Algues vertes : le retour

Et voici de nouveau les algues vertes sur les plages de Bretagne. Il faut impérativement les ramasser car leur fermentation est dangereuse. Par exemple, pour nettoyer une plage, il faut un budget de 700 000 euros par an.
La Bretagne est le terrain idéal pour ces algues: elle a de vastes baies, une bonne luminosité et l’azote, le phosphore sont offerts gracieusement par l’agriculture intensive qui y sévit.
Selon le dernier rapport commandé par l’Etat, réalisé sous l’égide des ministères de l’écologie et de l’agriculture et publié fin mai, c’est bien l’agriculture intensive qui est responsable des algues vertes, enfin, c’est dit !
Par exemple, la culture du maïs produit 90% de l’azote et 50 à 60% du phosphore qui se retrouve dans les cours d’eau par lessivage des sols, puis sur les plages. Les pratiques agricoles sont vraiment à revoir; si l’on arrête de nourrir son bétail avec du maïs, comme l’a fait Paul Cresseveur à Plestin-les-Grèves, les vaches se nourrissent avec de l’herbe, quoi de plus naturel ?
C’est plus écologique mais les vaches produisent alors moins de lait. Il faut donc avoir un cheptel plus important.
Il existe aujourd’hui 10 fermes pilotes dont les agriculteurs suivent cette pratique selon une démarche volontaire. Si les agriculteurs ne changent pas, c’est le métier lui-même qui est en péril. Mai sles choses ne sont pas si simples :
« L’évolution d’un système maïs à un système herbager autonome est un travail de longue haleine qui se fait par étape et implique de déconstruire certains apprentissages et accepter de
travailler différemment. Au niveau du GAEC de l’Orière, la démarche a pris 20 ans. La conduite de son troupeau à l’herbe implique une grande technicité, un sens de l’observation et une volonté d’expérimenter pour trouver des solutions adaptées à son propre système. Charles et Jean-Marie ont fait de l’autonomie un choix économique. La volonté de faire pâturer le plus possible et de limiter la fauche limite les investissements en matériel et permet de ne pas créer de charges supplémentaires. La faible pluviométrie leur permet de se passer de séchoir. »

Pour gérer l’urgence, on pratique l’épandage de l’algue sur les terres pour faire de l’engrais. On pourrait aussi se servir de l’algue verte pour faire de l’électricité. va pénaliser la France pour ses eaux polluées par les nitrates.

Plus sur : http://www.lannion-tregor.com/files/CALT_38921_1323696886064_CR_Voyage_Mayenne.pdf
de la page 7 à 11.
http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/05/30/algues-vertes-un-rapport-confirme-la-responsabilite-des-nitrates-agricoles_1709940_3244.html
Publié par notre Terre Mère

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