va créer un cadre juridique qui aidera, plutôt que d’empêcher, la tâche impressionnante de reconstruction et de développement de notre société meurtrie.
Alors que nous sommes et resterons pleinement engagés à respecter l’esprit d’un gouvernement d’unité nationale, nous sommes déterminés à initier et à apporter les changements que la population, par ce mandat, nous demande.

Nous plaçons sur la table notre vision d’un nouvel ordre constitutionnel en Afrique du Sud, non pas comme des conquérants qui le prescriraient aux vaincus. Nous parlons comme des concitoyens afin de guérir les blessures du passé et avec l’intention de construire un nouvel ordre fondé sur la justice pour tous.
C’est le défi que doivent relever tous les Sud-Africains d’aujourd’hui, et c’est avec ce défi, jen suis certain, que nous nous élèverons tous. »

Publié par : ANC, Département de l’information et de la communication, Johannesburg.

Traduit par notre Terre Mère

Connaissez-vous Bunker Roy et son université des va-nu-pieds?

bunker roy
Au Rajasthan, en Inde, à Tilonia, Bunker Roy a monté sa première université des va-nu-pieds « barefoot college »
qui ne délivre pas de diplôme mais a des résultats spectaculaires. Véritable disciple de la pensée de Gandhi, il s’occupe de former des personnes illettrées, aux technologies « nouvelles », comme l’énergie solaire, la récupération de l’eau des toits, qui vont à leur tour en former d’autres, dans un esprit de partage et d’indépendance.
Il prend surtout des femmes, souvent des grand-mères, pour en faire des ingénieurs en énergie solaire, artisans, dentistes et docteurs dans leur propre village. Pourquoi ? Car les hommes sont difficiles à changer, ils veulent le pouvoir, un diplôme, alors que les femmes sont des championnes en communication.
En Afganisthan, en Afrique, en Serra Léone, une petite poignée de femmes a été formée à l’université indienne, par le simple langage des mains ! Elles ont ensuite pu prendre en charge de a à z, l’installation de lampes, de fours et de panneaux solaires. Elles ont à leur tout formé d’autres femmes qui maîtrisent ce savoir faire.

Puis Bunker Roy a aussi mis en place et des écoles pour les enfants des villages dans toute l’Inde. Les hommes et femmes venant de milieux ruraux sont analphabètes, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas allés à l’école. 65% des enfants travaillent dans les champs la journée et ne sont libres que le soir, donc les écoles fonctionnent comme des cours du soir « night schools ». Depuis leur création, 75 000 enfants ont reçu une éducation. Le système éducatif est basé sur une prise en charge des enfants eux-mêmes en groupe de parole et en élisant un représentant. Par exemple, un premier ministre élu par les représentants, il s’agit d’une fille de 12 ans, gère 7000 enfants scolarisés par an sur 150 écoles.

Il se présente lui-même avec humour dans cette vidéo :

Pour aller plus loin: http://www.liberation.fr/terre/2012/10/01/ni-gandhi-ni-marx-mais-des-gens-ordinaires_850166
Aussi sur le blog:
http://longbull13.wordpress.com/2013/04/09/luniversite-des-va-nu-pieds-bunker-roy/#comment-991

Publié par notre Terre Mère

Connaissez-vous Guylaine Goulfier ?

Journaliste et jardinière, Guylaine Goulfier vient de devenir écrivain pour nous livrer dans son Guide de survie joyeuse, ses recettes du bonheur simple.
Cette jardinière pleine d’entrain vient de nous dévoiler ses clés du bonheur et sa clé des champs : moins consommer et vivre mieux, c’est connu mais on ne s’en lasse pas.
Coécrit avec Jean-Luc Féat, son guide veut nous réapprendre à utiliser avec imagination tout ce qui pousse dans notre jardin, que les plantes aient été plantées ou qu’elles soient dites mauvaises herbes.

Dans les années 70, c’est l’époque hippie du retour à la terre, chaque intello avait son livre sur le « retour à la campagne » qui redonnait un coup de mode aux métiers dits manuels ou artisanaux. Mais le but était alors d’arriver à vivre en autarcie, de se couper du monde pour être autonome. Une autre époque ?

Aujourd’hui, les mentalités on t changé. Même si on peut faire plein de choses avec ce que la nature nous offre, on va plus vers la notion d’échange, de troc pour retrouver du lien social et surtout convivial. Face à la crise, on est obligé de devenir astucieux et « écolo » car le recyclage et la débrouille sont induits par la précarité. Un mal pour un bien ?
Ce qui aurait pu apparaître comme un guide de restrictions, devient par la joyeuse nature de Guylaine, un véritable art de vivre dans la profusion !
On se croit pauvre et on s’aperçoit qu’on peut être riche : il suffit de changer son regard et d’un peu de courage.
Pour se débrouiller donc, il faut créer : faire à manger est toujours moins coûteux qu’acheter des plats déjà cuisinés, utiliser son jardin représente une vraie économie.

Guylaine Goulfier nous propose de cultiver son potager sans pesticides, de cuisiner les mauvaises herbes… de faire confiance à la robustesse des plantes et de respecter au plus les processus naturels pour éviter les pesticides.
Les fleurs d’acacia ou de sureau permettent de faire des sucreries. Les jeunes orties hachées mises dans une pâte à crêpes font de délicieux plats.
Si vous êtes à la recherche de recettes de grand-mères bien connues mais par forcément faciles à retrouver, d’astuces pour manger à tout petit prix, achetez ce livre.
Publié par notre Terre Mère