Archives de Tag: énergie nucléaire

Fukushima, un cauchemard en sourdine

La centrale nucléaire de Fukushima, au Japon, a été détruite par le tremblement de terre puis le tsunami de mars 2011. Des milliers de personnes ont été affectées par les émissions radioactives et on a retrouvé des déchets de la centrale jusqu’en Californie.
Robert Alvarez, haut conseiller à l’environnement et à la sécurité nationale au ministère de l’énergie des Etats-Unis nous dit :
« Le total des stocks de combustible nucléaire usé sur le site de Fukushima Daichi contient près de la moitié du montant total du Césium 137 libéré par tous les essais d’armes nucléaires dans l’atmosphère, Tchernobyl, et les usines de retraitement du monde entier (environ 270 000 000 curies ou 9,9 E +18 becquerels).
Il est important que le public comprenne que les réacteurs qui fonctionnent depuis des décennies, comme celui du site de Fukushima-Dai-Ichi, ont produit un des plus grandes accumulations de radioactivité de la planète. »
Mais le problème reste entier, car une nouvelle dégradation des réacteurs de Fukushima et des piscines de combustible usé, est toujours possible. En effet, les installations nucléaires sont à nu. Le gouvernement japonais préparerait une possible évacuation de Tokyo, soit 40 millions de personnes !
Aujourd’hui, la piscine n°2 présente une radioactivité si forte qu’on ne peut plus la mesurer.
La piscine n°4 est exposée à l’air libre. Si un nouveau tremblement de terre l’endommageait, un incendie radiologique provoquerait dix fois plus de radioactivité que Tchernobyl.
Certains scientifiques pensent même que l’effondrement des piscines serait si grave que l’ensemble du Japon devrait être évacué.
Sources : http://www.infowars.com/fukushima-reactor-4-life-on-planet-earth-in-the-balance/

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Protestation anti nucléaire en Inde

En Inde, dans le petit pays de Tamil Nadu, à Kudankulam, dix-huit personnes ont été arrêtées et la protestation s’essouffle : approvisionnement alimentaire faible, une police très réactive…
Le gouvernement veut implanter une centrale alors que les habitants de Kudankulam s’y opposent, même si leur ministre en chef, Jayalalitha, a embrassé le point de vue gouvernemental.
À l’heure actuelle, une lettre, adressée à la CM, énumère les demandes formulées par les personnes, les organisations qui veulent s’opposer à ce projet nucléaire.

Dans le monde entier, les pays adoptent des mesures pour développer efficacement les énergies non fossiles ou nucléaire, les énergies renouvelables,  pour répondre à leurs besoins. Même ce petit pays qu’est le Tamil Nadu peut faire la même chose.
Les accidents nucléaires ne tiennent pas compte des frontières géographiques. Soutenir les gens de Kudankulam, c’est ce soutenir soi-même.

Pour signer la pétition :

http://www.greenpeace.in/take-action/no-nuclear/write-to-CM-jayalalitha.php

Plus sur: http://ibnlive.in.com/news/kudankulam-jaya-begins-crackdown-on-protestors/240659-62.html

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Le réveil du Japon, ou un mal pour un bien

La société japonaise, qui était complètement asservie à sa vie en entreprise, où les hommes se mariaient avec leur compagnie et passaient un contrat avec leur femme, est en train d’opérer un virage culturel et social extraordinaire.
D"abord, ils réfléchissent sérieusement à leur production d’énergie.
- Avant le séisme, il y avait 54 réacteurs en état de marche, aujourd’hui 11.
- Maintenant, 80% de Japonais veulent sortir du nucléaire.

Ensuite, le système D est en train de prendre le relais de cette société ultra conditionnée et totalement esclave de la notion de profit et du besoin de paraître plus que d’être. Il n’y a pas si longtemps, ils étaient toujours "en guerre économique" contre l’Occident.
- réorganisation des journées de travail dans les usines et entreprises pour gommer les pics de consommation
- pause "sieste"
- arrêt des escalators et/ou des éclairages inutiles
- plus de costumes cravates en été qui impliquent la climatisation
- calage des heures de travail sur l’heure solaire
Pour l’instant, la facture pétrolière a progressé de 15,1% en novembre sur un an, et celle du gaz naturel liquéfié de 76% !
Mais les Japonais sont des techniciens et des ingénieurs de génie. Ils vont devoir, malgré eux, devenir les vrais artisans des idées nouvelles en matière d’économies d’électricité rapidement applicables!
C’est avant tout un changement d’état d’esprit dont le Japon avait cruellement besoin.

