Conte africain: « un esprit de tolérance »

Tierno Bokar est un maître spiritel soufi d’origine africaine. Son message de tolérance religieuse et d’amour universel est toujours aussi important pour la paix et la compréhension du monde. Voici un extrait de son livre «A spirit of tolerance: the inspiring life of Tierno Bokar » (un esprit de tolérance, la vie inspirante de Tierno Bokar) traduit  par Amadou Hampaté Bâ et Louis Brenner.

 « Les hommes, dit le sage, sont entre eux comme des murs situés face à face. Chaque mur est percé d’une multitude de petits trous ou nichent des oiseaux blancs et des oiseaux noirs. Les oiseaux blancs représentent nos bonnes pensées et paroles, alors que les oiseaux noirs sont à l’opposé, les mauvaises pensées et mauvaises paroles. Les oiseaux blancs, en raison de leur forme, ne peuvent entrer que dans des trous d’oiseaux blancs, et il en va de même pour les oiseaux noirs qui ne peuvent nicher que dans les trous d’oiseaux noirs.

Prenons deux ennemis Youssouf et Ali.

Un jour, Youssouf, persuadé qu’Ali lui veut du mal, se sent empli de colère à son égard et lui envoie une très mauvaise pensée. Ce faisant, il lâche un oiseau noir et, du même coup, libère un trou correspondant. Son oiseau noir s’envole vers Ali et cherche, pour y nicher, un trou vide adapté à sa forme. Si de son coté, Ali n’a pas envoyé d’oiseau noir vers Youssouf, c’est à dire qu’il n’a émis aucune mauvaise pensée et qu’aucun des trous noirs n’est vide. Ne trouvant pas à se loger, l’oiseau noir de Youssouf sera obligé de revenir vers son nid d’origine, ramenant avec lui le mal dont il était chargé, mal qui finira par ronger et par détruire Youssouf lui-même.

Mais imaginons qu’Ali a lui aussi émis une mauvaise pensée. Ce faisant, il a libéré un trou où l’oiseau noir de Youssouf pourra entrer afin d’y déposer une partie de son mal et y accomplir sa mission de destruction. Pendant ce temps, l’oiseau d’Ali volera vers Youssouf et viendra se loger dans le trou libéré par l’oiseau noir de ce dernier. Ainsi les deux oiseaux noirs auront atteint leur but et travailleront à détruire l’homme auxquels ils étaient destinés.

Mais une fois leur tâche accomplie, ils reviendront chacun à leur nid d’origine, car il est dit: « Toute chose retourne à sa source ». Le mal dont ils étaient chargés n’étant pas épuisé, ce mal se retournera contre leurs auteurs et achèvera de les détruire.

L’auteur d’une mauvaise pensée, d’un mauvais souhait ou d’une malédiction est donc atteint à la fois par l’oiseau noir de son ennemi et par son propre oiseau noir lorsque celui-ci revient vers lui. La même chose se produit avec les oiseaux blancs.

Si nous n’émettons que de bonnes pensées envers notre ennemi alors que celui-ci ne nous adresse que de mauvaises pensées, les oiseaux noirs ne trouveront pas de place ou loger chez nous et retourneront à leur expéditeur. Quant aux oiseaux blancs, porteurs de bonnes pensées que nous lui avons envoyées, s’ils ne trouvent aucune place libre chez notre ennemi, ils nous reviendront chargés de toute l’énergie bénéfique, dont ils étaient porteurs…. »

Plus sur: http://soufis-sahajayoga.blogspot.com/2011/10/un-esprit-de-tolerance.html

Publié par notre Terre Mère

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2 réponses à “Conte africain: « un esprit de tolérance »

  1. jeanne chretien

    merci pour ce conte plein de sagesse dont j’essaye de m’inspirer depuis quelques années . Il m’arrive de faillir, hélas Love jeanne

  2. merci beaucoup pour votre article

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