Les narcissiques de Goldman Sachs

« Clive Boddy » est un ancien professeur de marketing à l’Université de Nottingham. Dans son livre Corporate Psychopaths : Organisational destroyers »(psychopathes d’entreprise:destructeurs organisationnels) il décrit Wall-Street comme le tremplin de pervers narcissiques qui seraient incapables d’émotions, de sentiments, de sympathie ou de l’empathie pour qui que ce soit, mais avide de pouvoir et de contrôle.
Ce sont ces psychopathes d’entreprises qui sont responsables de la crise, estime Clive Boddy. Comme les entreprises changent vite et que le personnel passe rapidement d’un poste à l’autre, leur charisme les a propulsé aux postes clés et ce temps trop court n’a pas permis de sélectionner les bons managers. Ces gens n’ont aucune notion concrète de responsabilité sociale et se moquent de la ruine de milliers de personnes qu’ils peuvent provoquer. Clive Boddy reconnaît que sa théorie devrait être testée. Si son constat est un peu rapide, il serait important de mettre plus l’accent sur l’intelligence émotionnelle dans le recrutement de managers qui seront amenées à jouer avec la vie professionnelle de milliers de personnes.

William Cohan est un autre auteur qui va dans le même sens : il a écrit « Money and Power : How Goldman Sachs came to rule the world », (Argent et pouvoir : comment Goldman Sachs est arrivé à diriger le monde). Il sait de quoi il parle car il a été l’un des anciens de cette banque d’investissement. Pour lui, c’est l’avidité autant que l’inconscience qui ont permis à Goldman Sachs de devenir « trop importante pour échouer ». Il nous raconte notamment une anecdote à propos de Robert Rubin, devenu plus tard le secrétaire au Trésor de Bill Clinton. Au bout de trois ans chez Goldman Sachs, Rubin a déclaré que l’entreprise « faisait des gens honnêtes, des gens malhonnêtes ». Pourtant, Robert Rubin est resté, il a gravi les échelons pour finir par encourager lui-même les prises de risques inconsidérés.

On voit qu’il est plus que temps de réintégrer des valeurs morales dans le monde de la finance. Quand est-ce que l’homme puissant ne sera plus celui qui a écrasé le plus de monde pour s’enrichir, mais celui qui a fait profité un maximum de personnes dans son ascension ?
Il est temps de sortir du schéma comportemental de l’animal pour évoluer vers une humanité plus généreuse.
Plus sur :
http://www.atlantico.fr/decryptage/psychopathes-couloirs-wall-street-clive-boddy-260915.html

Publié par notre Terre Mère

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Une réponse à “Les narcissiques de Goldman Sachs

  1. Oui, ces dérives outrancières et criminelles sont là pour nous montrer ce qu’il ne faut absolument stopper et ne plus faire…. nous faire comprendre l’importance de l’évolution…. qu’est-ce-que l’évolution, sinon progresser dans sa conscience, dans ses rapports harmonieux aux autres et à la société, parvenir à une intégration intérieure et extérieure…

    Quant au comportement animal, je dirais que ces êtres sont bien plus cruels, barbares que les animaux… car les animaux agissent uniquement pour leur survie, ils ne tuent pas inconsidérément ce qu’ils ne pourront pas manger. Ces êtres « pervers » qui détruisent l’ordre naturel ne sont plus dans une logique de survie, mais bel et bien dans une logique gloutonne d’asservissement et de prédation pour tenter de satisfaire (en vain) des forces qu’ils ne maîtrisent plus…

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