Connaissez-vous André Pochon ?

André Pochon est un observateur de la dégradation de l’agriculture porcine intensive en Bretagne et un pionnier du développement durable. Pour lui, les lobbys phytosanitaires et les chambres d’agricultures ont mis en place des pratiques qui non seulement vont à l’encontre du bon sens mais en plus coûtent cher.

 

Avant 1963, l’élevage reposait sur le duo cochon/vache qu’avait établit l’Inra dans les années 1950. Sur quelques hectares, on cultivait de l’orge, on faisait paître des vaches laitières et on nourrissait les cochons avec cette herbe plus des betteraves.

Ensuite, on a adopté les porcheries sur caillebotis, c’était rentable et la Bretagne s’est couverte de porcheries ! L’expansion a été énorme. Dès 1970, on a  tiré la sonnette d’alarme sur la pollution aux nitrates. Mais l’élevage hors sol est une solution tellement facile que personne n’essaie de s’en passer. Même si le taux de perte s’élève à 5% sur caillebotis, le double de l’élevage paysan, les jeunes n’ont pas appris à faire autrement..

Nourrir les animaux à l’herbe sans engrais azoté avec du trèfle blanc est économiquement très profitable et écologiquement sain. Les élevages sur paille sèche commencent à se développer car ils sont plus économiques puisqu’ils ont trouvé une solution à l’épandage qui demande de grandes surfaces agricoles.

André Pochon nous demande de revenir à l’équilibre, celui de la nature pour sauver les rivières de Bretagne et l’élevage des cochons.

Pour faire simple : les cochons élevés sur paille sont propres naturellement. Ils savent très bien faire la différence entre la paille pour dormir, le coin des défections et le coin du repas. Leurs défections vont directement au compost qui sert à faire du fumier. Le fumier sert à d’engrais pour les sols où les nitrates ne seront pas lessivés par les pluies et nourriront les plantes.
Les cochons élevés sur caillebotis se font mal aux pattes aux pieds. C’est déjà un problème. Mais en plus, leurs déjections, qui restent liquides, vont directement dans les rivières par effet de lessivage quand il pleut. Et les nitrates polluent les cours d’eau qui ensuite nourrissent les algues vertes.

L’élevage de cochons en quelques secondes : http://dai.ly/n0RKUs
Plus sur André Pochon : http://dai.ly/gVXHMA

André Pochon est fondateur du CEDAPA, association de paysans en agriculture durable,
Le scandale de l’agriculture folle, aux éditions du Rocher.
Publié par notre Terre Mère

Publicités

9 réponses à “Connaissez-vous André Pochon ?

  1. L’agriculture intensive ou l’art de scier la branche sur laquelle nous sommes tous assis ! Un retour au bon sens terrien s’impose avant la chute fatale.

  2. Pochon est considéré comme un idéaliste dont les propositions sont valables dans la seule petite région de son origine. Mais il a le mérite de soulever un réel problème, et depuis longtemps.

  3. merci pour l’expression de la sagesse

  4. Ce que dit Louismarie est archi faux !; d’abord, la Bretagne n’est pas une « petite » région mais une grande région agricole où la concentration de l’agriculture industrielle a fait des dégâts.
    Ensuite, ses propos concernent toute l’Europe, et au delà !
    Voyagez un peu, regardez autour de vous et vous verrez !!

    • Salut Jo,
      Oui, la Bretagne est une GRANDE région agricole, mais les solutions proposées par André Pochon, bien qu’étant tout à fait originales et à encourager fortement, ne marchent BIEN que dans la « petite » région d’où il est originaire et où il a mis au point sa méthode. Les agriculteurs savent tous qu’au dessus de 23 degrés, le ray-grass anglais ne permet pas des rendements satisfaisants. Donc, en plus de sa méthode valable dans le Finistère et un peu autour, il faut trouver d’autres solutions alternatives complémentaires à l’intensification de l’agriculture bretonne. Et je suis de ceux qui dépensent beaucoup d’énergie pour sortir la Bretagne de la spirale infernale dans laquelle elle est empêtrée.
      Louis Marie

      • Job LE GAC

        Il y a beaucoup d’endroits où la température des « 23°c » ne constitue pas la température minimale !; et résumer le principe appliqué par A Pochon à cela c’est un peu vite faire un raccourci !
        A Pochon n’est pas un « idéaliste », puisqu’il a réussi et d’autres avec lui, à faire plus, et mieux en dépensant moins. Ça n’est pas le cas des semeurs de maïs et autres porcheries industrielles existant en Bretagne.
        Ce qu’a fait A. Pochon, n’a rien d’original, à moins bien entendu que vous ne connaissiez rien en agriculture ! En ce qui me concerne, mon père n’aurait jamais fait la bêtise de mettre de l’engrais sur une parcelle de trèfle, par contre, il était courant de semer du trèfle avec du ray-grass, de même que semer du trèfle avec les céréales de façon à avoir rapidement une bonne pâture pour les bêtes en septembre octobre . .

        Je trouve qu’avant de qualifier les gens d’un quelconque adjectif, il serait plus judicieux de montrer le travail que l’on a soit même accompli !!
        Les jugements sont faciles, et les seules preuves que l’on a actuellement, sont les marées vertes, la pollution des sols, la malbouffe, etc . .
        Pour ma part, je ne jette la pierre à personne mais il appartient à tout un chacun de tirer la charrue dans le même sens au lieu de porter une critique négative, et gratuite !
        Vous savez pourtant qu’aujourd’hui, un bon nombre d’agriculteurs abandonnent le retournement de la terre pour le semis direct. A mon avis, ça fait partie du bon sens !!

      • A mon avis il y a un malentendu autour du mot « pays » puisque Louis-Marie sous-entendait le « département du Finisterre »… ;-))Qu’est-ce que le ray-grass….

      • Job LE GAC

        Je n’ai jamais parlé du Finistère, mais de la Bretagne ! J’ajouterai que A. Pochon n’a jamais exercé dans le Finistère mais dans les Côtes d’Armor.
        En ce qui concerne le Ray-grass, voici quelques explications : http://fr.wikipedia.org/wiki/Ray-grass_anglais
        Les ray-grass sont des plantes adaptées aux récoltes de fourrage, en vert ou en sec; Certains préfèrent les climats doux, d’autres plus chaud.
        Ce qu’a fait A. Pochon, toute personne de bonne volonté peut continuer et développer ses essais; mais également continuer dans cette logique du respect de la nature pour (re)créer une agriculture plus saine !
        Bon courage à tous !

  5. Merci de ces échanges très intéressants car pour nous à notre Terre Mère, la démarche d’André Pochon est une des seules voies qui vont nous sortir de l’aveuglement !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s