Peter Brabeck, président de Nestlé, une vision du monde

Le président de Nestlé, Peter Brabeck, exprime ses rêves de développement sur de nouveaux marchés. Par exemple, il propose de faire payer l’accès à l’eau potable à la population mondiale; quitte à faire quelques concessions pour les pauvres Africains.
Ce PDG pense que les écologistes ont fait du mal en prônant l’installation du bio, car les OGM ont montré depuis 15 ans aux Etats-Unis qu’ils étaient sans danger…
Ceci est une contre vérité qui se vérifie de plus en plus au fur et à mesure de l’avancée de la science.

Il annnonce aussi «que l’homme sait maintenant contrôler la nature». Vraiment ? Cette vidéo a du être enregistrée avant Fukushima…

Peter Brabeck parle du nombre d’emplois qu’il offre à des millions de gens, en disant que donner du travail est un des buts de l’entreprise. But noble en ces temps de disette. Cependant, même si son analyse sur les 35 heures est correcte, (moins on travaille, moins on a de travail à partager car on créée moins de richesses), les dernières images de la vidéo nous montrent une succursale au Japon et il s’exclame avec admiration « regardez comme c’est moderne, peu d’employés, tout est robotisé. »
Il y a une certaine contradiction…qui fait froid dans le dos.

Si les conseils en communication de ce genre de multinationales, des spécialistes en la matière, ont pour objectif de renforcer l’image auprès de leurs salariés, clients, fournisseurs, actionnaires, on se demande bien ici ce que monsieur Brabeck veut faire passer comme message !

Nous sommes désolés de faire circuler ces mots de rabats joies, mais il faut l’entendre pour le croire. Le monde que propose ce monsieur va à l’encontre de toutes les analyses qui montrent qu’un retour au commerce local et artisanal sera la solution au chômage dans le respect de la vie.

Publié par notre Terre Mère

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Une réponse à “Peter Brabeck, président de Nestlé, une vision du monde

  1. Au sujet de Nestlé, reportons-nous au précieux de livre de Jean Ziegler, « L’empire de la honte ». Il y épingle Nestlé qu’il surnomme « la pieuvre de Vevey » à plusieurs reprises: campagnes d’intox y compris en Afrique dans les années 70 pour persuader les femmes qu’il vaut mieux pour la santé de l’enfant leur donner du lait en poudre contre tous les avis des médecins (vû la difficulté de stériliser l’eau et les biberons en Afrique, on imagine les ravages engendrés : voir rapports de l’UNICEF) – Décimation des petits producteurs de café en imposant des prix ridiculement bas, bien inférieurs aux coûts de production, grâce à une entente des acheteurs majeurs du marché (5 environ) ; quand on connaît le prix des capsules de Nespresso !! – Et enfin ce grand combat pour les OGM: « la découverte et la diffusion des organismes génétiquement modifiés réalisent un vieux rêve des capitalistes. Celui d’éliminer la concurrence déloyale du vivant. La nature, la vie produisent et reproduisent gratuitement les plantes, les hommes, la nourriture, l’air, l’eau, la lumière. Pour le capitaliste, la chose est intolérable… La gratuité lui fait horreur. » p. 288.

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