Catégorie : finance

La dette publique expliquée aux Nuls

La dette publique est associée à des idées fausse:
1) L’austérité ne réduit pas la dette publique:
Et on, on le savait d’ailleurs, elle peut même l’aggraver en provoquant des récessions. Elle fait baisser le PIB.
2) C’était prévisible:
Deux prix Nobel d’économie américains, Paul Krugman et Joseph Stiglitz l’avaient dit haut et fort dès 2011, l’austérité est une folie.
3) Les dépenses publiques ne sont pas la cause de la dette:
La sécu représente 15% seulement de la dette. La dette de l’État constitue 80% de la dette publique. Depuis 1980, et surtout entre 2000 et 2012, ce sont les cadeaux fiscaux qui nous plombent, c’est à dire les baisses de cotisations, d’impôts et les niches fiscales.
Le taux d’intérêt sur la dette publique de la France a aussi beaucoup gonflé la dette. Plus il est élevé, plus c’est difficile de rembourser. Avec un taux d’intérêt à 3%, cela a gonflé la dette publique et engraissé les créanciers privés.
4) La création de l’euro a causé le gonflement de la dette:
Depuis les années 90, pour préparer l’entrée dans l’euro, il a fallu avoir un franc fort pour rassurer les investisseurs.
5) La récession depuis 2008 et la stagnation actuelle nous empêchent de faire des recettes.
Moins de travailleurs, moins de cotisations, moins d’argent dans les caisses. Et plus de dépenses solidaires envers les pauvres.
6) L’évasion fiscale est le grand fléau:
Elle s’est aggravée depuis les années 2000. 17 milliards d’euros par an nous échappent et va dans les paradis fiscaux.QUE FAIRE DOCTEUR?
1) Renégocier le calendrier de remboursement de la dette:
Demander à baisser le taux d’intérêt des dettes anciennes, allonger le calendrier des remboursements. Car sur les 73 milliards d’euros de dette en 2015, 45 milliards viennent des intérêts.
2) Créer un emprunt forcé auprès des riches:
Ceci permet de créer une dette à un intérêt bas et constant pour ne pas risquer d’avoir des intérêts futurs plus élevés avec bien sûr une rémunération des comptes.
3) Taxer les grands patrimoines:
Les taxer de 10%. Cela paraît un peu difficile à supporter. Mais les 500 plus grosses fortunes ont augmenté la valeur de leur patrimoine de 25% en 2013 et 2014.
Petite idée pour comparer: selon le magazine Ford, la fortune des milliardaires dans le monde a augmenté de 35% en 2013.

 

Remarque:

Cette vidéo fait remonter la dette publique aux années 80 mais c’est en 1973 que tout commence, même en 1970 lors des accords de Maastricht. En France c’est Pompidou, qui avait travaillé à la banque Rothschild, qui prend un virage ultra libéral en décidant que pour faire des investissements, donc du déficit, de la monnaie, la France ne va plus passer par la Banque de France mais va devoir emprunter à des banques privées! D’ailleurs cela s’appelle la loi Rothschild! Ah, ah, ah! Et oui, c’est de là que tout a commencé. Cela paraît idiot aujourd’hui mais à l’époque, ils pensaient créer un contre pouvoir aux États pour créer un équilibre mondial.

Comme le disait l’économiste anglais John Maynard Keynes:
« Le capitalisme est cette croyance stupéfiante que les pires des hommes feront les pires choses pour le plus grand bien de tout le monde. »
Thomas Coutrot est économiste et porte-parole d’Attac France. Il a participé à la rédaction de ce rapport.
Publié par notre Terre Mère

Publicités

Pour une meilleure gestion de l’eau ou changer ses croyances pour changer le monde

Écoutons les acteurs du changement au travers de la présentation d’un jeune commercial, qui s’est rendu compte que l’entreprise n’était plus cette « personnes morale agissant pour le bien de la collectivité » telle quelle a été définie, mais une association agissant dans le seul intérêt de ses actionnaires.

Après avoir suivi un séminaire sur Gandhi et la mondialisation mené par la physicienne Vandana Shiva, la première à avoir gagné un procès contre le brevetage du vivant. il comprend l’urgence du problème et la faculté destructrice de grandes multinationales comme Monsanto. Gandhi disait : « soyez le changement que vous voulez voir pour le monde ». Il ne suffit donc pas de dénoncer les erreurs de la société de consommation, encore faut-il mettre en pratique ses convictions.

Un exemple: banques de graine, pour protéger le vivant de la convoitise des multinationales.

L’esprit occidental à l’origine de l’industrialisation, représenté plus ou moins justement par Descartes,  pense que le réel est quantifiable, divisible et que l’homme est séparé de la nature. La vision orientale du monde conçoit l’homme comme faisant partie d’un tout, non séparé de la nature avec une dimension non visible qui est la dimension spirituelle.

