Qui veut devenir enseignant quand il sera grand ?

Un enseignant de collège ou de lycée travaille en principe 18 heures par semaine. Ce temps a été fixé par un décret en 1950.
18 heures direz-vous ? Quelle aubaine !
Mais à cela il faut rajouter d’autre choses : 1, 5 heure de travail pour 1 heure face aux élèves : préparation de cours, corrections des évaluations…

Cela fait donc 18+18+9= 45 heures de travail par semaine et en 1950, on travaillait en moyenne 42 heures par semaine sur 50 semaines.

Mais voilà, depuis il y a eu :
En 1956 : la troisième semaine de vacances
En 1969 : la quatrième semaine de vacances
En 1982 : la cinquième semaine de vacances
En 2000 : les 35 heures hebdomadaires
Et les enseignants, par contre ont toujours le même temps de travail.
Mais vous allez me dire, il y a les vacances. Et oui, elles servent en fait à récupérer l’argent trop perçu. Vous allez comprendre.

Comme le prof travaillait 45 heures au moment où tout le monde travaillait 42, il a fallu annualiser le salaire. La grille de salaire a été fixée en 1950 comme pour les autres cadres de la fonction publique de recrutement BAC+3. On a donc retiré à cette grille 2 mois de salaire puis on a divisé ce qui restait par 12. Et oui, les vacances des professeurs n’ont jamais été payées, et certains professeurs ne le savent même pas !!

Bon même s’il y a un léger malaise le salaire est bon, n’est-ce pas ? Il l’était en 1970 où le professeur gagnait 2,5 fois le SMIC.
Aujourd’hui, il est 1,2 fois plus élevé et le nombre d’heures par semaine n’a pas diminué.

On parle souvent du primaire, mais c’est le paradis à côté de la violence faite aux enseignants du secondaire et celle plus subtile, faite aux élèves. Notre machine éducative créé des angoissés et renforce les différences. Les élèves ayant les meilleurs résultats au niveau des apprentissages fondamentaux, sont les Chinois et les Finlandais où il n’existe aucune évaluation. En France, on ne cesse d’évaluer, de juger de sanctionner, sans laisser aux enfants le temps de mûrir les connaissances. On les abreuves de connaissances saucissonnées, qui, comme elles n’ont pas de liens entre elles, sont oubliées aussi vite qu’avalées.

Si l’on veut parler des conditions de travail qui se détériorent, de la violence, des réunions à n’en plus finir, des évaluations à tour de bras, il est temps de réagir et de transformer notre système éducatif du secondaire, tant pour nos enfants que pour leur maîtres, sinon on court à l’asphyxie.
Publié par notre Terre Mère

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