Connaissez-vous Anna Heringer ?


La jeune allemande Anna Heringer, bien avant de devenir architecte, est venue plusieurs fois au Bangladesh en tant que bénévole pour une ONG locale, Dipshikha, spécialisée dans le développement rural.

Pour sa thèse d’architecture, qu’elle obtient à Linz en Autriche en 2004, elle a cherché à construire une nouvelle école à un étage avec des matériaux locaux.

L’architecture  traditionnelle qui utilise la terre et le bambou est effectivement la plus adaptée; elle utilise un mélange d’argile, de terre, de sable et de paille avec de l’eau, façonné à la main ou à la truelle, une sorte de torchis. Elle ne génère pas de frais, ni de gaz à effet de serre, car tout est sur place.

Mais cette technique n’est pas très appréciée des villageois à cause de son « instabilité » et de son aspect primitif. Anna Heringer comprend alors qu’elle doit changer l’image de ces matériaux traditionnels et montrer qu’ils peuvent être beaux.

Comme elle a constaté que ce sont les techniques de construction sommaires qui posent problèmes : murs trop fins, fondations insuffisantes et toiture inadéquate,  elle trouve à les améliorer en y introduisant du bambou, des fibres de noix de coco pour l’isolation, des vitres en verre….

Avec ce projet, sur lequel a travaillé de concert avec un autre architecte, Eike Roswag,  elle a remporté le Aga Khan Foundation for Architecture de 2007.

Depuis, Anna Heringer, grâce à ses bâtisses à étage, est souvent invitée à participer à des séminaires au Bangladesh et ailleurs. En tant que professeur à l’université de Linz et de Stutgart, elle passe son temps entre Europe et pays en voie de développement. Elle est consultante sur des projets en  Mozambique et en Afrique du Sud.

Beaucoup de jeunes étudiants et de jeunes architectes viennent la voir aujourd’hui, car ils veulent  faire un travail consciencieux et social. Elle leur conseille de  » suivre leur instinct et de ne pas craindre le chômage » et que pour bien travailler il faut « être proche de la population »  pour qui l’on veut travailler.

Une autre façon de voir le travail d’architecte.

Voici quelques unes de ses réflexions:

“Toute l’expansion provoquée par l’essor démographique et par la capacité de financement consiste à capturer toujours plus d’espace agricole et à investir dans ce qu’on appelle les matériaux modernes qui souvent requièrent une somme d’énergie élevée. Ce ne sont pas seulement les gens “riches” qui suivent ce modèle, mais aussi les ONG et les agences gouvernementales pour le développement. Quelles seront les conséquences d’une telle tendance à long terme?”

« La durabilité est un synonyme de beauté : un immeuble qui est harmonieux dans son dessin, sa structure, sa technique et l’usage des matériaux, et en même temps harmonieux avec l’endroit, l’environnement, l’usager, le contexte socio-culturel. Cela, pour moi, est ce qui le rend durable et lui donne une valeur esthétique ».

Plus sur : http://www.anna-heringer.com/

Au sujet de l’association : http://www.ngo-ideas.net/bangladesh_detail/?id=46

Publié par notre terre Mère

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