Aujourd’hui, la science elle-même ne voit plus le réel comme une chose statique sur laquelle on peut agir, mais comme un monde en mouvement, où toute unité, si infime soit-elle, est en interdépendance. Les astrophysiciens l’ont démontré, les neurosciences montrent aussi que nos états mentaux, émotionnels, influencent la chimie du corps. Idem pour les gènes.

Un exemple: la méditation qui change les ondes cérébrales dès 6 semaines de pratique.

Le monde est en train de changer aujourd’hui et ce qui va le changer davantage, ce n’est pas la politique, l’entreprise, mais l’action de l’homme ordinaire. L’homme ordinaire,  en commençant par changer lui-même, fera changer la société.

Film de Marc de la Ménardière Publié par notre Terre Mère

L’ oligarchie ça suffit!

oligarchie« L’ oligarchie ça suffit, vive la démocratie » est le dernier livre de Hervé Kempf. C’est une mine d’infos pour qui vaut comprendre la manipulation médiatique que nous subissons au quotidien. C’est aussi une vision sans peur du pouvoirs des lobbys qui s’infiltrent, notamment au parlement Européen, sans qu’on ait réellement de garde-fou là comme en France.
Aujourd’hui une minorité de personnes gaspille les ressources de la planète, sans se soucier des autres bien sûr. Notre idée du confort, notre surconsommation sont d’un autre age et pourtant, les puissances de la finance cherchent à garder leurs privilèges coûte que coûte.

« Les grands médias sont contrôlés par les intérêts capitalistes, les lobbies décident des lois dans les coulisses, les libertés sont jour après jour entamées. Dans tous les pays occidentaux, la démocratie est attaquée par une caste. En réalité, nous sommes entrés dans un régime oligarchique, cette forme politique conçue par les Grecs antiques et qu’ont oubliée les politologues : la domination d’une petite classe de puissants, qui discutent entre pairs et imposent ensuite leurs décisions à l’ensemble des citoyens. »

Le XXIe siècle ne pourra pas se construire sur ce modèle de l’exclusion car entre autres, les nouveaux pays riches feront éclater ce système archaïque méprisant les urgences sociales et écologiques. En plus, on ne peut plus valoriser ainsi l’argent sans se demander d’où il vient.

Si nous échouons à protéger les ressources de la Terre Mère, la violence et les conflits sont inévitables. De quoi alimenter nos futures réflexions…

Hervé kempf est connu pour son écologie politique et est traduit en plusieurs langues ; il  participe au site:http://reporterre.net/

Ed du Seuil 2011

Publié par notre Terre Mère

La crise américaine va-telle nous entraîner encore plus bas?

Nous sommes très mal informés sur la réalité de la dette et la situation économique réelle du monde.
Par exemple, 42 millions d’américains reçoivent des tickets de  rationnement pour leur alimentation afin de survivre. C’est
l’équivalent des Restos du Coeur ou de la Soupe Populaire. Or, les Américains doivent encore s’endetter pour payer une dette qu’ils ne peuvent de toutes façons pas rembourser, et leur situation est techniquement pire que celle de la Grèce.
Beaucoup de pays essayent de retirer leurs fonds. Quelle est la question réelle derrière le débat sur le relèvement de la dette américaine ? Quelles répercussions pour nous demain ?
La vérité c’est que l’économie mondiale est en situation de faillite et que de nombreux artifices sont lancés pour tenter de sauver les apparences. Cela fonctionne encore un peu malheureusement.
Le monde entier est devenu une place de marché.
Nous sommes certes en face du début de la disparition du système des banques tel qu’on l’a connu, mais il faut s’y préparer sinon la chute sera rude. Et en France, on connaît surtout la politique de l’autruche. Pourtant, il y a environ 2000 emplois perdus par jour dont on ne parle pas, car ce sont des emplois venant des petites entreprises, donc qui passent inaperçus
Plus sur le site de Pierre Jovanovic:

http://www.jovanovic.com/blog.htmBlytheMasters600

.

Son livre sur la banque anglaise Bhyte Masters est toujours d’actualité

Publié par notre Terre Mère

La NEF: une banque « clean »

Une économie solidaire, fiable à long terme et efficace, c’est possible?

La NEF est une coopérative financière qui collecte de l’argent auprès d’épargnants solidaires, c’est-à-dire de personnes qui recherchent une éthique et une transparence et qui prêtent leur argent à des porteurs de projets sociaux et environnementaux.

L’argent sert pour des causes écologiques et les emprunts de même. Ils sont là pour la bonne cause, par pour se gaver de notre argent.

Pour s’inscrire, c’est très simple il suffit de prendre rendez vous dans un guichet du crédit coopératif de la ville ou du lieu le plus proche. Ensuite on peu disposer d’un chéquier et d’une carte bleue.

