Une histoire belge…

Cela commence très simplement par une demande des producteurs d’eau en bouteille, à l’administration de Bruxelles.

Deux docteurs allemands demandent à la Commission Européenne s’il est permis d’indiquer sur les bouteilles d’eau que « la consommation régulière de quantités significatives d’eau peut réduire le risque de survenue d’une déshydratation et d’une baisse concomitante de performances. « 

Cela paraît simple, non ?

Après trois ans d’enquête et une mobilisation de 21 scientifiques réunis à Parme, on a abouti à cette contre-vérité:  il n’y a pas de preuves suffisantes pour affirmer que boire de l’eau prévient la déshydratation.

Donc, les producteurs européens d’eau en bouteille ne peuvent pas inscrire  sur les bouteilles la note suivante:  » l’eau prévient la déshydratation. » 

Ce n’est pas une blague! C’est la triste démonstration que la logique administrative de la CEE est digne de Kafka. C’est une preuve aussi que l’argent des contribuables européens peut être dépensé d’une façon ridicule.

Lisez plutôt le texte exact:

 » À la suite d’une demande du Prof. Dr Moritz Hagenmeyer et du Prof. Dr Andreas Hahn soumise conformément à l’article 14, paragraphe 1, point a), du règlement (CE) n o 1924/2006, l’Autorité a été invitée à rendre un avis sur une allégation de santé concernant les effets de l’eau et la réduction du risque de survenue d’une déshydratation et d’une baisse concomitante de performances (question n o EFSA-Q-2008-05014) ( 2 ). L’allégation proposée par le demandeur était libellée comme suit: «La consommation régulière de quantités significatives d’eau peut réduire le risque de survenue d’une déshydratation et d’une baisse concomitante de performances».

Aux termes de l’article 2, paragraphe 6, du règlement (CE) n o 1924/2006, on entend par allégation relative à la réduction d’un risque de maladie «toute allégation de santé qui affirme, suggère ou implique que la consommation d’une catégorie de denrées alimentaires, d’une denrée alimentaire ou de l’un de ses composants réduit sensiblement un facteur de risque de développement d’une maladie humaine». À la suite d’une demande d’éclaircissements, le demandeur a présenté la perte d’eau dans les tissus ou la diminution du volume d’eau contenu dans les tissus comme des facteurs de risque de déshydratation. Dans son avis reçu par la Commission et les États membres le 16 février 2011, l’Autorité a conclu, sur la base des données fournies, que les facteurs de risque proposés sont des mesures de déplétion hydrique et, partant, des mesures de la maladie. Par conséquent, la réduction d’un facteur de risque de développement d’une maladie n’étant pas démontrée, l’allégation ne satisfait pas aux exigences du règlement (CE) n o 1924/2006 et ne peut pas être autorisée. »

Info mise en lumière par: http://www.santenatureinnovation.fr/newsletter-gratuite/
Le Règlement Européen  du 16 novembre 2011 : http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2011:299:0001:0003:FR:PDF

Publié par notre Terre Mère

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Une réponse à “Une histoire belge…

  1. On va vraiment loin dans la bêtise. Avec des cohortes de fonctionnaires payés à ratiociner de la sorte, ce n’est pas demain qu’on va se sortir de la crise ! le comble de l’intellectualisme…
    Merci de nous informer, car sinon on ne peut même pas imaginer que çà existe.

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