Où va l’éducation ?

Cette comparaison entre l’école et une façon de voir le monde Taloyriste, comme si l’on devait avoir des pauses, les récréations, entre les moments de travail à la chaîne en entreprise, est bien connue du monde de l’éducation. Déjà, il y a 20 ans environ, nous étudions cette façon de concevoir l’école dans les cours de l’IUFM, institut de formation des maîtres, où l’on nous poussait à réfléchir sur cette répartition des cours et des récréations; il était question de comprendre que le rythme scolaire n’était pas forcément adapté au cours de l’enfant et que l’on pouvait envisager de travailler autrement.

En fait, on sait depuis longtemps que le meilleur système éducatif est celui de la classe unique, où se regroupent des enfants de 6 à 11 ans. Chacun suit un parcours individuel et/ou en petit groupe et en groupe classe selon les moments de la journée. Il y a entraide et émulation.

L’idée d’expliquer l’hyperactivité par un enseignement inadapté est un peu naïf: c’est plutôt la socialisation à travers le groupe scolaire qui révèle clairement un comportement inadapté, pour plusieurs raisons complexes que l’on peut traiter avec la méditaiton par exemple.

Il est vrai que l’école génère des attitudes de névroses car elle demande à l’enfant de se couper de sa spontanéité et de sa créativité, c’est ce que Françoise Dolto a montré il y a à peu près 60 ans en soignant et surtout en guérissant des enfants « malades de l’école ».

Mais l’école c’est aussi une découverte de la liberté pour beaucoup d’enfants : un voyage culturel qui les amène à découvrir le monde et de la contrainte car on doit vivre à 25/30 et non plus à 3 ou 4. Il est vrai que l’école est fatigante, En France, les enfants sont surmenés car après une journée bien remplie, beaucoup ont encore du travail à faire à la maison.

Conclusion: cet état des lieux de l’école n’est pas neuf et malheureusement, il est très bien connu des pédagogues, surtout ceux de l’éducation nationale. Mais alors, direz-vous, pourquoi est-ce que cela ne change pas ? Alors que visiblement les contenus évoluent, les savoirs sont plus pointus et plus exigeants qu’il y a 20 ans.
Tous les deux ans, un ministre de l’éducation y va de ses bonnes idées pour essayer de transformer le mammouth qu’est cette institution, en vain car «plus ça change, plus c’est la même chose ».

La vérité est ailleurs : elle se trouve au niveau de l’inconscient collectif. D’abord, les parents, sans forcément en être conscients, veulent à tout prix retrouver un système qu’ils connaissent et s’opposent, même subtilement, aux changements dans l’école, ce qui ne rassure pas les enfants. Car, c’est bien connu, le niveau baisse. C’est ce qu’on entend depuis plus de 2000 ans d’ailleurs. Chaque génération, ne comprenant pas la suivante, juge que son instruction était bien meilleure.

Mais surtout, l’école est une machine à juger, à critiquer, à calibrer. A chaque fois que l’on compare les niveaux d’acquisition des connaissances pour des enfants de 10/11 ans dans le monde, il se trouve que les pays les plus performants sont… ceux qui ne font pas dévaluations ! La France se trouvant de plus en plus bas, relayée au 22 ème rang des nations industrialisées (sur une trentaine)
Toutes les études l’ont montré, ce n’est pas la méthologie d’un professeur (et non pas la méthode qui est un ensemble fait avec le livre de l’élève, son cahier d’exercice et le livre du maître) qui fait la différence, c’est sa motivation et son implication émotionnelle dans le travail qu’il accomplit en classe.
Voilà, les mots tabous pour l’éducation nationale sont lancés : c’est l’amour qu’un professeur met à enseigner qui illumine les journée et les cœurs des enfants. Et chaque enfant sera reconnaître la qualité de l’attention que lui offrira un professeur. On ne trompe pas les enfants à ce sujet. Et alors, il se lancera dans le jeu avec enthousiasme. Même un enfant lent peut y trouver son bonheur, s’il sent que le but n’est pas l’évaluation mais la qualité du moment présent.

La plupart des instituteurs savent cela, mais on n’en parle pas au niveau de la hiérarchie, car la transmission du savoir, c’est du sérieuxIl faudrait que la hiérarchie de l’éducation nationale ne soit pas coupée de la réalité, donc il faudrait réformer tout la hiérarchie, c’est obligatoire, et que les vraies valeurs soient comprises.

Publié par notre Terre Mère

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