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Encore un convoi radioactif sur les rails du RER

Venu des Pays-Bas et allant à La Hague, dans la Manche, ce train est entré en banlieue, hier, mercredi 12 octobre, en fin de matinée.

Des militants anti-nucléaires se sont rassemblés à plusieurs endroits pour demander à être informés des futurs passages de ces convois de déchets nucléaires. Mais pas seulement; des élus aussi s’inquiètent et se mobilisent, jusqu’ici en vain, car contrairement à la Belgique, la réglementation française n’oblige pas à informer les communes sur les transports de marchandises dangereuses

Toutes les demandes pour mesurer la radioactivité du train, aux moments où il s’immobilise dans les gares de triage en France, ce qui ne le retarderait pas, ont été refusées.

Selon Sortir du nucléaire, ce convoi de déchets pourrait irradier jusqu’à 1 953 petabecquerels de radioactivité, c’est-à-dire une quantité comparable à la radiation totale libérée lors de la catastrophe de Tchernobyl.

Pour parler plus clairement, on aurait mesuré une radioactivité 80 fois supérieure à la normale sur ce train. Les wagons, épais de 40 cms, ne sont pas assez épais pour ce genre de radioactivité selon les militants.

On attend encore 10 convois radioactif d’ici à 2013.

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Sortir du nucléaire ? C’est possible…

Au Japon, sur les 54 réacteurs nucléaires existants, nous en avons 58 dont une dizaine vieux d’environ 30 ans, seuls 19 sont en fonctionnement actuellement suite aux évènements catastrophiques de Fukushima.

La population s’oppose fermement au redémarrage des réacteurs arrêtés en raison de l’absence de garanties de la part des responsables au niveau de la sécurité. Alors, on peut se poser la question suivante : comment font-ils pour vivre avec seulement 1/3 de leur parc en fonctionnement ?

En France, on nous dit que c’est impossible de diminuer la proportion de nucléaire dans notre consommation électrique. On pourrait peut-être voir l’exemple du Japon comme celui du premier pays qui va tenter de sortir du nucléaire. C’est peut-être par eux, grâce à eux même, que le changement de nos sociétés se fera ?
Plus sur : http://www.actu-environnement.com/ae/news/maintenance-reacteurs-13043.php4#xtor=EPR-1

L M
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Jérémy Rifkin : l’énergie nucléaire est dépassée

"…J’espère que toute la France va entendre cela : 40 %de toute l’eau potable du pays est consommée par les entreprises nucléaires afin de refroidir les réacteurs nucléaires. J’espère que tout le monde a entendu. Et quand cette eau revient (dans le cycle de l’eau), elle a été réchauffée et elle désydrate les écosystèmes qui entrent en fonction dans l’agriculture…"

L’énergie nucléaire est dépassée !  Jérémy Rifkin nous donne une explication très originale pour illustrer son propos : il fait une analogie entre les nouveaux moyens que l’on a de communiquer à un niveau horizontal, c’est à dire entre tous, sur face book, par des blogs, et les anciens moyens comme la TV qui distribuent d’une manière verticle l’information, c’est à dire de haut en bas, du sommet vers les masses. Pour lui, l’énergie prendra le même chemin. Quand plusieurs villes, quartiers, maisons, se seront équipés de moyen de produire de l’électricité et qu’ils pourront la vendre à d’autres citoyens, qui aura encore recourt aux vieilles centrales nucléaires dont le mode de fonctionnement restera toujours très centralisé ?

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Plus de nucléaire en Allemagne

L’Allemagne veut cesser sa production d’électricité nucléaire d’ici 2022.
"Cela prouve que c’est tout à fait possible d’engager de manière résolue la sortie du nucléaire…C’est un exemple et j’espère que c’est ce qui se passera en Europe, et en tout cas en France", déclare Cécile Duflot sur RTL.