Vidéo: Voici des représentants de la NEF, de Terre de liens et d’Energie partagée qui présentent le principe d’un financement éthique et solidaire.

Compte rendu de la réunion publique organisée par le goupe local EELV du 10ème arrondissement sur les banques solidaires le mardi 23 avril 2013.

Société financière de la Nef
Téléphone: 04 72 69 08 60
Courriel: 
lanef@lanef.com

http://www.lanef.com
Publié par notre Terre Mère</em

Vers un « New-Deal mondial » ?

Vue d'un bidonville de Mumbaï, DharaviAlors que la 43ème édition du Sommet de Davos ouvre ses portes aujourd’hui  – 23 au 27 janvier 2013 – l’organisation humanitaire OXFAM dévoile son rapport sur les inégalités, et lance une idée choc : le revenu annuel des 100 personnes les plus riches pourrait permettre d’éradiquer quatre fois la pauvreté !!

Gandhi avait donc bien raison : « Il y a assez de ressources dans le monde pour les besoins de chacun, mais pas assez pour la convoitise de tous. »

Selon la dernière version de l’Index des Milliardaires de Bloomberg, le revenu net des 100 personnes les plus riches du monde en 2012 s’est établi à 240 milliards de dollars. Au cours des vingt dernières années les personnes les plus riches de la planète, à peine 1% de la population mondiale, ont vu leurs revenus augmenter de 60%. A l’inverse, les plus démunis tentent de survivre avec moins d’un dollar et 15 cents par jour.

L’accroissement de l’écart entre riches et pauvres va à l’encontre de toute productivité économique et met en péril la démocratie en exacerbant les tensions sociales.

C’est pourquoi Barbara Stocking, directrice générale de l’organisation humanitaire, a l’idée de sommer les dirigeants de la planète à s’engager dans un « new-deal mondial » pour ramener les inégalités à leur niveau de 1990 en luttant contre l’extrême richesse (fermeture des paradis fiscaux, fiscalité plus agressive, taux minimum d’imposition pour les entreprises à échelle mondiale, gratuité des services publics).  Un cri d’alarme qui sonne comme un avertissement à destination de la cinquantaine de chefs d’État et de gouvernement et des chefs d’entreprises et décideurs économiques qui sont attendus dans la station suisse à partir de mercredi.

OXFAM : « The cost of inequality : how wealth and income extremes hurt us all ».

Plus sur : http://www.huffingtonpost.fr/2013/01/21/revenu-annuel-100-personnes-les-plus-riches-quatre-fois-eradiquer-pauvrete-davos_n_2519185.html

Publié par Mandarine pour Notre Terre

Paradis fiscaux, chaos légalisé

Alain Deneault dans son livre “Offshore” se penche, d’un point de vue sociologique, sur le sujet des paradis fiscaux.

Pour lui, c’est un fléau que nous feignons d’ignorer mais qu’il  nous faudra régler tôt ou tard.

Pourquoi ? Parce que selon ses calculs, la moitié des flux financiers du monde transite par les juridictions de complaisance que sont les paradis fiscaux. En d’autres termes, la moitié de l’activité mondiale échappe à l’État de droit.

Il y a dans la volonté des entreprises et de la  très mal nommée “élite”, un souci illégitime bien que légalisé de se soustraire à leur responsabilité. Celle de payer leur juste contribution dans des systèmes sociétaux viables dont ils profitent le plus : accès à un marché régi par le droit, aux infrastructures routières, portuaires, aéroportuaires, à une main-d’oeuvre soignée et éduquée. De tels systèmes ont un coût global qui, si on va au bout de la logique, finit par être supporté bien imparfaitement par les classes moyennes et pauvres ou les “imbéciles payeurs ». Ceci explique une large part des déficits publics.

Par contraste, les États « off-shore » n’offrent aucune infrastructure économique, sociale et politique véritable, infrastructures sans lesquelles il est impossible de mener à bien des activités économiques. Par conséquent, ces états parasitent et dépècent, avec la complicité des multinationales et des institutions financières, les ressources des États Souverains, où les vraies activités sont menées et les profits générés.  Le comble de l’ironie veut même que ces États Souverains, poussés aux extrêmes, rivalisent avec les états de complaisance pour tenter d’attirer les capitaux.

Enfin, et non des moindres, les paradis fiscaux sont un encouragement sans frein à la libre circulation des capitaux criminels, sur laquelle tout le monde ferme les yeux.

Pour toutes ces raisons, Alain Deneault est très ferme : les paradis fiscaux déstabilisent l’ordre du monde et de la société.

Alain Deneault, Offshore, Paradis fiscaux et souveraineté criminelle, Collection Théorie, La Fabrique Editions, 2010.                                                                                Interview : http://www.youtube.com/watch?v=Tqq0KZTx4SA

Publié par Mandarine pour notre Terre Mère