A quoi peut ressembler une agriculture durable en France ?

Prenons un exemple, celui du Réseau agriculture durable (RAD) né en 1994 et qui regroupe 3000 agriculteurs à ce jour, qui veulent être plus respectueux des ressources naturelles et des hommes tout en maintenant la rentabilité économique. Il appartient au  Civam (Centre d’initiatives pour valoriser l’agriculture et le milieu rural) accompagne et forme les agriculteurs qui veulent découvrir une autre façon de travailler.

En 2006, certains décident de créer un cahier des charges pour des cultures économes en produits chimiques servant d’engrais, de pesticides…. Six ans plus tard, leurs meilleurs résultats qui dépassent déjà les objectifs fixés pour 2020 :
– 50 % de pesticides en moins,
– leur eau contient moins de nitrate/litre,
– 20 % d’énergie consommée en moins que la moyenne nationale,
– 20 % de gaz à effet de serre en moins par rapport à la moyenne nationale.

Par exemple, Sébastien Lallier, céréalier en Eure-Et-Loir a réinventé ses cultures de printemps avec plusieurs mesures de bon sens :
– Quand on fait une monoculture, les plantes indésirables et parasites deviennent endémiques et ravagent la culture si pas de pesticides. Donc, Sébastien Lallier a planté des pois, qui en tant que légumineuses, fixent l’azote de l’atmosphère et la transforment en protéines dont une partie est restituée au sol après récolte pour la culture suivante, en l’occurrence le colza, très gourmand de cet élément. Les cultures de printemps de tournesol, n’étant pas de la même espèce, brisent le cycle de la monoculture.
– Traditionnellement, on labourait après chaque culture. Mais de nos jours, on fait de plus en plus de semis sans labour, juste avec un travail superficiel du sol, ce qui fait lever les mauvaises herbes avant le semis de la culture. Les semences d’adventices, d’herbes indésirables, se trouvant en profondeur pendant plusieurs années, deviennent stériles. C’est pour cela que notre agriculteur a espacé ses labours.
Les céréales sont copieusement arrosées d’engrais azotés. En conséquence, elles ont tendance à pousser longues et fragiles sur leur tige et verser, puis à pourrir. On utilise des raccourcisseurs chimiques pour limiter leur croissance et avoir des tiges plus courtes et plus solides, portant plus de grains.
– Pour éviter l’emploi de ces raccourcisseurs chimiques, il a planté des faux semis, qui sont des plantes recouvrant le sol comme la moutarde, la facélie… semées juste après la récolte, car elles poussent très vite et captent le restant d’azote qui se trouve encore au sol, évitant ainsi sa propagation par les eaux de pluie. Puis elles sont enfouies pour constituer un engrais vert pour la culture suivante. Il a réussir à limiter les fuites d’azote et à protéger le sol.
-D ’autres idées comme le retard des dates de semis pour le blé, afin d’éviter les insectes, et avancées pour le colza, afin de renforcer la résistance de la culture.
– La réduction de la densité de semis pour éviter le développement des maladies.

Trois ans plus tard, sa consommation de pesticides a diminué de 58 %, la fertilisation de 40 %, l’utilisation d’engrais et de pesticides de 42 %. Son exploitation est rentable.

Tous ces exemples se sont faits sans perte de profit, preuve qu’il est possible d’être éco responsable. Pourquoi ne pas signer ensuite un contrat avec la collectivité qui impliquerait des subventions pour le respect de l’environnement ? Car protéger est toujours plus économique que réparer. C’est l’objectif de ce petit réseau RAD.

 Plus sur : http://www.cdurable.info/Grandes-Cultures-Economes-Resau-Agriculture-Durable-Civam.html

Le RAD : http://www.agriculture-durable.org/

Publié par notre Terre Mère

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2 réponses à “A quoi peut ressembler une agriculture durable en France ?

  1. Bravo ! ce qui montre que quand Dame Nature nous rappelle à l’ordre (le système actuel n’étant pas viable), elle oblige les plus alertes à s’éveiller, à chercher, à développer une intelligence économe et vertueuse ! C’est possible. N’est-ce pas l’exemple que la Nature nous donne ?
    Si nous éveillons notre conscience, donc nos capteurs, nous trouverons les solutions qui nous placeront en totale symbiose avec la Terre. Moins de besoins, moins de dépendance, plus de simplicité, plus de liberté.
    C’est comme si on se réveillait d’un cauchemar. Ouf ! Le bonheur.
    Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ?

  2. La nature peut pardonner… la nature est généreuse…
    http://alternativeslibresblog.wordpress.com/

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