Mais l’Allemagne est-elle vraiment un exemple ?
En effet, il ne s’agit pas simplement de faire une annonce, encore faut-il avoir des solutions à la consommation électrique. Or l’Allemagne dépend encore beaucoup des énergies fossiles :
- 47% vient du charbon qu’elle produit et importe
- 15 % du gaz naturel qu’elle importe
Ce qui créé des dépendances vis-à-vis de la Russie pour le gaz. La Hongrie ne pourra pas longtemps exporter son charbon. Et l’effet de serre du au CO2 semble mis de côté, sans compter l’énergie nucléaire que l’Allemagne achète à la France !
L’énergie solaire semble la meilleure alternative, mais il faudra alors améliorer la technologie car les plaques photovoltaïques sont encore très chères et surtout sont faites en Chine pour plus de 80% ! L’énergie éolienne pose des problèmes de pollution visuelle et sonore et surtout, elle ne peut pas toujours fonctionner à plein régime. Elle est donc considérée comme un mode de production de l’énergie complémentaire. L’énergie hydraulique a des conséquences sur les écosystèmes, donc sur la biodiversité…
Il faudrait relancer en France le débat sur le coût réel des risques et des avantages économiques de l’énergie nucléaire avec, comme argument, un vrai plan industriel de production des énergies renouvelables, car depuis Fukushima, les arguments écologiques sont maintenant connus de tout le monde. Nous avons là une chance de relancer notre industrie de pointe en investissant sérieusement dans la recherche.

Plus sur l’extraction du charbon en Allemagne:

http://lesfourneauxdebrieuil.blogs.marieclaire.fr/album/tagebau_garzweiler/

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Préparons l’après nucléaire : au présent préparons l’avenir !

D’après le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) 80% de l’approvisionnement mondial en énergie pourrait être assuré par des sources d’énergies renouvelables d’ici au milieu de ce siècle si les politiques publiques suivent :

Mais le coût de démantèlement des centrales est sous estimé. Par exemple pour Brenillis : le démantèlement estimé à 20 millions, puis passe à 480 millions…

Idem pour le stockage : Une zone à proximité du laboratoire de Bure a été définie. Une surface de 15 km2 en profondeur devrait accueillir les déchets radioactifs pour 100 ans, le coût initial était de 15 milliards d’euros alors qu’il sera en réalité plutôt de 35 milliards. Il devrait être mis en service en 2025. Pour quel prix ? Hors dégradation des produits avant 100 ans ? Et quel traitement possible après 100 ans ?! Le  problème des déchets à haute activité et à longue vie reste donc entier.

La production annuelle française de déchets nucléaires (principalement électricité, recherche, militaire) s’élève à 2 kg par habitant. Soit sur 30 ans avec une moyenne de 59 000 000 d’habitants : 3 540 000 tonnes de déchets nucléaires. Qui va gérer cela, pendant combien de temps, quels seront les réels impacts sur l’environnement ?

En France les centrales sont vieillissantes, les risques d’accidents nucléaires sont donc accrus. Après «Three Mile Island (USA-1979), Tchernobyl (URSS-1986), Kashiwasaki-Kariwa (Japon-2007), Fukushima (Japon-2011), à qui le tour ?

Imposé sans débat démocratique (un référendum !?) le nucléaire (recherche, installation, démantèlement, stockage, accidents, etc…) coûte et coutera, pour ceux qui pourront payer, plus qu’il ne rapporte juste du point de vue économique. Mais les bénéfices immédiats qu’il rapporte au lobby du nucléaire semble effacer tous les scrupules que l’on peut avoir à vouloir maintenir cette (inacceptable ?!) agression sur la nature et ses conséquences sur le vivant.

Plusieurs associations (sortir du nucléaire, Négawatt, WWF, Energie Council, etc.) prévoient une sortie du nucléaire en France en quelques années (5 à 30 ans pour la dernière centrale).

Sources : Biocontact N°213-Mai 2011
Plus sur : http://www.cdurable.info/Dernier-rapport-du-GIEC-confirmation-du-potentiel-energies-renouvelables,3448.html
Philippe
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Into Eternity, un regard sur ONKALO

Into Eternity, c’est le titre du film documentaire choc de Michael Madsen qui sortira le 18 mai 2011.

