Guide pour une automédication réussie

« Médicaments non remboursés » ne signifie pas « médicaments sans danger ».

Il apparaîtrait  que ces médicaments sont en grande majorité totalement inefficaces, au mieux, et peuvent même comporter quelques risques.

Pourquoi ?

1) Principalement car ce sont de vieux médicaments qui n’ont pas été testés à l’époque comme ceux qui sortent aujourd’hui. Ils ne sont pas contrôlés car il n’existe pas d’information à leur sujet et les médecins ne les connaissent pas, car leur outil d’information, le dictionnaire Vidal ne s’occupe que des médicaments prescrits par ordonnance.

2) Très souvent, les indications thérapeutiques de ces médicaments ne correspondent pas aux compositions de leurs produits.

Ah, belle France, terre bénie des pharmaciens,  où tout est psychosomatique et où l’effet placebo coûte le plus cher au monde…

Par exemple, 100% des médicaments pour les jambes lourdes sont inefficaces, 80% pour ceux contre la toux, et la liste est longue.

Jean-Paul Giroud en a fait d’ailleurs un nouveau guide, sorti ce mois-ci. Il s’occupe de cette question depuis les années 80 et s’étonne de la naïveté des Français et de l’hypocrisie des laboratoires. Son guide de l’automédication nous dresse la liste des bons et des mauvais médicaments à utiliser, une véritable mine de renseignements.  

Bon nombre de personnes ne devraient pas avoir recourt à l’automédication : les femmes enceintes, les jeunes enfants, les personnes âgées qui consomment souvent énormément de médicaments.

Paradoxalement, l’automédication devrait être encadrée par le médecin d’une personne et non par son pharmacien, car il peut y avoir interaction entre plusieurs produits et seul le médecin de famille est au courant. Mais cette démarche ne fait pas partie de nos habitudes !

Pourtant, il est quand même paradoxal de voir que les pharmacies sont souvent les commerces les plus luxueux de nos villes ! Si leurs médicaments étaient efficaces, on n’y reviendrait pas aussi souvent et ils seraient moins prospères. Mais cette contradiction ne semble encore gêner personne, jusqu’au jour où les Français voudront plus se prendre en charge et moins se jeter dans la consommation à outrance pour noyer un vague sentiment  de culpabilité et une dépression chronique.

Si l’on devait retenir une seule chose, c’est qu’il faut choisir des médicaments avec une seule substance active. Plus il y a de substances actives, plus on multiplie les risques.

J.P. Giroud, médicaments sans ordonnace, les bons et les mauvais, ed. de la Martinière, 05/2011

Plus sur :http://livre.fnac.com/a3131223/Jean-Paul-Giroud-Sante-sans-ordonnance

Publié par notre Terre Mère

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