L’école de Rudrapur

Derrière cette école construite au Bangladesh, il y a  l’architecte Anna Heringer. Elle utilise l’architecture de terre  traditionnelle : c’est un mélange d’argile, de terre, de sable et de paille avec de l’eau, façonné à la main ou à la truelle, une sorte de torchis.

Malgré un coût financier bien inférieur, cette technique a été largement abandonnée au profit de la brique et le béton avec pour principal argument son manque de solidité.

Mais à l’instar de Francis Kéré,   Anna Heringer  apporte quelques  aménagements au torchis traditionnel dans ce pays où l’humidité fait des ravages  :

– une couche de plastique assure l’étanchéité entre les fondations de brique et les murs en terre,

– la structure arrière est consolidée par un mur épais de plusieurs mètres, avec des ouvertures pour offrir aux enfants des petits abris “troglodytes”.

L’école de Rudrapur :
Avec ses tentures de couleurs claquant au vent, cette école de village au nord du Bangladesh assume ses matériaux “pauvres” : torchis, bois et bambou.

Elle est le fruit de la mobilisation de la population entière, formée pour l’occasion, et aidée en tout et pour tout par de simples buffles.

Les murs épais du rez-de-chaussée supportent un étage supérieur fait de bois et de bambou, choisis pour leurs qualités de légèreté. La bâtisse est protégée par un large toit en tôle ondulée qui se projette bien au-delà des murs. Les salles de classe au premier étage, sont spacieuses et égayées par un revêtement mural en plâtre de couleur claire et par des étoffes de toutes les couleurs tendues au plafond du second étage, issues de l’artisanat local. De nombreuses ouvertures rectangulaires  et des percées à l’arrière de l’édifice assurent une double ventilation naturelle.

Peu à peu le jardin, les résidences pour les professeurs, et d’autres salles de classe destinées à la formation professionnelle, qui faisaient partie du plan d’origine, ont vu le jour. Plusieurs bâtiments à un étage ont été construit dans le village, suivant le modèle donné par l’école, car ils réduisent l’espace occupé au sol dans ce pays très peuplé.

Image : Ecole de Rudrapur au Bangladesh, 2004-2006

Plus sur : http://www.anna-heringer.com/index.php?id=31
Publié par notre terre Mère

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s