Herboriste, métier en voie de disparition

En France, les plantes médicinales sont inscrites à la pharmacopée, c’est-à-dire que seuls les pharmaciens peuvent les vendre. Heureusement, 145 espèces et une centaine d’aromates et épices sont encore (?) en vente libre suite à la loi de 2008.

Mais si l’on peut justifier d’un usage non thérapeutique en Europe, lié à la tradition culinaire par exemple, une plante cesse alors d’être sous le monopole des pharmaciens. Il faut cependant pouvoir le prouver.

Les peuples dits primitifs, vivent en harmonie avec la nature sans avoir jamais entendu parler de chimie ou de biochimie. Ils ont acquis un savoir faire exemplaire dans la manipulation des plantes médicinales qui les entourent, mais c’est un savoir empirique qui ne peut pas plaire aux industries pharmaceutiques.

Certaines plantes sont dangereuses et même toxiques si l’on ne sait pas s’en servir, mais la plupart recèlent des substances curatives si savamment dosées qu’aucun chimiste ne serait capable de reproduire un tel dosage.

Par exemple, l’ail sous forme de gélules peut provoquer un accident cardiovasculaire si on arrête soudain d’en prendre après une longue cure de plusieurs gélules par jour. Mais, le consommer sous sa forme naturelle est tout de bien mieux adapté à notre organisme !
De même, le millepertuis devient photosensibilisant s’il est pris en usage externe sur la peau mais pas par voie orale.

Le diplôme d’herboriste n’est plus reconnu depuis 1945 en France, et sa formation est maintenant obsolète. Malgré le nombre de dossiers déposés au parlement pour redéfinir une formation digne de ce nom, il ne semble que le sujet n’ait pas encore intéressé suffisamment de personnes pour que les autorités daignent s’atteler à un dossier aussi difficile.

Il faudrait portant rapidement recréer un vrai statu pour l’herboriste sinon cette profession va totalement mourir au profit des industries pharmaceutiques qui vendent gélules sur gélules.

D’ailleurs, ce qui rend les plantes dangereuses, c’est aussi leur transformation par les laboratoires qui concentrent énormément leurs principes actifs et dont la consommation sous cette forme répond surtout à des critères économiques.

Pour obtenir la liste des 145 plantes :
http://www.passerelleco.info/article.php?id_article=407

Photo : la fleur de bourrache est la fleur du courage.
Publié par notre Terre Mère

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Une réponse à “Herboriste, métier en voie de disparition

  1. À la botte de leurs maîtres ( en l’occurence ici : la grande industrie pharmaceutique et pétrochimique), les pouvoirs publics veulent nous faire croire que la nature est néfaste et que le plastic est bon pour nous. C’est une forme de génocide humain (nous tuer à petit feu) et culturel. Il est temps de se réveiller.

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