Ressources de la planète : règlementation ou privatisation ?

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Le président de la Banque Mondiale, Robert Zoellick, a exposé ses plans pour le contrôle des océans lors d’un sommet sur le sujet organisé par The Economist à Singapour… il est vrai que malgré les règlements internationaux existants l’espace maritime est encore une grande “jungle”. Les actes de piraterie et de violation des eaux territoriales y sont légion.

Couvrant 71 % de la surface de la planète, fournissant 15 % des protéines animales au monde, la mer représente un écosystème fragile. Mr Zoellick entend donc utiliser ses ressources diplomatiques et financières pour faire aboutir son projet : attribution des droits de pêche, définition de zones de réserve (seulement 5 %), recherche des entreprises meilleures gestionnaires et les plus profitables, harmonisation des intérêts privés à l’intérieur du cadre juridique international.

À la question des moyens employés pour gérer la raréfaction, il a répondu : le prix.

Il compte s’appuyer sur une branche de la banque, le International Finance Corporation, une organisation qui finance des projets de grande ampleur dans les pays en voie de développement mais qui semble, par la nature de ses fonds, très orientée sur la gestion de gros patrimoines – offshore…   cela fait frémir.

Alors on peut se poser de sérieuses questions : quelle est la légitimité de la Banque Mondiale financée principalement par les États-Unis, et de Mr Zoellick, ancien de la banque Goldman & Sachs et ultra libéral dans l’accomplissement d’une si noble tâche ?

Par le renforcement de la règlementation et des normes, la création de nouvelles taxes et licences, et en relevant le niveau d’investissement, ne risque-t-on pas d’exclure les petits pêcheurs?  Car la pêche industrielle largement financiarisée pourrait bien être la seule à avoir les moyens d’exploiter les océans.

Une certitude, le coût du poisson sera renchéri, le prix pour le consommateur aussi, Mr Zoellick ne l’a pas caché.

Dans ce paysage industriel, qu’en sera-il de la pêche durable ? Il y a fort à parier que la recherche du profit, sans frein selon le modèle ultralibéral, entraînera à long terme la destruction des océans et des fonds marins.

Plus sur : http://web.worldbank.org/WBSITE/EXTERNAL/NEWS/0,,contentMDK:23126775~pagePK:34370~piPK:34424~theSitePK:4607,00.html
À suivre…
Publié par notre Terre Mère

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