Nucléaire : secret défense à la française

Mashashi Goto, ingénieur à Fukushima avoue aujourd’hui que les canalisations n’étaient pas enterrées, et que les plans de « General electric » n’ont pas pris en compte la géographie locale à cet endroit du Japon, que les systèmes de pompes n’étaient pas du tout fabriqués pour refroidir les réacteurs.

En France, beaucoup d’ingénieurs, consultants pour les exploitants nucléaires, ont essayé de nous prévenir de la faiblesse de nos installations, mais ils ont été discrédités par d’autres « experts » défendant le nucléaire.

Grâce à Michèle Rivasi, la CRII-RAD nous informe sur la pollution radioactive, et en Ukraine, Youri Bandajevsky, nous informe aussi avec transparence des suites médicales de la tragédie de Tchernobyl.

Mais, pour le reste, le secret défense couvre la quasi-totalité du domaine nucléaire. Un exemple : la centrale de Fessenheim, vielle de 30 ans n’est déjà plus aux normes depuis l’an 2000 et sera certainement arrêtée après l’audit que le gouvernement va commander une foi sles problèmes de Fukushima analysés.

«… Le lobby nucléaire a accrédité l’idée que son intérêt se confondait avec celui de l’État, qui se confondait avec celui des Français. C’est évidemment faux. Mais, partant de là, il ne peut y avoir conflits d’intérêts puisqu’il s’agit du même intérêt…..C’est la raison pour laquelle il est indispensable d’ouvrir un très large débat pour bien déterminer ce dont nous parlons. Qu’est-ce qu’aujourd’hui le nucléaire en France ? Quels avantages économiques ? Combien d’emplois créés ? Combien d’impôts perçus ? Quels coûts collectifs ? Quels coûts financiers passés présents et futurs ? Quels impacts sur les autres activités économiques ? Quel coût sanitaire pour les populations exposées et pour les salariés, à commencer par les sous-traitants ? Quel coût pour le démantèlement ? Autant de questions qui démontrent à l’évidence que l’intérêt des uns n’est pas nécessairement celui des autres et qu’en conséquence, confondre intérêt général et intérêt du nucléaire, par les gouvernements successifs et nombre de parlementaires depuis près de 50 ans, est non seulement faux mais dangereux à bien des égards. Espérons que la raison sera suffisante pour ne plus perdre de temps avant de changer notre fusil d’épaule. Des alternatives sont possibles, il suffit de les mettre en place. » de Corinne LEPAGE, avocate, ancien Ministre de l’Environnement, Présidente de Cap21.

La catastrophe japonaise était prévisible dès 2006 :http://www.internationalnews.fr/article-r-les-69428379.html


Plus sur les tests:http://www.rtbf.be/info/monde/detail_japon-ignore-un-sismologue-avait-prevu-la-catastrophe-des-2007?id=5789283

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