Cultivons notre jardin !

AutomonieAlimentaireJournaliste spécialisée dans les questions de préservation de la nature, en 2006  Dominique Basset saute le pas, prend une année sabbatique pour se former à la botanique. De stage en stage, en France et en Inde, elle revient très au fait de l’agriculture biodynamique selon la méthode bio du japonais Masanobu Fukuoka et crée son jardin potager en plein Paris dans le 12ème arrondissement…  fait pousser tomates, radis, concombre, poireaux, mâche et épinards sur le parvis d’une église orthodoxe.

Aujourd’hui elle sort un livre : « Vers l’Autonomie Alimentaire ». Autant dire qu’elle sait de quoi elle parle…

Alors pourquoi ? L’enchérissement des hydrocarbures, en raison de leur raréfaction et la difficulté croissante d’extraction, engendrera une augmentation du prix des denrées alimentaires liée aux coûts de production et d’acheminement.  Selon Dominique Basset, « Il devient aujourd’hui essentiel de relocaliser notre alimentation… Il nous faut désormais apprendre à nous réapproprier nos racines. Aux antipodes d’une pseudo-nostalgie pour l’éclairage à la bougie, l’agriculture biologique et locale représente l’alliance du passé et du présent. »

Partout on peut créer son jardin, les expériences le montrent dans le monde entier, au Québec, à Détroit, en Haute Savoie, qu’elles soient spontanées ou imposées par la nécessité. Comme à Cuba, où pris entre le blocus américain et la chute de l’URSS dans les années 90  les habitants ont souffert de la faim. «  Ils ont donc décidé de lancer les orgaponicos, des jardins à haut rendement. Aujourd’hui, il existe 26 000 jardins bio en pleine ville, à la Havane ! Rappelons aussi pendant la 2ème guerre mondiale, les Victory Gardens lancés par Eleanor Roosevelt.» 20 millions de potagers ont fleuri,  produisant 8 millions de tonnes de légumes par an, soit 42% de la production nationale américaine !

“La preuve qu’un mouvement vers l’autonomie alimentaire n’est pas une utopie.”

Plus : http://www.place-publique.fr/spip.php?article6670

Frédérique Basset : VERS L’AUTONOMIE ALIMENTAIRE –  Pourquoi, comment et où cultiver ce que l’on mange ?  Éditions Rue de l’Échiquier, 128 pages, 13 euros.

Publié par Mandarine pour Notre Terre

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