Jeanne d’Arc, la guerrière


Le jour de la galette des rois, nous pouvons aussi fêter le jour d’une reine, d’une figure pré-féministe pour les Anglais, de la naissance du patriotisme pour les Russes, d’une sainte pour les Italiens, et d’un mélange de tous ces attributs pour les Français. Jeanne d’Arc est donc européenne pas seulement Française.
Bien que Jeanne soit la femme du Moyen Age sur laquelle il y ait le plus de documentation très précise et de toutes origines, elle est l’incarnation de plusieurs mythes créés autour du XIXe siècle pour la plupart :
– En fait, est née vers 1412, on ne savait pas très bien à l’époque car elle croit avoir 19 ans au moment de son procès. Elle n’était ni princesse, ni bergère, mais ses parents étaient d’assez riches laboureurs. Même si elle a pu aller faire paître les animaux occasionnellement, elle n’était pas donc si pauvre.
– Bien sûr, elle n’était pas un homme, des témoignages le prouvent.
– Elle n’était pas fille de roi, mais est bien née à Dom Rémy, lieu au carrefour de plusieurs nations européennes.
– Elle est bien morte sur le bûcher, même si des fables circulent sur un possible échange avec une prostituée.

A l’époque, la guerre civile avait déjà pris depuis quelques décennies le visage d’une guerre de propagande, avec fausses rumeurs lancées, des symboles très forts pour dénigrer l’adversaire. La venue de Jeanne s’inscrit dans une guerre des mots, c’est pour cela que son message est si important pour le roi de France alors si peu charismatique et faible. La noblesse française est à genou et mettra 20 ans à se remettre de la terrible bataille qu’elle vient de perdre.
Il y eut beaucoup de prédicatrices à l’époque qui sont allées voir les rois, le pape, mais seule Jeanne a réalisé sa prédication. Devenus gênante pour la politique du roi, ses conseillers l’ont amené à la trahir et on connaît sa fin tragique sur le bûcher) Rouen en 1431.
Jeanne entend très tôt des voix et est très pieuse. Sa foi en elle-même et en Dieu est si forte qu’elle arrive à convaincre tout le monde. Sa beauté et sa jeunesse galvanisent tout de suite les troupes qui la suivent, et un peu tout le monde dans cette Europe médiévale où l’information circulait très bien entre les pays. Sa force et sa personnalité hors du commun l’ont élevé au-dessus des hommes et elle a été canonisée en 1920.

D’autres symboles, l’étendard et le pennon :


Interrogée à plusieurs reprises sur ses enseignes lors de son procès, Jeanne insiste le fait que le « Seigneur» tient le monde, au lieu de l’habituel Dieu le Père, ainsi que sur l’identité des archanges, saint Gabriel, dont l’attribut est une fleur de lys, et saint Michel, dont l’attribut est une épée. Le pennon portait une Annonciation. La devise était certainement Jésus Maria comme sur l’étendard. Le phylactère (petite banderole) présenté à la Vierge par la colombe de l’Esprit saint devait porter la phrase «de par le roi du ciel».

Publié par notre Terre Mère

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Une réponse à “Jeanne d’Arc, la guerrière

  1. Quelle source d’inspiration et quel exemple de courage, d’efficacité et de pouvoir, alors qu’elle était si jeune et « apparemment » seule. À méditer !

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