Anniversaire de William Blake

William Blake est né le 28 novembre 1757 à Londres. Son premier apprentissage de l’art s’est fait à la maison, puis il a étudié à la Par’s Drawing School dans le centre de Londres près de la Tamise. Ensuite il devient l’apprenti du graveur James Basire. En 1982, il épouse Catherine Boucher avec laquelle il entretient une relation complice très complémentaire car elle l’aide dans son art. Il est mort quatre ans avant sa femme en 1827.
On peut dire que son art a été mal compris, critiqué, jugé et c’est seulement maintenant, sans doute, qu’on découvre la profondeur d’un tel talent.
Voici un extrait de la pièce de Tim Bruce, « Eternité en une heure », scène 3, version Finlande 2008, une adaptation de la vie et de l’oeuvre de Blake. Elle est interprétée par la compagnie internationale du TEV.

Le BARDE: (du chant « Londres »’)
Dans chaque cri de chaque homme,
Dans chaque cri d‘effroi d’un petit,
Dans chaque voix, dans chaque interdit,
J’entends les chaînes forgées par l’esprit :

(Blake se rapproche du deuxième tableau et les silhouettes s’animent selon les paroles du verset 3. Les autres sont immobiles)

Le BARDE:
Comment le cri du Ramoneur
Épouvante chaque église souillée;
Et le soupir du Soldat empreint de malheur
S’écoule en sang le long des murs du Palais.

(la musique s’arrête au moment où Blake remarque une prostituée mourante. Comme il s’approche d’elle – la musique de “La rose malade” commence)
BLAKE:
Mais dans les rues de minuit j’entends surtout
Comment la malédiction de la jeune Prostituée
Détruit les larmes de l’Enfant nouveau né
Et entâche de plaies le corbillard du Mariage des époux.

Le BARDE: [Chant: ‘LA ROSE MALADE’]
O Rose, tu es malade!
Le ver invisible
Qui vole dans la nuit,
Dans la tempête hurlante,

A découvert ton lit
De joie cramoisie:
Et son obscur amour secret
Détruit ta vie.

(Blake berce la prostituée alors qu’elle se meurt. Il observe son esprit plonger dans l’éternité)
/
BLAKE: (se tenant près des pleureuses à côté de la tombe)
Quel est le prix de l’expérience? Les hommes l’achètent-ils pour une chanson? Ou achètent-ils la sagesse d’une danse dans la rue ? Non, son prix est ce qu’un homme possède – sa maison, sa femme, ses enfants. La sagesse se vend sur un marché désert où aucun acheteur ne vient, et dans un champ desséché où l’agriculteur laboure en vain pour son pain.

Plus sur la troupe : http://www.theatreofeternalvalues.com/
Plus sur la pièce: http://www.blakedivinehumanity.blogspot.com/
Publié par notre terre Mère

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2 réponses à “Anniversaire de William Blake

  1. Faut-il donc toujours que l’homme apprenne dans la souffrance ? triste malédiction. Il serait tellement plus doux d’apprendre plus vite, dans la douceur.

  2. Ce qui est formidable avec William Blake, c’est qu’on doit vraiment aller en profondeur.

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