Voici la traduction du texte de l’extrait:L’humanité existe depuis 50 000 ans. Les pyramides depuis 5000 ans. Les déchets nucléaires sont toxiques pendant 100 000 ans.
"Nous l’appelons Onkalo; Onkalo signifie "cachette". Onkalo doit perdurer pendant 100 000 ans. Rien de ce que l’homme a construit n’a duré ne serait-ce qu’un dixième de ce temps."

La construction a commencé.

"A mon époque, ce n’est pas encore achevé, bien que le travail ait commencé au début du XXI ème siècle, alors que je n’étais qu’un enfant. Il pourrait se terminer au XXII ème siècle, bien après ma mort."

Le réalisateur Michael Madsen présente le projet Onkalo ainsi :
"Le projet ONKALO, c’est-à-dire la création de la première installation de stockage de déchets nucléaires capable de tenir 100 000 ans, dépasse d’un point de vue technique comme d’un point de vue philosophique, toutes les initiatives humaines existantes jusqu’à présent…"

Nous sommes en effet hors du temps humain, sur une echelle montrueuse de temps qui correspond à celui des machines ou à celui  de l’évolution des insectes. Nous ne pouvons pas concevoir ce que cette échelle de temps signifie, car rien dans l’histoire de l’être humain ne s’y rapporte. Pour citer des chiffres plus précis que ceux du film :  

- L’espèce humaine existe depuis environ 100 000 ans.
- Les plus anciennes créations humaines, les peintures rupestres,  30 000 ans
- Les pyramides ont 4500 ans
-  La science de la radioactivté n’a que 115 ans.

Le site se trouve à Olkiluoto en Finlande, à 300 kms d’Helsinki, mais les autorités nucléaires finlandaises et suédoises oeuvrent ensemble. Le travail  a démarré dans les années 70, et c’est déjà un immense dédale de tunnels souterrains creusés dans le granit. Ce travail titanesque sachèvera au sciècle prochain. 

Les seuls travaux de ce genre que l’humanité a connus jusqu’ici ont été les cathédrales, construites selon une chaîne solidaire d’artisan et de maîtres, sur plusieurs centaines d’années et souvent édifiée à la gloire de Marie. Ne serions-nous plus capables d’élever autre chose qu’un temple souterrain à nos déchets ?

Plus sur : http://cdurable.info/Into-Eternity-documentaire-Michael-Madsen-ONKALO-comment-nos-dechets-nucleaires-vont-etre-stockes-pendant-100000-ans,3330.html

Le film est distribué en France par Chrysalis Films -18 rue Saint Marc – 75002 Paris – Tel : 0 1 43 33 77 62 – Fax : + 01 47 88 91 24

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Contrer le nucléaire en Inde

Dans un endroit hydillique, près de l’Océan Indien, dans une nature sauvegardée, l’Inde  veut implanter à Jaitapur au Maharashtra une centrale nucléaire qui serait construite dans une zone très sensible aux tremblements de terre.

Six réacteurs nucléaires de 1650 MW seraient vendus par AREVA NP, ce qui ferait du pôle nucléaire de Jaitapur le plus grand site au monde, alors qu’elle se situerait sur une zone sismique !
Les autorités ont tendance à sous-évaluer les dangers. Le Japon est un pays très industrialisé, et pourtant, il n’a pas été à l’abri d’erreurs de constructions et de conception en ce qui concerne le système de refroidissement de ses réacteurs.
Imaginez ce qui se passerait en Inde, où les Indiens sont les rois du système D, c’est à dire, où tout fonctionne un peu comme par miracle…

La population de Jaitapur, bien que simple, est très opposée à ces centrales. Commerzbank, la deuxième plus grande banque d’Allemagne, a refusé d’investir dans ce projet, c’est déjà un bon point. Mais le gouvernement du pays du Maharastra et le gouvernement central de l’Inde ont besoin de savoir que dans le monde, beaucoup de gens sont prêts à soutenir leurs simples concitoyens de Jaitapur.

Vous pouvez signer la pétition de Greenpeace sur le lien suivant, si ce n’est déjà fait:

http://www.greenpeace.org/india/en/What-We-Do/Nuclear-Unsafe/show-your-support-for-the-people-of-jaitapur/

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