La passion de guérir

Le tome 1 de Colette Lesens nous parle des premières années de Samuel Hahnemann, l’inventeur de l’homéopathie.

Etudiant que l’on appellerait aujourd’hui surdoué,  Samuel Hahnemann a surtout plusieurs longueurs d’avance sur ses contemporains :

– il démontre les effets négatifs de la consommation de café

– déconseille  le chauffage par le charbon de terre.

C’est en essayent sur lui-même l’écorce de quinquina qui est un remède contre la malaria, qu’il découvre qu’elle peut provoquer les mêmes symptômes que la maladie elle-même si ell est prise à forte dose.

C’est ainsi qu’il a l’intuition créatrice du principe de similitude : les semblables sont guéris par les semblables.

Le docteur Hahnemann prône donc une nouvelle façon de guérir : une observation précise et respectueuse du malade fait parti intégrante du diagnostique, ce qui était à l’époque révolutionnaire. L’homme est un organisme entier, un tout qu’il faut observer dans sa totalité, et non plus un malade qu’il faut disséquer parties par parties.

Bien sûr, il rencontre la résistance de ses pairs, mais obtient de brillants succès pour soigner la syphilis, la fièvre scarlatine, l’épidémie de typhus qui a sévi en 1813 ou celle de choléra en 1831. Ces réussites seront à l’origine de la formidable aventure de l’homéopathie.

Voici un extrait :

« En ce début de printemps 1763, Christian Hahnemann et son ami Hans Schleger se promènent au bord de l’Elbe dans la campagne de Meissen. C’est ici, au coeur de la Saxe, que la guerre a éclaté entre Frédéric II de Prusse et l’impératrice Marie-Thérèse d’Autriche. Dès les premiers combats, l’armée prussienne a assiégé Meissen et pillé sa célèbre manufacture de porcelaine où Christian et Hans travaillent depuis quinze ans. Les soldats se sont emparés des plus belles collections de vases royaux et dans leur fureur ont brisé un nombre incalculable de moules, saccagé les fours, dévasté les ateliers, privant ainsi tous les artistes porcelainiers de leur gagne-pain.
– Quelque chose te tracasse, n’est-ce pas ?
– Oh, ne t’inquiète pas, Hans. Il y a simplement des jours où cette misère est difficile à supporter. Samuel aura huit ans demain et je n’ai pas de quoi lui offrir le moindre cadeau.
– Tu sais, j’ai économisé quelques sous. Peut-être accepterais-tu…
– Non merci, interrompt brusquement Christian, garde précieusement ton argent, tu en auras besoin.
Il est vrai que ce serait folie de gaspiller ses économies quand on vient d’être père et qu’on n’a pas idée de quoi demain sera fait. Aussi, Hans n’insiste pas et se contente de prendre des nouvelles de l’épouse de Christian si durement éprouvée depuis ces derniers mois.
– Johanna est inconsolable de la mort de Cari, soupire amèrement Christian. Elle pleure son fils chaque nuit, et se ronge chaque jour à l’idée que survienne un malheur aux enfants. Elle refuse même qu’ils aillent à l’école et préfère que nous leur fassions nous-mêmes la classe. D’ailleurs, il est temps que je rentre à la maison. J’ai une leçon à donner à Samuel : une leçon de pensée. Cet enfant doit apprendre à penser ! »

La passion de guérir
Tome 1 : « Docteur Hahnemann »
Colette Lesens
Ed. Télémaque, octobre 2010

 Le tome 2 sortira  à la mi janvier 2011.

Publié par notre Terre Mère

 

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