L’abus de néonicotinoïdes générera-t-il finalement une conscience envers les abeilles ?

abeille

On sait qu’une exposition à des doses très faibles aux pesticides de la famille des néonicotinoïdes est une vraie menace pour les insectes sociaux, dont les abeilles. Ces pesticides sont utilisés en enrobage de semences ou en traitement des sols.
Depuis novembre 2013, l’équipe scientifique de John Bryden (Royal Holloway University of London) a montré que les néonicotinoïdes, elle est loin d’être la seule depuis ces dernières années, provoquent la mort de colonies entières alors que ces produits ne sont pas mortels sur le coup pour un insecte du groupe. (On dit que c’est une manifestation « sub-létale »).
Cela montre que les tests réglementaires des pesticides sont impuissants à montrer leur toxicité, ce qu’on savait clairement depuis mai 2012.

Un rapport d’experts de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) avait démontré qu’il fallait changer le protocole de mise sur le marché des insecticides car ils ne recherchent que les morts directes et n’évaluent tout simplement pas les effets subtils produits par une exposition à long terme, à des doses non mortelles à court terme.

Donc aujourd’hui que se passe-t-il ? Les producteurs de colza pour les agro carburants voient qu’il n’y a plus assez de pollinisateurs pour butiner leurs fleurs ! Les populations d’abeilles domestiques sont insuffisantes.
Entre 2005 et 2010, les besoins de pollinisateurs pour l’agriculture ont augmente 5 fois plus que les colonies d’insectes! En France, il en manque 50% et c’est le chiffre le plus optimiste. Dans certaines régions, il en manque 75%. Pour l’instant, ce sont les insectes sauvages, comme les bourdons, qui remplissent le rôle  des abeilles, mais jusqu’à quand?

Surtout que nous avons détruits les habitats des insectes sauvages par le remembrement qui a fait disparaître tous les petits abris et recoins de mauvaise herbes, où ces insectes pouvaient nicher et se reproduire.

Par conséquent, l’Europe manque d’abeilles. Ces même utilisateurs des néonicotinoïdes s’inquiètent donc de leur avenir. Il va leur falloir donc changer leurs habitudes et ne plus utiliser ces pesticides au risque de mettre la clé sous la porte.

C’est peut-être grâce à eux que l’interdiction d’utilisation de néonicotinoïdes et autres poisons pour notre environnement sera adoptée !
C’est un comble pour les apiculteurs….mais voilà encore une belle revanche de la nature.

Voir, John Bryden (Royal Holloway University of London),revue Ecology Letters, 12/2013
Publié par notre Terre Mère

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